6 Juin 2006 Imprimer
Editorial
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Editorial
 
Lancement de l’Encyclopédie Orphanet Grand Public
 
C’est avec beaucoup de satisfaction qu’Orphanet publie les premiers textes de l’Encyclopédie Orphanet Grand Public, une des initiatives du Plan National Maladies Rares. Initié en juin 2005, le projet a pour ambition de produire des textes complets, actualisés, honnêtes et clairs sur différentes maladies rares, à l’intention des malades et de leur entourage. Tous les acteurs concernés par ces maladies, experts et malades par le biais de leurs associations, ont été impliqués dans le processus éditorial de ces textes : une équipe éditoriale mixte Orphanet – Maladies Rares Info Services, réunissant l’expertise de la documentation scientifique et celle de l’information et de l’écoute des malades et de leurs familles, rédige les articles qui sont ensuite revus et corrigés par des spécialistes de chaque maladie et par les associations de malades correspondantes. Tous les collaborateurs sont co-signataires, quelle que soit la nature de leur participation à la production du texte.
Les textes de l’Encyclopédie Orphanet Grand Public, structurés sous la forme de questions-réponses, sont désormais accessibles sur Orphanet dès la page d’accueil et liés à chacune des maladies (on y accède en cliquant sur "Description détaillée de la maladie"). A l’écran, il est possible de naviguer de chapitre en chapitre et de question en question en ouvrant l’onglet "signets". Les articles de l’encyclopédie, destinés à servir le plus grand nombre, peuvent être librement téléchargés, imprimés et surtout distribués.
Nous remercions tous ceux qui, avec beaucoup d’enthousiasme et de disponibilité, contribuent à ce projet. Nous espérons que ces textes, dont la liste s’allongera progressivement, permettront aux malades et à leurs familles de mieux comprendre les pathologies qui les frappent et la prise en charge qui leur est proposée, et de mieux dialoguer avec les médecins.

 


 
Nouveautés Orphanet
 
Nouveaux textes
 
Imerslund-Grasbeck syndrome (publié dans OJRD)
 
http://www.ojrd.com/content/1/1/17
 
Lowe syndrome (publié dans OJRD)
 
http://www.ojrd.com/content/1/1/16
 
Ostéogenèse imparfaite (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/OsteogeneseImparfaite-FRfrPub654v01.pdf
 
Maladie de Verneuil (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Verneuil-FRfrPub2049v01.pdf
 
Syndrome de Marfan (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Marfan-FRfrPub109.pdf
 
Maladie de Takayasu (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Takayasu-FRfrPub806.pdf
 
Hémophilie (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Hemophilie-FRfrPub646.pdf
 
Syndrome de Williams (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Williams-FRfrPub145.pdf
 
Nouvelles recherches cliniques
 
Caractérisation et analyse de l'évolution à long terme des atteintes rénales et extra-rénales au cours de la néphronophtise
 
http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=72949
 
HSCRgenes - Etude génétique et fonctionnelle de plusieurs gènes impliqués dans la maladie de Hirschsprung syndromique
 
http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=72951
 
S'enregistrer pour être informé des nouvelles recherches cliniques sur une maladie rare
 
http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/home_info.php?file=Eclor&Lng=FR
 


 
Zoom sur...
 
Deux avancées majeures dans les trichothiodystrophies et les syndromes myéloprolifératifs
 
Le 16 mai dernier s’est tenue à l’Institut de France une séance publique de l’Académie des Sciences où six jeunes chercheurs ayant contribué aux grandes avancées scientifiques françaises en biologie en 2005-2006 ont présenté leurs travaux. Ils avaient été sélectionné parmi 57 candidats par un groupe de biologistes, membres de l’Académie des Sciences. Deux des six projets concernaient de près les maladies rares :
- Frédéric Coin a évoqué ses travaux relatifs à l’identification et à l’étude du rôle de p8-TTD-A, la dixième sous-unité du facteur de transcription/réparation TFIIH, mutée dans la trichothiodystrophie type A. Cette maladie, caractérisée entre autres par une hypersensibilité aux rayons ultra-violets, résulte d’une déficience dans le mécanisme de réparation de l’ADN par excision de nucléotides. Frédéric Coin et coll. ont montré qu’après la reconnaissance d’une lésion par XPC et le recrutement du facteur TFIIH, p8 favorisait l’ouverture du double brin d’ADN nécessaire à la fixation de la protéine de réparation XPA. p8 est spécifique à la réparation, contrairement aux neuf autres sous-unités de TFIIH qui participent à la fois à la transcription et à la réparation. p8 étant une petite sous-unité protéique capable de diffuser librement dans le noyau, son administration constitue une stratégie thérapeutique qu’il serait pertinent d’envisager. Ces travaux, s’ils apportent des informations nouvelles sur une maladie rare, aident aussi à comprendre un mécanisme fondamental de la vie de la cellule probablement impliqué dans le vieillissement : la régulation de l’expression des gènes et le maintien de leur intégrité.
- Chloé James a décrit la découverte récente du gène JAK2, dont une unique mutation ponctuelle activatrice entraîne une phosphorylation constitutive de la protéine kinase JAK2 et l’apparition d’un syndrome myéloprolifératif (polyglobulie de Vaquez, myélofibrose ou thrombocytémie essentielle). Cette avancée majeure, décrite dans la lettre Orphanews du 17 mai 2005, offre une meilleure compréhension de la physiologie des syndromes myéloprolifératifs, et pourrait permettre le développement de thérapies ciblées spécifiquement sur la protéine anormale. La Société Française d’Hématologie a déjà organisé un symposium à ce sujet le 18 novembre dernier : The V617F JAK2 mutation : a major step forward in the pathogenesis and management of myeloproliferative disorders.

 
Pour en savoir plus sur "Trichothiodystrophies (terme générique)"
Pour en savoir plus sur "Polyglobulie de Vaquez"
Pour en savoir plus sur "Splénomégalie myéloïde"
Pour en savoir plus sur "Thrombocytémie essentielle"

 


 
Nouveaux syndromes
 
Cécité précoce et troubles psychomoteurs progressifs dus à un déficit en cathepsine D
 
Steinfeld et coll. décrivent un enfant atteint d’un nouveau syndrome associant une cécité et des troubles psychomoteurs progressifs. Il est causé par deux mutations faux-sens du gène de la cathepsine D, une protéase exprimée dans les lysosomes et impliquée dans la dégradation protéolytique, l’invasion cellulaire et la dégradation. Les anomalies observées induisent une diminution du taux de cathepsine D dans les fibroblastes du malade et une réduction marquée de son activité protéolytique.
Lire le résumé sur Pubmed

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 988-998 ; Juin 2006
 
Anomalies du développement, surdité et dystonie
 
Une nouvelle pathologie associant des malformations de la ligne médiane, une surdité sensorielle et un syndrome dystonique généralisé d’apparition retardée, a été décrite chez deux jumeaux monozygotes. Elle est causée par une mutation ponctuelle faux-sens du gène codant pour l’actine-bêta, une isoforme non musculaire de l’actine. Cette étiologie est exceptionnelle, la plupart des pathologies liées à l’actine étant causées par des mutations des isoformes musculaires. Procaccio et coll. suggèrent que des mutations des isoformes non musculaires de l’actine (actine bêta et gamma1) pourraient être associées à des anomalies du développement et/ou des troubles neurologiques tels que la dystonie.
Lire le résumé sur Pubmed

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 947-960 ; Juin 2006
 
Leucoencéphalopathie, dystonie et neuropathie motrice
 
Ferdinandusse et coll. décrivent un patient présentant un torticolis, un tremblement dystonique de la tête, une ataxie cérébelleuse légère, un nystagmus, une hyposmie et une azoospermie. L’IRM révèle une leucoencéphalopathie. Ce phénotype résulte d’un déficit en SCPx, une protéine de transport du stérol dont l’activité thiolase est nécessaire à la décomposition des acides gras branchés. Une mutation homozygote du gène codant pour cette enzyme est en cause.
Lire le résumé sur Pubmed

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 1046-1052 ; Juin 2006
 


 
Nos gènes se dévoilent
 
La polypose juvénile infantile serait causée par une délétion recouvrant deux gènes suppresseurs de tumeur
 
Le syndrome de polypose juvénile se caractérise par la présence de multiples polypes juvéniles dans le tractus gastro-intestinal, prédisposant non seulement à la survenue d’un cancer colo-rectal mais aussi, de façon moindre, à celle de tumeurs gastriques, duodénales, biliaires et pancréatiques. Il en existe trois formes : la polypose juvénile colique (restreinte au côlon), la polypose juvénile généralisée et la polypose juvénile infantile. Les deux premières formes, qui sont l’expression variable d’une même maladie, sont dues à des mutations dominantes des gènes SMAD4 ou BMPR1A dans 20 à 50% des cas. En revanche, aucune histoire familiale n’a été décrite dans les rares cas rapportés de polypose juvénile infantile, caractérisée par une apparition avant l’âge de deux ans, une polypose généralisée d’évolution sévère, et une faible espérance de vie. Delnatte et coll. ont découvert, chez quatre enfants atteints non apparentés, une délétion chromosomique dominante recouvrant les gènes PTEN et BMPR1A. Ils suggèrent que la polypose juvénile infantile résulte de la délétion de PTEN et BMPR1A, et expliquent la sévérité de la maladie par une possible coopération entre ces deux gènes suppresseurs de tumeur.
 
Pour en savoir plus sur "Polypose gastrointestinale juvénile"

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 1066-1074 ; Juin 2006
 
Diabète néonatal : les mutations de KCNJ11 et SUR1 induisent parfois un phénotype neurologique additionnel
 
Récemment, il a été démontré que des mutations activatrices du gène KCNJ11 constituaient la cause majeure du diabète néonatal permanent. KCNJ11 code pour Kir6.2, un canal potassique inhibé par l'ATP intracellulaire qui, avec SUR1 (sulphonylurea receptor), forme le canal potassique dépendant de l'ATP KATP. Kir6.2 est exprimé dans le muscle, les neurones, le cerveau et les cellules pancréatiques bêta, ce qui permet d’imaginer que des sujets portant une mutation du gène puissent présenter, outre leur diabète néonatal, un phénotype neurologique. Gloyn et coll. ont vérifié que les symptômes neurologiques observés chez certains patients, notamment ceux présentant un syndrome DEND (retard sévère du développement, épilepsie, diabète néonatal), étaient bien la conséquence de ces anomalies génétiques, et non les répercussions cliniques de leur diabète sévère. Parmi cinq patients atteints de diabète néonatal et portant une mutation de KCNJ11, quatre présentaient des signes neurologiques : le syndrome DEND (mutation C166F), un retard modéré du développement (mutation V59M), des troubles neurologiques aigus et chroniques dus à un oedème cérébral (mutation R201H), une neuropathie diabétique. Ces caractéristiques cliniques, différentes des conséquences neurologiques d’un diabète sévère, supportent l’existence d’un syndrome neurologique discret associé aux mutations de KCNJ11.
Une seconde équipe, dont deux membres avaient participé à l’étude ci-dessus, révèle que des mutations du gène ABCC8, codant pour la sous-unité régulatrice SUR1 (sulphonylurea receptor) du canal KATP, constituent une nouvelle étiologie du diabète néonatal. Cette conclusion fait suite à l’identification d’une mutation hétérozygote de ABCC8 chez un patient atteint du syndrome DEND. En réduisant la sensibilité du canal KATP à l’inhibition par l’ATP, cette mutation entraîne une augmentation du courant KATP et un diabète néonatal permanent identique à celui causé par les anomalies de KCNJ11. SUR1 étant exprimé dans les cellules pancréatiques bêta et dans les neurones, il est possible que ses mutations soient également impliquées dans le phénotype neurologique.

 
Pour en savoir plus sur "Diabète néonatal"

 
European Journal of Human Genetics ; Publication en ligne avancée ; 3 mai 2006
Human Molecular Genetics ; 15(11) : 1793-1800 ; 13 avril 2006
 
Cutis laxa : l’implication des fibulines se confirme
 
La cutis laxa est une maladie du tissu conjonctif dans laquelle la peau perd son élasticité et forme de grands plis. Des anomalies des fibres élastiques sont en cause et provoquent des problèmes plus importants au niveau des cordes vocales, des os, des cartilages, des vaisseaux sanguins, de la vessie, des reins, du système digestif et des poumons. Quatre modes de transmission existent, les formes autosomiques récessives étant les plus sévères. Les fibulines, une famille de six protéines de la matrice extracellulaire ayant des interactions avec des éléments des membranes basales et des fibres élastiques, semblent jouer un rôle dans cette maladie : des mutations de la fibuline-5 ont été mises en cause dans une forme autosomique récessive, et une expression réduite de la fibuline-2 est observée chez les malades. Les travaux récents de Hucthagowder et coll. vont dans ce sens : les chercheurs ont observé une mutation du gène de la fibuline-4 chez une patiente présentant une maladie du tissu conjonctif récessive caractérisée par une cutis laxa, une fragilité osseuse, une tortuosité vasculaire, un emphysème en développement et des hernies inguinale et diaphragmatique. La peau présentait des fibres élastiques sous-développées, et le taux de fibuline-4 dans la matrice extracellulaire issue des fibroblastes de la peau était fortement réduit. Les auteurs en concluent que la fibuline-4 est probablement nécessaire à la formation des fibres élastiques et au développement du tissu conjonctif.
 
Pour en savoir plus sur "Cutis laxa"

 
The American Journal of Human Genetics ; 78 : 1075-1080 ; Juin 2006
 


 
La recherche, jour après jour
 
RAMEDIS : une base de données sur les maladies rares du métabolisme
 
RAMEDIS (RAre MEtabolic DISeases database) est une base de données sur les maladies rares du métabolisme basée sur la déclaration de cas individuels. Elle combine des informations cliniques, biochimiques et moléculaires autorisant la recherche de corrélations génotype-phénotype. Actuellement, elle contient des données relatives à 735 patients atteints de 91 maladies différentes. L’utilisation de RAMEDIS devrait permettre d’améliorer les connaissances épidémiologiques des maladies métaboliques, d’intégrer de nouvelles données cliniques et génétiques, d’identifier de nouvelles maladies, et de proposer des stratégies thérapeutiques.
 
Recherche fondamentale
 
Thérapie génique de la maladie de Hurler : l’administration intrathécale du vecteur faisable et efficace chez la souris
 
La maladie de Hurler (mucopolysaccharidose type 1 – MPS1) est due à un déficit en alpha-L-iduronidase (IDUA) entraînant l'accumulation, dans les lysosomes des différents tissus, de deux glycosaminoglycanes : le dermatane-sulfate et l'héparane sulfate. Le tableau clinique associe hernies, dysmorphie faciale, hirsutisme, limitations articulaires, dysostose multiple, nanisme, hépatosplénomégalie, atteinte cardiaque, surdité, atteinte respiratoire, opacités cornéennes, et régression psychomotrice aboutissant à un retard mental sévère. Si la thérapie enzymatique de remplacement permet aujourd’hui de traiter efficacement une partie des symptômes, la thérapie génique est plus prometteuse encore, notamment pour la correction des symptômes neurologiques qui nécessite un passage de la barrière hémato-encéphalique. Une équipe américaine vient de démontrer que l’administration intrathécale (dans le fluide cérébro-spinal) d’un vecteur portant le gène de l’alpha-L-iduronidase chez des souris adultes, entraîne une délivrance efficace du gène dans le cerveau, conduisant à la synthèse d’IDUA et à la réduction de l’accumulation des glycosaminoglycanes. L’effet obtenu est dépendant de la dose. L’injection d’un vecteur identique par voie intraveineuse induit une forte activité IDUA dans certains organes (notamment le foie), mais une très faible synthèse de l’enzyme dans le cerveau. Ainsi, l’administration intrathécale d’un vecteur thérapeutique est une solution non invasive prometteuse pour corriger les atteintes neurologiques dans la MPS I.
 
Pour en savoir plus sur "Mucopolysaccharidose type 1"

 
Gene Therapy ; 13(11) : 917-925 ; Juin 2006
 
Mucoviscidose : le miglustat permet à la protéine CFTR anormale d’échapper à la dégradation protéolytique chez la souris
 
La mucoviscidose est causée, dans la majorité des cas, par la mutation homozygote delF508 du gène CFTR, qui perturbe le repliement post-traductionnel du canal chlorure CFTR et provoque sa dégradation protéolytique précoce par la machinerie de dégradation du réticulum endoplasmique. Cependant, des protéines F508del-CFTR échappent parfois au contrôle des protéines chaperons (calnexine, BIP/GRP78, HSP 70/90…), rejoignent la membrane plasmique et peuvent alors assurer leur fonction de canal chlorure. Développer des protéines chaperons pharmacologiques ou "tromper" les chaperons existants représentent donc deux stratégies thérapeutiques potentielles dans la mucoviscidose. La seconde a fait récemment l’objet d’une avancée importante, grâce aux travaux de Norez et coll. publiés dans FEBS Letters. Les chercheurs ont montré que le miglustat inhibait l’enzyme de glycosylation de la protéine F508del-CFTR qui, sous forme monoglucosylée au lieu de triglucosylée, n’est plus reconnue par la chaperon calnexine et échappe à la boucle de contrôle du réticulum endoplasmique. L’effet a pu être observé dans les cellules épithéliales en culture de patients, et chez des souris modèles de la maladie.
Miglustat (Zaveska) étant autorisé en Europe et aux Etats-Unis pour le traitement de la maladie de Gaucher, a déjà fait l’objet de toutes les études pré-cliniques. Sa capacité à protéger la protéine mal repliée F508del-CFTR de la dégradation protéolytique pourra donc être prochainement testée chez les patients atteints de mucoviscidose portant la mutation homozygote delF508.

 
Pour en savoir plus sur "Mucoviscidose"

 
FEBS Letters ; 580(8) : 2081-2086 ; 3 avril 2006
 
Recherche clinique
 
Syndrome de Werner : description du spectre des mutations du gène WRN
 
Le syndrome de Werner, caractérisé par un vieillissement précoce, est causé dans 90% des cas par des mutations du gène WRN, codant pour une hélicase à ADN RecQ. Dans un article de Human Mutation, une équipe américaine fait le point sur les 50 mutations distinctes de WRN (dont 25 non publiées dans la littérature) observées chez 99 patients depuis le clonage du gène en 1996. Toutes les mutations publiées jusque-là entraînaient une élimination du signal de localisation nucléaire de la protéine, empêchant ses interactions fonctionnelles dans le noyau. Huang et coll. décrivent deux nouvelles mutations conférant une instabilité à la protéine WRN. Les données cliniques confirment que la cataracte oculaire bilatérale est l’élément phénotypique avec la plus forte pénétrance. Les autres signes cardinaux (altérations de la peau, chute de cheveux et/ou cheveux blancs, petite taille) sont présents dans 95% de cas. L’âge moyen de décès s’élève à 54 ans, soit sept ans de plus que l’âge moyen rapporté par Epstein et coll. en 1966 (47 ans). Les lignées cellulaires lymphoblastoïdes de certains cas index présents dans le registre international du syndrome de Werner ont été cryopréservées. Elles sont disponibles pour les chercheurs intéressés qui en feraient la demande.
 
Pour en savoir plus sur "Werner, syndrome de"

 
Human Mutation ; 27(6) : 558-567 ; Juin 2006
 
Dystrophies musculaires : le spectre phénotypique lié aux mutations de POMT1 s’élargit
 
Des mutations récessives du gène POMT1 codant pour la O-mannosyltransferase 1 sont en cause dans la dystrophie musculaire des ceintures type 2K (dystrophie musculaire congénitale et retard mental, DMC2K) et dans 20% des syndromes de Walker-Warburg (dystrophie musculaire congénitale avec anomalies cérébrales et oculaires). Deux récents articles rapportent l’existence de nouveaux phénotypes causés par des anomalies de POMT1. Van Reeuwijk et coll. ont identifié des mutations hétérozygotes de POMT1 chez quatre familles non apparentées présentant un phénotype moins sévère que celui du syndrome de Walker-Warburg : dystrophie musculaire congénitale avec hypertrophie du mollet, microcéphalie et retard mental. De leur côté, des chercheurs italiens décrivent trois enfants non apparentés chez qui les mutations de POMT1 induisent un phénotype proche de la DMC2K mais d’apparition plus précoce et associé à des handicaps moteurs plus sévères. Ces observations élargissent le spectre phénotypique associé aux anomalies du gène POMT1.
 
Pour en savoir plus sur "Walker-Warburg, syndrome de"

 
Neurology ; 66 : 1564-1567 ; Mai 2006
 
Syndrome craniofrontonasal : mosaïcisme et mutations de la lignée germinale paternelle expliquent la rareté des hommes porteurs
 
Le syndrome cranio-fronto-nasal est une pathologie liée à l’X qui touche plus fréquemment et plus sévèrement les femmes que les hommes. Les patientes présentent une dysplasie fronto-nasale, une craniosynostose et des malformations additionnelles mineures, alors que les rares hommes porteurs ont uniquement un hypertélorisme. Afin d’expliquer cette particularité génétique, Twigg et coll. ont analysé les mutations du gène responsable, EFNB1 codant pour l'ephrine B1, dans 59 familles de malades. Ils ont mis en évidence un mosaïcisme somatique dans 6 familles (parmi 53), et la présence de 15 mutations germinales d’origine paternelle, parmi les 17 pour lesquelles l’origine parentale a pu être établie. Ainsi, la rareté relative des hommes porteurs vient majoritairement de la fréquence élevée des mutations de la lignée germinale paternelle (transmises aux filles) combinée à une capacité reproductive réduite chez les femmes atteintes. Les mutations post-zygotiques (induisant un mosaïcisme) contribuent également à la prépondérance du syndrome cranio-fronto-nasal chez les femmes. En revanche, la non-pénétrance de la maladie chez les hommes reste inexpliquée. Ces résultats soulignent la nécessité de considérer les différentes origines possibles des mutations de EFNB1, pour le conseil génétique des familles touchées par le syndrome cranio-fronto-nasal.
 
Pour en savoir plus sur "Dysplasie cranio-fronto-nasale"

 
The American Journal of Medical Genetics ; 78(6) : 999-1010 ; Juin 2006
 
Dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale : le diagnostic par PCR plus précis et plus rapide que le southern blotting
 
La dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale, caractérisée par une faiblesse et une atrophie des muscles du visage et de la ceinture scapulaire, est due à une diminution du nombre de répétitions de la région D4Z4 sur le chromosome 4 : les individus sains ont 11 à 100 répétitions, contre 4 à 10 chez les sujets malades. Actuellement, le diagnostic moléculaire est réalisé par southern blotting, une technique longue et coûteuse, qui donne une évaluation approximative du nombre de répétitions. Une équipe japonaise vient de démontrer que l'utilisation d'une technique de PCR permettait de calculer plus rapidement et plus simplement le nombre de répétitions D4Z4 résiduelles, offrant un diagnostic plus fiable et facilité de la maladie. Des résultats encourageants qui nécessitent confirmation.
 
Pour en savoir plus sur "Dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale"

 
Neuromuscular Disorders ; 16(4) : 256-61 ; Avril 2006
 
Amyotrophie spinale proximale : un essai immunologique simple pour mesurer le taux sanguin en protéine SMN
 
L’amyotrophie spinale proximale est une maladie neurodégénérative due à une déficience en protéine SMN (Survival Motor Neuron). La mesure du taux de protéine SMN permet de diagnostiquer la maladie et de suivre l’efficacité de certaines stratégies thérapeutiques en développement visant à augmenter la quantité de SMN. Kolb et coll. ont développé un test immunologique qui, à l’aide d’un anticorps anti-SMN, permet de mesurer la concentration en SMN dans le sang périphérique. La technique est aussi fiable que le Western blot et plus simple d’utilisation : la lyse cellulaire n’est pas nécessaire, un petit échantillon sanguin suffit, et plusieurs analyses peuvent être menées simultanément. Ce nouveau test immunologique pourrait donc servir au diagnostic de la SMA et devenir un marqueur d’efficacité dans le cadre d’essais thérapeutiques.
 
Pour en savoir plus sur "Amyotrophie spinale proximale"

 
BMC Neurology ; 6 : 6 ; 1er février 2006
 
Neuromyélite optique : de nouveaux critères de diagnostic proposés
 
La neuromyélite optique (NMO) est une maladie démyélinisante associant une myélite transverse et une névrite optique. Les critères de diagnostic actuels permettant de la différencier de la sclérose en plaques (SEP) sont les suivants : IRM cérébrale initiale normale ou ne présentant pas d’images caractéristiques de la SEP, observation à l’IRM d’une lésion de la moelle épinière couvrant au moins trois vertèbres, quantité de neutrophiles dans le liquide cérébro-spinal excédant 50 cellules par millilitres. Cependant, ces critères ne permettent pas d’identifier les sujets atteints d’une NMO dont les symptômes neurologiques concernent des régions du système nerveux central autres que le nerf optique ou la moelle épinière, et ceux dont l’IRM cérébrale montre des lésions identiques à celles d’une SEP. Le pronostic sévère de la NMO nécessitant une prise en charge spécifique impose une révision de l'outil diagnostique pour une meilleure distinction des deux maladies. Une équipe américaine a étudié, sur 96 patients NMO et 33 patients SEP, la spécificité et la sensibilité des trois paramètres décrits ci-dessus et de l'auto-anticorps NMO-IgG spécifique à 90% de la NMO, pris indépendamment ou combinés de différentes manières. De nouveaux critères de diagnostic ont émergé de ces travaux : la présence d’une névrite optique et d’une myélite, et l’existence d’au moins deux des trois signes suivants : détection à l’IRM d’une lésion de la moelle épinière couvrant au moins 3 vertèbres, IRM cérébrale initiale non caractéristique d’une SEP, séropositivité NMO-IgG.
 
Pour en savoir plus sur "Devic, maladie de"

 
Neurology ; 66(10) : 1485-1489 ; 23 Mai 2006
 
Traitement de la mucoviscidose : un nouvel élément positif pour le composé EPI-hNE-4
 
L'EPI-hNE-4 est un inhibiteur puissant de l'élastase leucocytaire humaine (hNE), enzyme impliquée dans la perte de la fonction pulmonaire associée à des lésions broncho-pulmonaires tels que la mucoviscidose. Mis au point par la société Debiopharm, il est aujourd’hui en phase IIa bis de développement clinique pour le traitement de la mucoviscidose. Selon les travaux d’une équipe française, EPI-hNE-4 résiste aux différentes molécules protéolytiques qu’il rencontre au niveau des sites inflammatoires (métalloprotéases, protéase 3, cathepsine G). En 2003, les mêmes chercheurs avaient montré qu’EPI-hNE-4 gardaient ses propriétés inhibitrices lors d’une administration sous forme aérosol. Les potentialités thérapeutiques d’EPI-hNE-4 dans la mucoviscidose se confirment donc.
 
Pour en savoir plus sur "Mucoviscidose"

 
Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics ; Publication en ligne avancée ; 20 avril 2006
 


 
Médicaments orphelins
 
Maladie de Crohn chez l'enfant : la FDA autorise la commercialisation de Remicade
 
La Food and Drug Administration vient d’autoriser Remicade (infliximab) pour le traitement des enfants atteints de formes actives de la maladie de Crohn. L’anti-TNF alpha est autorisé aux Etats-Unis depuis 1998 pour le traitement de la maladie de Crohn de l’adulte.
 
http://www.fda.gov/bbs/topics/NEWS/2006/NEW01376.html
 
Pour en savoir plus sur "Crohn, maladie de"

 
Communiqué de presse FDA ; 19 mai 2006
 
Syndrome myélodysplasique : la FDA approuve Dacogen
 
La Food and Drug Administration a délivré une autorisation de mise sur le marché à Dacogen (decitabine) pour le traitement des syndromes myélodysplasiques. Dacogen favorise le développement des cellules sanguines, anormal chez les patients atteints d’un syndrome myélodysplasique, et permet d’éviter les transfusions sanguines.
 
http://www.fda.gov/bbs/topics/NEWS/2006/NEW01366.html
 
Pour en savoir plus sur "Myélodysplasiques, syndromes"

 
Communiqué de presse FDA ; 3 mai 2006
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Recto-colite hémorragique : l’utilité de la surveillance coloscopique pour prévenir les cancers colique démontrée par l’exemple
 
Le cancer colique est une complication fréquente de la recto-colite hémorragique qu’il faut prévenir. La surveillance coloscopique est un des moyens existants pour réduire la mortalité et la morbidité liées au cancer colorectal, et éviter les résections du côlon. Son efficacité reste cependant controversée. Depuis 30 ans, les patients atteints de recto-colite hémorragique suivis à l’hôpital Saint-Mark de Londres font l’objet d’une surveillance coloscopique. Les résultats obtenus, publiés dans Gastroenterology, sont en faveur de cette stratégie préventive : la plupart des patients ont pu conserver leur côlon, l’apparition d’un cancer a pu être évité chez deux tiers des patients ayant développé des lésions précancéreuses menaçantes, les cancers apparus malgré la surveillance étaient peu développés et ont pu être pris en charge à un stade précoce. Le risque de cancer n’augmentant pas avec l’âge, il est inutile de renforcer la surveillance dans le temps.
 
Pour en savoir plus sur "Recto-colite hémorragique"

 
Gastroenterology ; 130(4) : 1030-1038 ; Avril 2006
 
Dépistage néonatal de la surdité : l’expérience britannique positive
 
Le dépistage néonatal systématique de la surdité, s’il est associé à une prise en charge adéquate pour les nouveaux-nés diagnostiqués, est efficace en terme d’âge du diagnostic, d’identification des types de surdité, et d’intervention thérapeutique. Tels sont les résultats d’une étude destinée à évaluer les effets du programme de dépistage néonatal britannique mis en place sur 23 sites pilotes. Le test de dépistage, par oto-émissions acoustiques et si besoin potentiel évoqué auditif du tronc cérébral, vise à identifier les nouveaux-nés présentant une surdité bilatérale permanente supérieure à 40 décibels (surdité moyenne à profonde). Réalisé sur 169 487 nouveau-nés au moment de l’étude, il a permis de dépister 169 cas de surdité qui ont pu être pris en charge rapidement. Une première évaluation audiologique a été réalisée à un âge moyen de 5 semaines. A 10 semaines, la majorité des bébés étaient intégrés dans un programme de prise en charge, et à quatre mois, la plupart de ceux dont le handicap nécessitait une aide auditive étaient appareillés. Connaissant l’incidence des surdités, les auteurs supposent que le nombre de cas ayant échappé au dépistage est très faible.
Un rapport de la Haute Autorité de Santé évaluant la pertinence d'un dépistage néonatal de la surdité en France devrait être prochainement publié.

 
Pediatrics ; 117(5) : e887-e893 ; 5 mai 2006
 
Les limites du dépistage systématique des maladies héréditaires de l’adulte
 
La connaissance de la séquence complète du génome humain a permis d’identifier les bases génétiques de multiples maladies, facilitant leur diagnostic et rendant leur dépistage possible. Cependant, l’intérêt du dépistage génétique d’une maladie varie en fonction du poids de la composante génétique dans sa pénétrance. S’il est avéré pour les maladies monogéniques à forte pénétrance (hypothyroïdisme congénital, maladie de Huntington), il est faible pour les maladies multifactorielles à composante génétique fortement dépendantes de l’environnement et de l’hygiène de vie (hypertension, diabète de type 2), et il est controversé en ce qui concerne les variants monogéniques des maladies complexes à faible pénétrance et influencés par l’environnement et le mode de vie (hypercholestérolémie familiale, fièvre méditerranéenne familiale). En réponse à une demande du ministère de la santé néerlandais, Lambert SW et coll. ont évalué quelles avancées génomiques sur les maladies héréditaires "communes" de l’adulte devaient se traduire par la mise en place d’un dépistage de population. Dans un article sur ce sujet, ils décrivent les raisons pour lesquelles un tel dépistage n’est pas suffisamment efficace pour l’hémochromatose, l’hypercholestérolémie, la fièvre méditerranéenne et la thrombophilie familiales. Pour ces "maladies chroniques ayant une unique composante génétique", les analyses biochimiques de routine conduisent plus simplement aux mêmes résultats.
 
Pour en savoir plus sur "Hémochromatose, forme familiale"
Pour en savoir plus sur "Hypercholestérolémie, forme familiale"
Pour en savoir plus sur "Fièvre méditerranéenne familiale"

 
Journal of Clinical Epidemiology ; 59(4) : 358-364 ; Avril 2006
 
Assistance médicale à la procréation et génétique : 21 recommandations pour deux disciplines fortement liées
 
L’assistance médicale à la procréation (AMP) et la génétique sont deux champs d’activité en pleine évolution qui interagissent mutuellement : la génétique permet d’expliquer l’étiologie de certaines infertilités, alors que la médecine reproductive fait appel à la génétique pour prévenir certaines maladies héréditaires. Les progrès rapides, mais non évalués à long terme, observés dans ces deux disciplines, et les questions éthiques soulevées par leurs diverses potentialités ont conduit la Société Européenne de Génétique Humaine et la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie à proposer conjointement une série de 21 recommandations. Elaborées à partir d’un document synthétisant l’ensemble des questions techniques, sociales, éthiques et légales relatives à l’AMP et à la génétique, ces recommandations ont pour objectif de maximiser les bénéfices issus de l’usage des deux disciplines, pour les couples et pour la communauté.
 
European Journal of Human Genetics ; 14(5) : 509-511 ; Mai 2006
European Journal of Human Genetics ; 14(5) : 588-645 ; Mai 2006

 


 
Politique de recherche et de santé
 
Parution au JO d’un décret sur l’accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées
 
Les mesures relatives à l’accessibilité, prévues par la loi du 11 février 2005, sont devenues réalité depuis la parution du décret au Journal Officiel. Il "met en oeuvre le principe d’accessibilité généralisée qui doit permettre à toutes les personnes, quel que soit leur handicap, d’exercer les actes de la vie quotidienne et de participer à la vie sociale", annoncent les ministères de la Cohésion Sociale et des Personnes Handicapées. Concrètement :
- tous les types de handicap seront désormais pris en compte dans la conception des bâtiments ;
- les règles actuelles d’accessibilité des logements seront renforcées ;
- les maisons individuelles neuves destinées à la vente ou à la location seront également accessibles ;
- les bâtiments d’habitation existants qui font l’objet de travaux importants devront être mis en conformité avec les règles d’accessibilité.
Décret n° 2006-555 du 17 mai 2006 relatif à l’accessibilité des établissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des bâtiments d’habitation et modifiant le code de la construction et de l’habitation

 
Health-EU Portal, nouveau portail santé de la Commission Européenne
 
La Commission Européenne vient de lancer Health-EU Portal, un portail santé destiné aux patients comme aux professionnels de santé et aux scientifiques. Disponible dans les 20 langues officielles de l’UE, il recense une multitude d’informations santé déclinées selon 47 thèmes, depuis la santé des bébés jusqu’au bioterrorisme en passant par les maladies rares.
 


 
Financer sa recherche
 
Prix Jacques Oudin de recherche en immunologie clinique
 
Attribué par le laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies et la Société française d’immunologie, le prix Jacques Oudin de recherche en immunologie clinique (10 000 euros) récompensera un travail ayant des applications cliniques dans l'auto-immunité ou les déficits immunitaires. Les candidats doivent présenter un travail effectué dans un service clinique ou un laboratoire situé en France.
Date limite de dépôt des candidatures : 15 juillet 2006.
En savoir plus sur les modalités de candidature

 


 
Actualité des associations
 
Gêniris souhaite établir des partenariats avec des médecins et des chercheurs concernés par l’aniridie
 
L’association Gêniris informe et soutient les personnes atteintes d’aniridie et leur entourage. Pour se développer, elle cherche à établir des partenariats avec des chercheurs (en génétique, ophtalmologie ou optique) et des médecins référents qui suivraient plus précisément l’évolution des patients.
Contact : Gêniris 08 70 58 30 10, associationgeniris@free.fr
http://associationgeniris.free.fr/

 
BNH : la Bibliothèque Numérique pour le Handicap
 
La Bibliothèque Numérique pour le Handicap (BNH) a pour objectif de permettre à toute personne confrontée à un handicap d’emprunter, comme dans une bibliothèque traditionnelle, un choix d’œuvres littéraires numérisées. La ville de Boulogne-Billancourt, pionnière en matière de bibliothèque numérique, est soutenue par l’Association française contre les Myopathies pour piloter ce projet d’ampleur nationale. La BNH est en phase expérimentale depuis novembre 2005. L’étude ELUPHA (Etude de la Lecture nUmérique par les Personnes HandicApées) est en cours dans le but de démontrer que le numérique constitue la meilleure réponse aux besoins des personnes handicapées pour accéder à la lecture. Les participants à l’étude sont inscrits gratuitement pour une période de six mois (renouvelable) et sont sollicités régulièrement par mail pour donner leurs appréciations et leurs suggestions. Pour participer, il suffit de s’adresser à un des représentants des associations participant à l’étude :
ALIS : Mme Véronique Blandin alis@club-internet.fr
AFM : Mr Claude Dumas cdumas@afm.genethon.fr
APF : Mme Elisabeth Cathaix-Nègre elisabeth.cataix-negre@apf.asso.fr
GIHP : Mme Marie Roinet marie.roinet@gihpidf.asso.fr
GIAA : Mr Guillaume du Bourget dubourguet@wanadoo.fr

 


 
A lire
 
Supplément de la revue Pediatrics consacré au dépistage néonatal
 
Pediatrics ; 117 : 193-354 ; Mai 2006
 
Pediatric neuroradiology : brain, head, neck and spine
 
Auteurs : P. Tortori-Donati, A. Rossi, R. Biancheri
Edition : Springer
1752 pages, environ 600 euros

 
Making medical decisions for the profoundly mentally disabled
 
Auteur : Norman L. Cantor
Edition : MIT Press
296 pages, 27 euros

 


 
Colloques et séminaires
 
Traiter les maladies rares : un espoir hier, une réalité aujourd'hui
 
Paris (France)
 
26 juin 2006
 
Colloque co-organisé par l’Alliance Maladies Rares, Eurordis, le Gis-Institut des maladies rares, Maladies Rares Info Services, Orphanet et Les Entreprises du Médicament.
Programme
Inscription

 
7ème forum Internet et les maladies rares
 
Paris (France)
 
27 juin 2006
 
Comme chaque année, Orphanet organise un forum "Internet et les maladies rares", en partenariat avec l'Alliance Maladies Rares et avec le soutien de la Fondation Groupama. "Internet au service des personnes malades" sera le thème de cette septième édition.
Programme
Carton d'invitation

 
2nd International Symposium on Disorders of Sex Development : From gene to gender
 
Lübeck (Allemagne)
 
31 août au 2 septembre 2006
 
http://www.netzwerk-is.uk-sh.de/is/index.php?id=156
 
2nd Eastern European Conference on Rare Diseases and Orphan Drugs
 
Plovdiv (Bulgarie)
 
8 et 9 septembre 2006
 
Thème : Encourager la recherche sur les maladies rares dans les pays d’Europe de l’Est
http://www.conf2006.raredis.org/

 
International Workshop on Hereditary and Sporadic Endocrine Tumors
 
Marseille (France)
 
7 au 10 septembre 2006
 
http://www.endocrino.net/GTE
 
6th meeting of the International Society for Neonatal Screening
 
Tokushima (Japon)
 
16 au 19 septembre 2006
 
http://www.secretariat.ne.jp/~isns2006/
 
XIIth meeting of the European society for immunodeficiencies
 
Budapest (Hongrie)
 
4 au 7 octobre 2006
 
http://www.esid2006.com/
 


 

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