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Editorial Recherche sur les maladies rares : une nouvelle étape en 2005 ? Voilà trois ans que le GIS – Institut des maladies rares existe. Né de la volonté opiniâtre des associations de malades de voir enfin mis en oeuvre une politique incitative de recherche sur les maladies rares, le GIS a rejoint naturellement la Plateforme maladies rares, à l’Hôpital Broussais, au printemps 2002, s’engageant dans cette action avec quelques moyens, bien que modestes.
En trois ans, des actions significatives ont été mises en oeuvre. Le GIS a favorisé la création et le développement de 70 réseaux de recherche sur des maladies rares, ou des groupes de maladies rares, et incité au développement de recherches pluridisciplinaires sur près de 120 maladies. Il a également facilité l’accès des chercheurs à des plates-formes indispensables à ces recherches (clinique de la souris, accès aux molécules d’intérêt thérapeutique, criblage moléculaire, ...).
Des résultats prometteurs ont déjà été obtenus, et le colloque scientifique que le GIS vient d’organiser a témoigné du foisonnement des recherches de qualité sur les maladies rares soutenues par le GIS.
Mais tant reste à faire et l’attente légitime des malades doit inciter les pouvoirs publics et les chercheurs à une plus grande mobilisation. En ce sens, l’annonce conjointe par les ministres de la Santé et de la Recherche, fin 2004, du plan Maladies rares, et de son volet recherche élaboré sous la responsabilité du GIS, fait naître un réel espoir pour la recherche sur les maladies rares.
Le nouvel appel à projets, dont vous trouverez le texte sur notre site, qui vient d’être lancé grâce au financement de l’Agence nationale pour la recherche et au soutien de l’AFM, appuie cette volonté.
Après ces trois années, je passe le relais au Pr Elisabeth Tournier-Lasserve, spécialiste des maladies génétiques affectant les vaisseaux cérébraux. Elle bénéficiera sans aucun doute d’un contexte favorable avec la perspective d’un financement conséquent, pour 4 ans, de la recherche sur les maladies rares, qui lui permettra de reprendre le flambeau et d’amplifier les actions entreprises.
Je lui souhaite tout le succès possible pour mener à bien cette mission avec l’équipe du GIS-Institut des maladies rares et son conseil scientifique présidé par le Pr Judith Melki.
Alain Fischer

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Elisabeth Tournier-Lasserve
Docteur en médecine, neurologue et Professeur des Universités – praticien hospitalier, Elisabeth Tournier-Lasserve est directrice de l’unité 740 Inserm "Génétique des maladies vasculaires" et du laboratoire hospitalier de génétique moléculaire de l’hôpital Lariboisière.
Spécialiste des maladies génétiques affectant les vaisseaux cérébraux, Elisabeth Tournier-Lasserve a découvert plusieurs affections cérébro-vasculaires, identifié les gènes impliqués et exploré les mécanismes responsables de ces maladies. Ses travaux ont conduit à la mise au point de tests diagnostiques et à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques.
Elle a notamment identifié une nouvelle maladie héréditaire responsable d’accidents vasculaires cérébraux, appelée CADASIL. Elle a également établi les bases moléculaires de la migraine hémiplégique familiale et de malformations vasculaires cérébrales. Récemment, elle a identifié trois gènes impliqués dans les angiomes caverneux, des malformations cérébrales responsables de la survenue d’hémorragie cérébrale et de crises d’épilepsies.
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Nouveautés Orphanet Nouvelles recherches cliniques Recherches cliniques prévues ou en cours Facteurs génétiques impliqués dans la forme familiale de dégénérescence maculaire liée à l'âge http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=60515 Etude des effets de la molécule Bi-001 sur le déficit moteur de la maladie de Charcot-Marie-Tooth 1A http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=60779 S'enregistrer pour être informé des nouvelles recherches cliniques sur une maladie rare http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/home_info.php?file=Eclor&Lng=FR Nouvelles associations Association Française Contre l'Algie Vasculaire de la Face http://www.orpha.net/consor/cgi-bin//OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=59809 Association Française du Diabète Insipide http://www.orpha.net/consor/cgi-bin//OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=60507 Association Française Aide et Soutien aux Malades de Gorham http://www.orpha.net/consor/cgi-bin//OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=59193

Nouveaux syndromes Syndrome néphrogénique d’antidiurèse inappropriée Article basé sur deux cas.
Caractéristiques cliniques du syndrome de sécrétion inappropriée de l’hormone antidiurétique (SIADH) : hyponatrémie hypotonique, natriurèse élevée, osmolalité urinaire supérieure à l'osmolalité plasmatique. Cependant, les taux en hormone antidiurétique sont indétectables, ce qui distingue cette maladie du SIADH.
Etiologie : le gène AVPR2, codant pour le récepteur rénal de l’hormone antidiurétique, porte une mutation entraînant l’activation constitutive de ce récepteur.
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NEJM ; 352 : 1884-1890 ; 5 mai 2005 Myopathie avec faiblesse asymétrique, asymétrie squelettique et élévation du diaphragme Article basé sur deux patientes.
Signes cliniques : myopathie ne touchant que les filles, caractérisée par une faiblesse asymétrique, une asymétrie squelettique et une élévation diaphragmatique.
Etiologie : mutations sur le gène MTM1, codant pour la myotubularine.
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Neurology ; 64(9) : 1638-1640 ; 10 mai 2005 Hyperpigmentation progressive autosomique récessive Article basé sur trois patients d’une même famille.
Signes cliniques : hyperpigmentation initialement diffuse, puis disséminée, débutant dans la petite enfance et évoluant au cours de l’enfance. Les plantes des pieds et des mains sont touchées, mais les joues sont épargnées. Caractéristiques additionnelles : sécheresse cutanée, démangeaisons, peau sensible au soleil, dystrophie des ongles de pieds, perte de cheveux, myopie.
Hérédité autosomique récessive probable.
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The American Journal of Medical Genetics ; Publication en ligne avancée ; 25 avril 2005 Un nouveau syndrome d’akynésie/hypokinésie fœtale : la myopathie avec excès de fuseaux musculaires Article basé sur quatre cas.
Signes cliniques : arthrogrypose avec quadriplégie flasque, conduisant au diagnostic d’une myopathie avec excès de fuseaux musculaires.
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Journal of Perinatal Medicine ; 33(2) : 179-182 Hématurie autosomique dominante – tortuosité artériolaire rétinienne – contractures Signes cliniques : hématurie sans protéinurie, contractures musculaires, tortuosités artérielles rétiniennes responsables d’hémorragies rétiniennes. Caractéristiques additionnelles : arythmie cardiaque, syndrome de Raynaud, anomalies cérébrales à l’IRM. Aucun gène participant à l’angiogenèse ou codant pour des composants de la membrane basale (impliqués dans les formes dominantes d’hématurie) ne ségrége avec la maladie, confirmant l’identification d’un nouveau syndrome.
Les auteurs conseillent la réalisation d’un fond d’œil chez les patients atteints d’hématurie familiale présentant des troubles de la vision, et la réalisation d’analyses urinaires chez les patients présentant une tortuosité artérielle rétinienne ou des contractures musculaires congénitales.
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Kidney International ; 67(6) : 2354-2360 ; Juin 2005

Nos gènes se dévoilent Le syndrome hydrolethalus résulte de mutations d’un nouveau gène : HYLS1 Le syndrome hydrolethalus est un syndrome malformatif létal autosomique récessif caractérisé par de multiples anomalies du développement chez le fœtus. Selon les travaux de chercheurs finlandais et américains, il serait dû à une mutation d’un gène jusqu’alors inconnu, HYLS1, exprimé dans de nombreux tissus au cours du développement embryonnaire. Des études in vitro mettent en évidence une expression du gène sauvage au niveau cytoplasmique, alors que le gène muté est exprimé dans des structures nucléaires distinctes, entraînant une localisation cellulaire anormale de la protéine mutée. Ces observations sont confirmées sur un modèle animal (drosophile) de la maladie.
Pour en savoir plus sur "Hydrolethalus"
Human Molecular Genetics ; 14(11):1475-88 ; 1er juin 2005 Myopathie centronucléaire autosomique récessive canine : une insertion inactivatrice sur le gène PTPLA en cause La myopathie congénitale centronucléaire est une maladie musculaire se manifestant par un retard d’acquisition de la marche et une atteinte des muscles du visage. Sa transmission est généralement autosomique dominante, mais des formes récessives existent. Des labradors retrievers développent une myopathie centronucléaire spontanée (cnm) proche de la maladie humaine, et constituent ainsi un bon modèle expérimental des formes récessives. Une équipe française ayant déjà localisé le gène responsable sur la région centromérique du chromosome 2 canin, vient de l’identifier plus précisément. Il s’agit du gène PTPLA (protein tyrosine phosphatase-like gene), porteur d’une insertion exonique inactivatrice de 236 paires de base sur les deux allèles chez les chiens malades et sur un seul allèle chez les porteurs sains. La mutation homozygote de PTPLA fait tomber le taux de transcrits sauvages à 1% dans les muscles atteints. Une perturbation de PTPLA pourrait donc être impliquée dans certaines myopathies humaines.
Pour en savoir plus sur "Myopathie centronucléaire"
Human Molecular Genetics ; 14(11) : 1417-1427 ; Juin 2005 La glycogénose cardiaque congénitale résulte d’une anomalie de la protéine PRKAG2, et non d’un déficit en phosphorylase kinase La glycogénose cardiaque congénitale non lysosomale est une cardiomyopathie sévère se manifestant par une hypertrophie et une arythmie cardiaques à la naissance. Au niveau biochimique, le déficit d’une phosphorylase kinase cardiaque est souvent observé, bien que l’analyse moléculaire ne révèle aucune anomalie des gènes correspondants. Burwinkel et coll. ont étudié cinq patients non apparentés souffrant d’une glycogénose cardiaque congénitale sporadique, et dont le diagnostic biochimique mettait en évidence un déficit en phosphorylase kinase (PhK). Chez trois d’entre eux, ils ont identifié la même mutation faux-sens hétérozygote sur le gène PRKAG2, codant pour une protéine du métabolisme énergétique dont des mutations sont également impliquées dans le syndrome de Wolff-Parkinson-White, une cardiomyopathie familiale moins sévère touchant les enfants et les jeunes adultes. Produite in vitro, la protéine mutée dans la glycogénose cardiaque a des effets moléculaires plus marqués que les protéines mutées des patients adultes. Si ces observations n’ont pas d’implication clinique, elles permettent d’améliorer le diagnostic, le pronostic et le conseil génétique.
The American Journal of Human Genetics ; 76(6) : 1034-1049 ; Juin 2005 Glomérulosclérose segmentaire focale dominante : le gène d’un canal ionique impliqué La glomérulosclérose segmentaire focale, caractérisée par la présence d'une sclérose segmentaire dans certains glomérules, se manifeste par une protéinurie et une baisse progressive de la fonction rénale. Elle évolue souvent vers l’insuffisance rénale terminale. Les travaux de Winn et coll. présentent l’identification d’une mutation faux-sens du gène TRPC6 (Transient Receptor Potential Cation Channel 6) codant pour un canal ionique, au sein d’une large famille touchée par une glomérulosclérose segmentaire focale autosomique dominante. La mutation observée majore les signaux calcium médiés par ce canal, et semble altérer la distribution intracellulaire de la protéine TRPC6. C’est la première fois qu’un canal ionique est impliqué dans la glomérulosclérose segmentaire focale, ce qui laisse envisager de nouvelles approches thérapeutiques ciblant les canaux ioniques.
Pour en savoir plus sur "Glomérulosclérose segmentaire focale"
Science ; Publication en ligne avancée ; 5 mai 2005

La recherche, jour après jour Recherche fondamentale Syndrome de Usher 1B : un bon modèle expérimental chez la drosophile pourrait permettre d’éclaircir le rôle de la myosine VIIA Le syndrome de Usher type 1B, associant surdité neurosensorielle et rétinite pigmentaire, est dû à des mutations du gène USH1B codant pour la myosine VIIA, une protéine présente notamment dans les cellules de l’oreille interne. La façon dont la myosine VIIA anormale interfère avec l’audition reste encore inconnue, malgré les diverses études réalisées sur l’homme et différents modèles expérimentaux (souris, poisson-zèbre). Todi et coll. ont étudié les drosophiles crinkled, mutées au niveau de l’homologue du gène USH1B humain, et découvert que ces animaux souffraient de surdité complète. Ils ont observé une modification de la structure des cellules nerveuses connectées aux organes auditifs, à l’origine de l’absence de signaux électriques en réponse aux sons. Les scientifiques détiennent à présent un modèle expérimental du syndrome de Usher type 1B facile à manipuler, sur lequel ils vont pouvoir tester toutes les hypothèses relatives à la fonction de la myosine VIIA, et progresser dans la compréhension des surdités humaines liées aux anomalies de cette protéine.
Pour en savoir plus sur "Usher, syndrome d'"
Current Biology ; 15(9) : 862-868 ; 10 mai 2005 Polykystose rénale : résultats encourageants des inhibiteurs de caspase chez le rat Une activation excessive de la prolifération cellulaire et de l’apoptose dans les cellules rénales est en cause dans la polykystose rénale, la plus fréquente des maladies rénales héréditaires qui se manifeste par le développement de multiples kystes dans les deux reins (à partir des différents segments des tubules rénaux). Une équipe américaine, ayant précédemment mis en évidence une augmentation de la caspase-3 pro-apoptotique chez des rats atteints de polykystose rénale, a étudié, chez ces mêmes animaux, l’effet d’un inhibiteur de caspase sur la prolifération et l’apoptose des cellules tubulaires rénales, la formation des kystes, et l’insuffisance rénale. Comparés aux animaux non traités, les animaux ayant reçu des injections de l’inhibiteur de caspase IDN-8050 ont présenté une amélioration physique et biochimique significative : diminution de l’apoptose et de la prolifération cellulaire dans les tubules kystiques et non kystiques, arrêt du grossissement rénal et de la formation des kystes, atténuation de la perte de fonction rénale. Les inhibiteurs de caspase, prometteurs, nécessitent d’être évalués chez d’autres animaux avant d’envisager leur utilisation dans le traitement de la polykystose rénale humaine.
Pour en savoir plus sur "Polykystose rénale autosomique dominante" Pour en savoir plus sur "Polykystose rénale autosomique récessive"
PNAS ; 102(19) : 6954-6959 ; 10 mai 2005 Glioblastomes : étude du potentiel oncolytique d’une série de neuf virus Les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales rares souvent réfractaires aux traitements médicaux et chirurgicaux actuels. Wollmann et coll. ont réalisé une série de tests sur neuf virus (à ADN ou ARN) afin de déterminer ceux qui infectaient, ralentissaient, ou tuaient les cellules tumorales cérébrales. Par la suite, les chercheurs ont cultivé les virus les plus performants pendant plusieurs générations sur des cellules tumorales, dans le but de sélectionner les clones capables de tuer plus spécifiquement les cellules tumorales tout en présentant une toxicité minimale pour les cellules saines. Sur un modèle de glioblastome induit chez la souris, le candidat le plus prometteur est une souche de virus de la stomatite vésiculaire (VSV), particulièrement performant pour se répliquer et diffuser dans la tumeur cérébrale, et donc l'éliminer. VSV et trois autres virus prometteurs (Sindbis virus, minute virus of mice i-strain, minute virus of mice p-strain) doivent faire l’objet d’analyses supplémentaires pour évaluer leur action thérapeutique potentielle sur le glioblastome.
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Journal of Virology ; 79(10) : 6005-6022 ; Mai 2005 Recherche clinique Adrénoleucodystrophie liée à l’X : des pistes pour expliquer l’hétérogénéité phénotypique L’adrénoleucodystrophie (ALD) liée à l’X est une maladie péroxysomale due à des mutations du gène ABCD1, et caractérisée par l’accumulation d’acides gras à très longues chaînes (AGTLC) dans le plasma et les tissus. Aucune corrélation génotype-phénotype ne permet d’expliquer l’existence de plusieurs variants phénotypiques, dont les trois principaux sont : l’adrénoleucodystrophie cérébrale de l’enfant, l’adrénomyéloneuropathie, et l’adrénomyéloneuropathie avec démyélinisation cérébrale. L’hypothèse de gènes modificateurs a donc été posée. Pour la creuser, une équipe française a étudié plusieurs paramètres génétiques et biochimiques chez des malades présentant les trois phénotypes cités ci-dessus : l’expression de ABCD1 et de trois autres gènes codant pour des transporteurs péroxysomaux de la même famille (ABCD2, ABCD3 et ABCD4), l’expression des gènes de deux protéines de synthèse des AGTLC (VLCS et BG1), les concentrations en AGTLC dans la substance blanche normale des patients. Ils en ont conclu que :
- Les mutations tronquantes du gène ABCD1 ne sont probablement pas en cause dans la variabilité phénotypique de l’ALD ;
- Le taux d’accumulation d’AGTLC saturés dans la substance blanche normale est corrélée avec les différentes formes d'ALD liée à l'X ;
- L’expression des gènes ABCD4 et BG1 semble corrélée avec la sévérité de la maladie, et agirait tôt dans la pathogenèse des ALD.
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Human Molecular Genetics ; 14(10) : 1293-1303 ; 15 mai 2005 Hyperoxalurie type 1 : une corrélation génotype-phénotype prédit la réponse au traitement par le phosphate de pyridoxine L’hyperoxalurie type 1 est une maladie peroxysomale due à un déficit en alanine-glyoxylate-aminotransférase (AGT). Différentes mutations du gène AGT ont été observées, G170R étant la plus fréquente. Le traitement par phosphate de pyridoxine (VB6), un coenzyme de l’AGT, est communément employé mais n’agit efficacement que chez la moitié des malades. Une équipe américaine vient de confirmer l’hypothèse d’une corrélation entre la nature des mutations du gène AGT et la réponse au traitement par VB6 : les mutations G170R et F152I sont associées à une meilleure réponse au VB6. La réalisation d’un test génétique pourrait donc être utile pour optimiser le traitement des patients atteints d’hyperoxalurie type 1.
Pour en savoir plus sur "Hyperoxalurie"
American Journal of Nephrology ; 25(2) : 183-188 ; Mars-Avril 2005 Le déficit cérébral en folates dû à la production d’auto-anticorps bloquants les récepteurs cérébraux à l’acide folique Le déficit cérébral en folates est une maladie récemment identifiée se manifestant par un retard psychomoteur et une atteinte neurologique grave. Les enfants malades présentent un taux faible en folates dans le liquide cérébro-spinal, alors que les concentrations sanguines et plasmatiques de cette substance sont normales. Les travaux récents de Ramaekers et coll. montrent que les patients produisent des auto-anticorps dirigés contre les récepteurs membranaires de l’acide folique situés à l’entrée du cerveau, empêchant alors le transfert des folates du plasma vers le liquide cérébro-spinal. L’administration avant six ans d’un dérivé de l’acide folique (l’acide folinique) à forte dose, testée par les chercheurs, conduit à une normalisation du taux de folates dans le liquide cérébro-spinal et à une amélioration clinique significative. Cette substance s’avère capable de contourner la barrière formée par les auto-anticorps et d’entrer dans le liquide cérébro-spinal par la voie du « porteur de folate réduit ». La détection et le diagnostic précoce du déficit cérébral en folates apparaissent donc importants, un traitement efficace étant aujourd’hui disponible.
NEJM ; 352 : 1985-1991 ; 12 mai 2005 Syndrome de Lennox-Gastaut : le rufinamide efficace en traitement complémentaire Le syndrome de Lennox-Gastaut (SLG) est une encéphalopathie épileptique infantile caractérisée, entre autres, par des crises souvent résistantes aux anti-épileptiques conventionnels. Le journal Neurology publie les résultats d’un essai clinique multicentrique, randomisé, en double aveugle, contre placebo, mettant en évidence l’efficacité de l’anti-épileptique Rufinamide pour limiter la fréquence des crises chez les patients SLG résistants aux traitements classiques. Inovelon (Rufinamide) a obtenu la désignation de médicament orphelin européen en octobre 2004, et a fait l’objet d’une demande d’autorisation de mise sur le marché auprès de l’EMEA le 29 mars 2005.
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Neurology ; 64(10) : 1826 ; 24 mai 2005 Essais cliniques : industries pharmaceutiques et éditeurs de journaux médicaux se mobilisent pour plus de transparence En janvier dernier, les industries pharmaceutiques représentées par la Fédération internationale des entreprises et associations pharmaceutiques (IFPMA), la Fédération européenne des entreprises et associations pharmaceutiques (EFPIA), l’Association japonaise des entreprises pharmaceutiques (JPMA) et les entreprises pharmaceutiques américaines (PhMRA) se sont engagées à améliorer la transparence concernant les essais cliniques sponsorisés par leurs membres. Concrètement, les entreprises du médicament ont décidé de rendre publiques sur des bases de données d’accès libre, les synthèses des résultats de tous les essais cliniques des médicaments déjà autorisés sur le marché, quelqu’en soit l'issue. Ces synthèses seront publiées dans l’année qui suivra l’autorisation de mise sur le marché du médicament, ou pour les essais post-AMM, dans l’année qui suivra la fin de l’essai. En complément, ces entreprises publieront des registres sur les nouveaux essais en cours concernant l’apport thérapeutique d’un médicament, qui comprendront, entre autres, les données sur le recrutement de patients.
Cette initiative vient d’être confirmée par l’annonce du lancement prochain d’un portail destiné à fournir aux patients et aux médecins une information complète sur les essais cliniques en cours et terminés. Développé par IBM, il établira un lien avec les données relatives aux essais cliniques publiées sur les sites web des sociétés pharmaceutiques, les sites commerciaux ou gouvernementaux.
Joint position on the disclosure on clinical trial information via clinical trial registries and databases
De leur côté, les membres du Comité international des éditeurs de journaux médicaux (ICMJE) avaient publié conjointement en septembre 2004, un éditorial destiné à encourager l’enregistrement de tous les essais cliniques. On y apprenait qu’à partir du 1er juillet 2005, ces éditeurs n’accepteraient à la publication que les essais ayant été déclarés avant le recrutement du premier patient. Pour les essais en cours, la date limite d’enregistrement est fixée au 13 septembre 2005. Le comité vient de publier un nouvel éditorial répondant aux différentes questions soulevées par cette initiative.
- Quels essais cliniques doivent être enregistrés : tous les essais cliniques de phase III, dont le but premier est d’évaluer une substance en pratique clinique. Les essais cliniques de phase I (toxicité, pharmacocinétique) sont exclus. L’enregistrement des essais cliniques de phase II, dont l’objectif et d’identifier la biologie d’une maladie ou de définir des stratégies cliniques, apparaît intéressant mais pourrait freiner l’innovation. C’est pourquoi chaque éditeur garde la liberté de décider, au cas par cas, s’il souhaite publier les résultats de recherches cliniques non enregistrées appartenant à cette catégorie.
- Quelles informations doivent être communiquées : une liste de 20 items doit être obligatoirement complétée par des données informatives.
- Les registres dans lesquels seront incluses ces informations doivent être accessibles gratuitement par tous les publics et posséder un système de validation de l’enregistrement des données.
Journaux dont les éditeurs sont membres du ICMJE : JAMA, NEJM, The New Zealand Medical Journal, Norwegian Medical Journal, The Lancet, Annals of Internal Medicine, Croatian Medical Journal, Dutch Journal of Medicine, Journal of the Danish Medical Association, The Medical Journal of Australia.
JAMA ; Publication en ligne avancée ; 23 mai 2005NEJM ; 351 : 1250-1251 ; 16 septembre 2004
Deux nouveaux mastères en biothérapies Dans le cadre de la réforme des études supérieures, deux nouveaux mastères à l'université paris 12 (Créteil) ont été habilités : le premier master s'adresse à des scientifiques ou médecins désireux de recevoir une formation et de réaliser un travail de recherche sur les bases fondamentales des biothérapies cellulaires et géniques ;
le second master s'adresse à des médecins, chirurgiens, pharmaciens et vétérinaires désireux de recevoir une formation et de réaliser un travail de recherche appliquée dans le domaine des biothérapies (recherche pré-clinique et clinique).
Contact : Bénédicte Chazaud chazaud@im3.inserm.fr
Recherche et cellules souches Myopathie de Duchenne : les résultats prometteurs de cellules souches issues de tissu adipeux chez la souris Une équipe française, spécialisée dans le tissu adipeux et les cellules souches embryonnaires rapporte, dans un article de Journal of Experimental Medicine, l’obtention de cellules souches multipotentes dérivées de tissu adipeux (hMADS : human multipotent adipose derived stem cell). Une même cellule hMADS s’avère capable de donner naissance in vitro à une cellule musculaire, osseuse, adipeuse ou de cartilage, en fonction de son environnement. En outre, les hMADS présentent une forte capacité de prolifération, des chromosomes normaux et une absence de caractère tumorigène. Rodriguez et coll. ont alors testé les potentialités réparatrices de ces cellules souches chez les souris mdx, des modèles expérimentaux de la myopathie de Duchenne. Transplantées en faible quantité chez les animaux malades, les cellules souches n’ont pas été rejetées même en l’absence de traitement immunosuppresseur, et ont induit une expression importante et à long terme de la dystrophine humaine. Ces travaux, s’ils nécessitent de nombreuses études complémentaires, ouvrent des perspectives importantes en matière de thérapie cellulaire des maladies musculaires. Ils ont donné lieu au dépôt d’un brevet international.
Pour en savoir plus sur "Dystrophies musculaires de Duchenne et Becker"
Journal of Experimental Medicine ; 201(9) : 1397-1405 ; 2 mai 2005 Des cellules souches du limbe cornéen pour restaurer la vue Certains cas de cécité sont dus à une déficience en cellules souches du limbe cornéen. Depuis quelques années, un hôpital britannique parvient à corriger partiellement ce type de cécité en greffant des cellules souches du limbe cornéen issues des malades eux-mêmes ou de donneurs. Un article récent, publié dans Ophthalmology, fait le bilan des 10 premiers cas ainsi traités. Les 10 patients souffraient d’une déficience sévère en cellules souches limbiques due à une dysplasie ectodermique, un syndrome de Stevens-Johnson, une atteinte chimique ou thermique, ou une blépharoconjonctivite rosée. Ils ont reçu une greffe allogénique de cellules souches du limbe cornéen précédemment cultivées in vitro. Sept interventions sur dix ont entraîné l’amélioration des paramètres de la déficience en cellules souches limbiques (vascularisation, conjonctivalisation, inflammation, défaut épithélial, photophobie, douleur) après un suivi moyen de 28 mois. Une augmentation de l’acuité visuelle est apparue chez quatre patients, dont trois ont subi des interventions supplémentaires ultérieures pour améliorer ce résultat. Après neuf mois, on ne détecte plus d’ADN issue des cellules souches greffées chez les sept patients traités avec succès, soulevant la question de l’origine de l’épithélium cornéen formé. Des études fondamentales complémentaires s’avèrent donc nécessaires pour décrire plus précisément le mécanisme d’action de la greffe.
Ophthalmology ; 112(3) : 470-477 ; Mars 2005 Des sud-coréens créent les premières lignées de cellules souches issues d’embryons clonés L’équipe sud-coréenne de Hwang et coll. vient d’annoncer la création de 11 nouvelles lignées de cellules souches issues d’embryons créés par transfert nucléaire. L’an dernier, elle était parvenue à créer une seule lignée de cellules, à partir de 30 embryons clonés après plus de 200 essais. La technique employée a été améliorée, en partie par l’utilisation d’ovules frais issus de femmes jeunes et fertiles, et a permis la création de 11 lignées cellulaires, à partir de 31 embryons clonés suite à seulement 185 essais. Les lignées obtenues portent la signature de certaines maladies puisque les noyaux implantés proviennent de personnes souffrant d’un traumatisme médullaire, d’agammaglobulinémie, ou de diabète. On est encore loin de leur utilisation pour régénérer des tissus endommagés, les prochaines étapes étant l’évaluation en laboratoire de la tolérance du système immunitaire des malades à ces cellules souches (les premières expériences montrent une bonne compatibilité), de leur efficacité thérapeutique et de leur innocuité.
Dans le même temps, une équipe de scientifiques britanniques basée à Newcastle a annoncé la création par transfert nucléaire de trois embryons humains, dont un a survécu cinq jours. Cependant, ils n’ont pu en extraire de cellules souches. Selon Murdoch et coll., l’efficacité du transfert nucléaire dépendrait de la rapidité avec laquelle l’ovule est prélevé et manipulé. En effet, l’embryon ayant survécu 5 jours était issu d’un ovule collecté et manipulé en l’espace de 15 minutes.
Reproductive Biomedicine Online ; Publication en ligne avancée ; Mai 2005Science ; Publication en ligne avancée ; 19 mai 2005
Georges Bush s’oppose à une loi étendant les financements publics des recherches sur les cellules souches embryonnaires Un projet de loi américain relatif à l’utilisation de cellules souches embryonnaires dans le cadre de recherches financées par les fonds publics vient d’être adopté par la chambre des représentants à 238 voix pour contre 194. La nouvelle loi, qui doit encore être adoptée par le Sénat et obtenir l’autorisation du Président, permettrait au gouvernement de financer des études impliquant des embryons humains surnuméraires issus de fécondations in vitro, quelle que soit leur date de création, à condition que les couples concernés aient décidés de les abandonner. Cependant, le Président Bush, fortement opposé à la destruction d’embryons pour la production de lignées de cellules souches, menace d’opposer son veto.
The New York Times ; 25 mai 2005 L’initiative britannique sur les cellules souches (UKSCI) prend forme Le Gouvernement britannique vient d’annoncer la composition et les attributions de l’initiative britannique pour les cellules souches (UKSCI : UK Stem Cell Initiative), dont la création a été annoncée en mars dernier. Dirigée par Pr Sir John Pattison, à la tête du département de recherche et développement du ministère de la Santé, cette structure a plusieurs objectifs :
- Formuler une projection sur 10 ans de la recherche sur les cellules souches au Royaume-Uni, et mettre en place une plate-forme destinée à coordonner les recherches publiques et privées. Le but étant de faire du Royaume-Uni le pays le plus performant au niveau scientifique et commerciale dans le champ des cellules souches.
- Fournir un budget prévisionnel chiffré au gouvernement et aux entreprises afin de faciliter la planification des financements publics et privés sur la période 2006-2015.
- Identifier les actions à entreprendre pour améliorer la coordination et la gestion des recherches et des transactions commerciales de cellules souches dans les prochaines années.

Prise en charge et thérapie Maladie de Krabbe : la transplantation de sang du cordon ombilical est efficace chez les nouveaux-nés Dans la maladie de Krabbe, le déficit de l’enzyme lysosomale galactocérébrosidase entraîne une démyélinisation du système nerveux central et périphérique. Une équipe a émis l’hypothèse qu’une transplantation de sang du cordon ombilical de donneurs non apparentés, avant l’apparition des symptômes, pourrait modifier favorablement l’histoire naturelle de la maladie. Escolar et coll. ont testé l’effet de cette stratégie thérapeutique et l’ont comparé à une transplantation similaire réalisée après l’apparition des symptômes et à l’évolution de patients non traités. Les taux de prise de la greffe et de survie sont respectivement de 100% et 100% parmi les nouveaux-nés asymptomatiques, et de 100% et 43% parmi les enfants symptomatiques. Les patients survivants présentent une prise durable de la greffe de cellules hématopoïétiques et la restauration d’un taux normal en galactocérébrosidase sanguine. Au niveau phénotypique, les enfants présentent une vision, une audition et un développement normaux avec seulement un léger retard à la parole et quelques anomalies motrices. En revanche, la transplantation effectuée après le développement des symptômes permet uniquement de stabiliser ces derniers.
Pour en savoir plus sur "Krabbe, maladie de"
NEJM ; 352 : 2069-2081 ; 19 mai 2005 Acromégalie : efficacité et coût réduit pour un traitement combinant pegvisomant et analogues de la somatostatine L’acromégalie, résultant d’une hypersécrétion de l’hormone de croissance, peut-être traitée depuis peu par l’administration quotidienne de Somavert (Pegvisomant), un antagoniste de l’hormone de croissance. Ce traitement, efficace, est néanmoins très coûteux. Une équipe néerlandaise a évalué l’efficacité d’une thérapie combinée basée sur l’administration hebdomadaire de pegvisomant conjointement à l’administration mensuelle d’analogues de la somatostatine à action prolongée. Des concentrations normales en hormone de croissance sont atteintes chez 18 des 19 patients ayant suivi les 42 semaines de traitement, avec une dose hebdomadaire moyenne de 60 mg de pegvisomant. Cette approche combinée, efficace, pourrait faciliter l’observance du traitement par les patients et réduire fortement les coûts de la prise en charge médicale de l’acromégalie chez certains malades.
Pour en savoir plus sur "Acromégalie"
The Lancet ; 365 : 1644-1646 ; 7 mai 2005 Cytopathies mitochondriales : l’intérêt diagnostique de l’imagerie par résonance magnétique L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un outil potentiellement utile pour le diagnostic des cytopathies mitochondriales, un groupe hétérogène de maladies dont le dénominateur commun est un déficit de la chaîne respiratoire mitochondriale. Une équipe espagnole a cherché à corréler les principales caractéristiques cérébrales observées chez 21 patients atteints de quatre types de cytopathie mitochondriale (ophtalmoplégie externe progressive chronique, syndrome de Kearns-Sayre, encéphalopathie mitochondriale neuro-gastro-intestinale, MERRF syndrome) avec les différents phénotypes. 95% des patients présentaient des anomalies cérébrales à l’IRM, les plus fréquentes étant une hyperintensité de la substance blanche, une atrophie corticale sus-tentorielle et une atrophie cérébelleuse. L’hyperintensité de la substance blanche et l’atrophie corticale sus-tentorielle sont associées de manière significative avec les cytopathies mitochondriales. L’analyse des sous-groupes démontre que l’absence d’hyperintensité des ganglions basaux est corrélée avec le syndrome de Kearns-Sayre, alors que la présence d’atrophie corticale sus-tentorielle est corrélée avec l’encéphalopathie mitochondriale neuro-gastro-intestinale. Ainsi, l’IRM constitue un outil utile pour confirmer le diagnostic de cytopathie mitochondriale, voire identifier le sous-groupe auquel appartient la maladie.
Archives of Neurology ; 62 : 709-710 ; Mai 2005

Politique de recherche et de santé Vers une réglementation européenne des techniques médicales innovantes La thérapie génique, la thérapie cellulaire et l’ingénierie tissulaire sont des stratégies thérapeutiques innovantes en plein développement qui, d’après la Commission Européenne, nécessitent une harmonisation des réglementations nationales en Europe. Dans ce but, la commission prépare une législation destinée à :
- Garantir un haut niveau de protection pour les patients européens traités par les thérapies innovantes ;
- Faciliter l’accès au marché des thérapies innovantes en mettant en place un cadre réglementaire harmonisé pour leur autorisation, leur surveillance, et l’évaluation post-autorisation.
- Favoriser la compétitivité des acteurs européens opérant dans ce domaine ;
- Mettre en place une réglementation globale, tout en permettant une flexibilité suffisante au niveau technique, afin de rester en phase avec l’évolution de la science et des technologies.
Avant de présenter une proposition officielle dans le courant de l’année, la Commission invite le grand public à faire connaître ses observations sur un projet de cadre réglementaire pour les thérapies innovantes. Les commentaires sont à faire parvenir, avant le 20 juin 2005, à Nicolas Rossignol : nicolas.rossignol@cec.eu.int.
http://pharmacos.eudra.org/F2/advtherapies/index.htm Une enquête sur les politiques nationales et les activités concernant les tests génétiques dans les Etats Membres de l’Union La Commission Européenne vient de publier les résultats d’une enquête sur les réglementations nationales et les activités relatives aux tests génétiques, au sein des états membres de l’Union Européenne. Cette enquête a été réalisée afin de faciliter l’identification des actions à entreprendre au niveau européen pour garantir la qualité des tests génétiques.
http://www.orpha.net/actor/Orphanews/2005/doc/surveygentest.pdf Le Centre arabe d’études génomiques lance une base de données génétiques Le Centre arabe d’études génomiques (CAGS : Centre for Arab Genomic Studies), basé à Dubaï dans les Emirats Arabes Unis, vient de créer une base de données des maladies génétiques dans les populations du Moyen-Orient, afin d’informer la communauté scientifique et le public sur l’occurrence de ces pathologies au Moyen-Orient et de suggérer de nouvelles stratégies de recherche. Des données ont déjà été recueillies dans les Emirats Arabes Unies, et leur collecte devrait être étendue à d’autres pays tels que l’Arabie Saoudite, le Liban, l’Egypte et Bahreïn. Les maladies génétiques sont particulièrement prévalentes au Moyen-Orient et posent un problème de santé publique. Plusieurs facteurs sont mis en cause : un fort taux de consanguinité, une tendance à avoir beaucoup enfants et ce jusqu’à l’âge de la ménopause, l’existence de facteurs sélectifs favorisant l’apparition de maladies génétiques, et la non-sensibilisation du public concernant la reconnaissance précoce et la prévention des maladies.

Financer sa recherche Recherche sur les maladies rares : appel à projets ANR – GIS-Institut des maladies rares Le groupement d’intérêt public Agence Nationale de la Recherche (GIP-ANR), associé à l’Association Française contre les Myopathies (AFM), lance auprès de la communauté de la recherche française un appel à projet (AAP) thématique dans le domaine des maladies rares. Cet AAP a pour but de donner une impulsion significative à des projets ambitieux qui se positionnent favorablement dans la compétition internationale. Il s'inscrit dans le fil des propositions du Plan National Maladies Rares et s'appuie sur les instances du GIS - Institut des maladies rares.
Une attention particulière sera portée aux domaines suivants :
- Épidémiologie descriptive et analytique,
- Histoire naturelle et nosologie des maladies rares,
- Caractérisation génétique et moléculaire et mise au point de tests diagnostics,
- Physiopathologie,
- Modèles cellulaires et animaux,
- Recherches à visées thérapeutiques,
- Recherches en sciences humaines et sociales incluant le domaine des handicaps induits par les maladies rares.
http://www.institutmaladiesrares.net/encours.html

Actualité des associations APF Ecoute Infos, un nouveau service d'aide à la personne APF Ecoute Infos est un nouveau service créé par l’Association des Paralysés de France pour répondre aux besoins des personnes en situation de handicap moteur. Les demandes (informations sur une maladie, soutien psychologique) peuvent être adressées par téléphone au 0 800 500 597 pour les questions relatives aux déficiences motrices, et au 0 800 85 49 76 pour les questions spécifiques à la sclérose en plaques.
Le Guide Vacances en France de l'APF pour les personnes en situation de handicap Edité par l'Association des Paralysés de France et destiné aux personnes en situation de handicap, le Guide Vacances en France propose une sélection d'activités (sportives, culturelles), de loisirs, d'idées de séjours, d'hébergements (gîtes, chambres d'hôtes, campings, villages vacances...) et de lieux de baignade dans les quatre coins de la France. Cette année, il comporte plus de 1 660 références dont 380 nouveautés. Autant de contacts pour aider les personnes en situation de handicap à profiter au mieux de leurs vacances.
Prix : 5,30 euros (frais de port compris)
Pour toute commande, envoyez un chèque à : APF, 17 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris.

A lire Accès à l'information médicale sur Internet : les inégalités observées dans l'audience d'un site Web Cet article, publié dans la Revue d'épidémiologie et de santé publique, est basé sur une thèse concernant l'infomédiation en santé réalisée par Hervé Nabarette. Il étudie si les inégalités habituelles d'accès à l'information médicale sur Internet, sont également observées dans le cas particulier des maladies rares. Le serveur d'information sur les maladies rares Orphanet est pris comme exemple.
Revue d'épidémiologie et de santé publique ; 53 : 211-232 ; 2005 L’homme de chair Dans ce livre, Michel Fardeau nous raconte et nous explique tout ce que nous avons appris sur nos muscles. Sur leur constitution. Sur leur fonctionnement. Et surtout sur leur subtile pénétration par les terminaisons nerveuses qui leur donnent vie, mouvement, force et résistance. Et comment ces connaissances nous mettent sur la voie d’une meilleure compréhension et d’une guérison possible de ces terribles maladies qu’engendrent les ratés de cette belle machinerie, les myopathies.
Auteur : Michel Fardeau
Editions : Odile Jacob
320 pages, 30 euros
Immunologic disorders in infants and children, fifth edition Editeurs : E. Richard Stiehm, Hans D. Ochs, Jerry A. Winkelstein
Ouvrage co-écrit par 30 auteurs
1536 pages, environ 254 euros
Genetic disorders in the Arab World : United Arab Emirates Auteur : Centre for Arab Genomic Studies
Contact : cags@emirates.net.ae
Cet ouvrage, une des premières publications du Centre arabe d’études génomiques, inclut les résultats de diverses recherches menées dans les Emirats Arabes Unies par différents experts dans les domaines de la médecine, de la santé et de la génétique.

Colloques et séminaires XIème Ecole d'Eté Internationale de Neurogénétique et Comportement
Cette école d’été est destinée aux chercheurs titulaires en neurosciences, en biologie moléculaire et en génétique, aux cliniciens, aux doctorants et post-doc.
http://www.inb.u-bordeaux2.fr
42th Congress of the Society for the Study of Inborn Errors of Metabolism (SSIEM)
Thème : Traitement des maladies héréditaires du métabolisme
http://www.ssiem2005.com
European Paediatric Neurology Society 2005
Le congrès couvrira une panoplie de thèmes concernant les maladies neurologiques :
- Epilepsies
- Troubles neuropsychiatriques
- Neurométabolisme et neurogénétique
- Maladies et syndromes rares
- Maladies neuromusculaires
- Neurologie du développement
- Mesures préventives et neuroprotectives pour éviter les dommages cérébraux acquis
- La personne handicapée
http://www.congrex.se/epns2005/
7th International Marfan symposium
http://www.marfan.de/ghent.pdf
Maladies métaboliques orphelines : de l’enfance à l’âge adulte
Contact : jean.cabane@sat.ap-hop-paris.fr
http://www.orpha.net/docs/cabane.doc
10th International Congress of the World Muscle Society
http://www.efns.org/efns2005
The American Society of Human Genetics
http://www.ashg.org

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