8 Mars 2005 Imprimer
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Editorial
 
Second appel à projets en vue de l'obtention du label de centre de référence maladies rares
 
Le plan national maladies rares 2005-2008 prévoit la mise en place de "centre de référence labellisés maladies rares". A la suite du premier appel à projets lancé en mai 2004, 34 centres ont été labellisés. Un second appel à projets va être très prochainemement lancé par la diffusion d’une circulaire. Ses échéances sont les suivantes :
- 30 avril : date limite de retour des dossiers au niveau des agences régionales d’hospitalisation.
- 17 mai : date limite d’envoi des dossiers au ministère
- 17 mai – 17 juin : étape de recevabilité des dossiers
- 20 juin – 22 juillet : expertise des dossiers
- Séances du comité national consultatif de labellisation (CNCL) : 8-9 septembre, et 20-21 octobre 2005
- Arrêté ministériel : novembre 2005
Les documents nécessaires pour faire acte de candidature sont les mêmes que pour l’appel d’offres 2004 : guide d’aide et dossier de candidature.

 


 
Nouveautés Orphanet
 
Nouveaux textes
 
Aorto-ventricular tunnel
 
http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-AortoVentricularTunnel.pdf
 
Myofibrillar myopathies
 
http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-MyofibrillarMyopathies.pdf
 
TRAPS syndrome
 
http://www.orpha.net/data/patho/FR/fr-TRAPS.pdf
 
Nouvelles associations
 
Association syndrome de Kabuki
 
http://www.orpha.net/consor/cgi-bin//OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=58554
 
La vie de Rémi, l'avis de Rémi (Exstrophie vésicale-épispadias)
 
http://www.orpha.net/consor/cgi-bin//OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=58558
 
APASC : Association des Personnes Atteintes du Syndrome de Currarino
 
http://www.orpha.net/consor/cgi-bin//OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=58572
 
GSSIA : Association du syndrome de l'insensibilité aux androgènes
 
http://www.orpha.net/consor/cgi-bin//OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=58562
 


 
Zoom sur...
 
Marcela Gargiulo, psychologue clinicienne attachée à la consultation de génétique médicale de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière
 
Depuis huit ans, Marcela Gargiulo exerce à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière où elle rencontre des enfants ou des adultes venant juste de recevoir le diagnostic d’une maladie neuromusculaire génétique, mais aussi les adultes "à risques" de développer une maladie neurodégénérative qui désirent connaître leur statut génétique.
"Toutes les personnes qui se présentent à notre consultation multidisciplinaire des maladies neuromusculaires se voient proposer systématiquement un entretien avec le psychologue suite à l’annonce du diagnostic. Cette approche, novatrice à l’époque de sa mise en place, tend aujourd’hui à se généraliser, et permet de mettre en évidence des besoins psychologiques, voire psychiatriques, chez un grand nombre de malades. Depuis peu, nous avons à cœur de faire participer le proche aidant du malade (ami, parent, enfant, auxiliaire de vie), dont la santé psychologique est aussi importante que celle du malade : s’il craque, le malade en sera fortement perturbé. Le premier entretien a pour objectif de faire connaissance, de dédramatiser la rencontre avec le psychologue, d’évoquer l’impact de la maladie dans la vie quotidienne, de revenir sur l’étape douloureuse de l’annonce du diagnostic faite par le généticien ou le neurologue, et de juger l’état d’anxiété du patient et de sa famille. Selon les besoins psychologiques évalués, nous orientons les personnes vers un centre de prise en charge spécialisée, un médecin de ville, ou un psychiatre. Nous essayons de fournir aux consultants un maximum d’informations sur la nature de la maladie, ses implications médicales et familiales, et son acceptation ou non par le patient. En effet, pour que le travail psychologique soit efficace, il est indispensable que le malade se sente reconnu par une personne qui connaît bien son état".
Grâce à un financement de l’Association Française contre les Myopathies, la rencontre avec un psychologue est possible dans la plupart des consultations multidisciplinaires des maladies neuromusculaires en France.

Marcela Gargiulo participe également, en association avec un généticien, un neurogénéticien et une assistance sociale, à des consultations de diagnostic pré-symptomatique des maladies neurodégénératives. La plus fréquente concerne la maladie de Huntington, pour laquelle on sait détecter l’anomalie génétique depuis une douzaine d’années. Mais depuis peu, la démarche s’est étendue à un certain nombre de maladies neuromusculaires : maladie de Steinert, dystrophies musculaires facio-scapulo-humérale et oculopharyngée, cardiomyopathie hypertrophique.
"Dans notre service, le cheminement pour les diagnostics pré-symptomatiques est toujours le même. Il se divise en plusieurs étapes (information, préparation, analyse moléculaire, suivi et accompagnement) étalées sur une période moyenne de quatre mois, afin de permettre au demandeur de réfléchir sur sa décision, de s’approprier son désir de connaître ou non son statut génétique. En effet, dans tous les cas, il n’y a aucun traitement curatif, et le seul bénéfice à retirer du diagnostic est psychologique. Parmi les 20% de personnes à risques de développer une maladie de Huntington qui font une demande de diagnostic pré-symptomatique, seulement la moitié vont au bout de leur démarche. Paradoxalement, nous observons des réactions négatives à l’annonce d’un statut favorable : des personnes ayant construit leur vie en imaginant un avenir en tant que "malade" émettent des regrets sur des choix professionnels ou affectifs, d’autres souffrent du syndrome du survivant, ou se sentent coupables face aux membres de leur famille chez qui le test pré-symptomatique s’est révélé défavorable. Toutes les réactions sont uniques et difficiles à appréhender, d’où la nécessité d’un processus étendu dans le temps tel que celui que nous proposons, et non d’un prélèvement sauvage sans préparation ni suivi".
Actuellement, il existe 16 centres français ayant obtenu un agrément pour réaliser le diagnostic pré-symptomatique de la maladie de Huntington.

 


 
Nouveaux syndromes
 
Syndrome dysmorphique avec anévrisme aortique
 
Signes cliniques : caractéristiques dysmorphiques plus ou moins marquées (yeux écartés, fente palatine ou luette dédoublée, craniosténose), vaisseaux tortueux et dilatation agressive de l’aorte. Des mutations des gènes codant pour les récepteurs 1 et 2 des facteurs de croissance transformants bêta (TGF-β) sont présentes chez tous les malades.
Les ruptures aortiques, de pronostics sévères, se produisent plus tôt que dans les autres syndromes associés à des anévrismes aortiques (syndrome de Marfan, notamment). Elles peuvent être prévenues par une prise en charge chirurgicale si le syndrome est diagnostiqué de manière précoce.
Lire le résumé sur Pubmed

 
Nature Genetics ; 37(3) : 275-81 ; Mars 2005
 


 
Nos gènes se dévoilent
 
Pneumothorax spontané familial : le premier gène identifié est aussi impliqué dans le syndrome de Birt-Hogg-Dubé
 
Un pneumothorax spontané primitif est provoqué par l’éruption d’air dans la cavité pleurale, causant un affaissement secondaire des alvéoles pulmonaires. Son étiologie reste encore inconnue, bien que la plupart des malades présentent des lésions pulmonaires (blebs sous-pleurales ou bulles dans les poumons). Painter et coll. ont réalisé une étude génétique chez les membres d’une grande famille finlandaise présentant un pneumothorax spontané primitif familial de transmission dominante. Ils ont identifié une délétion pathogène du gène FLNC, conduisant à la synthèse d’une protéine folliculine tronquée. FLNC est aussi muté chez les personnes atteintes du syndrome de Birt-Hogg-Dubé (BHD) caractérisé par des tumeurs cutanées bénignes associées, dans certains cas, à un pneumothorax spontané primitif (25%) et divers cancers rénaux (15-30%). Contrairement aux mutations de FLNC responsables du syndrome BHD, la délétion observée dans la famille finlandaise semble associée à des modifications bulleuses avec une pénétrance de 100%. Le gène FLNC jouerait donc un rôle majeur dans le développement du pneumothorax spontané primitif, ainsi que dans les lésions pulmonaires bulleuses.
 
Pour en savoir plus sur "Pneumothorax spontane familial"
Pour en savoir plus sur "Birt-Hogg-Dubé, syndrome de"

 
The American Journal of Human Genetics ; 76 : 522-527 ; Mars 2005
 
Trichothiodystrophies non photosensibles : certains sous-types sont dus à des mutations du gène C7orf11
 
Les trichothiodystrophies (TTD) se caractérisent par un spectre de symptômes touchant les organes d’origine ectodermique et neuroectodermique : dystrophie des ongles, retard mental et de croissance, ichtyose, fertilité réduite, et photosensibilité cutanée chez 50% des malades environ. Si l’on sait que les cas photosensibles résultent de mutations des hélicases XPB et XPD (deux sous-unités du facteur général de transcription TFIIH), l’étiologie des cas non photosensibles est encore inconnue. Selon une équipe internationale, le gène C7orf11, localisé dans le noyau et exprimé dans les follicules du cheveu, serait impliqué dans certaines TTD non photosensibles (la TTD non photosensible avec retard mental et fertilité réduite, et le syndrome Amish-cheveux épars, notamment). Compte tenu de l’absence de photosensibilité cutanée chez les sujets portant des anomalies de C7orf11, et de la localisation nucléaire de la protéine correspondante, il est probable que C7orf11 soit impliqué dans le processus transcriptionnel de l’ADN et non dans le système de réparation.
 
Pour en savoir plus sur "Trichothiodystrophies (terme générique)"

 
The American Journal of Human Genetics ; 76 : 510-516 ; Mars 2005
 


 
La recherche, jour après jour
 
Recherche fondamentale
 
Syndrome de Rothmund-Thomson : un modèle expérimental de souris mis au point
 
Le syndrome de Rothmund-Thomson, caractérisé par des anomalies cutanées apparaissant dès l’enfance, des anomalies du squelette, une instabilité génomique et une prédisposition aux cancers, est dû à des mutations du gène RECQL4 codant pour une hélicase. Si l’instabilité chromosomique semble être la cause majeure de la maladie, la nature de l’instabilité induite par les mutations de RECQL4 n’a pas encore été clarifiée. Créées par une équipe américaine, des souris mutées au niveau du gène Recql4 développent tous les symptômes de la maladie humaine, et fournissent ainsi un bon modèle expérimental. Une séparation prématurée des centromères et une aneuploïdie surviennent fréquemment dans les cellules de ces souris mutantes, mettant en évidence un rôle inattendu de la protéine Recql4 dans la cohésion des chromatides sœurs. Ces résultats, qui suggèrent qu’une instabilité chromosomique est à l’origine de la prédisposition aux cancers et des anomalies congénitales chez les souris mutantes, vont dans le sens des hypothèses posées pour l’homme.
 
Pour en savoir plus sur "Rothmund-Thomson, syndrome de"

 
Human Molecular Genetics ; Publication en ligne avancée ; 9 février 2005
 
Lupus érythémateux disséminé : chez la souris, la restauration de l'expression d'un récepteur Fc rétablit la tolérance
 
Le lupus érythémateux disséminé est une maladie auto-immune caractérisée par une perte de la tolérance et un défaut de contrôle de l'activité des lymphocytes B, pouvant entraîner une autodestruction de tous les organes. Chez la souris, une équipe américaine ayant précédemment découvert que le récepteur FcgammaRIIB était essentiel au maintien de la tolérance, vient de démontrer qu’une restauration même partielle de ce récepteur chez des animaux malades pouvait rétablir la tolérance et prévenir l’auto-immunité. Plusieurs souches de souris génétiquement prédisposées au lupus ont fait l’objet d’une thérapie génique ex vivo : prélèvement de moelle osseuse, transfection par un rétrovirus normal ou exprimant le gène de FcgammaRIIB, puis greffe autologue de la moelle manipulée. Comparées aux animaux récepteurs d’une moelle osseuse transfectée par le rétrovirus normal, les souris ayant reçu le gène codant pour le facteur FcgammaRIIB ont une meilleure survie et, six mois après la greffe, présentent moins d’autoanticorps caractéristiques du lupus et pas de dépôts de complexes immuns dans les reins. En outre, les signes vasculaires et d’inflammation pulmonaire sont réduits. Ceci, alors que seulement 40% des cellules B ont été transfectées, induisant une augmentation de l’expression du récepteur Fc de l’ordre de 50%. Si un défaut équivalent du récepteur Fc est aussi observé chez les patients lupiques, une telle stratégie thérapeutique pourrait constituer un moyen efficace de traiter la maladie, et éventuellement d’autres maladies auto-immunes.
 
Pour en savoir plus sur "Lupus érythémateux systémique"

 
Science ; 307 : 590-593 ; 28 janvier 2005
 
Bloc cardiaque congénital : une avancée significative dans la pathogenèse de cette cardiopathie fœtale
 
Au cours de leur grossesse, certaines femmes atteintes du syndrome de Gougerot-Sjögren ou de lupus érythémateux systémique, produisent et transmettent au fœtus des autoanticorps dirigés contre des protéines endogènes, causant alors une inflammation et une calcification du système de conduction cardiaque fœtal. La plupart des bébés qui survivent à cette cardiopathie fœtale doivent porter un pacemaker à vie. Grâce à des études chez le rat et sur des cultures de cellules humaines, une équipe suédoise est parvenue à préciser le mécanisme à l’origine du bloc cardiaque congénital : les autoanticorps maternels en cause ciblent un épitope spécifique (p200) de la protéine Ro52. Ils perturbent l’homéostasie du calcium des cellules cardiaques, induisant alors une perte de contractilité et l’apoptose. Un meilleur dépistage, une évaluation du risque, et de nouveaux traitements du bloc cardiaque congénital, pourraient découler de ces nouvelles données.
 
Journal of Experimental Medicine ; 201(1) : 11-17 ; 3 janvier 2005
 
Sclérose latérale amyotrophique : une activité 'reverse transcriptase' détectée chez certains malades
 
Sachant que des rétrovirus humains et murins peuvent causer des détériorations des neurones moteurs, l’hypothèse qu’un rétrovirus soit impliqué dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA) a été posée. Afin de confirmer et d’étendre géographiquement une de leurs précédentes études pilotes ayant mis en évidence la prévalence accrue d’un marqueur rétroviral dans le sérum de malades britanniques, Steele et coll. ont analysé en aveugle le sérum de 30 patients américains atteints de SLA sporadique, de 14 témoins apparentés, 16 conjoints et 28 témoins non apparentés. Comme dans l’étude initiale, la prévalence de ce marqueur rétroviral (détectée par l’activité reverse transcriptase (RT)) était significativement plus élevée chez les malades (47%) que chez leurs conjoints et les témoins non apparentés (18%). Cependant, contre toute attente, la prévalence de l’activité RT était accrue de manière quasi équivalente (43%) chez les témoins apparentés, suggérant l’implication d’un virus endogène prédisposant au développement d’une SLA et transmis entre les générations. Ces résultats nécessitent d’être confirmés à plus grande échelle, puis approfondis par la caractérisation moléculaire du rétrovirus potentiellement associé à la SLA.
 
Pour en savoir plus sur "Sclérose latérale amyotrophique"

 
Neurology ; 64(3) : 454-458 ; 8 février 2005
 
Recherche clinique
 
Syndrome d’Ondine : certaines mutations du gène PHOX2B prédisposent au développement de tumeurs du système nerveux autonome
 
Récemment l’étiologie génétique du syndrome d’Ondine (ou hypoventilation alvéolaire centrale congénitale) a été identifiée : il est dû à des mutations dominantes du gène PHOX2B qui, par ailleurs, est associé à des troubles combinés ou isolés du système nerveux autonome (tumeurs du système nerveux sympathique : TSNS) lorsqu’il porte certaines mutations hétérozygotes. Une équipe internationale a réalisé une étude clinique et moléculaire sur une série de 188 sujets atteints d’un syndrome d’Ondine isolé, associé à une maladie de Hirschsprung, ou associé à des TSNS. 92,6% des sujets portaient une mutation de PHOX2B (pour la plupart, une expansion polyalaninique au sein d’une série de 20 alanines), confirmant qu’une recherche de mutations sur ce gène constitue un outil diagnostique simple et fiable du syndrome d’Ondine. L’analyse génotype-phénotype démontre également que les cas associés à des TSNS sont plus fréquemment liés à des mutations hétérozygotes de PHOX2B (faux-sens ou déplaçant le cadre de lecture) qu’à une expansion polyalaninique. Cette nouvelle observation devrait permettre de définir des procédures de suivi spécifiques parmi les patients atteints du syndrome d’Ondine.
 
Pour en savoir plus sur "Ondine, syndrome d'"

 
The American Journal of Human Genetics ; 76 : 421-426 ; Mars 2005
 
Syndrome CDG type Ia de phénotype modéré : de nombreux cas seraient non diagnostiqués
 
Le CDG Ia est le plus fréquent des syndromes CDG ou syndromes des protéines déficientes en hydrates de carbone (Carbohydrate Deficient Glycoprotein syndromes). Causé par un déficit en phosphomannomutase, il touche le système nerveux ainsi que d’autres organes avec une sévérité très variable. Dans un récent article, une équipe française remarque que, compte tenu de la transmission autosomique récessive de la maladie, le nombre de cas de CDG Ia identifiés en France apparaît inférieur à l’incidence estimée, suggérant un sous-diagnostic de la maladie. En témoignent les deux cas rapportés par ces chercheurs : chez deux enfants présentant un développement normal et des symptômes neurologiques modérés (strabisme, hypotonie, anomalies comportementales), en l’absence d’anomalies biologiques laissant imaginer un syndrome CDG (transaminases élevés, hémostase perturbée), l’analyse moléculaire a révélé des mutations de la phosphomannomutase reponsables du CDG Ia. Les auteurs en concluent que des syndromes CDG sont à considérer en présence de symptômes comportementaux inexpliqués (hyperactivité, difficultés de concentration) et de signes neurologiques modérés, le diagnostic permettant de proposer un conseil génétique adapté et d’envisager, si besoin, une prise en charge psychomotrice pouvant améliorer la qualité de vie.
 
Pour en savoir plus sur "CDG syndrome"

 
Pediatric Neurology ; 32(2) : 121-123 ; Février 2005
 
Syndromes de Bardet-Biedl et de Meckel : des manifestations anténatales très proches
 
Le syndrome de Bartdet-Biedl est une maladie multisystémique dont les caractéristiques majeures sont une polydactylie, une dystrophie rétinienne progressive, une obésité, un hypogonadisme, des difficultés d’apprentissage et un dysfonctionnement rénal. Cependant, seulement certains signes sont présents à la naissance : la polydactylie, les anomalies rénales, la fibrose hépatique, et les malformations génitales et cardiaques. Plusieurs d’entre eux (polydactylie, polykystose rénale et anomalies hépatiques) appartiennent aussi au spectre phénotypique du syndrome létal de Meckel, qui comporte également un encéphalocèle occipital. Ces ressemblances peuvent induire des confusions diagnostiques en période anténatale, comme l'illustrent les travaux de Karmous-Benailly et coll. Chez 13 fœtus qui, pour la plupart, avaient reçu un diagnostic « syndrome de Meckel » ou « syndrome de Meckel-like », en raison de la présence de reins kystiques, d’une polydactylie, et/ou d’une fibrose hépatique (en l’absence d’encéphalocèle), ils ont séquencé les huit gènes impliqués dans le syndrome de Bardet-Biedl. Dans six cas, ils ont découvert une mutation récessive d’un des gènes BBS, et dans trois cas une mutation hétérozygote de BBS6. Ainsi, les syndromes de Bardet-Biedl et de Meckel peuvent avoir une présentation similaire en période anténatale, l’analyse moléculaire permettant de les différencier.
 
Pour en savoir plus sur "Bardet-Biedl, syndrome de"
Pour en savoir plus sur "Meckel, syndrome de"

 
The American Journal of Human Genetics ; 76 : 493-504 ; Mars 2005
 
Adrénoleucodystrophies infantiles : vers une détection précoce des lésions de la substance blanche
 
L’adrénoleucodystrophie est une maladie génétique caractérisée par une démyélinisation du système nerveux central (cerveau et/ou moelle épinière) et une insuffisance surrénale. Dans les formes cérébrales de l’enfant, les plus sévères, se produit une démyélinisation inflammatoire progressive de la substance blanche. Le seul traitement efficace, la transplantation de cellules souches hématopoïétiques, étant bénéfique à condition d'être pratiqué dans les premiers stades de la maladie, il est crucial de mettre au point un système de détection précoce des lésions cérébrales. C’est l’objet des travaux de Oz et coll., qui ont cherché à identifier des métabolites (de la substance blanche et du corps calleux) identifiables par spectroscopie de résonance magnétique, et dont les concentrations sont affectées par l’apparition et l’évolution d’une démyélinisation. Le N-acetylaspartate, la glutamine, et les lipides+lactate s’avèrent être des marqueurs forts, dont les variations permettent la détection précoce des modifications neurochimiques impliquées dans la formation des lésions de la substance blanche. Ces changements ne peuvent être mis en évidence par les approches classiques d'IRM. Les marqueurs identifiés retrouvent des valeurs quasi normales après une transplantation de cellules souches hématopoïétiques. Ainsi, la technique développée par Oz et coll. pourrait permettre d’évaluer avec précision la progression des adrénoleucodystrophies et l’efficacité du traitement des formes cérébrales.
 
Pour en savoir plus sur "Adrénoleucodystrophie liée à l'X"

 
Neurology ; 64(3) : 434-441 ; 8 février 2005
 
Complications pulmonaires de la mucoviscidose : une seule injection intraveineuse quotidienne de tobramycine suffit
 
L’antibiotique tobramycine est parfois employé pour lutter contre les complications pulmonaires dues à Pseudomonas aeruginosa chez les patients atteints de mucoviscidose. D’après les résultats d’un essai clinique en double aveugle, randomisé et contrôlé, réalisé par Smyth et coll., un protocole basé sur une unique injection quotidienne de tobramycine serait aussi efficace que le traitement actuel reposant sur trois injections par jour. En outre, la néphrotoxicité associée serait réduite.
 
Pour en savoir plus sur "Mucoviscidose"

 
The Lancet ; 365 : 573-578 ; 12 février 2005
 
Sclérodermie : prévention des ulcérations digitales par le bosentan
 
Les ulcérations digitales récidivantes sont l’une des manifestations vasculaires de la sclérodermie entraînant des douleurs invalidantes, une détérioration fonctionnelle, puis une nécrose tissulaire. Korn et coll. ont évalué l’efficacité d’un traitement par le bosentan, un antagoniste des récepteurs de l’endothéline, pour prévenir le développement de nouvelles ulcérations digitales chez les patients sclérodermiques. Un essai en double aveugle, contre placebo, prospectif et randomisé, concernant 122 patients issus de 17 centres d’Europe et d’Amérique du Nord, a été mené sur une période de 16 semaines. Dans le groupe traité, le nombre moyen d’ulcères digitaux survenus au cours du traitement s’élève à 1,4 contre 2,7 dans le groupe témoin (soit une réduction de 48%). Le bosentan n’agit pas sur les ulcères déjà existants, mais induit une amélioration de la fonction manuelle. Ainsi, cet antagoniste des récepteurs de l’endothéline semble efficace pour prévenir l’apparition de nouveaux ulcères digitaux. Il nécessite cependant des études complémentaires pour en réduire la toxicité, une élévation importante des taux de transaminases hépatiques étant fréquemment observée au cours du traitement.
 
Pour en savoir plus sur "Sclérodermie"

 
Arthritis and Rheumatism ; 50 (12) : 3985-3993 ; Décembre 2004
 
Lymphome folliculaire de stade avancé : une radioimmunothérapie efficace en première intention
 
Le lymphome folliculaire, caractérisé par des adénopathies disséminées et une atteinte médullaire fréquente, présente une évolution variable : lente dans la majorité des cas, il peut être terriblement rapide dans d’autres. La radio-immunothérapie par anti-CD20 est utilisée avec succès chez les patients en rechute (après une chimiothérapie) ou chez les personnes présentant un lymphome folliculaire réfractaire. Cependant, son efficacité en première intention n’a jamais été évaluée. Kaminski et coll. ont réalisé une étude clinique sur 76 patients, encore non traités, atteints d’un lymphome folliculaire à un stade avancé (III ou IV). Les participants ont reçu des injections de Bexxar (combinaison de l’anticorps monoclonal anti-CD20 Tositumomab et d'Iode 131) pendant une semaine : 95% ont enregistré une réponse partielle, tandis que 75% ont vu leur tumeur disparaître complètement. Les trois quarts des personnes en rémission complète ne présentaient aucun signe de cancer cinq ans après leur guérison. La radio-immunothérapie proposée par les chercheurs américains pourrait donc induire une rémission clinique et moléculaire prolongée chez les patients atteints de lymphome folliculaire avancé. Elle serait supérieure aux autres traitements, dont la chimiothérapie qui s’étend sur des mois, notent les auteurs.
 
Pour en savoir plus sur "Lymphome folliculaire"

 
NEJM ; 352 : 441-449 ; 3 février 2005
 
Syndrome myélodysplasique à bas risque : le lénalidomide efficace pour enrayer l’anémie
 
Les syndromes myélodysplasiques se compliquent souvent d’un trouble de l’érythropoïèse, entraînant une anémie difficile à traiter. Selon les travaux récents d’une équipe américaine, un analogue de la thalidomide, le lenalidomide, constitue un espoir thérapeutique pour les malades souffrant d’un syndrome myélodysplasique à bas risque compliqué d’une anémie ne répondant pas à l’érythropoïétine ni au traitement conventionnel. En effet, sur 43 patients présentant ces caractéristiques cliniques et traités par lenalinomide, 24 ont enregistré une réponse hématologique significative permettant l’arrêt des transfusions sanguines, pour la majorité. 25 malades ont dû néanmoins réduire la posologie ou mettre fin au traitement suite à la survenue d’une thrombopénie ou d’une neutropénie.
 
Pour en savoir plus sur "Myélodysplasiques, syndromes"

 
NEJM ; 352 : 549-557 ; 10 février 2005
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Phacomatose pigmentokératique : une dégénérescence maligne est possible
 
La phacomatose pigmentokératique se caractérise par l’association d’un nævus organoïde avec différenciation sébacée, d’un nævus lentigineux tacheté, et d’autres anomalies. Pour la première fois, une équipe espagnole décrit un malade chez qui le naevus sébacé a donné naissance à trois carcinomes basocellulaires malins, alors que le nævus lentigineux tacheté a dégénéré en mélanome malin. Comme d’autres exemples rapportés dans la littérature, ces observations soulignent la nécessité d’un suivi spécifique des personnes atteintes de phacomatose pigmentokératique, afin de détecter et de traiter précocement toute dégénérescence maligne.
 
Pediatric Dermatology ; 22(1) : 44-47 ; Janvier-Février 2005
 
Polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire chronique : moins d'effets néfastes avec la methylprednisolone intraveineuse
 
La polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire chronique (PDIC) entraîne des handicaps progressifs dus à une importante faiblesse musculaire. Si elle répond à certains traitements immunomodulateurs comme la prednisone orale ou les immunoglobulines intraveineuses, il n’existe pas de consensus sur ces approches thérapeutiques qui présentent, en outre, des effets secondaires à long terme. Une équipe américaine a souhaité évaluer l’efficacité et la sécurité de la methylprednisolone à haute dose par voie intraveineuse. Lopate et coll. ont donc mené une étude rétrospective comparant les données médicales de trois groupes de malades traités en première intention par voie intraveineuse (méthylprednisolone, immunoglobulines), et par voie orale (prednisone ou cyclosporine). L’amélioration musculaire s’est révélée équivalente dans les trois groupes, mais les patients traités par méthylprednisolone intraveineuse présentaient un gain de poids plus faible et une apparition réduite de caractéristiques cushingoïdes. Ainsi, la méthylprédnisolone intraveineuse devrait être considérée comme le traitement initial et à long-terme de la PDIC pour les patients présentant des handicaps dus à la faiblesse musculaire, concluent les auteurs.
 
Archives of Neurology ; 62 : 181-182 ; Février 2005
 
Dystonie primaire généralisée : la stimulation pallidale bilatérale bénéfique chez l'adulte
 
La dystonie familiale se caractérise par des contractions musculaires involontaires venant parasiter le mouvement volontaire. Démontrée efficace chez l’enfant par des études méthodologiques rigoureuses, la stimulation électrique des zones profondes du cerveau n’a été testée chez l’adulte que dans le cadre d’études cliniques ouvertes. D’où l’utilité de l’étude clinique multicentrique, prospective et randomisée menée par le groupe français SPIDY (Stimulation du Pallidum Interne dans la Dystonie), et destinée à évaluer l’efficacité et la sécurité de la stimulation bilatérale du pallidum chez 22 adultes atteints de dystonie primaire généralisée, rebelles à tout traitement médical. Les mouvements des participants ont été filmés avant puis 3, 6 et 12 mois après l’intervention, et les bandes vidéos ont été visionnées par des neurologues ignorants si les sujets avaient subi ou non une stimulation. Le traitement a induit une amélioration soutenue des symptômes moteurs et du handicap pendant une période de un an, sans entraîner de changement significatif de l’humeur et de la cognition. Trois patients ont soufferts d’effets secondaires résolus sans séquelles. Ces résultats confirment l’efficacité de la stimulation électrique du pallidum interne chez certains adultes atteints de dystonie primaire généralisée et réfractaire aux traitements médicamenteux.
 
Pour en savoir plus sur "Dystonie idiopathique familiale"

 
NEJM ; 352(5) : 459-467 ; 3 février 2005
 


 
Politique de recherche et de santé
 
Des chercheurs britanniques autorisés à cloner des cellules souches embryonnaires pour étudier la maladie de Charcot
 
Pour la seconde fois, l’autorité britannique sur la fertilisation et l’embryologie humaine (HFEA) vient de délivrer une licence permettant le clonage d’embryons humains à des fins thérapeutiques. Elle autorise les chercheurs britanniques du Roslin Institute (Edinbourgh) et du King’s College (Londres) à générer des lignées de cellules souches embryonnaires à partir des noyaux des cellules dermiques de patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de Charcot), une maladie du neurone moteur. Les embryons pourront croître jusqu’à la taille de 200 cellules, puis des facteurs de croissance seront ajoutés afin d’induire une différenciation des cellules souches en cellules du neurone moteur. Les chercheurs espèrent ainsi découvrir ce qui provoque la dégénérescence cellulaire chez les personnes malades, et tester, sur des neurones « anormaux » en culture, la capacité de certaines substances à freiner ou inverser la dégénérescence.
 
http://www.hfea.gov.uk/PressOffice/Archive/1107861560
 
Communiqué de presse HFEA ; 8 février 2005
 
Diagnostic pré-implantatoire : une réglementation assouplie en Grande-Bretagne
 
En Grande-Bretagne, huit centres sont habilités à réaliser des diagnostics pré-implantatoires (DPI). Jusqu’à présent, dès qu’une demande de DPI pour une nouvelle maladie génétique leur était soumise, ces centres devaient suivre une procédure administrative fastidieuse et longue (environ 18 mois) afin d’obtenir l’accord de l’autorité britannique sur la fertilisation et l’embryologie humaine (HFEA). Depuis le mois dernier, un centre souhaitant réaliser un DPI pour une maladie ayant déjà fait l’objet d’un test identique (selon les mêmes protocole et technique) dans un des sept autres centres, bénéficiera d’une procédure d’approbation accélérée par la HFEA. Grâce à cette évolution, les délais d’attente des couples "à risques" souhaitant procéder à une sélection d’embryons sains par DPI, devraient être fortement réduits.
En France, le DPI est pratiqué dans trois centres, pour une centaine de couples chaque année. Les demandes sont examinées au cas par cas.

 
http://www.hfea.gov.uk/PressOffice/Archive/1106139513
 
Communiqué de presse HFEA ; 19 janvier 2005
 
Médicaments orphelins : les citoyens britanniques en faveur d'une prise en charge systématique par le service national de santé
 
Après l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché européenne, le coût et le remboursement des médicaments européens sont négociés au sein de chaque Etat. Il en résulte un délai entre l’AMM et la mise sur le marché effective, dommageable pour les malades, et qui varie de façon notable entre les pays. Au Royaume-Uni, il n’y a pas d’entité nationale prenant en charge le coût élevé des médicaments orphelins, et ce sont les structures locales de santé (Primary Care Trusts) qui doivent le supporter lorsqu’elles le peuvent. Récemment, le conseil des citoyens de l’Institut national de l’excellence clinique (NICE), une structure du service national de santé britannique (NHS) en charge d’établir des recommandations sur les traitements et les prises en charge médicales, a été consulté à ce sujet. Sous quelles conditions le service de santé britannique doit-il assumer le coût élevé des médicaments orphelins ? leur a t’on demandé. La majorité des membres (16) pense que le NHS doit, selon certains critères (sévérité de la maladie, pronostic vital, efficacité du traitement en terme de santé et pas seulement de stabilisation des symptômes), couvrir le prix élevé des médicaments destinés au traitement des maladies rares. Quatre n’y associent aucune condition. Sept concluent que le NHS doit prendre sa décision sur la base des procédures d’évaluation de l’efficacité clinique et du coût, employées pour les médicaments classiques. Cette consultation, et les résultats d’autres travaux (étude de faisabilité d’une évaluation classique des médicaments orphelins, notamment), devraient aider le NICE à établir des recommandations à ce sujet. Elles devraient être soumises au NHS au cours du premier semestre 2005. Lire le rapport du conseil des citoyens du NICE
 


 
Financer sa recherche
 
Appel à propositions 2005 du Génopole (Centre National de Séquençage)
 
Le Génoscope vient de publier un appel à propositions pour l’année 2005. Les projets doivent porter sur le séquençage de génomes complets ou de très grandes régions d'ADN génomique, de très grandes collections d'ADNc ou de clones d'ADN génomique d'organismes présentant un intérêt majeur sur le plan scientifique, médical ou économique. Des projets impliquant des populations d'organismes (métagénome, diversité biologique, typage moléculaire) pourront également être considérés. Les projets de taille plus modeste, pouvant être financés et réalisés par d'autres moyens, ne sont pas pris en considération.
Les propositions doivent être envoyées avant le 31 mars 2005.
Lire le texte de l’appel à propositions

 


 
Actualité des associations
 
Journée nationale de l'Association Sclérose Tubéreuse de Bourneville
 
L’Association Sclérose Tubéreuse de Bourneville organise, le 12 mars prochain, à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris), sa journée nationale. Plusieurs thèmes médicaux spécifiques à la maladie y seront abordés : évaluation neuropsychologique, génétique, diagnostic prénatal.
Renseignements au 03 44 60 97 66
Consulter le programme

 
Journées neurofibromatoses
 
L'Association Neurofibromatoses et Recklinghausen organise, les 18 et 19 mars prochains à Nantes, les journées neurofibromatoses. Plusieurs chercheurs et cliniciens impliqués dans ces maladies interviendront.
Pour tous renseignements contacter Anne Henrion : anne.henrion@anrfrance.org, ou 05 61 30 03 37
Consulter le programme

 


 
A lire
 
Catastrophic neurologic disorders in the emergency department
 
Auteur : Eelco F.M. Wijdicks
Edition : Butterworth-Heinemann
344 pages, environ 100 euros.

 
Facioscapulohumeral muscular dystrophy : clinical medicine and molecular cell biology
 
Auteurs : M Upadhyaya et DN Cooper
Edition : Taylor & Francis Group
250 pages, environ 135 euros

 
Pediatric Endocrinology : mechanisms, manifestations and management
 
Auteurs : Ora Hirsch Pescovitz et Erica A. Eugster
Edition : Lippincott Williams & Wilkins
914 pages, environ 130 euros.

 
Hereditary hearing loss and its syndromes
 
Auteurs : HV Toriello, W Reardon, RJ Gorlin
Edition : Oxford University Press
488 pages, environ 180 euros

 


 
Colloques et séminaires
 
European Human Genetics Conference 2005
 
Prague (République Tchèque)
 
7 au 10 mai 2005
 
http://www.eshg.org/eshg2005/
 
8th international symposium on myelodysplastic syndromes
 
Nagasaki (Japon)
 
12 au 15 mai 2005
 
http://www2.convention.co.jp/mds8th/
 
Sixth international symposium on preimplantation genetics
 
Londres (Royaume-Uni)
 
19 au 21 mai 2005
 
http://www.pgdlondon.org/01.htm
 
18ème conférence annuelle du consortium européen de l’hémophilie
 
Montpellier (France)
 
19 au 22 mai 2005
 
http://www.ehc2005.fr
 
4th International Alström Syndrome Medical Congress
 
Porto (Portugal)
 
17 et 18 juin 2005
 
http://www.jax.org
 
European Conference on Rare Diseases 2005
 
Luxembourg (Luxembourg)
 
21 et 22 juin 2005
 
http://www.rare-luxembourg2005.org
 


 

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