3 Octobre 2006 Imprimer
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Editorial
 
Orphanet Urgences : la méthodologie du projet est validée, la rédaction des fiches pratiques peut commencer
 
Le comité de pilotage du projet Orphanet Urgences s’est réuni le 25 septembre dernier à l'initiative de la Direction Générale de la Santé. A cette occasion, la méthodologie du projet a été validée. L’objectif d’Orphanet Urgences est de mettre à disposition des professionnels de l’urgence un outil qui leur permette d’avoir rapidement accès à des recommandations de bonne pratique pour la prise en charge des personnes atteintes d’une maladie rare se présentant en urgence. Les situations d’urgence liées à ces maladies sont très diverses : soit l’urgence est en rapport avec la maladie rare, soit c'est la maladie qui complique la prise en charge d’une urgence sans rapport avec elle. La connaissance des précautions à prendre dans chaque cas particulier est donc d’une importance vitale.
Orphanet Urgences reposera sur un ensemble de fiches pratiques rédigées par des experts de chaque maladie, puis validées par les associations de malades, les professionnels de l’urgence (Société française de Médecine d’Urgence dont le comité scientifique inclut le SAMU de France) et des sociétés savantes (Société Française de Pédiatrie, Société Nationale Française de Médecine Interne). Le comité de pilotage (constitué des représentants de ces sociétés savantes, de l’HAS, de l’Alliance Maladies Rares, de l’AFM, d’Orphanet et de la DGS) validera in fine chaque document.
Ces fiches pratiques, publiées en ligne sur Orphanet, seront accessibles à partir d’une nouvelle rubrique "Urgences" et, bien entendu, à partir de chacune des maladies. Des efforts seront faits pour qu’une version d’Orphanet Urgences puisse aussi être disponible dans les unités mobiles du SAMU. Les premiers documents devraient être mis en ligne au printemps 2007.

 


 
Nouveautés Orphanet
 
Nouveaux textes
 
Brugada syndrome (Publié dans OJRD)
 
http://www.ojrd.com/content/1/1/35
 
Plummer-Vinson syndrome (Publié dans OJRD)
 
http://www.ojrd.com/content/1/1/36
 
Ollier disease (Publié dans OJRD)
 
http://www.ojrd.com/content/1/1/37
 
Cystite insterstitielle (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/CystiteInterstitielle-FRfrPub10441.pdf
 
Syndrome de Noonan (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Noonan-FRfrPub206.pdf
 


 
Nos gènes se dévoilent
 
Maladie de Sanfilippo : le gène en cause dans le type C enfin identifié
 
La maladie de Sanfilippo ou mucopolysaccharidose type III (MPSIII) est une maladie de surcharge lysosomale autosomique récessive qui se manifeste, entre 2 et 6 ans, par une dégradation intellectuelle et des troubles du comportement. Il en existe quatre sous-types, A à D, causés par le déficit d’une des quatre enzymes nécessaires à la dégradation de l’héparane sulfate, pour lesquels trois gènes sur quatre ont été identifiés. Une équipe canadienne et une équipe internationale viennent de découvrir le quatrième gène, impliqué dans la MPSIIIC : il s’agit de TMEM76, codant la protéine transmembranaire 76. L’analyse des expressions fonctionnelles de ce gène et de son orthologue murin, démontre qu’ils codent effectivement pour la N-acétyltransférase lysosomale, l’enzyme déficitaire dans la MPSIIIC. Les deux publications relatives à ces recherches rapportent la mise en évidence de mutations pathogènes diverses de TMEM76 : non-sens, faux-sens, d’épissage, déplaçant le cadre de lecture. Ces travaux ouvrent la voie au diagnostic génétique de la MPSIIIC, et permettent d’envisager l’étude de corrélations génotype-phénotype. Ils marquent la fin de la phase de "découverte de gènes" dans les enzymopathies lysosomales génétiques, commentent Pshezhetski et coll.
 
Pour en savoir plus sur "Mucopolysaccharidose type 3"

 
The American Journal of Human Genetics ; 79 :738-744 ; Octobre 2006
The American Journal of Human Genetics ; Publication en ligne avancée ; 8 septembre 2006

 
Syndrome de Naegeli et dermopathie pigmentaire réticulaire, deux dysplasies ectodermiques dues à des mutations de KRT14
 
Le syndrome de Naegeli-Franceschetti-Jadassohn et la dermopathie pigmentaire réticulaire sont deux dysplasies ectodermiques dominantes partageant des signes cliniques communs, en particulier l’absence d’empreintes digitales, une hyperpigmentation cutanée en réseau, une kératodermie palmoplantaire, une hypohidrose, et des anomalies additionnelles du développement des dents, des cheveux et de la peau. Lugassy et coll. ont identifié des mutations hétérozygotes (non sens et déplaçant le cadre de lecture) du gène KRT14, codant pour la kératine 14, chez les malades de cinq familles (une touchée par la dermatopathie pigmentaire réticulaire, et quatre par le syndrome de Naegeli). Elles induisent une terminaison fortement prématurée de la traduction, suggérant un rôle important de la kératine 14 dans l’ontogenèse des dermatoglyphes et des glandes sudorales. Les auteurs signalent que des mutations non-sens bi-alléliques de KRT14 ont été associées à de rares cas d’épidermolyse bulleuse simple récessive. Ils proposent un mécanisme qui expliquerait les différences phénotypiques observées entre les maladies dominantes et récessives causées par les anomalies de ce gène.
 
Pour en savoir plus sur "Naegeli-Franceschetti-Jadassohn, syndrome de"

 
The American Journal of Human Genetics ; 79 : 724-730 ; Octobre 2006
 
Calcinose tumorale normophosphatémique : des mutations du gène SAMD9 impliquées
 
La calcinose tumorale est une maladie récessive caractérisée par un dépôt de matériel calcique dans les tissus mous péri-articulaires, particulièrement au niveau des épaules, des hanches et des coudes. Les gènes GLNTT3 et FGF23, codant respectivement pour une glycosyltransférase et une protéine phosphaturique, sont impliqués dans la forme hyperphosphatémique. Topaz et coll. ont identifié une mutation homozygote pathogène sur le gène SAMD9 de patients atteints de calcinose tumorale normophosphatémique, confirmant l’hypothèse que les deux formes de calcinose tumorale constituent des pathologies non alléliques. La fonction de la protéine codée par SAMD9 reste inconnue, mais les expériences complémentaires menées par les chercheurs israéliens suggèrent qu’elle joue un rôle crucial dans la pathogenèse de la calcification extra-osseuse.
 
Pour en savoir plus sur "Calcinose tumorale"

 
The American Journal of Human Genetics ; 79 : 759-764 ; Octobre 2006
 
Microlithiase pulmonaire alvéolaire : un co-transporteur sodium-calcium mis en cause
 
La microlithiase pulmonaire alvéolaire se caractérise par la présence de microcalcifications disséminées dans les deux poumons. La plupart des patients reste asymptomatique pendant plusieurs années, jusqu’à ce que la maladie se déclare, entraînant une détérioration lente mais dangereuse de la fonction pulmonaire. Une équipe turque a mis en évidence des mutations homozygotes du gène SLC34A2 chez six parmi sept patients non apparentés atteints de microlithiase pulmonaire alvéolaire. SLC34A2 code le co-transporteur sodium-phosphate type IIb, impliqué dans l’homéostase du phosphate au sein de nombreux organes. En approfondissant leurs analyses, Corut et coll. ont montré que l’activité anormale du transporteur de phosphate était responsable de la formation des microlithes, et que la microlithiase pulmonaire alvéolaire constituait une maladie monogénique récessive de pénétrance totale. Ces travaux devraient faciliter le diagnostic des cas isolés de microlithiase pulmonaire alvéolaire, et le dépistage précoce des sujets atteints mais asymptomatiques, au sein des familles de malades. Ils ouvrent la voie de la thérapie génique qui, d’après les auteurs, pourrait bénéficier des stratégies étudiées dans le cadre de la mucoviscidose, les deux maladies étant causées par les anomalies d’une protéine intégrale de membrane.
 
Pour en savoir plus sur "Microlithiase pulmonaire alvéolaire"

 
The American Journal of Human Genetics ; 79 : 650-656 ; Octobre 2006
 
L’encéphalite herpétique résulte d’un déficit immunitaire monogénique compromettant l’immunité vis-à-vis du virus HSV1
 
L’encéphalite herpétique est une complication rare de l’infection, habituellement inoffensive, par le virus de l’Herpes simplex 1. Une équipe pluridisciplinaire française vient de démontrer qu’une mutation homozygote du gène UNC93B1, induisant un déficit de production d’interféron en réponse à une infection par le HSV1, prédisposait à l’encéphalite herpétique. Ces résultats laissent envisager le traitement de certains patients par l’interféron alpha recombinant, notent les auteurs. En outre, des troubles monogéniques de l’immunité, prédisposant à un seul type d’infection, pourraient être à l’origine d’autres maladies infectieuses sévères.
 
Pour en savoir plus sur "Encéphalite herpétique"

 
Sciencexpress ; 14 septembre 2006
 
Microphtalmie et cataracte : un quatrième gène impliqué dans cette association d’anomalies ophtalmologiques
 
Billingsley et coll. viennent d’identifier un nouveau gène, CRYBA4, dont une substitution est à l’origine d’une cataracte congénitale. Partant du fait que CRYBA4 présente des interactions avec CRYBB2, un des trois gènes en cause dans la cataracte-microphtalmie, les chercheurs ont étudié sa possible implication dans la microphtalmie. Leur hypothèse s’est confirmée par l’identification, au sein d’une série de 32 patients atteints d’une microphtalmie bilatérale, d’un sujet ayant une cataracte et porteur d’une mutation ponctuelle de CRYBA4.
 
Pour en savoir plus sur "Anophtalmie - Microphtalmie, isolées"

 
The American Journal of Human Genetics ; 79 : 702-709 ; Octobre 2006
 
La cécité nocturne autosomique récessive peut être causée par des mutations du gène CABP4
 
La cécité nocturne stationnaire congénitale est une dysfonction rétinienne non évolutive caractérisée par une vision nocturne perturbée, associée à d’autres symptômes oculaires : myopie, nystagmus, hyperopie, acuité visuelle réduite. Sa transmission peut être autosomique dominante, récessive, ou liée à l’X. Si plusieurs gènes ont été mis en cause, leurs anomalies ne sont pas retrouvées chez tous les malades. Une équipe suisse a identifié un nouveau gène muté dans la forme récessive : CABP4. Il code pour une protéine de liaison au calcium localisée dans les terminaux synaptiques des photorécepteurs, et directement associée à la sous-unité alpha du canal à calcium type L. Un canal dont le gène codant, CACNA1F, est muté dans certains cas de cécité nocturne liée à l’X. Les mutations de CABP4, homozygotes et hétérozygotes composées, observées par Zeitz et coll. dans deux familles de malades, induisent une réduction de 30 à 40% du taux de transcription du gène. La présence d’une concentration réduite en CABP4 serait donc à l’origine du défaut de signalisation chez les patients.
 
Pour en savoir plus sur "Cécité nocturne congénitale stationnaire"

 
The American Journal of Human Genetics ; 79 : 657-667 ; Octobre 2006
 
Cancer colorectal héréditaire non polyposique : découverte d’une mutation épigénétique transmissible sur le gène MSH2
 
Certains sujets atteints de cancer colorectal héréditaire non polyposique (HNPCC) ne présentent pas de mutation de MSH2 et MLH1, les deux principaux gènes en cause dans cette maladie. La méthylation du promoteur de MLH1 (mais pas de MSH2), inactivant le gène MLH1, est en cause dans la majorité des cancers colorectaux sporadiques, mais n’est pas transmise à la descendance, à l’image de toutes les modifications épigénétiques. Chan et coll. ont néanmoins recherché la présence de méthylation du promoteur de MSH2 chez 31 familles touchées par le cancer colorectal héréditaire, sans mutation décelable des gènes MSH2 et MLH1. Une des familles présentait une méthylation du promoteur du gène MSH2, transmise sur trois générations. Elle était présente à l’état mosaïque, à savoir abondante dans les cellules du côlon et de la muqueuse rectale et rare dans les cellules sanguines, rendant son identification difficile par un test sanguin standard. C’est la première fois que la transmission d’une modification épigénétique est mise en évidence chez l’homme. Sa découverte sur d’autres gènes pourrait avoir des implications importantes pour le diagnostic d’autres maladies héréditaires, concluent les auteurs.
 
Pour en savoir plus sur "Cancer du côlon non polyposique"

 
Nature Genetics ; Publication en ligne avancée ; 3 septembre 2006
 
Identification d’un réseau de protéines impliquées dans la palatogenèse
 
Des chercheurs américains ont mis en évidence, chez un patient présentant une fente labio-palatine isolée, une haploinsuffisance en SUMO1 causée par une translocation chromosomique balancée clivant ce gène. SUMO1 code une protéine de sumoylation, un processus de modification post-traductionnelle orientant le devenir de certaines protéines à l'intérieur de la cellule (localisation, activité, choix de partenaires...). Chez la souris, Alkuraya et coll. ont observé une expression de Sumo1 dans le palais et les lèvres en formation. Les animaux portant un allèle Sumo1 hypomorphe (partiellement inactivé) donnent naissance à des souriceaux présentant une fente palatine ou faciale, avec une fréquence (4 sur 46) similaire à celle observée dans des familles humaines ayant une histoire familiale de fentes labio-palatines. Les trois protéines codées par les gènes MSX1, SATB2 et SMAD4 sont sumoylées et impliquées ou associées à des voies impliquées dans la morphogenèse du palais. SUMO1 pourrait donc contrôler l’activité d’une série de protéines jouant une rôle dans la palatogenèse. Cette hypothèse se vérifie chez les souris dont les gènes Sumo1 et Eya1 (codant une protéine sumoylée, et muté dans certains cas de malformations orofaciales) sont inactivés ensemble : elles donnent naissance à une forte proportion (36%) de souriceaux présentant des fentes. Ainsi, les auteurs de ces travaux n’ont pas seulement identifié un nouveau gène impliqué dans les malformations orofaciales, ils ont également mis en évidence l’existence d’un réseau protéique participant à la palatogenèse.
 
Pour en savoir plus sur "Fente labiale avec ou sans fente palatine"

 
Science ; 313 : 1751 ; 22 septembre 2006
 


 
La recherche, jour après jour
 
Recherche fondamentale
 
Dystrophies musculaires : la trichostatine A favorise la régénérescence et la réparation musculaires chez la souris
 
Une équipe italienne a testé avec succès la trichostatine A chez des souris modèles de la myopathie de Duchenne et de l’alpha-sarcoglycanopathie. Le traitement des animaux par cet inhibiteur des histone-désacétylases à l’âge de 12 semaines (apparition des premiers symptômes) et pendant trois mois, a entraîné une augmentation de la taille de leurs myofibres. La trichostatine A augmente l’expression, dans les cellules musculaires de réserve, de la follistatine, dont la concentration anormalement élevée antagonise l’effet négatif de la myostatine sur la croissance et la régénérescence musculaires. Physiquement, les souris traitées retrouvent une performance normale à l’exercice. Le blocage de la myostatine est une des stratégies à l’étude pour le traitement des dystrophies musculaires. La présente étude démontre l’efficacité potentielle des inhibiteurs des histone-désacétylases pour induire ce mécanisme. Des études pré-cliniques supplémentaires chez la souris et dans de plus grands modèles animaux de myopathie sont encore nécessaires, et nécessiteront plusieurs années de recherches avant de pouvoir envisager des essais chez l’homme.
 
Nature Medicine ; Publication en ligne avancée ; 17 septembre 2006
 
Recherche clinique
 
Epidermolyse bulleuse dystrophique de Hallopeau-Siemens : le diagnostic génétique pré-implantatoire rendu possible
 
L’épidermolyse bulleuse dystrophique de Hallopeau-Siemens provoque, dès la naissance, des lésions cutanéomuqueuses profuses dont la cicatrisation entraîne des synéchies et des rétractations cutanées et parfois tendineuses. Il n’existe pas de traitement efficace à l’heure actuelle pour cette maladie causée par des mutations du gène COL7A1, mais les familles à risque de récurrence peuvent bénéficier d’un test génétique prénatal reposant sur l’analyse des cellules choriales. Une équipe britannique a développé et validé une méthode d’analyse, efficace et reproductible, permettant le diagnostic pré-implantatoire de cette maladie. Elle a déjà été autorisée par la HFEA, organisme britannique en charge de la législation sur la procréation médicalement assistée et l'embryologie.
 
Pour en savoir plus sur "Epidermolyse bulleuse dystrophique"

 
Journal of Dermatological Science ; 42(3) : 241-248 ; Juin 2006
 
Hémoglobinurie paroxystique nocturne : succès d’un essai clinique de phase III pour eculizumab
 
L’hémoglobinurie paroxystique nocturne (HPN) résulte d’une mutation somatique du gène PIG-A dans une cellule souche hématopoïétique. Elle entraîne la production de cellules sanguines déficientes en protéines de surface dont la fonction est de protéger les cellules contre l’attaque du complément. Il en résulte une hémolyse intravasculaire excessive ou persistante responsable d’une anémie, d’une hémoglobinurie, et de complications liées à la présence plasmatique d’hémoglobine libre. Les recherches actuelles visent à mettre au point une stratégie thérapeutique plus simple et moins risquée que la greffe de moelle osseuse, le seul moyen efficace à ce jour pour traiter l’HPN. Dans cette objectif, l’eculizumab, un anticorps monoclonal humanisé dirigé contre le complément terminal C5, est en phase de recherche clinique avancée. Testé dans le cadre de l’essai TRIUMPH, un essai clinique de phase III, multicentrique, randomisé, en double aveugle, contre placebo, il a entraîné une stabilisation de l’hémoglobine en l’absence de transfusion chez 49% des patients traités mais aucun des sujets sous placebo. Le taux médian de transfusion a été réduit de 10 unités/patient avec placebo à 0 unité/patient avec eculizumab. Enfin, l'anticorps a permis une réduction de l’hémolyse intravasculaire et une amélioration de la qualité de vie. Ces résultats, confirmant l’efficacité et la bonne tolérance d’eculizumab dans le traitement de la PNH, ont conduit la société Alexion qui développe ce produit -désigné orphelin- sous la marque Soliris, à déposer une demande d’autorisation de mise sur le marché auprès de l’EMEA.
 
Pour en savoir plus sur "Hémoglobinurie paroxystique nocturne"

 
Communiqué de presse Alexion ; 26 septembre 2006
NEJM ; 355 : 1233-1243 ; 21 septembre 2006

 
Syndrome du QT long : identification de facteurs prédictifs de mort subite et d’arrêt cardiaque à l’adolescence
 
Le syndrome du QT long se caractérise par un espace QT anormalement long à l'électrocardiogramme, conférant aux malades un risque accru de tachyarythmie ventriculaire et de mort subite. Une équipe internationale a étudié une série de 2772 patients (issus du registre international du syndrome du QT long) ayant fait l’objet d’un suivi clinique jusqu’à l’âge de 20 ans, afin d’identifier les facteurs de risque d’arrêt cardiaque et de mort subite dans l’adolescence, période la plus dangereuse pour les malades. Il apparaît que la survenue récente et fréquente de syncopes, la longueur élevée de l’intervalle QT, et le sexe masculin (entre 10 et 12 ans), constituent trois facteurs indépendants associés à un risque significatif d’arrêt cardiaque et de mort subite à l’adolescence. Le traitement par bêta-bloquants des patients ayant présenté une syncope récente, est associé à une réduction de ce risque de 64%.
 
Pour en savoir plus sur "QT long, syndrome du, forme familiale"

 
JAMA ; 296(10) : 1249-1254 ; 13 septembre 2006
 
Surdités non syndromiques : description d'un modèle évaluant la probabilité d’être porteur d’une mutation DFNB1
 
La moitié des surdités non syndromiques autosomiques récessives sont la conséquence de mutations des gènes GJB2 ou GJB6, tous deux situés sur le locus DFNB1. Des chercheurs espagnols ont mis au point un modèle mendélien estimant la probabilité d’être porteur de mutations DFNB1 pour les membres de familles touchées par une surdité non syndromique récessive, une information utile pour choisir ou non de procéder à un test génétique. Le modèle proposé prend en compte le mode de transmission de la maladie dans la famille, son âge d’apparition, et l’âge actuel des sujets atteints. Gonzalez et coll. ont validé leur outil, en utilisant les informations relatives à 305 familles touchées par une surdité non syndromique congénitale ou progressive ayant fait l’objet d’une analyse des gènes GJB2 et GJB6. Efficace, en particulier pour les homozygotes, il pourrait s’adapter au conseil génétique d’autres pathologies autosomiques récessives, notent les auteurs.
 
Pour en savoir plus sur "Connexine 26, anomalie de la"
Pour en savoir plus sur "Surdité de perception non syndromique autosomique récessive, type DFNB"

 
Human Mutation ; Publication en ligne avancée ; 29 août 2006
 
Une corrélation génotype-phénotype identifiée dans la leucodystrophie métachromatique d’apparition tardive
 
La leucodystrophie métachromatique est une maladie récessive majoritairement due à des mutations du gène ASA, codant pour l’enzyme arylsulfatase A. P426L et I179S sont les deux mutations les plus fréquentes dans les formes juvénile et adulte de la maladie qui, contrairement à la forme infantile, présentent une forte hétérogénéité phénotypique. En comparant 22 patients homozygotes pour P426L et 20 patients hétérozygotes composés pour I179S, atteints de la forme adulte de la leucodystrophie métachromatique, Rauschka et coll. ont fait ressortir d’une corrélation génotype-phénotype. Les sujets porteurs de la mutation P426L présentent des troubles progressifs de la démarche causés par une paraplégie spastique ou une ataxie cérébelleuse, et des problèmes mentaux absents ou insignifiants en début de maladie qui s’accentuent au cours de l’évolution. Le phénotype lié à la mutation I179S est contrasté, avec de légers troubles moteurs associés à un comportement de type schizophrène et une dégradation mentale.
 
Pour en savoir plus sur "Leucodystrophie métachromatique"

 
Neurology ; 67 : 859-863 ; 12 septembre 2006
 
Création future d’un centre de bioproduction de protéines recombinantes et d’anticorps monoclonaux à Genopole
 
Un centre de bioproduction devrait voir le jour fin 2007 au sein du bioparc d’Evry, dans le cadre d’une convention de partenariat entre Genopole et la société Mabgène. L’unité produira des lots de molécules thérapeutiques (protéines recombinantes et anticorps monoclonaux) destinés aux essais pré-cliniques sur animaux, aux essais cliniques jusqu’en phase II, ainsi qu’aux essais cliniques de phase III pour les molécules destinées au traitement des maladies rares.
 
Communiqué de presse Genopole ; 18 septembre 2006
 
Recherche et cellules souches
 
Eurordis prend position sur l’utilisation des cellules souches embryonnaires
 
Eurordis vient de publier une prise de position des patients atteints de maladies rares concernant la recherche sur les cellules souches embryonnaires (CSE) et les traitements en découlant. Les conclusions de ce document d’une dizaine de pages sont les suivantes :
- Eurordis estime que la production des blastocytes humains pré-implantés doit être mise en regard de la guérison potentielle de nombreux citoyens gravement malades.
- Eurordis soutient la recherche sur les CSE, à condition qu’elle soit faite dans un cadre réglementaire strict.
- Eurordis ne soutient pas l’interdiction d’utiliser les fonds européens pour la recherche sur les CSE, et est contre l’exclusion des traitements en découlant.
- Eurordis soutient les techniques ne détruisant pas les embryons, la recherche sur les cellules souches adultes, la recherche sur les cellules souches du cordon ombilical, la recherche sur les cellules souches de fœtus avortés.
Résumé du texte de position en français
Position paper : rare disease patient’s perspective on embryonic stem cell research and therapy

 
Le Conseil d’Analyse de la Société recommande l’utilisation des cellules souches embryonnaires
 
Dans une note du 2 septembre dernier intitulée Faut-il autoriser le clonage scientifique ?, le Conseil d’Analyse de la Société fait le point sur les véritables enjeux des recherches sur les cellules souches. Le rapport insiste sur le caractère trop restrictif de la législation française, par rapport à celle du Royaume-Uni et de la Belgique par exemple. Il plaide pour la légalisation du clonage thérapeutique, dans des conditions très encadrées, afin de ne pas pénaliser la France sur le plan économique, mais également médical.
 
Note du Conseil d'Analyse de la Société ; 2 septembre 2006
 


 
Médicaments orphelins
 
Leucémie myéloïde chronique : l’EMEA accorde une opinion positive à Sprycel
 
Sprycel (dasatinib) vient d’obtenir une opinion positive de l’EMEA pour le traitement :
- de la leucémie myéloïde chronique chez les patients résistants ou intolérants à des traitements antérieurs, dont l’imatinib mesylate (Glivec) ;
- de la leucémie lymphoblastique aiguë chez les patients résistants ou intolérants à des traitements antérieurs.
Sprycel est le 29ème médicament orphelin à obtenir une opinion positive de l’EMEA pour une commercialisation en Europe.

 
Pour en savoir plus sur "Leucémie myéloïde chronique"

 
Communiqué de presse EMEA ; 21 septembre 2006
 
Hypertension artérielle pulmonaire : opinion positive de l’EMEA pour une extension d’indication de Tracleer
 
Tracleer (bosentan) est autorisé en Europe pour le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire (HAP) primitive de catégorie III. L’EMEA vient d’accorder une opinion positive pour une extension de son indication au traitement de certaines formes d’hypertension artérielle pulmonaire secondaire : HAP due à une communication interventriculaire entraïnant un shunt gauche-droit, HAP due à un complexe d’Eisenmenger.
 
Pour en savoir plus sur "Hypertension artérielle pulmonaire primitive"

 
Communiqué de presse EMEA ; 21 septembre 2006
 
Liste mise à jour des médicaments orphelins autorisés en Europe
 
http://www.orpha.net/docs/List%20of%20orphan%20drugs%20Europe.pdf
 
Produits médicaux orphelins : mise à jour de l’inventaire des mesures incitatives mises en place par les Etats Membres
 
Le 7 septembre dernier, la Commission Européenne a publié un document faisant l’inventaire, à la fin 2005, des mesures incitatives proposées par les Etats Membres pour aider la recherche, le développement, la commercialisation et la mise à disposition des médicaments orphelins. Il s’agit d’une seconde mise à jour détaillée d’un document réalisé en 2001 par la Commission Européenne, et déjà actualisé en Août 2002. L’EMEA et Orphanet ont largement participé à l’enrichissement de ce document, en interrogeant notamment les sociétés savantes, les associations de patients et les industriels, sur les mesures incitatives relatives aux maladies rares mises en place dans leurs pays.
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Maladie de Tay-Sachs : revue des effets secondaires de 350 médicaments utilisés dans la forme adulte
 
La maladie de Tay-Sachs adulte, dont les principaux signes sont des troubles du comportement, une faiblesse musculaire et des signes d’ataxie, s’accompagne d’un tableau de psychose maniaco-dépressive dans 30 à 50% des cas. Il n’existe pas de traitement curatif de cette maladie, mais une prise en charge symptomatique permet d’améliorer la qualité de vie. Une équipe américaine a mené une étude rétrospective et prospective évaluant les effets secondaires liés à la prise de 350 substances psychotropes (antipsychotiques, antidépresseurs et thérapie électroconvulsive, stabilisateurs de l’humeur, benzodiazépines et autres anxiolytiques, stimulants) et non psychotropes, chez 44 sujets souffrant de la maladie de Tay-Sachs adulte. Une aggravation des signes neurologiques s’est produite chez certains patients sous psychotropes, notamment sous halopéridol, chlorpromazine, et rispéridone. Les benzodiazépines sont généralement plus efficaces et mieux tolérées, en particulier le lorazepam, le clonazepam, et la carbamazepine. Les auteurs fournissent également une liste des médicaments généraux efficaces et sans effets secondaires.
 
Pour en savoir plus sur "Tay-Sachs, maladie de"

 
Neurology ; 67 : 875-877 ; 12 septembre 2006
 
Mucoviscidose : une étude sur l’impact du dépistage néonatal systématique aux Etats-Unis
 
Un article du Journal of Pediatrics révèle les résultats d’une étude destinée à évaluer l’impact sur la mortalité de la mise en place, aux Etats-Unis, du dépistage néonatal systématique de la mucoviscidose. Elle se base :
- sur une revue de la littérature médicale relative à la mortalité des enfants atteints de mucoviscidose dans des populations dépistées et non dépistées à la naissance, et sur les résultats préliminaires de deux études en cours : pour les études non américaines, le dépistage néonatal entraîne une diminution de 5 à 10% des décès liés à la maladie avant l’âge de 10 ans.
- sur l’analyse des données issues du registre de patients de la fondation américaine pour la mucoviscidose, incluant des enfants malades dépistés et non dépistés : elle révèle une différence de 1,5 à 2% de la mortalité liée à la maladie avant l’âge de 10 ans, entre les patients dépistés et non dépistés.
Les auteurs en concluent que, parallèlement à l’amélioration du statut nutritionnel, le dépistage néonatal de la mucoviscidose pourrait améliorer la survie des enfants.

 
Pour en savoir plus sur "Mucoviscidose"

 
Journal of Pediatrics ; 149(3) : 362-366 ; Septembre 2006
 
Cardiopathies congénitales : un centre français publie une analyse rétrospective de 20 ans de dépistage anténatal
 
Une équipe de la maternité Saint-Vincent-de-Paul de Lille publie les résultats d’une étude rétrospective destinée à évaluer la détection prénatale des maladies cardiaques congénitales entre 1984 et 2003. Au cours de ces 20 années, l’échographie de 28 690 fœtus a permis de dépister 85 cardiopathies (60%), sévères pour la plupart, avec une spécificité de 99,9%. Parmi les 57 cardiopathies non détectées, 20 étaient majeures. Le dépistage de ces maladies a progressé depuis l’année 2000, mais son impact sur la survie et la qualité de vie des enfants à naître n’est pas encore significatif, notent les auteurs.
 
Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction ; 35 : 472-476 ; Septembre 2006
 


 
Politique de recherche et de santé
 
Le texte d’une convention internationale reconnaissant les droits des personnes handicapées adopté
 
Après deux semaines de travail intensif et à l'issue d'un processus de négociations qui a duré près de 5 ans, les représentants des Etats siégeant aux Nations unies se sont accordés sur le texte de la nouvelle Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées. Elle sera officiellement adoptée lors de la prochaine Assemblée Générale de l’ONU à l’automne, et devrait avoir un impact sur la législation et les politiques nationales de tous les Etats signataires. L’article 25 relatif à la santé notifie que "les personnes handicapées ont droit au meilleur niveau de santé possible sans subir de discrimination au motif de leur handicap. Elles doivent bénéficier de soins gratuits ou abordables aussi étendus et répondant aux mêmes normes de qualité que pour toute autre personne, ainsi que des services sanitaires que nécessite leur handicap et ne pas être victimes de discrimination en matière d’assurance santé". Même si, comme le souligne un article du Lancet, des années seront nécessaires avant que les dispositions de cette Convention soient appliquées dans le monde entier, les professionnels de santé peuvent dès à présent analyser leurs pratiques et évaluer s’ils procurent aux personnes handicapés l’attention, le respect, et les soins qu’ils méritent.
Résumé des principales clauses de la convention (texte en français)
Draft convention on the rights of persons with disabilities (texte en anglais)

 
The Lancet ; 368: 892 ; 9 septembre 2006
 


 
Financer sa recherche
 
L’Association Strümpell-Lorrain soutient la recherche en génétique des paraplégies spastiques héréditaires
 
L’Association Strümpell-Lorrain lance une appel d’offres dont l’objectif est de stimuler un échange franco-maghrébin pour étudier les paraplégies spastiques autosomiques récessives, fréquentes en Afrique du Nord. Elle accordera une bourse maximale de 15 000 euros (sur 12 mois, éventuellement reconductible une fois) à un jeune neurologue Nord-Africain venant se former en France en neurogénétique des paraplégies spastiques. Les dossiers de candidature sont à renvoyer avant le 31 octobre 2006.
En savoir plus sur l’appel d’offres et les modalités de candidature

 
Pour en savoir plus sur "Paraplégie spastique, forme familiale"

 


 
Actualité des associations
 
Le 20ème Téléthon, une « étape majeure dans le combat contre la maladie »
 
Le 20ème Téléthon, organisé par l’Association Française contre les Myopathies (AFM), se tiendra cette année les 8 et 9 décembre. Selon l’AFM, on est entré dans une nouvelle époque, celle qui doit mener aux premiers traitements chez l’homme. Dans cet objectif, l’association entend poursuivre le financement des essais cliniques sur l’homme grâce aux dons du Téléthon. Un portail Internet ouvert toute l’année (incluant Téléthon TV, Téléthon FM et Téléthon info), et un livret « 20 ans de combat », ont été réalisés à l’occasion de l’évènement.
 
Accès Culture rend le théâtre accessible au déficients sensoriels
 
L’association Accès Culture propose des aides techniques et humaines permettant aux personnes aveugles, malvoyantes, sourdes, malentendantes ou déficients mentales, d’assister à des représentations théâtrales de manière autonome. Elle vient de publier le calendrier 2006-2007 des spectacles accessibles à Paris et dans certaines villes de province.
 


 
A lire
 
Livres
 
Vers un droit à l’enfant normal ? L’arrêt Perruche et l’impact de la judiciarisation sur le dépistage prénatal
Auteurs : Danielle Moyse, Nicole Diederich
Editeur : Erès
211 pages, 13 euros

Les syndromes myélodysplasiques de l'adulte
Auteurs : Pierre Fenaux, François Dreyfus
Edition : John Libbey Eurotext
122 pages, 22 euros

Neurocutaneous syndromes in children
Auteurs : Paolo Curatolo , Daria Riva
Editeur : John Libbey
240 pages, 60 euros

 
Rapports
 
Rights of people with intellectual disabilities : access to education and employment
Auteurs : Open Society Institute, EU monitoring and advocacy program
En automne 2005, le Open Society Institute a publié une série de rapports sur l’accès à l’éducation et à l’emploi des personnes déficientes mentales dans dix pays de l’Europe des 25 et deux pays candidats pour 2007. Ils sont basés sur la législation en vigueur dans ces pays et contiennent des recommandations concrètes à mettre en place dans l’élaboration des politiques nationales. Onze de ces rapports sont déjà disponibles en ligne sur le site de l’Open Society Institute.

 
Publications
 
Human Molecular Genetics publie un numéro spécial de revues scientifiques dont certaines concernent les maladies rares
- The genetics of mental retardation
- Molecular bases of progeroid syndromes
- RNA-dominant diseases
- Recent advances in the genetics of amyotrophic lateral sclerosis and frontotemporal dementia: common pathways in neurodegenerative disease
- Untangling the tau gene association with neurodegenerative disorders
- Noonan syndrome and related disorders: dysregulated RAS-mitogen activated protein kinase signal transduction
- Planar cell polarity, ciliogenesis and neural tube defects
- Challenges and opportunities in dystrophin-deficient cardiomyopathy gene therapy
- Usher syndrome: molecular links of pathogenesis, proteins and pathways Human Molecular Genetics ; 15 (supplement 2); 15 octobre 2006

Are drugs for rare diseases “essential”?
Bulletin of the World Health Organization; 84(9) : 685-764; Septembre 2006
La liste des médicaments essentiels de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) correspond aux besoins minimaux en médicaments d’un système de soins de santé de base, et indique les médicaments qui ont la meilleure efficacité, la meilleure innocuité et le meilleur rapport coût/efficacité concernant les maladies prioritaires. Les traitements pharmacologiques des maladies rares, ne répondant pas aux critères de sélection, sont exclus de cette liste. Sachant que les initiatives en faveur du développement des médicaments orphelins se multiplient, et que les traitements disponibles sont de plus en plus nombreux, Stolk et coll. suggèrent la création d’une liste complémentaire spécifique aux substances orphelines. Une initiative qui pourrait encourager les législateurs, en particulier des pays émergents, à améliorer l’accès à ces traitements. Stolk et coll. proposent également des critères de sélection pour le choix des substances entrant dans la liste complémentaire de « médicaments orphelins essentiels ». Elle pourrait constituer l’étape initiale d’un travail futur sur la création d’un programme d’action pour les médicaments orphelins.

 


 
Colloques et séminaires
 
Nouvelles lois sur les recherches biomédicales et les collections biologiques : conséquences pour les médecins-chercheurs
 
Paris (France)
 
18 octobre 2006
 
Les nouvelles lois sur les recherches biomédicales et les collections biologiques modifient considérablement l'organisation de la recherche clinique. C'est pourquoi l'URC-EST et CANCER-EST, associés au DRCD de l'AP-HP, ont décidé d'organiser un séminaire destiné à synthétiser les conséquences pratiques de ces changements pour les cliniciens et chercheurs.
Programme

 
17th International Symposium on the Autonomic Nervous System
 
Rio Grande (Porto Rico)
 
1er au 4 novembre 2006
 
http://www.americanautonomicsociety.org/
 
The 13th International Scientific Meeting of the Velo-Cardio-Facial Syndrome Educational Foundation
 
Brisbane (Australie)
 
2 au 4 novembre 2006
 
http://www.vcfs.com.au/Pages/2006conf.htm
 
Origin of neural cells in the developing and diseased nervous system : therapeutical prospects
 
Agelonde, La Londe des Maures (France)
 
9 au 11 novembre 2006
 
Evènement organisé par le club des cellules gliales français et le UK Glial Club.
http://clubcellulesgliales.free.fr/

 
14th European Society of Gene Therapy Annual Congress
 
Athènes (Grèce)
 
9 au 12 novembre 2006
 
http://www.congrex.se/esgt/2006/
 
Cardiofaciocutaneous Syndrome and Noonan Syndrome Scientific Meeting 2006
 
Potomac (Maryland, USA)
 
17 au 19 novembre 2006
 
http://www.hpcgg.org/Conference/CFCNS2006/conference.jsp
 
Maladies génétiques de l’intelligence : prise en charge et perspectives thérapeutiques
 
Paris (France)
 
20-21 novembre 2006
 
http://www.jcjl.info/
 
17th international symposium on amyotrophic lateral sclerosis and motor neuron diseases
 
Yokohama (Japon)
 
30 novembre au 2 décembre 2006
 
http://www.mndassociation.org
 
European course in clinical dysmorphology
 
Rome (Italie)
 
1 et 2 décembre 2006
 
Dans le cadre de cette formation, des dysmorphologistes confirmés s’exprimeront sur leur sujet de prédilection.
Programme et inscription

 
The Lysosomal Diseases Network annual symposium
 
Orlando (Floride, USA)
 
7 au 9 décembre 2006
 
http://www.worldlysosomaldiseasenetwork.org/world_2006.shtml
 


 

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