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Editorial Des centres de référence européens pour les maladies rares ? La Task Force Maladies Rares de la Commission Européenne vient de remettre son rapport au "High Level Group on Health Services and Medical Care" présidé par la France. Ce rapport fait un tour d'horizon de la situation dans les différents pays européens et se termine par des recommandations. La situation est très diversifiée, la France faisant figure d'exception avec sa labellisations de centres nationaux dotés de moyens spécifiques. Le Danemark, la Suède et l'Italie ont aussi des centres de référence mais ils répondent à des définitions très différentes et sont plus des centres de prise en charge de proximité. La Grande-Bretagne a quelques centres de référence dédiés à des technologies innovantes. Les autres pays européens n'ont pas de système de labellisation même si des centres d'expertise existent comme en témoignent les longues listes de consultations spécialisées listées par Orphanet. Le rapport propose des critères pour définir les centres de référence et des indicateurs de priorisation. Ses recommandations sont (1) de poursuivre l'identification des centres experts en Europe, qu'ils s'appellent ou non centres de référence, afin que les malades et les professionnels puissent savoir où consulter; (2) d'apporter un soutien financier aux réseaux de centres partageant expertise et bonnes pratiques; (3) de financer le développement de systèmes de gestion informatisée de dossiers médicaux partagés et de réunions d'experts pour étude de cas cliniques afin de faire bénéficier le plus de malades possibles de l'expertise de quelques-uns sans que les malades aient à se déplacer; (4) de travailler sur un processus de désignation des centres de référence à l'échelle eurpéenne en coopération avec les autorités sanitaires des pays concernés. Le rapport a été bien accueilli par le "High Level Group" le 29 septembre. Celui-ci doit maintenant faire des propositions pouvant s'appliquer à d'autres pathologies que les maladies rares ou à d'autres situations comme les technologies très innovantes. Ses conclusions seront présentées au conseil des ministres de la santé en décembre 2005.
La première dame d'Allemagne en visite à la Plateforme Maladies Rares... La plateforme maladies rares a eu le privilège de recevoir la visite de Mme Köhler, épouse du président de la République d'Allemagne, le 5 octobre dernier, à sa demande lors d'un voyage officiel en France. Elle était accompagnée d'une délégation de l'Alliance Maladies Rares allemande. Elle a été très intéressée par les nombreuses initiatives françaises qui lui ont été présentées par Mme Alexandra Fourcade au nom du Ministère de la Santé, et par les activités de la plateforme. Elle a promis d'agir pour réunir les acteurs allemands concernés afin d'envisager des initiatives communes.

Mme Köhler et Mme Kreiling, présidente de l'Alliance Maladies Rares allemande

Nouveautés Orphanet Nouveaux textes Insuffisance ovarienne précoce (Ménopause précoce) http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-PremOvarFail.pdf Nouvelles recherches cliniques Recherches cliniques prévues ou en cours Etude de phase I testant le Topotect associé à l'etoposide dans le traitement de porteurs d'une tumeur cérébrale primitive http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=66360 Steinert : Etude du sommeil chez des enfants http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=63276 S'enregistrer pour être informé des nouvelles recherches cliniques sur une maladie rare http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/home_info.php?file=Eclor&Lng=FR

Nouveaux syndromes Un nouveau syndrome rénal avec alcalose métabolique hypokaliémique. Article basé sur 2 cas.
Le déficit en magnésium d'origine rénale en association avec un défaut dans la réabsorption tubulaire du chlorure a été rapportée dans les syndromes de Bartter et de Gitelman. Ces deux syndromes de transmission autosomique récessive, sont caractérisés entre autre par une alcalose métabolique hypokaliémique. Le syndrome de Bartter associe également divers degrés d'hypercalciurie, résultant du dysfonctionnement tubulaire rénal. Un déficit modéré en magnésium se produit chez environ 20% des patients. Dans le syndrome de Gitelman, le déficit en magnésium est le trait principal et le dosage de l’hypocalciurie est utilisé pour différencier les deux syndromes. Une équipe finlandaise rapporte un nouveau syndrome rénal proche de ces deux syndromes chez un père et sa fille. Cette maladie apparemment autosomique dominante est caractérisée par une alcalose métabolique hypokaliémique secondaire à un déficit rénal en chlorure, un déficit rénal en magnésium sévère et une hypercalciurie très marquée. Les deux patients présentent également une cardiomyopathie dilatée.
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Nephrology, Dialysis Transplantation ; 20(6) : 1241-1245 ; juin 2005 Une variante de la mastocytose cutanée avec des signes des pathologies histiocytaire et de vascularite. Article basé sur 3 cas.
Les mastocytoses sont des pathologies tumorales relativement rares caractérisées par la prolifération anormale et incontrôlée de mastocytes dans de nombreux tissus, comme la peau, la moelle osseuse, le tube digestif, etc.
Une équipe autrichienne décrit trois patients présentant une nouvelle forme de mastocytose cutanée, avec des traits cliniques de pathologie histiocytaire et histologiques de vascularite leucocytoclastique.
Les signes cliniques sont des macules rouges-jaunes-brunes généralisées avec desquamation et encroûtement occasionnels au niveau du tronc et des extrémités, sans autres symptômes ni atteinte d’autres organes, excepté des démangeaisons variables. L’histologie montre des infiltrations du derme denses et diffuses d’éosinophiles, de neutrophiles et de débris nucléaires avec accentuation périvasculaire.
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British Journal of Dermatology ; 153(3) : 642-646 ; septembre 2005

Nos gènes se dévoilent Syndromes myélodysplasiques/myéloprolifératifs : DIDO, le premier gène identifié Les syndromes myélodysplasiques (SMD) et myéloprolifératifs (SMP) sont des affections hétérogènes clonales des cellules souches hématopoïétiques se distinguant par une combinaison de caractéristiques morphologiques, immunophénotypiques et cliniques. Si les premiers se caractérisent par une hématopoïèse inefficace avec des troubles de la maturation des précurseurs conduisant à une mort cellulaire au niveau de la moelle osseuse, les seconds présentent une hématopoïèse efficace qui conduit à une augmentation du nombre des cellules sanguines. Les syndromes myélodysplasiques/myéloprolifératifs (SMD/SMP) associent à la fois des manifestations dysplasiques et prolifératives. Dans ces syndromes, certaines lignées hématopoïétiques vont proliférer tout en conservant des aspects morphologiques et fonctionnels de type dysplasique, tandis que d’autres lignées vont mourir sans se différencier ni proliférer. Bien qu’il ait été observé une délétion du bras long du chromosome 20 chez certains patients, aucun gène responsable d’un syndrome SMD/SMP n’a été identifié jusqu’à présent sur ce chromosome. Une équipe espagnole a montré que le gène suppresseur de tumeur DIDO était situé dans la région délétée du chromosome 20. Trois protéines légèrement différentes Dido1, Dido2 et Dido3 sont exprimées à partir de ce même gène par un processus d’épissage alternatif. Les auteurs ont mis en évidence qu’il existait des anomalies de l’expression de ces trois protéines chez les patients atteints d’un syndrome SMD/SMP. Enfin, en délétant le gène Dido homologue murin chez des souris, les chercheurs ont développé un modèle animal présentant des symptômes similaires à ceux observés chez l’humain.
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Journal of Clinical Investigation ; 115(9) : 2351-2362 ; septembre 2005

La recherche, jour après jour Recherche fondamentale Rétinite pigmentaire : un modèle animal qui fait mouche La rétinite pigmentaire est une dystrophie héréditaire de la rétine due à une perte des photorécepteurs et caractérisée par des dépôts pigmentaires visibles au fond de l’œil. L'hétérogénéité génétique de cette maladie est considérable, avec 39 gènes répertoriés en 2003 pour la forme à bâtonnets prédominants. Le gène de la rhodopsine (RHO) est le premier gène à avoir été impliqué dans une rétinite pigmentaire autosomique dominante. La mutation la plus fréquente du gène RHO est la substitution de la Proline-23 par une histidine (RhoP23H). Plusieurs modèles cellulaires et de rongeurs ont été développés avec cette mutation, cependant le mécanisme pathologique qui conduit à la mort des photorécepteurs reste mal connu. Une équipe française a créé un modèle de drosophile en introduisant la mutation correspondante à RhoP23H dans le gène homologue de la rhodopsine. Les mouches transgéniques ont montré une dégénérescence dominante des photorécepteurs reproduisant les caractéristiques d’évolution de la rétinite pigmentaire autosomique dominante. Les auteurs ont pu mettre en évidence la mauvaise localisation de la protéine mutante induisant une cytotoxicité par l'intermédiaire de l'activation de deux protéines kinases p38 et JNK impliquées dans le contrôle de l’apoptose liées au stress. La dégénérescence visuelle s’accompagne alors de processus apoptotiques qui peuvent être empêchés par l’expression de l'inhibiteur de l'apoptose p35. Selon les auteurs, le développement de ce modèle de mouche reproduisant bien la maladie humaine, permet ainsi de mettre en lumière le mécanisme moléculaire conduisant à une des formes de rétinite pigmentaire autosomique dominante et de concevoir des approches thérapeutiques potentielles.
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Human Molecular Genetics ; 14(17) : 2547-2557 ; septembre 2005 Un modèle animal pour étudier la trisomie 21 La trisomie 21 est une anomalie chromosomique qui fait référence à la présence d'un chromosome supplémentaire sur la paire 21. Reproduire cette anomalie dans un modèle animal est difficile dans la mesure où les chromosomes ne sont pas identiques d’une espèce à l’autre. Chez la souris, les gènes équivalents à ceux du chromosome 21 sont dispersés sur trois chromosomes différents. Un modèle animal correct faisait ainsi défaut pour étudier les mécanismes de la trisomie 21. Une équipe de Grande-Bretagne a créé un modèle murin en insérant une copie du chromosome 21 humain dans des cellules souches embryonnaires de souris, puis en injectant celles-ci dans des embryons de souris. Les animaux obtenus sont porteurs d’environ 92% des gènes humains du chromosome 21. Les souris dite «transchromosomique» ont ainsi développé certaines caractéristiques des personnes avec trisomie 21 : difficultés d’apprentissage et de mémorisation, une mâchoire inférieure légèrement plus petite et des problèmes cardiaques congénitaux. Les auteurs poursuivent leurs analyses pour déterminer jusqu’à quel point ces souris reproduisent le syndrome humain de Down.
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Science ; 309(5743) : 2033-2037 ; septembre 2005 Le vieillissement accéléré des souris déficientes en protéase Zmpste24 est lié à une activation de p53. Zmpste24 est une métalloprotéinase impliquée dans la transformation de prélamine A en lamine A, une protéine essentiel de l’enveloppe nucléaire codée par le gène Lmna. Des modèles de souris déficientes pour l’une ou l’autre de ces deux protéines montrent des anomalies de l’architecture nucléaire et de multiples défauts histopathologiques qui correspondent à un processus de vieillissement accéléré comme celui du syndrome de progéria chez l’homme. Afin de comprendre les mécanismes moléculaires qui entrent en jeu dans ces pathologies, une équipe espagnole a analysé les altérations d’expression des gènes survenant dans les tissus de souris déficientes en Zmpste24. Les auteurs ont ainsi mis en évidence une sur-régulation des gènes cibles du suppresseur de tumeur p53. Cela s’accompagne d’un phénotype de sénescence cellulaire et d’une accélération de vieillissement au niveau de l’organisme. Ces caractéristiques sont très fortement atténués chez des souris mutées à la fois pour Zmpste24 et Lmna (Zmpste24-/-Lmna+/-) et sont partiellement corrigées chez les souris double-mutantes pour Zmpste24 et p53 (Zmpste24-/-p53-/-). Ces résultats supportent l’hypothèse qu’une hyperactivation de p53 conduit à une accélération du vieillissement.
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Nature ; 437(7058) : 564-568 ; septembre 2005 Maladie de Huntington : le clioquinol améliore le phénotype du modèle murin. La chorée de Huntington est une maladie neurodégénérative qui se transmet selon un mode autosomique dominant et se manifeste en général chez l'adulte. Elle débute par des troubles moteurs (syndrome choréique) et/ou comportementaux, voire des troubles psychiatriques (syndrome dépressif). Parallèlement à l'évolution progressive des troubles moteurs, apparaissent des troubles de l'articulation et de la déglutition, et une démence s'installe. Cette pathologie est due à une accumulation neuronale de la huntingtine mutée rendue toxique par une expansion de glutamine.
Une équipe américaine a examiné les effets du clioquinol (5-chloro-7-iodo-8-hydroxy-quinoline) sur des modèles cellulaires et animaux de la chorée de Huntington. Ajouté à des cellules en cultures exprimant la forme mutée de la huntingtine, le clioquinol diminue le taux de mort cellulaire et réduit l’accumulation des protéines mutantes. L’administration de cette molécule à des souris modèles de la maladie de Huntington (R6/2) améliore sensiblement le phénotype pathologique, au bout de huit semaines. Les effets principaux observés sont une diminution de l’accumulation des agrégats de huntingtine mutée, une amélioration des capacités motrices, une réduction de la perte de poids, une normalisation des concentrations sanguines en glucose et insuline et une augmentation de la durée de vie.
La clioquinol est un chélateur d’ions métalliques avec des propriétés antiseptiques et antiparasitaires. Il a montré des effets positifs dans le traitement de la maladie d’Alzheimer au cours d’un essai clinique de phase II publié en 2003. Il est toutefois interdit en usage interne dans de nombreux pays à cause de ses effets secondaires neurotoxiques. Cette toxicité intervient cependant à des doses plus élevées que celles utilisées en essai clinique, et est prévenue par l’administration concomitante de vitamine B12. Les auteurs suggèrent que le clioquinol est une molécule candidate pour la thérapie de la maladie de Huntington et des autres pathologies avec expansion de glutamine.
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Proceedings of the National Academy of Sciences USA ; 102(33):11840-11845 ; Août 2005 Coproporphyrie héréditaire et hardéroporphyrie : un gène unique pour deux pathologies humaines hépatique ou érythroïde. Les porphyries héréditaires sont des maladies métaboliques, le plus souvent de transmission autosomique dominante, caractérisées par l'accumulation et l'excrétion accrue de porphyrines et de leurs précurseurs. Elles sont liées à des mutations dans les gènes des enzymes intervenant dans la biosynthèse de l'hème, conduisant au déficit de ces protéines. Les porphyries sont classées en deux groupes, hépatique et érythropoïétique, selon le tissu dans lequel prédomine le trouble métabolique. La coproporphyrie héréditaire hépatique aiguë résulte de mutations dans le gène de la coproporphyrinogène III oxydase (CPO). Il existe cependant une mutation faux sens dans l’exon 6 du gène CPO qui conduit à un phénotype différent sur le plan clinique, biologique et dans son mode de transmission. L’hardéroporphyrie est en effet caractérisée par une symptomatologie hématologique et cutanée et une transmission autosomique récessive. Dans cette étude, une équipe Inserm a exploré les bases moléculaires de l’hardéroporphyrie. La CPO catalysant la décarboxylation du coproporphyrinogène III en hardéroporphyrinogène puis en protoporphyrinogène IX, les auteurs ont analysé l’activité enzymatique de protéines CPO mutées pour toutes les mutations faux sens décrites et pour chacun des acides aminés de la région d'intérêt dans l’exon 6. Pour chaque mutant, le pourcentage d'hardéroporphyrine accumulée a également été mesuré. Les résultats suggèrent que seules quelques mutations faux sens concernant cinq acides aminés dans l’exon 6, sont responsables d'accumulations significatives d'hardéroporphyrine. Cette étude montre pour la première fois, dans les porphyries humaines, une expression clinique variable selon le type et la localisation de mutation dans un même gène, résultant soit d'une porphyrie hépatique aiguë, soit d'une porphyrie érythropoïétique.
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Human Molecular Genetics ; publication en ligne avancée ; septembre 2005 Syndrome de Gilles de la Tourette : altération de la distribution des neurones dans les ganglions basaux cérébraux. Le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) est une pathologie neuropsychiatrique survenant dans l’enfance ou l’adolescence. Les patients présentent de multiples tics musculaires et vocaux, d'intensité fluctuante et de symptomatologie variable dans le temps. Un syndrome d'hyperactivité avec déficit de l'attention et/ou des traits d'un trouble obsessionnel-compulsif sont rapportés chez 25 à 35% des enfants avec SGT. Les mécanismes physiopathologiques qui interviennent sont mal élucidés. Les explorations par imagerie cérébrale ont montré des altérations dans les régions du putamen et du noyau caudé, appartenant au ganglion basal, proche de la région thalamique. Afin de rechercher de possibles altérations des populations de neurones dans ces régions cérébrales, une équipe américaine a comparé les tissus de ganglions basaux d’individus ayant souffert de SGT avec ceux de témoins sains pour cette pathologie. Ils ont ainsi mis en évidence des changements compatibles avec une anomalie de la migration de certains neurones GABA rapides exprimant la parvalbumine. Ces modifications suggèrent une altération fondamentale du circuit cérébral cortico-striato-thalamique impliqué dans les mouvements involontaires, dans les cas de SGT sévères et persistants.
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Proceedings of the National Academy of Sciences USA ; 102(37) : 13307-13312 ; septembre 2005 Maladie de Behçet : la kinectine est un auto-antigène de la maladie La maladie de Behçet est un syndrome oculo-cutanéo-muqueux caractérisé par une vascularite chronique et récidivante associant des aphtes buccaux et génitaux, des lésions et inflammations oculaires et des lésions cutanées. Des manifestations neurologiques, articulaires, rénales et digestives peuvent également être observées. Bien qu’il apparaisse évident que cette pathologie présente une composante auto-immune, aucun auto-antigène n’a jusqu’à maintenant été trouvé. En étudiant les sérums de trente-neuf patients atteints de la maladie de Behcet, Lu et coll. ont identifié un premier auto-antigène, la kinectine. Cette découverte permet d’envisager l’utilisation de tests de sérodiagnostics des auto-anticorps dirigés contre la kinectine.
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Arthritis Research & Therapy ; 7 : R1133-R1139 ; juillet 2005 Amyotrophie spinale proximale : de nouvelles molécules thérapeutiques potentielles Les amyotrophies spinales (SMA) sont un groupe de maladies neuromusculaires caractérisées par une dégénérescence des neurones moteurs de la corne antérieure de la moelle épinière, responsable d'un déficit musculaire proximal ou distal associé à une amyotrophie. Les SMA proximales sont dues à une déficience de la protéine de survie du motoneurone (SMN). Cette protéine s’associe avec les protéines gemines 2 à 7 dans le noyaux pour former des complexes, les gems, qui agissent sur l’assemblage de protéines ribonucléaires. Son gène est présent en deux copies, SMN1 et SMN2. Chez la plupart des patients, il subsiste au moins une copie du gène SMN2 qui code une protéine en quantité insuffisante pour protéger de la maladie. Une stratégie thérapeutique consiste à augmenter l'expression du gène SMN2 et par conséquent le taux de la protéine SMN.
Wan et coll. ont identifié deux composés (quinazoline et indole) capables d’augmenter la quantité de la protéine SMN et le nombre de gems dans des cellules provenant de patients atteints de SMA. Les auteurs ont utilisé une technologie performante de criblage moléculaire permettant d’évaluer, dans des cellules en culture, l’effet de molécules sur l’assemblage des protéines ribonucléaires, spécifique de l’activité des gems, et donc indirectement de la quantité de SMN. Les effets positifs de la quinazoline et de l’indole pris individuellement s’additionnent lorsqu’elles sont utilisées conjointement.
De leur côté, Grzeschik et coll. ont montré que l’hydroxyurée était également capable d'augmenter l’expression du gène SMN2 et le nombre de gems intranucléaires dans des cultures de lymphocytes provenant de patients atteints de SMA. Cette augmentation varie en fonction de la concentration d’hydroxyurée et du temps de traitement des lymphocytes. L’hydroxyurée est déjà utilisée dans certaines hémoglobinopathies car elle augmente l’expression du gène de l’hémoglobine humaine fœtale. Elle est ainsi connue pour sa bonne tolérance chez les enfants et sa facilité d’administration par voie orale.
Ces résultats préliminaires sont prometteurs pour le traitement de la SMA et appèlent la mise en place d'essais cliniques.
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Human Molecular Genetics ; 14(14) : 2003-2018 ; juillet 2005 Annals of Neurology ; 58(2) : 194-202 ; août 2005 Recherche clinique Hémoglobinopathies : identification spécifique et rapide des hémoglobines variantes par une technique combinée de spectrométrie Les hémoglobinopathies forment un groupe hétérogène de pathologies de l'hémoglobine comme la drépanocytose, les hémoglobinoses, les thalassémies, les hémoglobines instables telle l'hémoglobine de Köln, etc...
Afin de mettre au point une méthode de dépistage des hémoglobinopathies qui soit sensible, rapide, spécifique et à coût rentabilisé, une équipe de Grande-Bretagne a utilisé la spectrométrie de masse avec l'ionisation par électrospray et analyseur triple quadripôle (MSMS). Cette technique permet la détermination très précise de la masse moléculaire et donne des informations structurales sur les protéines. Les auteurs ont analysé par cette méthode deux cents prélèvements sanguins représentant un échantillonnage de douze hémoglobinopathies différentes. Ils ont utilisé en parallèle des techniques de diagnostic clinique et moléculaire classiques. Pour chacun des prélèvements, les variants mutés des hémoglobines ont été correctement identifiés. Ce système, capable de détecter les hétérozygotes comme les homozygotes, présente ainsi des applications potentielles dans le diagnostic prénatal.
British Journal of Hématology ; 130(4) : 635-643 ; août 2005
Syndrome de Holt-Oram : mise en ligne d’une base de données de mutations. Le syndrome de Holt-Oram se caractérise par des anomalies cardiaques congénitales et des anomalies du squelette au niveau des membres supérieurs. Il se transmet sur un mode autosomique dominant avec pénétrance complète. L'anomalie génétique à l'origine du syndrome a été observée sur le bras long du chromosome 12 (12q2). Des mutations ont été retrouvées sur les gènes TBX3 et TBX5. Une équipe allemande a mis en ligne une base de données des mutations du gène TBX5 qui est impliqué dans plus de 70% des cas. http://www.uni-leipzig.de/~genetik/TBX5
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Human Mutation ; 26(4) : 397 ; octobre 2005 Recherche et cellules souches Le prix Lasker attribué aux découvreurs des cellules souches. Ernest McCulloch et James Till, deux scientifiques canadiens de l'Institut ontarien du Cancer et de l'Université de Toronto, sont honorés du prestigieux prix de la recherche médicale 2005 de la fondation américaine Albert et Mary Lasker pour leurs découvertes dans les domaines des cellules souches et des empreintes génétiques.
Le Journal of The American Medical Association leur consacre un article dans son édition du 21 septembre 2005.
Journal of The American Medical Association ; 294(11) : 1327-1330 ; septembre 2005

Médicaments orphelins EMEA accorde une opinion positive à l’extension d’indication de Busilvex (busulfan) Lors de sa session de septembre, l’EMEA a accordé une opinion positive pour l’extension d’indication de Busilvex (busulfan) dans le traitement de conditionnement des enfants s’apprêtant à recevoir une transplantation de cellules hématopoïetiques progénitrices. Son indication d’utilisation était jusqu’à présent restreinte à l’adulte. Busilvex a été désigné médicament orphelin par le COMP en décembre 2000. Il a eu sa première autorisation de mise sur le marché européen (le 9 juillet 2003).
http://www.emea.eu.int/pdfs/human/opinion/30621405en.pdf
Genzyme ouvre quatre nouveaux sites en Europe La société de biotechnologie américaine Genzyme vient d’ouvrir quatre nouveaux sites en Belgique, en Irlande et au Royaume-Uni. Le site de production ouvert en Belgique est destiné à assurer la production de l'anticancéreux Campath® (alemtuzumab) pour le traitement des leucémies lymphocytiques chroniques B-cell (OMIM 109543), et de Myozyme® (aglucosidase alpha) pour le traitement enzymatique de substitution de la maladie de Pompe. Les premiers lots de Campath® seront fabriqués d'ici à la fin 2006. La production de Myozyme® nécessitera quant à elle une deuxième phase de travaux. Le deuxième site, situé en Irlande est destiné au remplissage et au conditionnement de produits biologiques. Les deux autres centres sont ouverts au Royaume-Uni. Le premier est dédié à la recherche sur les anticorps et leurs utilisations pour le traitement de maladies rénales, de cancers, de maladies inflammatoires et de maladies du système immunitaire. Le second est un centre de développement destiné aux essais cliniques menés par Genzyme.
Communiqué Genzyme
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Prise en charge et thérapie Polyarthrite juvénile : l’étanercept est efficace et bien toléré dans les personnes réfractaires Le terme de polyarthrite juvénile idiopathique désigne l'ensemble des atteintes inflammatoires articulaires sans cause reconnue, débutant avant l'âge de seize ans et de durée supérieure à six semaines. Leur prévalence est d’environ 2 à 3/10 000 enfants. Le traitement de fond de ces pathologies est difficile, en particulier dans leur forme polyarticulaire. Il existe souvent des formes réfractaires aux médicaments classiques et il est alors nécessaire de se tourner vers les nouvelles classes thérapeutiques qui ont déjà fait leur preuve dans la polyarthrite rhumatoïde de l’adulte. Une étude présentée au 12ème Congrès Européen de Pédiatrie Rhumatologique à Versailles au mois de septembre, a démontré l’efficacité thérapeutique de l’étanercept, un inhibiteur du TNF alpha. Une étude ouverte à long terme a inclus trente et un enfants atteints d’une polyarthrite juvénile réfractaire au traitement conventionnel reposant sur les corticoïdes, le méthotrexate, le léflunomide, la cyclosporine ou encore les immunoglobulines. L’étanercept a été associé aux médicaments antérieurement prescrits, à raison d’une injection sous-cutanée deux fois par semaine. L’efficacité thérapeutique a été appréciée sur des critères cliniques et biologiques. Après 6 mois de traitement, une amélioration symptomatique a été obtenue chez la plupart des patients, le nombre de répondeurs augmentant avec le temps. Par ailleurs, la tolérance s’est révélée globalement satisfaisante.
Malcolar H. et coll. Etanercept in the treatment of children with juvenile idiopathic arthritis : results of one-year follow-up. 12ème Congrès Européen de Pédiatrie Rhumatologique – Versailles, septembre 2005.
Pour en savoir plus sur "Arthrite juvénile idiopathique"
Dermatomyosite juvénile : une étude de cohorte rétrospective Les dermatomyosites sont des maladies musculaires inflammatoires rares d'étiologie inconnue. Elles se traduisent cliniquement par l'apparition de signes cutanés évocateurs, d'une faiblesse musculaire touchant principalement les muscles proximaux des membres, de douleurs musculaires, voire d'une atteinte des muscles pharyngés responsable de troubles de déglutition, justifiant l'hospitalisation.
Houdouin coll. ont réalisé une étude de cohorte rétrospective, en collaboration avec treize centres de pédiatrie, sur quatre-vingt-deux enfants diagnostiqués au cours de la période 1985-2004. Ils se sont ainsi penchés sur les particularités cliniques et la prise en charge thérapeutique de la dermatomyosite juvénile. Cette étude montre que le pronostic de la dermatomyosite s’est amélioré de manière significative. La maladie se manifeste sous une forme chronique active chez un nombre substantiel de malades. Il n’existe actuellement aucun traitement qui puisse être qualifié d’optimal. Les auteurs suggèrent la mise en place d’essais thérapeutiques randomisés.
Houdouin V et coll. Juvenile dermatomyositis : clinical characteristics, evolution and treatment of 82 children in France. 12ème Congrès Européen de Pédiatrie Rhumatologique – Versailles, septembre 2005.
Pour en savoir plus sur "Dermatomyosite"

Politique de recherche et de santé NeuroNE – le site Internet du réseau européen d’excellence sur les maladies neurodégénératives Mis en place au mois de janvier 2005, ce réseau d’excellence est le premier réseau européen ayant comme ambition la mise en place de nouvelles approches thérapeutiques visant le traitement de maladies neurodégénératives. Ce consortium regroupe vingt-deux groupes de recherche académique et cinq PME. Il est financé par la communauté européenne dans le cadre du 6ème programme de recherche, et développe une approche pluridisciplinaire (génomique, protéomique, physiologie, chimie et études cliniques) afin de mieux cerner la problématique de ces pathologies. Son site Internet est disponible depuis juillet 2005.
www.euneurone.net
Lancement du portail de l’industrie pharmaceutique sur les essais cliniques La Fédération internationale de l'industrie pharmaceutique (IFPMA) vient d'ouvrir un portail de recherche sur les essais cliniques. Les Entreprises du Médicament (LEEM) confirment ainsi leur engagement de transparence sur les essais cliniques, annoncé dans leur communiqué du 13 janvier 2005 (voir OrphaNews du 01/02/05). Le portail réalisé en partenariat avec IBM permet un accès direct à l'ensemble des données publiées sur les registres des essais cliniques en cours ou finalisés. Des résumés de résultats des essais sont également proposés pour les médicaments déjà autorisés sur le marché, quels que soient les résultats de l’essai.
Ce portail est pour l’instant en anglais et deviendra multilingue d’ici quelques mois. Il comportera des outils spécifiques à la bonne compréhension des informations données (dictionnaire en ligne de terminologie médicale, liste des maladies, moteur de recherches multicritères).
http://www.ifpma.org/clinicaltrials.html
Communiqué de l’IFPMA
Communiqué du LEEM
Une série d’articles sur la politique et le financement de la recherche biomédicale aux Etats Unis et en Europe. Le Journal of The American Medical Association (JAMA) consacre son numéro du 21 septembre à la recherche biomédicale. Plusieurs d'articles traitent des questions du financement de la recherche médicale et des implications fiscales, sociales et politiques des subventions publiques accordées à la recherche. Les évolutions parallèles ou contradictoires des financements et des priorités de recherche au cours des 25 dernières années sont également évoquées. Un article établit une comparaison des politiques de financement de la recherche biomédicale en Europe et aux Etats-Unis. Enfin, dans sa page destinée aux patients, JAMA aborde les conditions de participation à une recherche clinique.
Journal of The American Medical Association ; Volume 294(11) ; 21 septembre 2005 Ipsen renforce ses partenariats avec le CEA et l'Inserm Le groupe pharmaceutique européen Ipsen annonce une nouvelle série de partenariats de recherche et développement avec l'Inserm et le CEA. Le programme de recherche signé avec l'Inserm vise à développer une molécule anti-cancéreuse antagoniste de la prolactine, avec, à terme, des applications possibles dans le domaine de la lutte contre les cancers de la prostate et du sein. Les six projets de recherche avec le CEA concernent l'endocrinologie et les maladies neuromusculaires et ont pour but de développer des molécules thérapeutiques de nouvelle génération. Ces études vont impliquer la mise en oeuvre des plates-formes technologiques du CEA dans les domaines de l'imagerie médicale, de la synthèse chimique, du développement de méthodes analytiques et de l'ingénierie des biomolécules.
Communiqué Ipsen du 23 septembre 2005

A lire L’annonce du handicap à l’adolescence Ouvrage collectif sous la direction de Patrick Alvin
Annoncer une maladie ou un handicap à un adolescent, c’est lui transmettre une information souvent lourde de conséquences. Ce livre s’attache à éclaircir, à la fois, la pratique du personnel soignant dans l’accompagnement de l’adolescent et à comprendre la psychologie du jeune, contraint de renoncer à une certaine forme de liberté, dans une phase de son développement où la maladie est vécue de manière particulièrement pénible.
Editions Vuibert
Collection Espace éthique de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris
2005, 127 pages, 14,50 euros
Molecular Diagnostics. For the Clinical Laboratorian Auteurs : B. Coleman, G. J. Tsongalis et L. M. Silverman
Editions Humana, Totowa, NJ
août 2005, 2ème édition, 586 pages, environ 147, euros
Therapeutic Proteins. Methods and Protocols Volume 308 de la collection Methods in Molecular Biology
Auteurs : C. M. Smales et D. C. James
Editions Humana, Totowa, NJ
août 2005, 496 pages, environ 115 euros
Molecular Autoimmunity En commémoration du 100ème anniversaire de la première description d’une maladie autoimmune humaine.
Auteur : Zouali Moncef
Editions Springer, New York
Juillet 2005, 467 pages

Colloques et séminaires Journée de réflexion : « Biotechnologies et Progrès Thérapeutique : jusqu'où aller avec le principe de précaution ? »
Cette Université de Bioéthique est organisée par l’association française des entreprises de biotechnologie France Biotech et la Technopole de Nîmes. Elle a vocation à être un espace de réflexion permettant aux acteurs de la biotechnologie d’appréhender les questions d’éthique soulevées par les applications médicales des nouvelles technologies. L’objectif pratique de cette journée est de discuter avec un panel d’experts afin de mettre à jour les principes éthiques rassemblés dans la charte éthique de France Biotech. Cette rencontre est ouverte aux responsables d’entreprises de biotechnologie et des sciences de la vie, et à quelques experts, chercheurs et représentants d’associations de malades.
Programme et inscription
Séminaire : Fonctions des lamines dans un contexte normal et pathologique : Etudes in vivo et in vitro
Intervenantes : Brigitte Buendia et Isabelle Duband-Goullet Institut Jacques Monod, UMR 7592, CNRS et Universités Paris 6 et 7
Séminaires de l'IFR 65
Bâtiment Inserm R. Kourilsky, 1er étage, Hôpital Saint-Antoine – Paris 12ème
Conférence : « Putting Stem Cells into Practice : ethical, legal and social issues »
La conférence annuelle de le Progress Educational Trust abordera trois points sur les questions éthiques, légales et sociales soulevées par la recherche utilisant les cellules souches embryonnaires et adultes :
- Les débats actuels traitant de la recherche sur les cellules souches
- Les futurs moyens financiers de la recherche sur les cellules souches
- Les problématiques futures
Renseignements et inscription : Khadija Ibrahim (kibrahim@progress.org.uk / +44 (0)207 278 7870)
Programme
Atelier de travail sur l’imagerie optique corps entier chez le petit animal de laboratoire
Date limite d’inscription : 30 octobre 2005
http://www.ipbs.fr/ipa/
Colloque « Mitose & méiose : mécanismes moléculaires et dysfonctionnements »
Organisé conjointement par la Société Française de Génétique (SFG) et la Société Française de Génétique Humaine (SFGH), ce colloque est dédié à Georges Rizet, professeur de génétique à la faculté d’Orsay et un des tout premiers spécialistes de la question.
Amphi Duclaux - Institut Pasteur, 25,28 rue du Docteur Roux – Paris 15ème
Programme et inscription
Colloque de la Société Américaine de Génétique : « Analyse génétique : des organismes modèles pour biologie humaine »
Date limite de soumission des résumés : 14 novembre 2005
Inscription avancée jusqu’au 1er décembre 2005
Renseignements et inscription

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