4 Avril 2006


 
Editorial
 
La Plateforme Maladies Rares visitée par la télévision coréenne
 
Le 31 mars dernier, la Plateforme Maladies Rares a reçu la chaîne de télévison coréenne SBS (chaîne publique de la Corée du Sud). Terkel Andersen (président d'Eurordis), Pascale Borensztein (secrétaire générale du GIS-Institut des maladies rares), Ségolène Aymé (directrice d'Orphanet), Françoise Antonini (déléguée générale de l'Alliance Maladies Rares) et Camille Cochet (déléguée générale de Maladies Rares Info Service) ont été interrogés par les journalistes. Cette visite fera l'objet d'une future émission, destinée à démontrer en images le dynamisme de la France dans le domaine de la lutte contre les maladies rares.
 


 
Nouveautés Orphanet
 
Nouveaux textes
 
Maladie de Wilson (co-publié avec La Revue du Praticien)
 
http://www.orpha.net/data/patho/FR/fr-Wilson.pdf
 
Phénylcétonurie (co-publié avec La Presse Médicale)
 
http://www.orpha.net/data/patho/FR/fr-PCU.pdf
 
Carney complex
 
http://www.orpha.net/data/patho/GB/uk-CarneyComplex.pdf
 


 
Zoom sur...
 
Le pôle de compétitivité Orphème
 
Le 8 mars dernier, Orphème s’est vu attribué le label de "pôle de compétitivité" par le Comité Interministériel d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (CIACT). Né de la fusion de deux projets de pôle relatifs aux Sciences de la Vie qui n’avaient pas été labellisés lors du CIADT du 12 juillet dernier (Holobiosud centré sur Montpellier et Nîmes, et Bioméditerranée pour la région Provence Alpes Côte d’Azur), Orphème est un pôle de compétitivité dédié aux pathologies EMErgentes et maladies ORPHelines. Il vise à mettre en relation industriels, médecins, chercheurs, ingénieurs et universitaires sur des compétences communes, pour un transfert de la recherche fondamentale vers la recherche clinique et les soins dans les trois thématiques suivantes : maladies infectieuses et tropicales, dispositifs médicaux et bio-ingéniérie, nouveaux outils de médecine personnalisée pour les cancers rares ou agressifs, soins et accompagnement du vieillissement, des pathologies neurologiques et du handicap. 160 entreprises, 10 000 emplois directs, 6 000 chercheurs, ingénieurs, techniciens, et 39 000 étudiants en Sciences de la Vie sont concernés.
D’ici à 2010, Orphème s’est donné pour objectifs de créer 200 emplois directs et 2500 à 3000 emplois indirects, d’étendre et d’implanter des sites de production de médicaments spécifiques dans le Sud-Est, de développer la filière santé (implantation d’entreprises, centres de recherche et développement, centres de formation, laboratoires...) et la fédération des partenaires industriels et académiques du pôle. Orphème est déjà passé en phase opérationnelle avec la labellisation de 18 projets de recherche et développement impliquant des acteurs publics et privés, pour un total prospectif de 200 millions d’euros sur la période 2005-2010. De nouveaux projets voient régulièrement le jour.

Olivier Blin, vice-président du comité stratégique d’Orphème, nous expose le mode de fonctionnement du pôle

"Nous sommes le seul pôle de compétitivité consacré aux maladies rares et nous souhaitons profiter de ce statut particulier pour améliorer la visibilité de nos travaux et favoriser leur financement. Orphème, dont la vocation est de faciliter l’émergence de projets impliquant industriels et académiques, regroupe les centres de référence maladies rares, les start-up, les universités, les instituts de recherche académiques (CNRS, INSERM) et les acteurs économiques de nos deux régions. Des réunions d’animation sont régulièrement organisées pour encourager les échanges entre les différents acteurs du pôle, et faire naître les projets transversaux. En dehors de ces rassemblements, Orphème s’appuie sur les deux clusters régionaux Bioméditerranée et Holobiosud pour mettre les acteurs en relation, suggérer des partenariats, labelliser les projets et les orienter, avec l’aide de l’Etat, vers les financements les plus appropriés...

 


 
Nouveaux syndromes
 
Un nouveau syndrome dysmorphologique complexe associé à une polydactylie
 
Goossens et Devriendt ont décrit deux membres d’une fratrie présentant un retard de croissance intra-utérine, une anomalie cardiaque congénitale, une polydactylie post-axiale, une malformation cérébrale, des cheveux anormaux avec calvitie temporale et un dysmorphisme facial caractéristique. Un retard de croissance post-natal et un retard sévère du développement sont observés chez l’enfant qui a survécu.
Lire le résumé sur Pubmed

 
Clinical Dysmorphology ; 15(2) : 71-74 ; Avril 2006
 
Immunodéficience primitive avec déficit en cellules NK
 
Ce syndrome est une immunodéficience primitive caractérisée par un déficit en cellules NK associé à une susceptibilité aux infections virales. Trois des quatre enfants apparentés chez qui il a été décrit ont développé des pathologies virales. Le mode de transmission est probablement autosomique récessif. Un locus responsable a été identifié dans la région chromosomique 8p11.23-q11.21.
Lire le résumé sur Pubmed

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 721-727 ; Avril 2006
 


 
Nos gènes se dévoilent
 
Dysplasie ectodermique pure des ongles et des cheveux : une kératine de type II mise en cause
 
La dysplasie ectodermique avec anomalie des cheveux et des ongles est une pathologie autosomique récessive se présentant cliniquement par une alopécie complète et une dystrophie des ongles des doigts et des orteils. Naeem et coll. ont découvert une mutation homozygote non-sens du gène KRTHB5 chez 4 hommes et 4 femmes atteints, issus d’une famille pakistanaise consanguine. KRTHB5 code pour une kératine des cheveux de type II, exprimée dans la matrice, le cortex, et la cuticule du cheveu. Selon les auteurs, l’absence de protéine KRTHB5 fonctionnelle pourrait perturber l’assemblage des filaments intermédiaires, entraînant un phénotype anormal au niveau des cheveux.
 
Pour en savoir plus sur "Dysplasie ectodermique, type cheveux-ongles "pur""

 
Journal of Medical Genetics ; Journal of Medical Genetics ; Mars 2006
 
Maladie des synostoses multiples : découverte d’un second gène impliqué
 
La maladie des synostoses multiples, de transmission autosomique dominante, associe un symphalangisme, une fusion des os du carpe et du tarse, une ankylose des coudes, une amputation des dernières phalanges, et une surdité de transmission. Elle est généralement causée par des mutations hétérozygotes nulles du gène Noggin. Dawson et coll. ont observé une mutation hétérozygote faux-sens du gène GDF5 chez des malades porteurs d’un gène Noggin sain. GDF5 est le récepteur de certaines protéines de morphogenèse des os, BMP2 en particulier. Des anomalies génétiques entraînant une haploinsuffisance en GDF5 sont déjà en cause dans la brachydactylie de type C. Ici, la mutation associée à la maladie des synostoses multiples conduit à la synthèse d’un dimère GDF5 mature.
 
Pour en savoir plus sur "Synostoses multiples maladie des"

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 708-712 ; Avril 2006
 
Syndrome de Martsolf : des mutations décrites dans la sous-unité catalytique de RAB3GAP
 
Aligianis et coll. ont observé une mutation homozygote de la sous-unité non catalytique de RAB3GAP chez des individus d’une même famille atteints du syndrome de Martsolf (cataracte congénitale, hypogonadisme, retard mental modéré). RAB3GAP code pour une protéine activatrice de la GTPase RAB3, un élément de contrôle de la voie Rab3 impliquée dans la libération par exocytose des neurotransmetteurs et des hormones. Récemment, des mutations de la sous-unité catalytique de cette protéine ont été associées au syndrome Warburg micro, une maladie sévère caractérisée par des anomalies du développement des yeux et du système nerveux central et un microgénitalisme. Chez le poisson-zèbre, l’expression de la sous-unité catalytique de RAB3GAP est généralisée au cours du développement, alors que celle de la sous-unité non catalytique est restreinte au système nerveux central. Ces observations sont corrélées avec les phénotypes respectifs des deux syndromes humains. Il semble donc qu'une dysrégulation de la protéine RAB3GAP entraîne un spectre de phénotypes allant du syndrome Warburg micro au syndrome de Martsolf.
 
Pour en savoir plus sur "Cataracte - retard mental - hypogonadisme"
Pour en savoir plus sur "Micro syndrome"

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 702-707 ; Avril 2006
 
Retards mentaux autosomiques récessifs non syndromiques : un troisième gène impliqué
 
L’étiologie des retards mentaux autosomiques récessifs non syndromiques reste encore peu connue. Jusqu’ici, seulement deux gènes ont été mis en cause (PRSS12 et CRBN), chacun dans une seule famille. En 2003, Basel-Vanagaite et coll. avaient cartographié un nouveau locus associé aux retards mentaux autosomiques récessifs non syndromiques dans la région chromosomique 19p13.12. La suite de leurs recherches, dont les résultats sont publiés dans un article du Journal of Medical Genetics, a abouti à l’identification d’une mutation tronquante du gène CC2D1A chez neuf familles consanguines concernées par le retard mental non syndromique autosomique récessif. CC2D1A est un transducteur de signal potentiel, qui est principalement exprimé dans le cortex cérébral et l’hippocampe chez la souris. Ce modèle d’expression associé au phénotype des patients laisse imaginer un rôle important de CC2D1A dans le développement cognitif humain.
 
Journal of Medical Genetics ; 43(3) : 203-210 ; Mars 2006
 
Hyperkératose épidermolytique : un premier cas récessif observé
 
L’hyperkératose épidermolytique est une ichthyose bulleuse autosomique dominante causée par des mutations des gènes codant pour les kératines 1 et 10 (K1, K10). Pour la première fois, un cas de transmission autosomique récessive a été observé dans une famille. Les enfants atteints portaient une mutation homozygote non-sens du gène KRT10, associée à une absence totale de la kératine K10 dans l’épiderme et les kératinocytes en culture. Les deux parents consanguins étaient porteurs hétérozygotes sains. La mutation nulle est à l’origine d’un phénotype sévère, proche de celui de l’hyperkératose épidermolytique dominante, mais s’en distinguant par une forme et une distribution distinctes des agrégats de kératine. Ainsi, l’hyperkératose épidermolytique présente une hétérogénéité génétique qu’il est important de considérer pour le conseil génétique et les recherches de thérapies géniques.
 
Pour en savoir plus sur "Erythrodermie congénitale ichtyosiforme bulleuse"

 
Human Molecular Genetics ; 15(7):1133-1141 ; 1er avril 2006
 
L’hypométhylation du gène H19 peut causer une asymétrie corporelle avec ou sans retard de croissance
 
En septembre dernier, Gicquel et coll. (16086014) ont démontré qu’une hypométhylation de la "région méthylée de façon différentielle" (DMR) située à proximité du gène H19, était responsable du syndrome de Silver-Russell (voir Orphanews du 27 septembre 2005). Cette pathologie sévère associe un retard de croissance d’apparition anténatale, un faciès caractéristique et une asymétrie corporelle. Une équipe néerlandaise vient de démontrer que cette hypométhylation était non seulement responsable du syndrome de Silver-Russell, mais également de certaines asymétries isolées, et de phénotypes associant retard de croissance pré et/ou post-natale et asymétrie. Les patients présentant une petite taille et une asymétrie corporelle, un syndrome de Silver-Russell, ou un syndrome de Silver-Russell-like devraient faire l’objet d’une analyse de l’état de méthylation de la région H19, en concluent les auteurs.
 
Pour en savoir plus sur "Silver-Russell, syndrome de"

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 604-614 ; Avril 2006
 


 
La recherche, jour après jour
 
Recherche fondamentale
 
Un modèle animal pour l’encéphalopathie par déficit en Glut-1
 
Une équipe américaine a mis au point un modèle murin de l’encéphalopathie par déficit en transporteur de glucose de type 1, potentiellement utile pour étudier la pathogenèse de cette maladie in vivo et évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ce syndrome, caractérisé par des crises épileptiques infantiles, un retard de développement, une microcéphalie acquise et une hypoglycorachie, résulte de mutations hétérozygotes du gène GLUT-1. En modifiant le gène orthologue chez la souris, Wang et coll. ont créé un animal haploinsuffisant en transporteur de glucose de type 1. Il présentait un phénotype très proche de celui de la maladie humaine, à savoir des décharges épileptiques, une activité motrice diminuée, des difficultés de coordination, une hypoglycorachie, une microencéphalie et une diminution de l’expression cérébrale de Glut-1.
 
Pour en savoir plus sur "Encéphalopathie par déficit en GLUT1"

 
Human Molecular Genetics ; 15(7) : 1169-1179 ; 1er avril 2006
 
Déficit en sépiaptérine réductase : une souris modèle développée
 
La sépiaptérine réductase (SPR) est une enzyme catalysant une des étapes finales de la biosynthèse de tétrahydrobioptérine (BH4), un co-facteur dont l’absence a été associée à divers troubles neurologiques psychiatriques. Le déficit en sépiaptérine réductase se caractérise principalement par un retard psychomoteur progressif, une dystonie et une spasticité. Yang et coll. ont montré que les souris dont le gène Spr était déficient présentaient des caractéristiques biochimique et comportementale similaires à celles observées chez les patients souffrant d’un déficit en sépiaptérine réductase. Elles montraient notamment des profils de ptérine perturbés et une diminution significative des concentrations en dopamine, norépinéphrine, et sérotonine. Des observations qui mettent en évidence un rôle essentiel de la SPR dans l’homéostase de BH4 et dans le fonctionnement normale des enzymes dépendantes de BH4. Les souris déficientes en SPR constituent donc un modèle expérimental adapté aux études sur les déficits en SPR et BH4.
 
Pour en savoir plus sur "Trouble moteur et cognitif dû au déficit en sépiapterine reductase"

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 575-587 ; Avril 2006
 
Porphyrie érythropoïétique congénitale : de nouveaux modèles murins
 
Un premier modèle murin viable de la porphyrie érythropoïétique congénitale a été récemment développé par une équipe française (voir Orphanews du 21 mars 2006). Dans la dernière édition de l’American Journal of Human Genetics, des chercheurs américains décrivent d’autres souris modèles, créées par des modifications du gène Uros induisant la synthèse d’une enzyme uroporphyrinogène III synthase de faible activité. Les deux souris sélectionnées présentaient des phénotypes clinique et biochimique proches de ceux des patients atteints de porphyrie érythropoïétique congénitale modérément sévère.
 
Pour en savoir plus sur "Porphyrie"

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 645-658 ; Avril 2006
 
Syndrome de Hunter : une thérapie génique prometteuse chez la souris
 
La mucopolysaccharidose type II, ou syndrome de Hunter, est une maladie de surcharge lysosomale due à un déficit en iduronate-2-sulfatase (IDS). Le tableau clinique associe hernies, dysmorphie faciale, limitations articulaires, dysostose multiple, nanisme, hépatosplénomégalie, atteinte cardiaque, surdité, atteinte respiratoire, et régression psychomotrice aboutissant à un retard mental. Chez les souris déficientes en IDS, utilisées comme modèles expérimentaux, sont observées une accumulation progressive de glycosaminoglycanes (GAG) dans plusieurs organes et une excrétion urinaire excessive de ces composés. Les animaux présentent également des déformations squelettiques, une alopécie, des problèmes de marche, et des anomalies neuropathologiques. Cardone et coll. ont injecté par voie intraveineuse, chez des souris modèles adultes, un vecteur viral (AAV2/8TBG) exprimant le gène codant pour l’IDS. L’activité plasmatique et tissulaire de l’IDS a été complètement restaurée, entraînant une élimination des GAG accumulés dans tous les tissus analysés, une normalisation des taux de GAG dans les urines et une correction des malformations squelettiques. La thérapie génique apparaît comme une voie prometteuse pour le traitement systémique du syndrome de Hunter.
 
Pour en savoir plus sur "Mucopolysaccharidose type 2"

 
Human Molecular Genetics ; 15(7) : 1225-1236 ; 1er avril 2006
 
Recherche clinique
 
Syndrome cubito-mammaire : une corrélation génotype-phénotype utile pour la prise en charge clinique
 
Le syndrome cubito-mammaire ou syndrome de Schinzel, dû à une haploinsuffisance du gène codant pour le facteur de transcription TBX3, associe des malformations du rayon cubital, une hypoplasie et un dysfonctionnement des glandes apocrines axillaire et mammaire, des troubles endocriniens, des anomalies dentaires, et des malformations viscérales occasionnelles. Meneghini et coll. décrivent une famille présentant les signes classiques du syndrome cubito-mammaire associés à des malformations cardiaques et une sténose pulmonaire. Une nouvelle mutation hétérozygote du gène TBX3 induisant la synthèse d’une protéine tronquée mais dont le domaine de liaison à l’ADN (domaine T) est normal, est en cause. La combinaison de cette nouvelle mutation et de celles déjà décrites dans la littérature (56 patients issus de 13 familles) a permis aux auteurs d’émettre l’hypothèse suivante : les mutations qui altèrent ou suppriment le domaine T de TBX3 sont associées à une fréquence plus élevée de malformations des membres supérieurs et d’anomalies dentaires. D’un point de vue clinique, il serait donc intéressant, chez les patients portant ce type de mutation, de concentrer les mesures préventives sur le développement squelettique des membres supérieurs et la dentition.
 
Pour en savoir plus sur "Schinzel, syndrome de"

 
European Journal of Human Genetics ; 49(2) : 151-158 ; Mars-Avril 2006
 
Syndrome de Williams : un risque d’hypertension moindre pour les délétions incluant le gène NCF1
 
Le syndrome de Williams, résultant d’une microdélétion en 7q11.23, associe une dysmorphie faciale, une cardiopathie (70% des cas), une hypertension (50% des cas), une déficience intellectuelle et des troubles du comportement. Une équipe espagnole a étudié de manière détaillée les caractéristiques clinique et moléculaire de 96 patients atteints du syndrome de Williams. Les points de cassure de la microdélétion variaient autour de deux gènes : NCF1 et GTF2IRD2. L’hypertension était moins prévalente chez les sujets dont la délétion incluait le gène NCF1, codant pour la sous-unité p47 phox de la NADPH oxydase. Selon les auteurs, la perte d’une copie fonctionnelle de NCF1 protège de l’hypertension certains patients atteints du syndrome de Williams, probablement en raison d’une réduction du stress oxydatif médié par l’angiotensine II tout au long de leur vie. Les stratégies thérapeutiques basées sur une diminution de l’activité NADPH oxydase pourraient donc être efficaces chez les sujets atteints du syndrome de Williams présentant une hypertension sévère.
 
Pour en savoir plus sur "Williams, syndrome de"

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 533-542 ; Avril 2006
 
Neuromyélite optique : les malformations cérébrales ne sont pas rares
 
La neuromyélite optique est une maladie démyélinisante associant une myélite transverse et une névrite optique. Les critères de diagnostic actuels stipulent que seuls le nerf optique et la moelle épinière sont touchés. Des travaux américains, mettant en évidence la présence de lésions cérébrales symptomatiques ou asymptomatiques chez 36 parmi 60 sujets diagnostiqués, vont dans le sens d’une révision de ces critères pour y inclure les anomalies cérébrales.
 
Pour en savoir plus sur "Devic, maladie de"

 
Archives of Neurology ; 63 : 390-396 ; Mars 2006
 
Schwannomatose et neurofibromatose type 2 : des critères diagnostiques plus détaillés
 
La schwannomatose a été reconnue comme la troisième forme majeure de neurofibromatose. Elle se caractérise par la formation de multiple schwannomes (néoplasmes nerveux), en l’absence des tumeurs vestibulaires rencontrées dans la neurofibromatose type 2. Au cours d’une réunion de consensus organisée à l’initiative de la fondation américaine pour la neurofibromatose (National Neurofibromatosis Foundation), des experts ont rédigé un document de consensus listant les critères de diagnostic de la schwannomatose. Baser et coll. suggèrent des modifications à ce document, issues de l’analyse des données d'un registre anglais de patients atteints de neurofibromatose type 2. Elles rendraient plus spécifiques les critères de diagnostic de la schwannomatose.
 
Pour en savoir plus sur "Neurofibromatose type 2"

 
Neurology ; 66 : 730-732 ; 14 mars 2006
 
Syndromes myélodysplasiques : un essai randomisé de phase III avec la décitabine
 
Un syndrome myélodysplasique est une affection caractérisée par un fonctionnement anormal de la moelle osseuse, pouvant être un précurseur de leucémie. Il se développe principalement chez les personnes âgées pour qui la greffe de moelle osseuse est généralement trop risquée. Un traitement symptomatique est alors administré. Dans le cadre d’un essai randomisé de phase III, Kantarjian et coll. ont comparé l’efficacité de la décitabine, un agent déméthylant de l’ADN, à celle du meilleur traitement symptomatique. Les patients sous décitabine présentaient un taux de réponse (complète ou partielle, durable et associée à une diminution des besoins transfusionnels) de 17%, significativement plus élevé que celui de l’approche symptomatique (0%). Chez les sujets répondant à la décitabine, la progression de la maladie ou le décès étaient repoussés de plusieurs mois. La décitabine apparaît cliniquement efficace pour le traitement des syndromes myélodysplasiques, permettant des réponses durables associées à une période plus longue avant progression de la maladie ou décès. Selon les résultats intermédiaires d’un autre essai en cours, l’administration de plus faibles doses de décitabine pendant une plus longue période, permettrait d’obtenir un taux de réponse de 40%.
 
Pour en savoir plus sur "Myélodysplasiques, syndromes"

 
Cancer ; Publication en ligne avancée ; 13 mars 2006
 
L’enregistrement des essais cliniques dans des registres publics est requise pour une publication dans certaines revues
 
Depuis le 1er mars 2006, la déclaration d’un essai clinique dans un registre public (Current controlled trials, ClinicalTrials.gov, CenterWatch clinical trials listing service, Orphanet...) avant le recrutement du premier patient, est une condition nécessaire à sa publication dans les revues scientifiques dont les éditeurs sont membres du Comité international des éditeurs de journaux médicaux (ICMJE). Le numéro d’enregistrement de l’essai doit être communiqué au moment de la soumission d’un article s’y référant.
La consultation des essais cliniques industriels en cours ou terminés est aujourd’hui facilitée par le portail de la Fédération Internationale de l’Industrie du Médicament (FIIM) mis en ligne en septembre 2005. Une seconde version, lancée récemment, permet une recherche plus précise (maladies et leurs synonymes) en cinq langues différentes (anglais, allemand, français, japonais et espagnol). Les informations obtenues à partir de ce portail reposent sur les données présentes dans quinze sites Internet pourvoyeurs d’information sur les essais cliniques.

 
Recherche et cellules souches
 
7ème programme cadre pour la recherche : pas de consensus sur le financement des travaux sur les cellules souches embryonnaires
 
Quels financements le 7ème programme cadre de recherche et développement (PCRD) de l’Union Européenne (2007-2013) accordera aux recherches sur les cellules souches embryonnaires (CSE) ? La question est encore en suspens suite à l’absence d’une opinion majoritaire de la part des ministres de la recherche. Les différents états membres ayant des politiques divergentes concernant les recherches sur les cellules souches embryonnaires (interdiction complète ou autorisation sous conditions), il paraît difficile de parvenir à un consensus concernant les financements européens. Dans le cadre du 6ème programme-cadre, des financements ont été accordés au cas par cas à six projets de recherche ne pouvant être menés avec des cellules souches adultes. 15 des 25 états membres ont jugé que, dans la situation actuelle, l’analyse au cas par cas des demandes de financement pour des projets utilisant des CSE devait être poursuivie dans le cadre du 7ème PCRD.
 
http://www.lifenews.com/bio1380.html
 


 
Médicaments orphelins
 
Keppra obtient une extension d’indication pour le traitement de l’épilepsie myoclonique juvénile
 
Keppra (levetiracetam) détient une autorisation de mise sur le marché européenne comme traitement d’appoint dans la prise en charge des crises à point de départ partiel chez les patients épileptiques. L’EMEA a émis une opinion positive pour l’extension d’indication de Keppra au traitement des crises myocloniques chez les patients atteints d’épilepsie myoclonique juvénile.
 
Pour en savoir plus sur "Epilepsie myoclonique juvénile"

 
Communiqué de presse EMEA ; 25 mars 2006
 
Rapport annuel de l’EMEA : les demandes de désignation orpheline en hausse
 
L’EMEA vient d’adopter son rapport annuel 2005, qui fait état d’une baisse des demandes d’autorisation de nouveaux médicaments à usage humain : 43 demandes comparées à 51 en 2004. En revanche le développement des médicaments orphelins reste dynamique avec 15 demandes d’autorisation de commercialisation pour des substances orphelines, et 118 demandes d’obtention du statut orphelin. L’EMEA anticipe une tendance à la hausse pour les années 2006 et 2007, avec respectivement 62 et 79 demandes d’autorisation de commercialisation.
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Hypothyroïdie congénitale : des troubles persistent même en cas de prise en charge néonatale
 
Grâce au dépistage néonatal, les nouveaux-nés atteints d’hypothyroïdie congénitale sont traités précocément par thyroxine, et mènent une vie normale. Cependant, les résultats d’une étude néerlandaise montrent que ces individus présentent des performances motrices et cognitives altérées à l’âge adulte. Les travaux de Kempers et coll. ont porté sur 70 patients âgés de 21 ans en moyenne, dont l’âge moyen au début du traitement substitutif par hormones thyroïdiennes était de 28 jours. Les sujets souffrant d’hypothyroïdie sévère, modérée ou légère, avaient des performances aux tests moteurs et de quotient intellectuel significativement diminuées par rapport aux sujets contrôles, avec une différence d’autant plus marquée que l’hypothyroïdie était sévère. Ainsi, la prise en charge précoce de l’hypothyroïdie congénitale ne permet pas de supprimer tous les problèmes liés à cette maladie. Les hormones thyroïdiennes jouant un rôle important dans le développement cérébral in utero, il est possible qu'un certain nombre de troubles soient présents avant même le diagnostic néonatal de l'hypothyroïdie.
 
Pour en savoir plus sur "Hypothyroïdie congénitale"

 
Journal of Endocrinology and Metabolism ; 91(2) : 418-424 ; février 2006
 
Maladie de Gaucher : le traitement substitutif laisse persister des problèmes cliniques, sociaux et psychologiques
 
La maladie de Gaucher est une maladie causée par un déficit en enzyme lysosomale, la bêta-glucocérébrosidase. Elle est généralement traitée avec succès par l’enzymothérapie de remplacement. Cependant, des problèmes cliniques, sociaux et psychologiques persistent chez les patients traités, comme le montrent les résultats de l’étude menée par Mankin et coll. Les chercheurs ont interrogé 128 sujets atteints de la maladie de Gaucher et traités par enzymothérapie de remplacement, à l’aide d’un questionnaire anonyme. Les patients avaient une vie active caractérisée par un bon niveau scolaire, un emploi, des déplacements sans difficulté pour la plupart, du sport et des activités diverses. Le traitement enzymatique améliorait leur qualité de vie en réduisant significativement la splénomégalie, les troubles viscéraux, les anomalies hématologiques, et les crises osseuses. Cependant, ils continuaient à souffrir de troubles cliniques, principalement musculo-squelettiques et hématologiques. Ils avaient des problèmes émotionnels et psychologiques illustrés par un pourcentage excessif de sujets dépressifs, anxieux, nerveux, insomniaques, seuls, craintifs, et préoccupés par leurs santé. Mankin et coll. proposent quelques solutions pour prévenir la survenue de ces problèmes chez les sujets atteints de la maladie de Gaucher.
 
Pour en savoir plus sur "Gaucher, maladie de"

 
Clinical Genetics ; 69 (3 ) : 209-217 ; Mars 2006
 
Mucoviscidose : les suppléments énergétiques protéiques n’améliorent pas le statut nutritionnel
 
La consommation de suppléments protéiques énergétiques oraux est fréquemment conseillée chez les enfants atteints de mucoviscidose présentant une malnutrition modérée. CALICO est un essai multicentrique contrôlé randomisé mené par une équipe britannique sur 102 enfants mucoviscidosiques, destiné à évaluer le bénéfice réel des suppléments nutritionnels. L’administration de suppléments protéiques pendant 12 mois n’a pas entraîné d’amélioration de l’indice de masse corporelle, ni des paramètres spirométriques et nutritionnels. Les auteurs en concluent que la prescription de suppléments énergétiques ne doit pas occuper une place prépondérante dans la prise en charge des enfants mucoviscidosiques en malnutrition modérée.
 
Pour en savoir plus sur "Mucoviscidose"

 
BMJ ; 332 : 632-636 ; 18 mars 2006
 
Maladie de Niemann-Pick : une vingtaine de patients français recevront Zavesca, à titre dérogatoire
 
La maladie de Niemann-Pick type C et les gangliosidoses sont des maladies lysosomales associées à un tableau neurologique sévère, dues respectivement à un trouble du métabolisme du cholestérol et à un déficit en gangliosides (bêta-galactosidase ou hexosaminidase). Le migluscat, capable de traverser la barrière hémato-encéphalique, agit en réduisant la synthèse de glycosylcéramide, un précurseur des gangliosides. Il est actuellement testé dans le cadre d’essais cliniques chez des patients atteints de la maladie de Niemann-Pick C juvénile et adulte et de gangliosidose à GM2. Les résultats intermédiaires sont encourageants. C’est pourquoi l’Association des Maladies Lysosomales a obtenu de la Cnam l’accès à titre dérogatoire de migluscat (Zavesca) pour une vingtaine de patients atteints de la maladie de Niemann-Pick type C ou d’une gangliosidose, dont l'état présente les risques d'une dégradation rapide. Le traitement, qui ne pourra être administré que par deux équipes médicales (Pr Thierry Billette de Villemeur à Paris, Dr Nathalie Guffon à Lyon), devra faire l’objet d’un suivi rigoureux et identique pour tous les patients.
 
Pour en savoir plus sur "Niemann-Pick C, maladie de"

 


 
Politique de recherche et de santé
 
Prévention des risques pour l’enfant à naître : l’Académie de Médicine en faveur d’une consultation pré-conceptionnelle
 
Aujourd'hui, 8% des enfants qui naissent chaque année en France doivent être hospitalisés pour cause de prématurité ou parce qu’ils souffrent d’un handicap. Une partie de ces problèmes résulte d’une mauvaise information des parents sur les risques de certains comportements pour le futur bébé : usage du tabac, de l’alcool, auto-médication, infections... Dans un rapport sur la "prévention des risques pour l’enfant à naître", le groupe de travail de la commission Maternité, Enfance, Adolescence de l’Académie de Médecine émet des recommandations pour éviter ces problèmes. L’Académie de Médecine préconise notamment la création d’une consultation pré-conceptionnelle pour toutes les femmes en âge de procréer, à partir de l’âge de 15 ans. Elle insiste également sur la nécessité d’un premier examen dès la septième semaine d’aménorrhée, les effets du tabac, de l’alcool et des médicaments étant plus graves en début de grossesse.
Rapport : Prévention des risques pour l’enfant à naître

 


 
Financer sa recherche
 
Ataxie de Friedreich : appel d’offres pour des bourses de recherche
 
L’Association Française de l’Ataxie de Friedreich prévoit d’attribuer en 2006 des bourses de thèse (18 000 euros) et post-doctorale (22 000 euros) pour un montant total de 100 000 euros. Les domaines considérés comprendront les aspects fondamentaux de cette maladie chez l’homme ou les modèles animaux, et la recherche clinique.
Renseignements auprès de Marianne Kerdougli, 04 68 38 59 55, marianne.kerdougli@wanadoo.fr

 
Prix Thermo Biothérapie 2006
 
Thermo Electron Corporation, spécialisé dans le secteur de l’instrumentation analytique, lance un appel à candidature pour le prix Thermo Biothérapie 2006. D’une valeur de 10 000 euros, il est ouvert aux chercheurs et équipes de recherche françaises qui proposent un projet novateur dans les domaines de la thérapie cellulaire, thérapie génique ou immunothérapie.
Les dossiers d’inscription sont disponibles auprès de Magali Dugué, 02 28 03 21 39, magali.dugue@thermo.com

 


 
Actualité des associations
 
Une journée d’échange pour les personnes atteintes de la maladies de Fabry
 
L’Association pour les Patients de la Maladie de Fabry (APMF) organise le 13 mai 2006, à Paris une rencontre ayant pour objectif de permettre aux personnes françaises atteintes de la maladie de Fabry de se rencontrer, de mieux se connaître et d’échanger leurs expériences et leur vécu. Les membres du comité scientifique de l’APMF présenteront un état des lieux des connaissances et répondront à toutes les questions sur la maladie et sa prise en charge. Des patients viendront témoigner de leur expérience personnelle : de l’annonce du diagnostic à la mise en place du traitement à domicile.
Programme et inscription

 
Pour en savoir plus sur "Fabry, maladie de"

 


 
A lire
 
Un poème d’Omar, atteint d’amyotrophie spinale de type 2
 
Omar, un jeune marocain âgé de 17 ans, est atteint d’amyotrophie spinale de type 2. Il nous a envoyé ce poème, intitulé La Vie, qu’il a écrit pour évacuer son stress et sa lassitude.
 
Vivre ensemble : guide des civilités à l’usage des gens ordinaires
 
"Vivre ensemble" est un guide produit par une consultante avec le soutien du Ministère Délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes Agées, aux Personnes Handicapés et à la Famille. Il a pour pour but de faciliter, grâce à des conseils simples, la communication entre les personnes handicapées et les gens ordinaires. Un lexique expliquant les différents types de handicap (moteur, visuel, auditif, mental ou psychique) nous fournit les repères essentiels afin de nous comporter le plus naturellement, le plus spontanément possible avec les personnes handicapées. A travers une série de petits témoignages, des personnes handicapées font part des obstacles rencontrés au quotidien, mais aussi de l’attitude qu’elles attendent des gens "ordinaires".
"Vivre ensemble" est distribué gratuitement dans les mairies des villes de plus de 50.000 habitants, les conseils régionaux, les conseils généraux, les préfectures, dans la Fonction publique et dans l’Education nationale.
Télécharger le guide

 
Déficiences et handicaps des enfants passés par les Commissions départementales de l’éducation spéciale
 
Ce document est le résultat de l’enquête intitulée "trajectoires des enfants passés en CDES" portant sur 2600 enfants de trois classes d’âge distinctes.

 
Rapport de la DREES ; Février 2006
 
X-linked mental retardation : a clinical guide
 
Cette revue fait le point sur le retard mental lié à l’X autour des sujets suivants :
- les phénotypes associés aux gènes responsables des retards mentaux syndromiques et non syndromiques
- la prévalence relative des gènes causant uniquement des retards mentaux non syndromiques
- le problème du risque de récurrence en l’absence d’un diagnostic moléculaire
- la proportion de l’excès des retards mentaux masculins dû à une anomalie monogénique du gène X

 
Journal of Medical Genetics ; 43 : 193-200 ; Mars 2006
 
Cutaneous T-cell lymphoma : mycosis fungoides and Sézary syndrome
 
Auteur : Herschel S. Zackheim
Editions : CRC Press
152 pages, 131 euros

 
Autoimmune diseases of the skin : pathogenesis, diagnosis, management
 
Seconde édition
Auteurs : collectif d’experts sous la direction Michael Hertl
Edition : Springer-Verlag
469 pages, 77 euros

 


 
Colloques et séminaires
 
1st International Education Conference on Batten Disease
 
Örebro (Suède)
 
3 au 6 mai 2006
 
http://www.battenconference.com
 
Congrès de la Ligue Française et de la Ligue Allemande contre l'épilepsie
 
Strasbourg (France)
 
4 au 6 mai 2006
 
Programme et inscription
 
Trisomie 21 : de la fonction des gènes du chromosome 21 à la physiopathologie
 
Paris (France)
 
26 mai 2006
 
Contenu du colloque
Inscription

 
Autonomic Paris 2006
 
Paris (France)
 
7 au 9 juin 2006
 
C’est la neuvième édition de ce rendez-vous où convergent tous les acteurs du handicap et de la dépendance pour une meilleure autonomie des personnes, à domicile et en institution.
http://www.autonomic-expo.com/paris/2006/fr/

 
Sixth international congress of neuroendocrinology
 
Pittsburgh (Etats-Unis)
 
19 au 22 juin 2006
 
Contact : ccehs@upmc.edu
http://www.icn2006.com/

 
Conférence thématique : “Genetics in liver disease”
 
Modène (Italie)
 
23 et 24 juin 2006
 
http://www.easl-aasld-monothematic2006.org/
 
10th international fragile X conference
 
Atlanta (Etats-Unis)
 
19 au 23 juillet 2006
 
http://www.fragilex.org
 


 

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