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Editorial |
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| 17ème Téléthon : 95,1 millions d’euros de
promesses de dons |
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Le 17ème Téléthon, qui s’est tenu les 5 et 6
décembre derniers, a battu un nouveau record avec plus de 95,1
millions d’euros de promesses de dons. La totalité des sommes
récoltées depuis la création du Téléthon en 1987, s’élève à
911,2 millions d’euros et a déjà permis de financer 7 500
programmes de recherche et bourses d’études. Dans le cadre de
son défi « Nouvelle Frontière », l’Association Française
contre les Myopathies (AFM), organisatrice du téléthon,
prévoit de financer d’ici à 2007 une quinzaine d’essais sur
les maladies génétiques « modèles » : maladies neurologiques,
de la peau, des muscles, de la vision, du sang... Quatre
d’entre eux ont démarré en 2002-2003 : trois essais
thérapeutiques chez l'homme pour la myopathie de Duchenne
(Québec), l’épidermolyse bulleuse (Venise) et la maladie de
Huntington (Créteil), et un essai chez la souris pour la
dystrophie facio-scapulo-humérale (Nice). Le bilan d’étape du
défi « Nouvelle Frontière » et ses perspectives sont
accessibles sur un dossier de presse de l’AFM à l’adresse
suivante : http://www.afm-france.org/objetsfichiers/fr/communique_presse/2003/DDP%20NF.pdf |
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| Dépêche AFP ; 8 décembre
2003 | |
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Nouveautés Orphanet |
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| Edito |
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Bonjour à tous,
L'équipe
d'Orphanews vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année
et vous donne rendez-vous pour une prochaine lettre
d'information le 19 janvier 2004. Bonne
lecture. | |
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Nouveaux textes |
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Médicaments orphelins |
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| Leucémie myéloïde chronique : la FDA délivre
une approbation classique au Glivec |
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En mai 2001, le Glivec® (Imatinib) a reçu son
autorisation de mise sur le marché américain pour le
traitement de la leucémie myéloïde chronique réfractaire dans
le cadre d’une procédure accélérée. Depuis, le suivi des
premiers patients traités, réalisé par le laboratoire
pharmaceutique Novartis fabriquant le Glivec®, a démontré un
bénéfice clinique à long terme du médicament. La FDA a donc
délivré une autorisation de commercialisation classique au
Glivec® pour le traitement en seconde intention de la leucémie
myéloïde chronique réfractaire. Cette expérience démontre
l’utilité de rendre les substances thérapeutiques prometteuses
rapidement accessibles aux patients atteints de maladies
graves, et la nécessité de réaliser des études de suivi pour
en confirmer le bénéfice clinique, indique la FDA. |
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| Communiqué de presse FDA ; 8 décembre
2003 | |
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Nos gènes
se dévoilent |
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| Le
retard mental type Snyder-Robinson, premier syndrome lié à une
déficience en polyamines |
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Les polyamines (putrescine, spermidine,
spermine) sont des substances aminées ubiquistes essentielles
à la croissance et la différenciation cellulaire, dont les
fonctions physiologiques sont encore mal connues. Des
chercheurs américains et espagnols viennent d’identifier le
premier syndrome causé par une déficience en spermine synthase
: il s’agit du retard mental lié à l’X type Snyder-Robinson,
dont les principales caractéristiques sont un retard mental
léger à modéré, un dysfonctionnement du circuit cérébelleux,
une asymétrie faciale, une ostéoporose et une cyphoscoliose.
Les malades présentent une activité diminuée de la spermine
synthase, caractérisée par un faible taux de spermine
intracellulaire dans les lymphocytes et les fibroblastes, et
un ratio élevé spermidine/spermine. La présence d’un retard
mental indique une possible implication de la spermine dans la
fonction cognitive. |
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| European Journal of Human Genetics ; 11 :
937-944 ; Décembre 2003 | |
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| Retards mentaux liés à l’X : deux nouveaux
gènes décrits |
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Une équipe internationale vient de mettre en
évidence l’existence de mutations du gène PQBP1, situé
au locus Xp11.23, chez 5 familles (parmi 29) présentant des
formes syndromiques et non-syndromiques de retards mentaux
liés à l’X. Les caractéristiques cliniques des hommes portant
ces mutations incluent un retard mental, une microcéphalie,
une petite taille et une paraplégie spastique. Précédemment,
le gène PQBP1 a été associé à plusieurs troubles
neurodégénératifs liés à une expansion anormale de la
polyglutamine. Reste donc à élucider le rôle fonctionnel de la
protéine PQBP1 (polyglutamine binding protein 1) dans les
troubles neurodégénératifs et les retards mentaux liés à l'X.
Les mêmes chercheurs publient dans The American Journal
of Human Genetics la découverte de trois cas de retards
mentaux non syndromiques liés à l’X causés par une mutation du
gène à motifs « doigt de zinc » ZNF41. La protéine à
doigt de zinc sauvage ZNF41 contient un domaine fortement
impliqué dans le remodelage de la chromatine, un procédé
essentiel à l’initiation de la transcription, défectueux dans
plusieurs autres formes de retards mentaux. Ces résultats
suggèrent que ZNF41 est une protéine critique pour le
développement cognitif. Des recherches complémentaires
permettront de découvrir par quels mécanismes ses altérations
provoquent le retard mental. |
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| The American Journal of Human Genetics ; 73 :
1341-1354 ; Décembre 2003 |
| Nature Genetics ; 35(4) : 313-315 ; Décembre
2003 | |
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| Malformations caverneuses cérébrales type 2 :
des mutations du gène MGC4607 mises en cause |
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Les malformations caverneuses cérébrales
(MCC) sont des anomalies vasculaires du système nerveux
central se manifestant par des crises convulsives et/ou des
hémorragies cérébrales. Des mutations du gène KRIT1
sont responsables des MCC de type 1. Selon les travaux d’une
équipe américaine, les MCC de type 2 seraient liées à des
mutations du gène codant pour la malcavernin,
une protéine caractérisée par la présence d’un domaine
d’attachement à la phosphotyrosine. Les auteurs suggèrent que
la malcavernin participe à la voie de signalement de
l’intégrine qui, si elle est perturbée, dérègle la
morphogénèse vasculaire dans le cerveau et entraîne des
malformations caverneuses cérébrales. |
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| The American Journal of Human Genetics ; 73 :
1459-1464 ; Décembre 2003 | |
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| Atrophie optique autosomique récessive : un
gène localisé sur le chromosome 8q |
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L’atrophie optique est une atteinte
dégénérative des fibres ganglionnaires qui forment le nerf
optique. Des mutations du gène OPA1, situé sur le
chromosome 3, sont en cause dans la majorité des cas de la
forme autosomique dominante, la plus fréquente. Une équipe de
recherche française vient d’identifier un premier locus
impliqué dans la forme autosomique récessive isolée de la
maladie. Cette localisation en 8q21-q22 exclut un allélisme
avec les atrophies optiques dominantes isolées et les formes
syndromiques connues de l’atrophie optique récessive.
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| European Journal of Human Genetics ; 11(12) :
966-971 ; Décembre 2003 | |
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| Maladie de Charcot-Marie-Tooth type C : un
locus identifié pour la forme intermédiaire
dominante |
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La forme intermédiaire dominante de la
neuropathie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) est un variant
génétique et phénotypique de la CMT classique caractérisé par
des vélocités de conduction nerveuse intermédiaires et une
atteinte nerveuse axonale et myélinique. D’après Timmerman et
coll., la forme intermédiaire dominante de la CMT type C
serait liée à une anomalie génétique au locus 1p34-p35. Les
deux gènes candidats de ce locus, Syndecan 3 et
LAPTM5 (lysosomal-associated multispanning membrane
protein 5), ne présentent pas de mutations
pathogéniques. |
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| The American Journal of Human Genetics ; 73 :
1423-1430 ; Décembre 2003 | |
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| Dystrophie musculaire des ceintures type 2I :
mutations du gène FKRP et phénotype asymptomatique |
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Des mutations du gène FKRP, codant
pour la protéine liée à la fukutine, sont en cause dans la
dystrophie musculaire des ceintures type 2I (LGMD2I) et la
dystrophie musculaire congénitale 1C (MDC1C). Une équipe
brésilienne a étudié 86 descendances LGMD afin d’évaluer la
fréquence et la distribution des mutations du gène FKRP
chez les sujets brésiliens LGMD. Zatz et coll. ont trouvé 20
individus issus de 13 descendances présentant des
modifications du gène FKRP, et ont identifié neuf
nouvelles mutations pathogéniques. Contre toute attente, ils
ont découvert quatre porteurs asymptomatiques de mutations
homozygotes de FKRP dans deux familles LGMD2I
indépendantes. Les travaux de la présente étude, et ceux
réalisés sur d’autres populations, suggèrent que le spectre de
variabilité phénotypique associé aux mutations du gène
FKRP est plus large que pour les autres formes de LGMD.
Ils renforcent également l’idée que des mutations,
pathogéniques dans certains cas, peuvent conduire à un
phénotype normal. D’autres mécanismes semblent donc jouer un
rôle dans la sévérité du phénotype et pourraient constituer,
si on les identifie, de nouvelles cibles
thérapeutiques. |
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| European Journal of Human Genetics ; 11(12) :
923-930 ; Décembre 2003 | |
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| Maladie de Crohn et recto-colite hémorragique
: un polymorphisme impliqué sur le gène MDR1 |
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La maladie de Crohn et la recto-colite
hémorragique, rassemblées sous le nom de maladies
inflammatoires de l’intestin (MII), seraient liées à des
anomalies du chromosome 7q. Ce dernier porte notamment le gène
MDR1, codant pour une protéine de transport
membranaire, sur lequel ont été identifiés les polymorphismes
Ala 893Ser/Thr et C3435T altérant le profil pharmacocinétique
pour plusieurs médicaments. Partant du fait que des souris
knockout mdr1 développent spontanément des colites, une
équipe américaine a étudié les exons de ce gène dans une
cohorte multicentrique nord-américaine de sujets atteints de
MII. Leurs résultats mettent en évidence une association
significative du polymorphisme Ala893 avec les MII. |
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| The American Journal of Human Genetics ; 73 :
1282-1292 ; Décembre 2003 | |
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La
recherche, jour après jour |
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Recherche fondamentale |
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| Des
cellules souches neurales dans les tumeurs cérébrales de
l’enfant |
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Les tumeurs malignes du système nerveux
central (SNC), dont les principaux types sont les astrocytomes
et les tumeurs primitives neuroectodermiques, présentent une
mortalité et une morbidité élevées. Des chercheurs américains
travaillant sur 10 gliomes, 6 médulloblastomes, 5 tumeurs
primitives neuroectodermiques et un épendydome, ont confirmé
l’hypothèse selon laquelle les tumeurs malignes pédiatriques
du SNC proviendraient de cellules souches multipotentes déjà
présentes dans le SNC. En effet, ils ont isolé de ces
différentes tumeurs des progéniteurs cellulaires partageant
plusieurs propriétés avec les cellules souches neurales, à
savoir des capacités de différenciation pluripotentielle et
d’auto-renouvellement. Elles expriment également les mêmes
gènes et les mêmes protéines caractéristiques de ces
aptitudes. Cependant, contrairement aux cellules souches
neurales, les progéniteurs dérivés des tumeurs cancéreuses
peuvent donner des proliférations et différenciations
aberrantes. Ainsi, les tumeurs cérébrales pédiatriques
contiennent des cellules similaires aux cellules souches
neurales mais présentant des caractéristiques altérées qui
contribuent probablement à la tumorigenèse. Ces données
ouvrent la porte à une approche thérapeutique ciblant
spécifiquement ce type de cellules souches. |
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| PNAS ; 100(25) : 15178-15183 ; 9 décembre
2003 | |
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| Petites anomalies chromosomiques : les
promesses de l’hybridation génomique comparative |
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Les syndromes malformatifs et les retards
mentaux sont souvent causés par des microduplications ou des
microdélétions non repérables par les analyses chromosomiques
classiques. Des chercheurs néerlandais et canadiens ont testé
la sensibilité et la spécificité de l’hybridation génomique
comparative sur puces à ADN pour la détection de ces petites
anomalies chromosomiques. La technique repose sur
l’hybridation d’un échantillon test sur une puce à ADN greffée
de milliers de clones génomiques. Vissers et coll. ont utilisé
une puce greffée de 3500 clones couvrant le génome avec une
moyenne d’un clone par mégabase. Chez 20 patients présentant
un dysmorphisme ou un retard mental et un profil cytogénétique
normal, ils ont identifié et validé trois microduplications et
trois microdélétions. Le pourcentage de faux-positifs était
faible. Ce dispositif haute résolution devrait donc faciliter
l’identification de nouveaux gènes impliqués dans les retards
mentaux et les syndromes malformatifs, et à terme, constituer
une outil de diagnostic précis et rapide. |
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| The American Journal of Human Genetics ; 73 :
1261-1270 ; Décembre 2003 | |
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| Myopathies liées à une déficience en collagène
VI : un dysfonctionnement mitochondrial impliqué |
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La myopathie de Bethlem et le syndrome
d’Ullrich sont liés à des mutations des gènes codant pour les
chaînes du collagène VI, une protéine de la matrice
extracellulaire. Dans des travaux précédents, Bernardi et
coll. ont généré des souris avec une déficience en collagène
VI (Col6a1-/-) dont le phénotype ressemblait fortement à la
myopathie de Bethlem. Dans un article récent publié dans
Nature Genetics, ils décrivent, dans les muscles de ces
souris Col6a1-/-, une perte de force contractile associée à
des altérations structurelles du réticulum sarcoplasmique et
des mitochondries et à une apoptose spontanée. Le traitement
des souris Col6a1-/- par la cyclosporine A, un bloqueur de la
perméabilité de transition mitochondriale, évite les
altérations des cellules musculaires et diminue
significativement le nombre de noyaux apoptotiques. Ces
découvertes indiquent que les myopathies liées à un déficit en
collagène VI présentent une pathologie mitochondriale
inattendue potentiellement exploitable dans un cadre
thérapeutique. |
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| Nature Genetics ; 35(4) : 367-371 ; Décembre
2003 | |
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| Dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale :
le rôle central de la déméthylation de D4Z4 |
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La dystrophie musculaire
facio-scapulo-humérale (FSH), caractérisée par une faiblesse
et une atrophie des muscles du visage et de la ceinture
scapulaire, est liée dans 95% des cas à une diminution du
nombre de répétitions de la séquence D4Z4 située sur le
chromosome 4qter. Il est cependant improbable que cette
anomalie suffise à provoquer la perte de tout ou partie d’un
gène et entraîne une FSH. La maladie pourrait donc être liée à
un phénomène épigénétique provoquant des anomalies de
l'expression de gènes proches de D4Z4. Cette hypothèse, déjà
formulée plusieurs fois, vient d'être renforcée par les
conclusions d'une étude récente sur la méthylation de l’ADN,
une modification fréquente de l'ADN connue pour son
implication dans le développement, l’inactivation du
chromosome X, l’empreinte, et la mise sous silence d’un gène.
Maarel et coll. ont mis en évidence une hypométhylation de la
séquence D4Z4 dans la FSH, même dans les très rares cas de où
il n'y a pas de contraction de D4Z4. Ces résultats suggèrent
que l’hypométhylation de D4Z4 constitue une étape clé d’une
cascade d’évènements épigénétiques causant la FSH. |
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| Nature Genetics ; 35(4) : 315-317 ; Décembre
2003 | |
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| Maladie de Charcot-Marie-Tooth type 1A : le
traitement par un antiprogestatif prometteur chez le
rat |
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La maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) est
la plus fréquente des neuropathies héréditaires. Le type 1,
comptant pour 50% des cas, est causé par une duplication d’un
gène du chromosome 17p12, entraînant une surproduction de la
protéine myéline périphérique (Pmp22). Partant du fait que la
synthèse de Pmp22 dans les cellules de Schwann peut être
stimulée in vitro par la progestérone, des chercheurs
allemands ont étudié l’effet de cette hormone in vivo
chez des modèles de rat CMT. 86 rats CMT ont été randomisés en
trois groupes recevant la progestérone, un placebo, ou un
antagoniste de la progestérone. Une accélération de la
progression de la pathologie est observée dans le premier
groupe. Au contraire, les rats ayant reçu un antiprogestatif
présentent une diminution de la surexpression de Pmp22, et une
amélioration du phénotype. Ainsi, le récepteur de la
progestérone situé sur les cellules de Schwann myélinisantes
constitue une cible pharmacologique prometteuse pour traiter
la CMT de type 1A. Le gène en cause reste donc à
trouver. |
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| Nature Medicine ; 9(12) : 1533-1537 ;
Décembre 2003 | |
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| Anomalies oculaires congénitales : un lien
possible avec une déficience maternelle en vitamine
A |
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Des études épidémiologiques et des travaux de
laboratoire supportent l’hypothèse que certaines anomalies
congénitales oculaires (anophtalmie, microphtalmie, colobome)
sont liées à une prédisposition génétique récessive aux effets
tératogéniques d’une déficience maternelle légère à modérée en
vitamine A (DVA) pendant la grossesse. Dans Medical Science
Monitor, des chercheurs notent que cette hypothèse
expliquerait la plus forte prévalence de ces anomalies dans
les pays asiatiques, où la DVA est commune et les mariages
consanguins nombreux. Des mutations d’un gène impliqué dans
l’accès cellulaire à la vitamine A, protégeant habituellement
les tissus ou l’embryon des variations de l’apport extérieur
en vitamine A, pourraient rendre les individus intolérants à
une DVA. Si cette interaction est démontrée, elle pourrait
impliquer des démarches de santé publique pour la prévention
de la cécité résultant d’anomalies oculaires
congénitales. |
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| Medical Science Monitor ; 9(11) :
HY23-26 | |
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Recherche clinique |
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| Mésothéliome : des protéines solubles
spécifiques comme marqueurs potentiels |
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Le mésothéliome est une atteinte cancéreuse
des cavités séreuses, le plus souvent de la plèvre,
généralement liée à une exposition à l’amiante. Son diagnostic
est difficile à un stade curable. D’après une équipe
australienne, la mesure sérique du taux de SMR
(mesothelin-related proteins) permettrait un diagnostic
précoce des mésothéliomes avec de bonnes sensibilité et
spécificité. En effet, les chercheurs ont observé une
majoration du taux de SMR dans le sérum de 84% de patients
atteints de mésothéliome. De plus, ce taux est corrélé avec la
taille de la tumeur et augmente parallèlement à sa
progression. Outre une utilité pour le diagnostic de la
maladie et le suivi de son évolution, la mesure du taux de SMR
pourrait constituer un outil de dépistage du mésothéliome chez
les personnes exposées à l’amiante. |
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| The Lancet ; 362(9396) : 1612-1616 ; 15
novembre 2003 | |
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| Dépistage néonatal de la mucoviscidose :
méthode, bilan et intérêt |
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Le dernier numéro de Paediatric
Respiratory Reviews est en partie consacré au dépistage
néonatal de la mucoviscidose. Des chercheurs internationaux
(Italie, Royaume-Uni et Australie) s’expriment sur les
différents points concernant cette démarche : les méthodes de
dépistage généralement employés et leur spécificité ; les
programmes mis en place dans le monde ; l’efficacité du
dépistage néonatal ; l’impact psychologique d’une telle
initiative pour les parents et les proches d’un malade ou d’un
sujet porteur sain ; l’intérêt du dépistage en cascade. Ce
dossier est à lire avec intérêt, le dépistage néonatal de la
mucoviscidose ayant été généralisé en France au cours de
l'année 2003. |
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| Paediatric Respiratory Reviews ; 4(4) :
272-305 ; Décembre 2003 | |
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| Analyse des conséquences d'une extension du
dépistage néonatal aux maladies métaboliques |
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La spectrométrie de masse en tandem permet
aujourd’hui de réaliser le dépistage néonatal d’au moins 20
maladies « biochimiques » (troubles des acides aminés, des
acides organiques et des acides gras). Actuellement, 24 états
américains ont étendu leur programme de dépistage néonatal à
ces maladies. Une telle initiative engendre cependant deux
problèmes majeurs : la multiplication des faux-positifs à
l’origine de troubles psychologiques chez les parents ; et la
mauvaise interprétation d’une maladie entraînant une prise en
charge inadaptée : une personne qui développera un phénotype
léger, non détectable par le test biochimique, peut recevoir
un traitement préventif destiné à une pathologie sérieuse.
Afin d’évaluer l’efficacité et les risques de l’extension du
diagnostic néonatal aux maladies biochimiques, des chercheurs
américains ont comparé les effets sur la santé des enfants et
le stress des parents d’un diagnostic par dépistage néonatal
et d’un diagnostic clinique classique. Dans les six premiers
mois de vie, 28% des enfants diagnostiqués par dépistage
néonatal ont subi une hospitalisation, contre 55% des enfants
diagnostiqués cliniquement. Un enfant sur 50 dépisté en
néonatal accusait un retard mental, contre huit sur 33 dans
les cas de diagnostic clinique. Les mères du premier groupe
étaient moins stressées que celles du second. En revanche, les
enfants du groupe de faux-positifs diagnostiqués en néonatal
ont été hospitalisés deux fois plus que les enfants ayant eu
des résultats normaux, et leurs parents se sentaient plus
stressés. Ainsi, si l’extension du dépistage néonatal semble
présenter un bénéfice pour la santé des enfants diagnostiqués
de manière précoce et le stress parental, son intérêt global
n’est pas démontré. Des questions restent posées concernant
l’impact psychologique lié aux faux-positifs, les
faux-négatifs, l'utilité du dépistage néonatal pour des
maladies mortelles et incurables, la sévérité variable des
maladies (non évaluable par les tests), et le rapport
coût/amélioration de la qualité de vie. |
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| JAMA ; 290(19) : 2564-2572 ; 19 novembre
2003 | |
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Politique
de recherche et de santé |
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| Loi
en faveur des personnes handicapées : une entrée en vigueur
début 2005 |
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La secrétaire d’Etat aux personnes
handicapées, Marie-Thérèse Boisseau, a présenté le 10 décembre
en conseil des ministres les grandes lignes de son projet de
réforme de la législation en faveur des personnes handicapées.
Fondée sur le principe de non discrimination, cette réforme en
faveur de l’égalité des droits et des chances pour les
personnes handicapées constitue une avancée majeure dans les
trois domaines suivants : la compensation des conséquences du
handicap ; l’accès au cadre de vie, à l’école ou à l’emploi ;
la modernisation des institutions. Le projet devrait être
soumis en Conseil des ministres en janvier puis discuté au
Sénat dans le courant du premier trimestre 2004, et la
nouvelle loi entrer en vigueur le 1er janvier 2005. Lire la note d’orientation de la loi relative à
l’égalité des chances des personnes handicapées. |
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| Yahoo Actualités ; 10 décembre
2003 | |
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| Le
projet de loi sur la bioéthique adopté en 2ème lecture à
l’Assemblée |
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Le projet de loi sur la bioéthique, adopté en
1ère lecture à l’Assemblée en janvier 2002, avait fait l’objet
de 204 amendements après son passage devant le Sénat. Il vient
d’être adopté en 2ème lecture le 11 décembre dernier. Les
principales décisions concernent : -La possibilité de faire
naître un bébé médicament : le diagnostic pré-implantatoire
sera élargi aux parents d’un enfant atteint d’une maladie
génétique incurable, pour permettre de choisir un embryon non
porteur de la maladie et compatible avec son aîné à qui l’on
donnera les cellules du cordon ombilical du futur enfant,
susceptibles de le sauver. Cette démarche sera strictement
encadrée et limitée au cas où le pronostic vital d’un enfant
peut être amélioré de façon décisive. -L’interdiction du
clonage reproductif, qualifié de « crime contre l’espèce
humaine » et punit de 30 ans de réclusion et 7,5 millions
d’euros d’amende, et du clonage thérapeutique.
-L’interdiction, par principe, de la recherche sur les
cellules souches issues d’embryons surnuméraires. Cependant,
elles seront autorisées « à titre exceptionnel » pendant cinq
ans si « elles sont susceptibles de permettre des progrès
thérapeutiques majeurs ». Dans ces cas, les autorisations
d’importations de cellules embryonnaires seront délivrées par
dérogation par la future agence de biomédecine. |
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| Dépêche AFP ; 11 décembre
2003 | |
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| PHRC
2003 : neuf programmes de recherche sur les maladies rares
retenus |
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La liste des projets retenus en vue d' être
financés au titre du Programme Hospitalier de Recherche
Clinique 2003 (appel à projets national) a été arrêtée. Sur
les 42 propositions qui concernaient des recherches dans le
domaine des maladies rares, 9 ont été retenues pour un
financement global de 2 749 000 euros (10,26% de l'enveloppe
budgétaire). Quelques projets concernant des cancers rares ont
également été retenus. Les recherches qui recevront un
financement sont les suivantes : - Thérapie nutritionnelle
des déficits de l'oxydation mitochondriale des acides gras.
Etude clinique de l'effet du traitement par les acides gras à
chaîne moyenne et à nombre impair de carbone ; - Registre
national de la polykystose rénale autosomique récessive :
corrélation génotype/phénotype et facteurs pronostiques ; -
Traitement des formes cérébrales d'adrénoleucodystrophies
liées à l'X (ALD) de l'enfant par transfert ex vivo du gène
ALD dans les cellules de möelle osseuse CD34+ autologues ;
- Histoire naturelle, bases génétiques et corrélations
phénotype/génotype dans les dégénérescences spinocérébelleuses
autosomiques dominantes ; - Effet d'un biphosphonate oral
sur les symptômes osseux de la dysplasie fibreuse des os
(essai PROFYDIS) ; - Etude multicentrique randomisée en
double insu des effets de l'administration de pentoxifylline
ou d'un placebo sur la survie des malades atteints de cirrhose
avec insuffisance hépatocellulaire ; - Effet de la prise
orale de glutamine sur la fonction et la masse musculaire dans
la myopathie de Duchenne de Boulogne ; - Optimisation de la
pratique du diagnostic génétique pré-implantatoire et de la
prise en charge des maladies orphelines. Etude multicentrique
; - Déterminants génétiques des hypopituitarismes
congénitaux. |
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| Le
financement européen des recherches sur les cellules souches
embryonnaires dans l’impasse |
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Le 19 novembre dernier, le parlement européen
a voté en séance plénière le financement par le budget
communautaire de la recherche sur les embryons sous deux
conditions : les embryons utilisés pour le prélèvement des
cellules souches devront être des embryons surnuméraires âgés
de 14 jours maximum ; les recherches devront être légalement
autorisées dans les Etats membres où elles seront menées. Le
compromis proposé par le rapporteur Liese, visant à limiter la
recherche aux embryons surnuméraires créés avant la date du 27
juin 2002, a été rejeté. En revanche, le conseil des
ministres, qui s’est réuni à deux reprises le 26 novembre et
le 3 décembre, n’est pas parvenu à une décision finale sur cet
avis, en raison de l’opposition de cinq des 15 Etats membres :
l’Autriche, le Danemark, la France, l’Irlande et l’Espagne qui
interdisent aujourd’hui toute utilisation de cellules souches
embryonnaires. Ainsi, l’avenir du financement européen, bloqué
par un moratoire jusqu’au 31 décembre 2003, reste encore
inconnu. |
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| Yahoo Actualités ; 3 décembre 2003 |
| BMJ ; 327 : 1248 ; 29 novembre
2003 | |
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| ONU
et clonage humain : une décision prévue en 2004 |
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En novembre dernier, l’assemblée générale de
l’ONU avait voté un report de deux ans de toute décision
concernant le clonage humain (voir Orphanews du 17 novembre
2003). Finalement, l’étude d’une convention visant à interdire
toute forme de clonage humain (thérapeutique et reproductif) a
été inscrite à l’ordre du jour de l’année prochaine. |
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| Communiqué de presse ONU ; 10 décembre
2003 | |
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Actualité des associations |
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| Repères : les
associations peuvent demander le 4ème numéro dédié aux tests
génétiques |
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En septembre dernier, l’Inserm a publié la
quatrième édition de son fascicule « Repères » dédié aux tests
génétiques. Une explication claire et précise sur la nature
des tests génétiques, leurs intérêt et les pratiques médicales
actuelles est accompagnée de témoignages de spécialistes sur
les nombreuses questions scientifiques et éthiques qu’ils
soulèvent. Les associations souhaitant recevoir ce document
peuvent s’adresser à Mme Dominique Donnet-Kamel :
donnet@tolbiac.inserm.fr. | |
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A
lire |
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Colloques et séminaires |
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| "Le médicament en
pédiatrie" |
| 26 janvier 2004 - Paris (France) |
Contact : Comité d’interface
Pédiatrie de l’Inserm Christophe DUPONT Tél
:01.40.48.80.61/62 - Mel :
christophe.dupont@svp.ap-hop-paris.fr ; Martine OROSCO Tél:
01.44.23.61.20- Mel: martine.orosco@tolbiac.inserm.fr.
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Orphanews, la
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