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Nouveautés Orphanet Orphanews évolue pendant l'été Bonjour à tous,
Vous avez été nombreux à répondre à notre sondage d’opinion. Nous avons tenu compte de vos remarques pour développer une nouvelle version d’Orphanews aujourd’hui sous vos yeux. Vous pouvez d’ores et déjà découvrir les quelques changements apportés, en attendant les résultats du sondage et la description des évolutions entreprises, qui vous seront présentés dans la prochaine édition d’Orphanews, le 14 septembre prochain.
Toute l’équipe d’Orphanet vous souhaite un bon été et vous donne rendez-vous à la rentrée.
Bonne lecture.
Nouveaux textes Orbital leiomyoma http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-orbitalleiomyoma.pdf Brachyolmia http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-brachyolmia.pdf Early infantile epileptic encephalopathy http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-EIEE.pdf Juvenile Absence Epilepsy http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-JuvenileAbsenceEpilepsy.pdf Narcolepsy http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-narco.pdf Nouvelles associations Association Française de la Cystite Interstitielle http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=53108 Vivre avec la fibromyalgie et le syndrome d'épuisement chronique http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=53269

Nouveaux syndromes Tubulopathie proximale rénale et hypercalciurie autosomique récessive Article basé sur 3 cas.
Signes cliniques : tubulopathie proximale non acidosique, hypercalciurie, maladie osseuse métabolique, retard de croissance.
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American Journal of Kidney Disorders ; Magen et coll.; 43(4) : 600-606 ; Avril 2004 Délétion 9q34.3 Article basé sur 3 cas.
Signes cliniques : visage plat, sourcils arqués, synophrys, hypertélorisme, nez court, narines antéversées, bouche de carpe, langue protubérante, micrognathie, menton pointu, anomalies cardiaques, cryptorchidisme, hypospadias, orteils anormaux.
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The American Journal of Medical Genetics ; Iwakoshi et coll.; 126A(3) : 278-283 ; 30 avril 2004 Retard mental, séquence de Robin et brachydactylie Article basé sur 3 cas, 2 cas observés dans le passé.
Signes cliniques : retard psychomoteur modéré, séquence de Robin, apparence faciale particulière et brachydactylie.
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The American Journal of Medical Genetics ; Gurrieri et coll.; 126A(2) : 204-207 ; 15 avril 2004

Nos gènes se dévoilent Trichothiodystrophie type A : une dixième sous-unité du facteur de transcription TFIIH en cause Les trichothiodystrophies représentent un groupe hétérogène de syndromes neuroectodermiques caractérisés par des ongles et des cheveux cassants, un retard mental, des anomalies neuro-squelettiques, une ichtyose, et parfois une photosensibilité. Les formes B et D sont causées par des anomalies des sous-unités XPB et XPD du facteur de transcription et de réparation TFIIH. En revanche, aucune des neuf sous-unités connues de TFIIH n’est mutée chez les patients atteints de trichothiodystrophie type A (TTD-A), bien qu’un taux réduit de ce complexe soit mesuré chez ces malades. Dans un premier article publié dans Nature Genetics, l’équipe américaine de Ranish et coll. présente l’identification, chez la levure, d’un dixième composant de TFIIH, TFB5. Comme les cellules humaines TTD-A, les cellules de levure déficientes en TFB5 sont hypersensibles à la destruction par les rayons ultra-violets. Partant de ces observations, Ranish et coll. ont travaillé en collaboration avec Giglia-Mari et coll. afin d’identifier, par des techniques cellulaires, moléculaires, et biochimiques, le gène orthologue chez l’homme. Ils ont cloné le facteur humain TFB5, codé par le gène TTDA, et montré que l’injection de son ADNc permettait de corriger l’anomalie de réparation de l’ADN des cellules TTD-A. En outre, ils ont mis en évidence trois mutations inactivatrices de ce gène dans trois familles indépendantes affectées par la TTD-A.
Pour en savoir plus sur "Trichothiodystrophies (terme générique)"
Nature Genetics ; Ranish et coll. ; 36 : 707-713 ; Juillet 2004Nature Genetics ; Giglia-Mari et coll. ; 36 : 714-719 ; Juillet 2004 Maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like : le gène de la connexine 46 impliqué La maladie de Pelizaeus-Merzbacher (PMD), une leucodystrophie démyélinisante caractérisée par un nystagmus, une spasticité progressive et une ataxie, est liée à des anomalies du gène PLP1 codant pour le protéolipide majeur de la myéline. Les patients ne portant pas de mutation de PLP1 malgré un phénotype identique, sont dits porteurs d’une maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like (PMLD). D’après les travaux récents d’une équipe allemande, certains cas autosomiques récessifs de cette maladie seraient causés par des anomalies du gène GJA12. Codant pour la protéine de jonction communicante alpha 12 (ou connexine 46.6), il est fortement exprimé dans les oligodendrocytes, les cellules gliales impliquées dans la formation de la gaine de myéline des axones. Uhlenberg et coll. ont mis en évidence cinq mutations différentes de GJA12 dans trois des six familles de malades étudiées, confirmant l’hétérogénéité génétique de la PMLD suggérée dans des études antérieures. Les sujets porteurs de mutations de GJA12 présentent, outre les symptômes cliniques caractéristiques, une neuropathie périphérique modérée. Ainsi, la protéine de jonction communicante alpha 12 joue un rôle clé dans la myélinisation centrale, et est aussi impliquée dans la myélinisation périphérique chez l’homme.
Pour en savoir plus sur "Pelizaeus-Merzbacher, maladie de"
The American Journal of Human Genetics ; Uhlenberg et coll.; 75 : 251-260 ; Août 2004 Fentes labiales et/ou palatines : une méta-analyse fait le point sur les régions chromosomiques impliquées Une méta-analyse, dont les résultats viennent d’être publiés dans The American Journal of Human Genetics, fait un bilan des régions chromosomiques liées aux fentes labiales et/ou palatines non syndromiques. Elle est basée sur les travaux d’un consortium de quatre groupes de recherche créé pour réaliser des criblages génomiques sur des familles de malades issues de sept populations différentes, et sur les données de six autres criblages génomiques déjà publiés. La méta-analyse met en évidence16 régions chromosomiques (dont deux nouvelles) impliquées de manière statistiquement significative dans ces malformations faciales : 1p12-13, 1q32, 2q32-35, 3p25, 6p23, 6q23-25, 7p12, 8p21, 8q23, 9q21, 12p11, 14q21-24, 15q15, 17q21, 18q21 et 20q13. Marazita et coll. précisent que la recherche des gènes impliqués a déjà débuté dans certaines équipes, de même que l’étude des interactions entre gènes et des corrélations génotype-phénotype.
Pour en savoir plus sur "Fente labiale avec ou sans fente palatine" Pour en savoir plus sur "Fente palatine"
The American Journal of Human Genetics ; Marazita et coll.; 75 : 161-173 ; Août 2004 Retards mentaux non syndromiques liés à l'X : encore deux nouveaux gènes responsables identifiés D’après le travail d’une équipe allemande, certains cas de retards mentaux non syndromiques liés à l'X résultent de mutations du gène FTSJ1. La protéine associée est homologue à l’ARN méthyltransférase FtsJ/RrmJ d’Escherichia coli, et pourrait jouer un rôle dans le contrôle de la traduction.
De leur côté, les chercheurs anglais Tarpey et coll. ont observé des mutations du gène DLG3 chez 4 (parmi 329) familles affectées par des retards mentaux modérés à sévères. DLG3 code pour la protéine post-synaptique SAP102, qui interagit avec la sous-unité NR2 du récepteur à glutamate NMDA et avec d’autres protéines responsable de la localisation, l’immobilisation et la signalisation de ce récepteur. Les mutations observées chez les malades introduisent des codons stop prématurés, perturbant probablement la capacité de SAP102 à interagir avec le récepteur NMDA ou avec les autres protéines de sa voie de signalisation. Les troubles intellectuels qui s’ensuivent sont cohérents avec une altération des propriétés des récepteurs NMDA, ces derniers ayant été impliqués dans les mécanismes de la mémoire et de l’apprentissage.
The American Journal of Human Genetics ; Freude et coll.; 75 : 305-309 ; Août 2004The American Journal of Human Genetics ; Tarpey et coll.; 75 : 318-324 ; Août 2004 Vitréorétinopathie exsudative familiale : seulement 20 % des cas dus à des mutations de FZD4 La vitréorétinopathie exsudative familiale, due à un arrêt prématuré de la vascularisation de la rétine périphérique, a été récemment associée à des mutations du gène FZD4 codant pour la protéine Frizzled-4, un récepteur de la voie de signalisation Wnt. Une équipe internationale a analysé le gène FZD4 de 40 sujets malades sans lien de parenté. Des mutations (3 délétions, 1 mutation non-sens, et 4 mutations faux-sens) ont été mises en évidence chez huit d’entre eux, soit 20% des cas. Ainsi, les autres locus impliqués dans cette affection hétérogène sont probablement responsables de plus de cas que ne l’ont suggéré les études antérieures.
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Investigative Ophthalmology and Visual Science ; Toomes et coll. ; 45 : 2083-2090 ; Juillet 2004

Recherche fondamentale Rétinite pigmentaire : RdCVF est un facteur essentiel à la survie des cônes chez la souris Les rétinopathies pigmentaires sont un groupe hétérogène de maladies caractérisées par un affaiblissement irréversible de la vision périphérique. Elles débutent par une destruction progressive des photorécepteurs à bâtonnets, entraînant une cécité nocturne et un rétrécissement du champ visuel périphérique. Dans de nombreux cas, la maladie se poursuit par la destruction des cônes, les photorécepteurs assurant la vision colorée, la vision à haut contraste et l’acuité visuelle. Les sujets deviennent le plus souvent aveugles. D’après des travaux antérieurs de Léveillard et coll., certains facteurs sécrétés par les bâtonnets sont essentiels à la survie des cônes. Dans un article récent de « Nature Genetics », les mêmes chercheurs français décrivent l’identification d’une de ces protéines, RdCVF (Rod-derived Cone Viability Factor), sécrétée et exprimée spécifiquement par les bâtonnets, et essentielle à la survie des cônes chez la souris modèle. La découverte de cette protéine ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour le traitement des rétinopathies pigmentaires.
Pour en savoir plus sur "Rétinite pigmentaire"
Nature Genetics ; Léveillard et coll. ; 36 : 755-759 ; Juillet 2004 Dystrophies musculaires congénitales : la protéine Large, une cible thérapeutique prometteuse Les dystrophies musculaires congénitales avec troubles de la migration neuronale (dystrophie musculaire type Fukuyama, syndrome de Walker-Warburg, syndrome muscle-oeil-cerveau, dystrophie musculaire des ceintures type 2I et dystrophie musculaire congénitale type 1D) sont causées par des mutations des glycosyltransférases, à l’origine d’une glycosylation insuffisante de la protéine membranaire alpha-dystroglycane (alpha-DG) et d’une réduction considérable de sa fonction de récepteur (de la laminine, de l’agrine et de la neurexine, notamment). Un modèle murin spontané de la dystrophie congénitale type 1D est causé par une mutation du gène Large, codant probablement pour une glycosyltransférase. D’après les travaux d’une équipe américaine, la surexpression de la protéine LARGE prévient la dystrophie musculaire, améliore la fonction musculaire, et augmente la glycosylation de l’alpha-DG chez ces souris. In vitro, le transfert du gène Large restaure la fonction de récepteur de l'alpha-DG dans les cellules de malades atteints de dystrophie musculaire de type Fukuyama, du syndrome de Walker-Walburg et du syndrome muscle-oeil-cerveau. Ainsi, majorer l’expression ou l’activité de la protéine Large pour moduler la glycosylation de l’alpha-DG est une stratégie à approfondir pour le traitement des dystrophies congénitales avec troubles de la migration neuronale.
Pour en savoir plus sur "Dystrophie musculaire type Fukuyama" Pour en savoir plus sur "Muscle-oeil-cerveau, syndrome" Pour en savoir plus sur "Walker-Warburg, syndrome de"
Nature Medicine ; Barresi et coll. ; 10 : 696-703 ; Juillet 2004 La mucoviscidose liée à des sécrétions insuffisantes de mucus ? Depuis toujours, la surproduction de mucus épais s’accumulant dans les poumons et les intestins est considérée comme responsable des infections pulmonaires à répétition associées à la mucoviscidose. Cependant, cela n’a jamais été démontré. Au contraire, une trop faible quantité de mucus pourrait être en cause. Cette hypothèse, proposée par des chercheurs américains, est issue de la comparaison des taux de MUC5AC et MUC5B, deux protéines constituant le mucus, dans le crachat de 12 sujets atteints de mucoviscidose et de 11 sujets sans maladie pulmonaire. Contre toute attente, les concentrations des deux mucines sont beaucoup moins élevées (inférieures de 70% et 93% respectivement) chez les malades. Une analyse complémentaire sur 35 autres sujets atteints de mucoviscidose a confirmé ces observations. Les auteurs de l’étude émettent les hypothèses suivantes : le mucus, censé prévenir les infections bactériennes dans les voies respiratoires, n’assure pas son rôle chez les sujets atteints de mucoviscidose, la migration de son lieu de synthèse vers les voies respiratoires n’étant pas assurée. Les infections chroniques provoquent alors l’accumulation de pus dans les poumons et un encombrement des voies respiratoires. Les résultats Henke et coll. et les hypothèses émises viennent contredire une théorie acceptée de longue date, et nécessitent donc d’être vérifiés à plus grande échelle. En cas de confirmation, un nouveau traitement basé sur l’augmentation de la production de mucus dans les voies respiratoires pourrait permettre de prévenir les infections fréquentes associées à la mucoviscidose.
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American Journal of Respiratory Cell and Molecular Biology ; Henke et coll. ; 31 : 86-91 ; Juillet 2004 Paraplégie spastique héréditaire : le rôle de la spastine élucidé Les paraplégies spastiques héréditaires sont caractérisées par une spasticité progressive et une faiblesse des membres inférieures, causées par une dégénérescence axonale. Dans plus de 40% des cas, elles sont dues à des mutations du gène SPG4, codant pour une ATPase de la famille AAA, la spastine, impliquée dans la dynamique des microtubules du cytosquelette des axones moteurs. Une équipe américaine est parvenue à définir plus précisément ce rôle en étudiant des drosophiles transgéniques modifiées dans le but de sur ou sous-exprimer le gène Dspastine, homologue au gène humain. Trotta et coll. ont démontré que la Dspastine agit localement en déstabilisant les microtubules au niveau des sites de communication neuronale (axones et connections synaptiques). Lorsqu’elle est anormale, les microtubules sont stabilisés de manière aberrante, entraînant des anomalies de la croissance synaptique et de la neurotransmission. Cette découverte permet d’envisager le développement de traitements de la paraplégie spastique liée au gène SPG4, ciblant les mécanismes de déstabilisation des microtubules.
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Current Biology ; Trotta et coll. ; 14(13) : 1135-1147 ; 13 juillet 2004 Pathogenèse de la maladie de Huntington : deux nouvelles hypothèses émises Au moins neuf maladies neurodégénératives sont causées par l’expansion anormale d’un trinucléotide CAG répété (codant pour la polyglutamine). Pour la maladie de Huntington, la mutation pathogène est située sur le gène de la huntingtine. Il se forme, dans le noyau et le cytoplasme des neurones affectés, des agrégats insolubles de protéines mutées, toxiques pour les cellules. Schaffar et coll. suggèrent que la toxicité cellulaire vient des formes solubles (monomères ou petits oligomères) de la huntingtine mutée, et non pas des agrégats insolubles, ce qui était jusqu'à présent l'hypothèse couramment admise. La toxicité des protéines huntingtine solubles mutées serait due à un changement de leur conformation, provoquant leur interaction avec le facteur TBP (un composé essentiel du complexe d’initiation de la transcription). TBP serait alors désactivé et la transcription inhibée, ceci indépendamment de la formation d’agrégats. Les protéines chaperons Hsp70 et Hsp40 semblent jouer un rôle protecteur contre ce mécanisme pathogène : elles empêchent la désactivation de TBP en interférant avec la transition moléculaire à l'origine de la toxicité de la huntingtine mutée. Outre la description d’un possible mécanisme moléculaire de la toxicité cellulaire associée aux maladies à expansion de polyQ, ces travaux expliquent certains effets bénéfiques de protéines chaperons.
Une équipe de recherche française apporte également un éclairage nouveau sur la maladie de Huntington. Gauthier et coll. viennent en effet d’identifier une des fonctions majeures de la huntingtine : elle accélère le transport d’un facteur de survie neuronal, Bdnf (Brain-derived neurotrophic factor), vers les neurones du striatum. Lorsqu’elle est mutée, comme dans la chorée de Huntington, le transport de Bdnf est significativement ralenti, ce qui pourrait mettre en péril les neurones du striatum et expliquerait les symptômes neurologiques de cette maladie.
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Molecular Cell ; Schaffar et coll. ; 15(1) : 95-105 ; 2 juillet 2004Cell ; Gauthier et coll. ; 118(1) : 127-138 ; 9 juillet 2004 Maladie de Niemann-Pick type C : l’administration de neurostéroïdes bénéfique chez la souris La maladie de Niemann-Pick type C (NP-C) est une affection neurodégénérative grave liée à une anomalie du transport intracellulaire du cholestérol, avec accumulation lysosomale de cholestérol non estérifié. Dans les modèles murins, la présence de faibles taux d’androgènes (hormones stéroïdes) suggère une anomalie de leur biosynthèse à partir du cholestérol. Une équipe franco-américaine a montré qu’il existait également chez ces animaux, un dysfonctionnement de la biosynthèse des neurostéroïdes -des stéroïdes du cerveau impliqués dans divers processus allant de la différenciation neuronale à la neuroprotection- probablement responsable du phénotype observé (ataxie et tremblement). Griffin et coll. ont notamment observé une anomalie de la voie de synthèse d'un de ces neurostéroïdes, l'alloprégnanolone, et de son précurseur. En testant l’effet d’une thérapie de remplacement par différents stéroïdes, ils ont montré qu’une simple injection d’alloprégnanolone permettait de retarder l’apparition des symptômes neurologiques et de doubler l’espérance de vie des souris NP-C. L’effet est équivalent à celui du N-butyldéoxynojirimycine (NB-DNJ), un inhibiteur de la synthèse des glycosphyngolipides, seul autre composé actuellement connu pour sa capacité à prolonger l’espérance de vie des souris NP-C. Cependant, s’il est administré très tôt, l’alloprégnanolone présente un effet supérieur au NB-DNJ.
Aucun dysfonctionnement de la stéroïdogenèse (surrénale et gonadique) et de la neurosteroïdogenèse n’ayant été observé chez les humains atteints de NP-C, il est encore trop tôt pour prédire si les résultats de la présente étude auront des implications chez l’homme.
Pour en savoir plus sur "Niemann-Pick C, maladie de"
Nature Medicine ; Griffin et coll. ; 10 : 704-711 ; Juillet 2004 Epidermolyses bulleuses dystrophiques : succès de l’injection de collagène VII recombinant chez la souris Les épidermolyses bulleuses sont un groupe de maladies bulleuses au cours desquelles des bulles et des érosions se forment sur la peau soit spontanément, soit à la suite de traumatismes minimes. Parmi les trois groupes existants, les épidermolyses bulleuses dystrophiques (EBD) sont causées par des mutations du gène du collagène type VII. C’est le composant principal des fibrilles d’ancrage de la jonction dermo-épidermique, qui participent à l’adhésion entre l’épiderme et le derme. Les essais de thérapie génique, réalisés ex vivo, se sont révélés fastidieux et peu efficaces. Une autre approche thérapeutique, basée sur le remplacement de la protéine mutée, vient d’être testée avec succès chez la souris. L’équipe américaine de Woodley et coll. a réalisé une injection intradermique de collagène VII humain recombinant dans la peau de souris malades, et dans des modèles de peau humains EBD transplantés chez des souris normales. Dans les deux types de tissus, le collagène injecté s’est incorporé dans la membrane basale (entre le derme et l’épiderme) et a entraîné la formation de fibrilles d’ancrage humaines. Chez les souris porteuses de modèles de peau humains EBD, le phénotype de la maladie a pu être corrigé durablement. Ainsi, l’injection intradermique de collagène VII est une approche prometteuse, non seulement pour le traitement des épidermolyses bulleuses dystrophiques, mais également des pathologies dermatologiques causées par les anomalies d’autres protéines de structure de la peau.
Pour en savoir plus sur "Epidermolyse bulleuse dermolytique"
Nature Medicine ; Woodley et coll. ; 10 : 693-695 ; Juillet 2004 Recherche clinique Microsomie hémifaciale : des perturbations vasculaires probablement en cause La microsomie hémifaciale est une anomalie structurelle dans laquelle la partie inférieure d’un côté du visage est sous-développée et ne grandit pas normalement. Elle pourrait résulter de perturbations vasculaires. Dans le cadre d’une étude cas-contrôle, une équipe américaine a recherché si le risque de microsomie hémifaciale était augmenté par des expositions à des substances vasoactives ou des événements vasculaires en cours de grossesse. Werler et coll. ont mis en évidence un risque significativement accru de microsomie hémifaciale dans les situations suivantes : utilisation de médicaments vasoactifs en début de grossesse, saignements vaginaux au cours du second trimestre, grossesse multiple, diabète. Ces résultats supportent l’hypothèse que des perturbations vasculaires sont à l’origine de la microsomie hémifaciale, tous les facteurs de risque observés étant liés à de telles perturbations.
Pour en savoir plus sur "Goldenhar, syndrome de"
Birth Defects Research ; Werler et coll. ; 70(6) : 389-395 ; Juillet 2004 Délétion 22q11 : description d’un profil dermatoglyphique La microdélétion 22q11 (CATCH22, syndrome de DiGeorge, syndrome vélo-cardio-facial), responsable de cardiopathies complexes, a récemment été impliquée dans des pathologies psychiatriques, notamment la schizophrénie. Des chercheurs canadiens et espagnols ont étudié les dermatoglyphes de 22 sujets atteints de microdélétion 22q11, dont 15 montrant des symptômes psychotiques, afin de voir si leur profil dermatoglyphique présentait des similarités avec celui de la schizophrénie. Malgré la petite taille de l’échantillon étudié, ces observations suggèrent l’existence d’un profil altéré chez les sujets 22q11, notamment : une valeur élevée de l’angle atd, la présence de boucles radiales dans la zone hypothénar, et une asymétrie fluctuante importante. Les deux premières caractéristiques rejoignent celles d’autres syndromes associés à un retard mental, alors que les niveaux élevés d’asymétrie fluctuante sont fréquents dans la schizophrénie.
Pour en savoir plus sur "Microdélétion 22q11"
The American Journal of Medical Genetics ; Martin et coll. ; 128B(1) : 46-49 ; 1er juillet 2004 Neurofibromatose type 2 : vers une estimation du nombre de certaines tumeurs nerveuses La neurofibromatose type 2 (NF2), causée par des mutations inactivatrices du gène suppresseur de tumeur NF2, se caractérise par un risque élevé de tumeurs du système nerveux : tumeurs du 8ème nerf crânien (nerf de l’oreille), neurinomes (tumeurs des nerfs périphériques, crâniens et rachidiens) et méningiomes. Si une corrélation génotype-phénotype relative à la sévérité globale de la maladie existe, aucune corrélation de cette nature n'a été établie en ce qui concerne les types de tumeurs nerveuses (hors tumeurs du nerf auditif). L’équipe américaine de Baser et coll. vient d’achever ce travail, et propose une corrélation génotype-phénotype statistiquement significative pour les méningiomes intracrâniens, les tumeurs spinales et les tumeurs du nerf périphérique. Ainsi, les types de mutations constitutionnelles du gène NF2 suivants : faux-sens, mutation d’épissage, large délétion et mosaïcisme somatique, induisent moins de ces tumeurs que les mutations non-sens et déphasante. Le type de mutation constitutionnelle du gène NF2 permet donc d’estimer le nombre probable de méningiomes intracrâniens, tumeurs spinales et tumeurs nerveuses périphériques, qui risquent d'apparaître chez les personnes atteintes de NF2.
Pour en savoir plus sur "Neurofibromatose type 2"
The American Journal of Human Genetics ; Baser et coll. ; 75 : 231-239 ; Août 2004 Amélogenèse imparfaite : un cas préhistorique Une équipe israélienne a observé, sur les dents fossilisées d’un enfant « Homo erectus » âgé de deux ans, les caractéristiques cliniques d’une amélogenèse imparfaite. D’après les auteurs, c’est la première fois qu’une maladie génétique dont le gène est connu, est mise en évidence chez un représentant d’une époque préhistorique si reculée.
Pour en savoir plus sur "Amelogenese imparfaite liee a l x"
Journal of Human Evolution ; Zilberman et coll. ; 46(6) : 647-653 ; Juin 2004

Médicaments orphelins Médicaments orphelins : accords, spécificités, partenariat Lors d’un stage de quatre mois chez Orfagen, un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans le développement de nouveaux médicaments pour les patients atteints de maladies rares à impact dermatologique, Pierre Gouget a réalisé une enquête sur les accords, spécificités et partenariats relatifs aux médicaments orphelins. Son objectif : apporter des éléments d’information et d’analyse, pour définir les relations à développer entre laboratoires pharmaceutiques et associations de malades, en respectant les règles éthiques et déontologiques.
Lire le rapport de stage de Pierre Gouget

Politique de recherche et de santé Où en est-on du projet européen de règlement pédiatrique ? La plupart des spécialités pharmaceutiques sont développées pour un usage adulte, et une simple extrapolation ne permet pas de les adapter à l’enfant. Ainsi, en pédiatrie, soit les traitements sont inexistants (ce qui est fréquent dans les maladies rares), soit la majorité des médicaments sont prescrits en dehors du cadre de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) et n’ont donc pas fait l’objet d’une évaluation de leur efficacité et de leur sécurité d’emploi chez l’enfant. D’où la nécessité d’un règlement spécifique pour le développement et l’évaluation de ces médicaments. La Commission Européenne travaille sur un projet de réglementation européenne sur les médicaments à usage pédiatrique, dont les points principaux sont :
- la création d’un comité pédiatrique en charge des plans d’investigation pédiatriques et de la détermination des besoins de santé publique chez l’enfant.
- l’obligation pour tout nouveau médicament d’intégrer tôt le développement pédiatrique et d’obtenir l’accord du comité pédiatrique sur le plan d’investigation pédiatrique.
- la création d’un nouveau type d’AMM pour les médicaments anciens, protégeant l’indication et la présentation adaptée à l’enfant.
- la mise en place d’une mesure d’incitation pour l’industrie : l’extension du certificat complémentaire de protection du médicament d’une durée de 6 mois pour les produits protégés.
- une aide au développement.
- une publication des essais menés chez l’enfant, de leurs résultats et des médicaments autorisés.
- la mise en place d’un réseau européen de la recherche clinique pédiatrique.
- la création d’un fonds public destiné à financer la recherche sur les médicaments pédiatriques anciens.
Ce projet a fait l’objet d’une consultation publique au printemps 2004. La Commission est en train de le finaliser. Une fois adopté par le Collège des Commissaires, il sera transmis en 2004 au Parlement et au Conseil pour discussion et vote.
Pour plus d’informations, consulter le site de l’AFSSAPS
Communiqué de presse du Ministère de la Santé ; 7 juillet 2004

Financer sa recherche Dystonies : appel à candidature pour le prix Duchenne de Boulogne Le prix Duchenne de Boulogne, délivré par la Ligue Française contre la Dystonie (LFCD) a pour but d'encourager ou de récompenser toute personne (assistante sociale, psychologue, rééducateur, médecin, chirurgien, chercheur) travaillant dans le domaine de la dystonie et apportant un progrès, une innovation, un soutien aux patients. Le montant du prix est fixé à 4000 euros.
Pour en savoir plus sur les conditions de participation, consulter le site de La Ligue Française contre la Dystonie
Appel d’offres de l’ACI Neurosciences intégratives et computationnelles : 3 projets sur les maladies rares retenus L’Action Concertée Incitative (ACI) « Neurosciences intégratives et computationnelles », financée par le Ministère de la Recherche, se propose de favoriser les projets multidisciplinaires privilégiant les interfaces nouvelles entre neurosciences, mathématiques, physique, chimie, sciences de l'ingénieur, sciences de l'information et de la communication, robotique…
Son appel à projets 2004 avait pour objectif de soutenir des projets relatifs aux deux thématiques suivantes : bases neurales des pathologies neurologiques, psychiatriques et des pathologies liées au vieillissement ; interactions cerveau-machine. Parmi les 20 projets retenus, trois concernent spécifiquement une maladie rare :
- Analyse protéomique du LCR et des moto-neurones dans la sclérose latérale amyotrophique : identification de marqueurs de diagnostic et des déterminants moléculaires de la dégénérescence spécifique des motoneurones.
- Caractérisation de phénotypes sociaux chez des sujets sains et des patients Asperger : approche cognitive et anatomo-fonctionnelle.
- Bases neurales des troubles respiratoires du syndrome de Rett : étude pluridisciplinaire chez la souris déficiente pour le gène Mecp2.
Voir la liste de tous les projets retenus.

Actualité des associations Matinée d’information sur les cancers familiaux L’Association pour la Prévention, le Traitement, et l'Etude des Polyposes Familiales (APTEPF) organise, le 24 octobre prochain à 9h30 à l’Institut Paoli Calmettes de Marseille, une matinée d’information sur les cancers familiaux. Plusieurs spécialistes de gastrologie, chirurgie et génétique interviendront.
Pour plus de renseignements, contacter Christiane Le Roy : 04 75 01 66 31, lchrisiane@wanadoo.fr.
http://aptepf.free.fr/

A lire Maladies neurodégénératives Nature Medicine et Nature Reviews Neuroscience publient un supplément spécial consacré aux maladies neurodégénératives. Accessible gratuitement pendant trois mois, il présente une mise à jour des processus cellulaires communs aux maladies cérébrales les plus fréquentes, et décrit certaines approches à l’étude pour le traitement de ces pathologies.
http://www.nature.com/focus/neurodegen/index.html Chromosome abnormalities and genetic counseling Auteurs : R. J. McKinlay Gardner, Grant R. Sutherland
Edition : Oxford University Press
596 pages ; 49,50 euros.
La troisième édition de cet ouvrage contient tous les éléments essentiels pour conseiller les familles atteintes d'anomalie chromosomique. Il s’adresse à tous les cytogénéticiens, généticiens, et conseillers génétiques en formation, et peut être considéré comme un ouvrage de référence pour les autres professionnels susceptibles de rencontrer des patients et des familles porteurs d’anomalies chromosomiques.
Myotonic dystrophy : present management, future therapy Auteurs : Peter Harper, Baziel van Engelen, Bruno Eymard et Douglas Wilcox
Edition : Oxford University Press
264 pages ; environ 90 euros
Ecrit pour les neurologistes, les généticiens et les autres spécialistes concernés par la dystrophie myotonique de Steinert, cet ouvrage aborde à la fois les aspects neurologiques et les complications systémiques possibles. Il présente également les sources d’informations et possibilités d’aide pour les familles, et fait le point sur l’état actuel des essais cliniques concernant les agents thérapeutiques.

Colloques et séminaires 8ème carrefour européen des biotechnologies
Programme préliminaire et bulletin d’inscription : http://www.biomediterranee.com/
Les maladies génétiques de l'intelligence : de la biologie moléculaire au traitement
Ces premières journées internationales sur les maladies génétiques de l'intelligence, organisées par la Fondation Jérôme Lejeune, sont destinées à rassembler des médecins cliniciens, des scientifiques et des chercheurs du monde entier, travaillant dans des domaines aussi variés que la biologie moléculaire, la génétique, ou les neurosciences pour confronter leurs réflexions dans une perspective de mise au point future d'une thérapeutique. Contact : Fondation Jérôme Lejeune, fjl@fondationlejeune.org, 01 46 33 31 82 http://www.jijl.net/
Réunion du Groupe Français de Recherche sur la Sclérodermie
La recherche fondamentale, les recherches en cours et futures, et la recherche clinique seront abordées au cours des différentes présentations de la journée. Les propositions de communication sont à envoyer sous format word, par mail, avant le 15 septembre 2004, à : gfrs.horloge2@sat.ap-hop-paris.fr. Informations complémentaires auprès du Pr Jean Cabane : 01 49 28 23 87, jean.cabane@sat.ap-hop-paris.fr
Fifth workshop EPPOSI for partnering for serious disease therapy development
Thème : "A responsible system for healthcare innovation and access to care" Programme
Innovations technologiques et handicap
Pour la 17ème édition de ses entretiens annuels, l'Institut Garches, en collaboration avec l'IFR 25 (Institut fédératif de recherche sur le handicap dirigé par Jean-François Ravaud), a choisi de débattre autour du thème : "Innovations technologiques et handicap".
Programme
Inscriptions

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