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Glycogénose type 4

Numéro Orphanet ORPHA367
Prévalence des maladies rares 1-9 / 1 000 000
Hérédité
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Variable
Code CIM 10
  • E74.0
MIM
Synonyme(s) Amylopectinose
Déficit en enzyme branchante
Maladie d'Andersen

Résumé

La glycogénose de type IV, ou déficit en enzyme branchante du glycogène (maladie d'Andersen ou amylopectinose), est une forme rare et sévère de maladie de stockage de glycogène, qui représente 3% environ de l'ensemble des glycogénoses (voir ces termes). Le tableau clinique est extrêmement hétérogène avec une atteinte hépatique ou neuromusculaire. Dans la forme classique, les enfants sont normaux à la naissance mais dans les premiers mois apparaissent une hépatomégalie avec une hypotonie et un retard du développement. La maladie évolue ensuite rapidement vers une cirrhose avec hypertension portale et ascite, conduisant à une issue fatale dans la petite enfance. Une forme hépatique non évolutive a été décrite dans quelques cas. Dans les formes neuromusculaires le début de la maladie va de la période fétale à l'âge adulte. La forme la plus sévère débute avant la naissance avec une diminution ou une absence des mouvements foetaux, une arthrogrypose, une hypoplasie pulmonaire et un décès périnatal. Les formes congénitales comportent une hypotonie sévère, une cardiomyopathie, une défaillance respiratoire et une atteinte neuronale. Des formes plus légères ont été rapportées, avec un début tardif et marquées par une faiblesse musculaire ou une cardiomyopathie avec insuffisance cardiaque. Des formes neurologiques adultes avec une atteinte du système nerveux central et périphérique ont également été décrites (maladie à corps de polyglucosan de l'adulte ; voir ce terme). La glycogénose de type 4 est due à des mutations du gène GBE1 (3p12) codant l'enzyme branchante du glycogène (GBE). Le déficit en GBE entraîne le stockage d'un glycogène de structure anormale, moins ramifiée, rappelant celle de l'amylopectine (polyglucosan). La transmission est autosomique récessive. Le diagnostic repose sur la mise en évidence des anomalies biochimiques de la biopsie hépatique, contenant du glycogène de structure anormale et sur la mise en évidence du déficit enzymatique dans le foie, le muscle, les érythrocytes ou les fibroblastes et dans le trophoblaste ou les cellules amniotiques en culture. Les diagnostics différentiels sont la galactosémie, l'anasarque foetale et la tyrosinémie (voir ces termes). Chez l'adulte, la maladie à corps de polyglucosan, qui se caractérise par des lésions étendues des motoneurones supérieurs et inférieurs, peut se présenter avec ou sans déficit en GBE; ceci montre que des déficits biochimiques différents peuvent conduire au même phénotype. Le diagnostic prénatal est possible par dosage enzymatique et/ou analyse moléculaire. Il n'existe pas de traitement spécifique. Une transplantation hépatique peut être proposée dans les formes sévères sans atteinte cardiaque associée. Le pronostic est défavorable pour les patients ayant une forme à début périnatal ou une forme classique ne bénéficiant pas de la transplantation hépatique. Le pronostic à long terme des autres patients dépend de l'étendue, la sévérité et l'évolution de la maladie. *Auteur : Dr R. Froissart (septembre 2009)*.

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