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Editorial Passez commande dès aujourd'hui pour recevoir le prochain annuaire Orphanet Bonne nouvelle, la Caisse Nationale d'Assurance Maladie va financer l'impression d'une nouvelle édition de l'annuaire Orphanet des maladies rares. Cependant, seules les personnes en ayant fait expressément la demande le recevront. Nous vous invitons donc à remplir le bon de commande correspondant, et à inviter toutes les personnes concernées de votre entourage à en faire autant. Il est possible de faire une commande groupée pour les institutions.
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Nouveautés Orphanet Mise à jour du cahier d'Orphanet sur la prévalence des maladies rares Comme nous vous l'annoncions dans un précédent numéro d'Orphanews, le cahier d'Orphanet Prévalence des maladies rares : une enquête bibliographique est régulièrement mis à jour. Publié en juin 2006, il a fait l'objet d'une première actualisation en septembre 2006.
Nouveaux textes Multiple endocrine neoplasia type 1 (Publié dans OJRD) http://www.ojrd.com/content/1/1/38 Foetal and neonatal alloimmune thrombocytopaenia (Publié dans OJRD) http://www.ojrd.com/content/1/1/39 Retinitis pigmentosa (Publié dans OJRD) http://www.ojrd.com/content/1/1/40 Tuberous sclerosis (Co-publié avec European Journal of Human Genetics) http://www.nature.com/ejhg/journal/v14/n10/pdf/5201625a.pdf Hypothyroïdie congénitale (Co-publié avec les Annales d'Endocrinologie) http://www.orpha.net/data/patho/Pro/fr/HypothyroidieCongenitale-FRfrPro760.pdf Mucoviscidose (Encyclopédie Orphanet Grand Public) http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Mucoviscidose-FRfrPub49.pdf Ataxie télangiectasie (Encyclopédie Orphanet Grand Public) http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/AtaxieTelangiectasie-FRfrPub104.pdf Nouvelles recherches cliniques Five-year actively controlled clinical trial in new onset juvenile dermatomyositis http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=82601 An investigational study of a histone deacetylase inhibitor plus targretin in cutaneous T-Cell lymphoma patients http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=83050 S'enregistrer pour être informé des nouvelles recherches cliniques sur une maladie rare http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/home_info.php?file=Eclor&Lng=FR

Nouveaux syndromes Syndrome FOSMN : neuronopathie motrice et sensorielle à début facial Une pathologie neurodégénérative de progression lente, baptisée syndrome FOSMN (Facial Onset Sensory and Motor Neuronopathy) a été décrite chez quatre patients. Les malades développent initialement une paresthésie et un engourdissement dans les zones innervées par le nerf trijumeau, qui s’étendent progressivement au cuir chevelu, au cou, au tronc supérieur, puis aux membres supérieurs. Les manifestations motrices, qui apparaissent plus tardivement, incluent des crampes, des fasciculations, une dysphagie, une dysarthrie, une atrophie et une faiblesse musculaires. Les observations neurophysiologiques mettent en évidence une neuronopathie motrice sensorielle généralisée.
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Brain ; Publication en ligne avancée ; 29 septembre 2006

Nos gènes se dévoilent Le syndrome myasthénique congénital avec faiblesse proximale est dû à une anomalie de structure de la jonction neuromusculaire Les syndromes myasthéniques congénitaux sont des troubles héréditaires de la transmission neuromusculaire caractérisés par une faiblesse musculaire localisée ou généralisée. Certains patients souffrent d’une forme particulière, caractérisée par une faiblesse musculaire proximale. Ils présentent une concentration en récepteur à l’acétylcholine et une fonction acétylcholinestérase normales. En revanche, leur jonction neuromusculaire est anormalement petite, laissant imaginer qu’un défaut de formation ou de maintenance de cette jonction soit responsable de la maladie. Beeson et coll. viennent de confirmer cette hypothèse, en identifiant des mutations récessives de Dok-7 chez 19 malades non apparentés. Dok-7 code une protéine dont le rôle essentiel dans la synaptogenèse neuromusculaire a été récemment démontré. Les mutations observées par les chercheurs britanniques modifient les structures pré et post-synaptiques de la jonction neuromusculaire, entraînant une réduction de la taille de la synapse et une perturbation de la transmission synaptique.
Pour en savoir plus sur "Myasthéniques congénitaux, syndromes"
Science ; 313 : 1975-1978 ; 29 septembre 2006

La recherche, jour après jour Recherche fondamentale Allen Brain Atlas : une base de données de l’expression des gènes du cerveau murin Allen Brain Atlas est un atlas de l’activité des gènes du cerveau chez la souris d'un travail collaboratif entre neurologistes, généticiens, bioinformaticiens, et ingénieurs informatiques. En libre accès sur Internet, Il permet de connaître l’expression d’un des 20 000 gènes exprimés dans le cerveau de la souris en cliquant sur son nom. l'Allen Brain Atlas a été accueilli avec enthousiasme par les scientifiques concernés qui y voient un outil pour accélérer la recherche sur les traitements des maladies psychiatriques, et pour faciliter la compréhension du développement et de la fonction des différentes structures cérébrales. Les membres de l’Institut Allen qui ont participé à la conception de cet atlas projettent à présent d’établir une carte similaire de l’expression des gènes du cortex humain. Ils ont d'ores et déjà commencé à contacter des banques de cerveaux et des neurochirurgiens.
Science ; 313 : 1879 ; 29 septembre 2006 Syndrome de Hermansky-Pudlak : le poisson-zèbre fad, nouveau modèle animal d’étude Albinisme oculocutané et hémorragies prolongées sont les principaux symptômes du syndrome de Hermansky-Pudlak. Une équipe suisse a caractérisé la morphologie rétinienne et la fonction du système visuel du poisson-zèbre mutant fade out (fad), et mis en évidence des défauts de pigmentation, des anomalies de la structure et de la fonction de la rétine externe, et des troubles de la coagulation sanguine. Ces défauts étant caractéristiques du syndrome de Hermansky-Pudlak, le poisson-zèbre fad pourrait être utilisé comme nouveau modèle animal de la maladie, concluent Bahadouri et coll. N’ayant aucun rapport avec les gènes déjà mis en cause dans le syndrome de Hermansky-Pudlak, le gène fad constitue une nouvelle étiologie potentielle de la maladie.
Pour en savoir plus sur "Albinisme oculo-cutané"
Investigation in Ophthalmological Visual Science ; 47(10) : 4523-4531 ; Octobre 2006 Maladie de Cushing : l’acide rétinoïque donne de bons résultats chez le chien Dans la majorité des cas, la maladie de Cushing est causée par la présence d’un adénome hypophysaire, entraînant une sécrétion anormalement élevée de l’hormone ACTH, et par voie de conséquence du cortisol. Les traitements actuels, médicamenteux ou chirurgicaux, ont une efficacité limitée. Le kétoconazole, par exemple, contrôle l’hypersécrétion de cortisol chez certains patients, mais n’agit pas sur la croissance de l’adénome et ses conséquences. Castillo et coll. ont comparé l’effet du kétoconazole à celui de l’acide rétinoïque sur un modèle canin de la maladie, la seconde substance ayant entraîné une réduction bénéfique de la sécrétion de cortisol et une inhibition du développement du corticotrophinome chez des souris malades. L’acide rétinoïque s’est avéré aussi efficace que le kétoconazole sur le contrôle de l’hypersécrétion de cortisol, avec l’avantage supplémentaire de réduire le taux d’ACTH circulant et la taille de l’adénome hypophysaire. Son effet biologique s’est accompagné d’une amélioration significative du phénotype clinique. Des résultats prometteurs qui permettent d’envisager un traitement potentiel de la maladie de Cushing humaine par l’acide rétinoïque.
Pour en savoir plus sur "Cushing, syndrome de"
Endocrinology ; 147(9) : 4438-4444 ; Septembre 2006 Amaurose congénitale de Leber : des chiens guéris par thérapie génique L’amaurose congénitale de Leber est une dystrophie et/ou une dysplasie rétinienne congénitale précoce qui conduit à la cécité dans l’enfance. Huit gènes responsables ont été identifiés à ce jour, dont RPE65, codant une protéine exprimée spécifiquement dans l’épithélium rétinien, et muté chez environ 10% des malades (amaurose congénitale de type 2). Plusieurs publications ont rapporté les effets positifs de la thérapie génique dans le traitement de l’amaurose congénitale de Leber chez les chiens déficients en RPE65. Cependant, les expériences rapportées, reposant sur l’utilisation d’un vecteur AAV2 non spécifique à l’épithélium rétinien (ciblant aussi les photorécepteurs), n'écartaient pas les risques de complications (les problèmes rencontrés par Fischer et coll. dans le traitement du déficit immunitaire combiné sévère ont montré la complexité de la thérapie génique, pour laquelle on dispose d’un recul très limité). Une équipe française a rendu la manipulation plus "sécurisée" en utilisant d’une part un vecteur AAV de type 4 ciblant uniquement l’épithélium rétinien, et d’autre part le promoteur du gène RPE65 humain. Chez les cinq chiens âgés de 8 à 11 mois, dont un seul oeil a été traité par injection sous-rétinienne de ce vecteur, une activité électrique au niveau de la rétine a été enregistrée, témoignant d’une restauration de la fonction des photorécepteurs. L’efficacité observée était égale, voire supérieure, à celle obtenue par les vecteurs AAV2. Un seul chien, traité après l’âge de trente mois, n’a pas retrouvé la vue, suggérant l’existence d’une plage d’intervention limitée -quand le nombre de photorécepteurs fonctionnels est encore suffisant- où le traitement est efficace.
Le Meur et coll., dont les travaux ont été financés en partie par l'Association Française contre les Myopathies, préparent déjà les essais sur l’homme. Tout en recherchant des fonds pour financer les études pré-cliniques sur des primates, les chercheurs sélectionnent les 150 futurs participants à la recherche clinique, grâce à un financement du Programme Hospitalier de Recherche Clinique.
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Gene Therapy ; Publication en ligne avancée ; 5 octobre 2006 Recherche clinique Maladie de Krabbe : une nouvelle corrélation génotype-phénotype La maladie de Krabbe est une leucodystrophie autosomique récessive due à un déficit en enzyme galactocérébrosidase, codée par le gène GALC. Xu et coll. ont analysé les mutations de GALC chez 17 patients japonais. Ils ont découvert 27 mutations dont six nouvelles, et mis en évidence une corrélation génotype-phénotype : les mutations I66M+1289M, G270D, et L168S sont associées à un phénotype modéré.
Pour en savoir plus sur "Krabbe, maladie de"
Journal of Human Genetics ; 51(6) : 548-554 ; Juin 2006 Maladie de MacArdle : une grande étude confirme la multiplicité des mutations impliquées La maladie de MacArdle, ou glycogénose type V, est causée par des mutations récessives du gène PYGM, codant la myophosphorylase. Une équipe italienne rapporte les résultats de la plus grande étude mutationnelle réalisée en Europe, basée sur 62 malades. Elle a conduit à l’identification de 19 nouvelles mutations, portant à 65 le nombre de mutations pathogènes décrites à ce jour. La mutation pR50X, connue pour être la plus fréquente, était présente chez 61% des patients. Les auteurs ont également constaté qu’il n’existait pas de corrélation entre le phénotype et le génotype, suggérant l’influence de facteurs autres que le gène PYGM sur les manifestations cliniques de la maladie.
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Human Mutation ; 27(7) : 718 ; Juillet 2006 Cancer colorectal héréditaire : deux nouveaux outils pour évaluer le risque d’être porteur de mutations pathogènes Le syndrome de Lynch ou cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC) est généralement causé par une mutation dominante de MLH1, MSH2 ou MSH6, trois gènes de réparation des mésappariements de l'ADN. Les personnes atteintes ont une forte prédisposition au développement des cancers du colon, du rectum et de l'endomètre pour les femmes, voire d'autres organes. Deux articles publiés dans JAMA présentent deux nouveaux outils, PREMM(1,2) et MMRpro, permettant d’évaluer la probabilité d’être porteur d’une mutation pathogène, et de sélectionner ainsi correctement les personnes à risques devant bénéficier d’un test génétique.
Pour mettre au point PREMM(1,2), Balmana et coll. ont étudié les relations entre l’histoire médicale d’une série de patients et la présence (130 sujets) ou l’absence (768 sujets) de mutations des gènes MLH1 et MSH2. Cette première étape a permis d’élaborer un questionnaire de 22 items, qui a été testé avec succès sur une cohorte de 1016 sujets non apparentés ayant fait une demande de test génétique. Les facteurs de prédiction forts de la présence d'une mutation sur les gènes MLH1 ou MSH2 sont les caractéristiques du probant (présence d’un cancer colorectal - diagnostiqué à plusieurs reprises en particulier- ou d’un cancer de l’endomètre) et l’histoire familiale (notamment le nombre de parents au premier degré ayant développé un cancer du côlon ou de l’endomètre). L’âge au diagnostic d’un cancer colorectal est particulièrement important. Lorsqu’ils disposeront des informations nécessaires, les auteurs prévoient de faire évoluer leur outil pour y intégrer l’évaluation des risques de mutation du gène MSH6.
Le modèle MMRpro, également développé par une équipe américaine, se base sur l’histoire familiale détaillée du sujet relative aux cancers du côlon et de l’endomètre, et sur les caractéristiques tumorales observées. Il a été validé sur 279 individus issus de 226 familles, en comparant les prédictions obtenues aux résultats d’une recherche hautement sensible de mutations. Un index de concordance de 0,83 et un ratio cas prédits/cas observés de 0,94 ont été obtenus. Les auteurs en concluent que MMRpro est un modèle de prédiction exact de la présence de mutations des gènes MLH1, MSH2 et MSH6, plus sensible et plus spécifique que les critères proposés actuellement pour identifier les personnes devant bénéficier d'un test génétique.
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JAMA ; 296 : 1469-1478 ; 27 septembre 2006 JAMA ; 296 : 1479-1487 ; 27 septembre 2006
Syndrome de Guillain-Barré : la quantité de neurofilaments dans le fluide cérébrospinal est un marqueur pronostique potentiel Le syndrome de Guillain-Barré est une neuropathie auto-immune dont le spectre clinique, hétérogène, comprend une polyneuropathie aiguë inflammatoire démyélinisante, une neuropathie de type AMAN (acute motor axonal neuropathy) ou AMSAN (acute motor and sensory axonal neuropathy), ou un syndrome de Miller Fisher. La morbidité à long terme est liée à la dégénérescence axonale. Petzold et coll. présentent les résultats d’une étude prospective démontrant que la quantité de neurofilaments (issus de la dégradation de la membrane axonale) dans le fluide cérébrospinal a une valeur pronostique dans la maladie. Des taux élevés de neurofilaments (>0,73 ng/mL) prédisent de mauvaises évolutions motrice et fonctionnelle.
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Neurology ; 67 : 1071-1073 ; Septembre 2006 Polyglobulie de Vaquez : un taux de réponse élevé à l’interféron alpha pegylé La polyglobulie de Vaquez (PV) est un syndrome myéloprolifératif causée, dans la majorité des cas, par la mutation somatique V617F du gène JAK2. Sous sa forme mutée, la protéine kinase JAK2 est anormalement active et confère aux précurseurs des cellules sanguines une autonomie et une hypersensibilité vis à vis de l'érythropoïétine. L’interféron alpha, couramment utilisé comme antinéoplasique et dans le traitement de l’hépatite C, agit en inhibant la prolifération des cellules tumorales par rapport à celle des cellules normales. C’est une substance à l’étude pour le traitement de la PV. Une équipe française a mené un essai clinique de phase 2 dont l’objectif primaire était d’évaluer le taux de réponse à l’interféron pégylé alpha 2a ou peg-IFN alpha 2a (un interféron "retardé" qui peut être administré à un rythme hebdomadaire et non quotidien, et dont le bénéfice dans le traitement de l’hépatite C est meilleur) chez des malades n’ayant pas bénéficié d’autre traitement que des saignées ou de l’hydroxyurée pendant moins de deux ans. L’objectif secondaire était d’évaluer la toxicité du peg-IFN alpha 2a et de mesurer le pourcentage d’allèles mutés dans les cellules sanguines des patients traités (probablement représentatif du nombre de cellules mutées circulantes).
Kiladjian et coll. publient des résultats partiels de cet essai, relatifs à la quantification des allèles mutés dans le sang des 30 premiers patients inclus, dont la durée moyenne de suivi était de 11 mois. 27 sur 30 malades présentaient la mutation de JAK2 au diagnostic et 89% d’entre eux ont vu leur taux d’allèles mutés diminuer sous peg-IFN alpha 2a (réduction d’au moins 50% dans plus de la moitié des cas). Chez un patient, la mutation initialement présente à 50%, n’était plus du tout détectable après un an de traitement. Ces résultats confirment que le peg-IFN alpha 2a cible préférentiellement le clone malin dans la PV, et montrent l’intérêt de mesurer le taux d’allèles mutés V617F JAK2 pour évaluer la maladie résiduelle.
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Blood ; 108(6) : 2037-2040 ; 15 septembre 2006 Amyotrophie spinale : une échelle de mesure de la fonction motrice validée La Gross Motor Function Measure (GMFM) est une échelle de mesure initialement développée pour les enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale. Selon une équipe américaine ayant étudié sa validité et sa sensibilité chez 40 patients atteints d’amyotrophie spinale, elle constitue un outil fiable et sensible pour apprécier la fonction motrice des malades âgés de 5 à 18 ans. Ce type d’échelle est particulièrement utile dans le cadre d’essais cliniques, lorsqu’il s’agit d’évaluer l’efficacité d’une substance ou d’une intervention médicale.
Neuromuscular Disorders ; 16(6) : 374-380 ; Juin 2006 Maladie de Batten : démarrage imminent d’un essai clinique basé sur la transplantation de cellules souches fœtales La maladie de Batten est une forme de céroïde-lipofuscinose neuronale débutant entre 5 et 10 ans. Les signes cliniques observés (notamment une perte de vision aboutissant rapidement à la cécité totale, suivie de crises d’épilepsie généralisées ou de convulsions myocloniques) sont dus à l’accumulation neuronale de lipopigments autofluorescents, dont l’enzyme de dégradation est déficiente. Il n’existe aucun traitement curatif à l’heure actuelle. Suite à des résultats prometteurs obtenus chez la souris, une équipe américaine a obtenu l’autorisation d’évaluer la sécurité d’une transplantation de cellules souches neuronales fœtales dans le cerveau de six enfants atteints de la maladie de Batten (voir Orphanews du 8 novembre 2005). D’ici à la fin de l’année, un premier malade sera opéré afin de lui implanter, dans trois zones du cerveau, des cellules souches neuronales immatures provenant de fœtus avortés. Si aucune complication sévère n’est observée, les autres patients seront transplantés 30 jours après. Ils seront tous suivis pendant un an pour détecter les éventuels effets secondaires à long terme. Les chercheurs espèrent que les cellules injectées se différencieront en cellules spécialisées capables de synthétiser une quantité suffisante de l’enzyme déficiente dans la maladie de Batten, comme cela a été observé chez les souris.
http://www.forbes.com/forbeslife/health/feeds/hscout/2006/09/22/hscout535113.html Pour en savoir plus sur "Céroïde-lipofuscinose neuronale"
Drépanocytose : le dépistage par test ELISA est associé à un rapport coût/efficacité intéressant Si le diagnostic précoce de la drépanocytose permet de réduire la morbidité associée à la maladie, les techniques de dépistage actuelles ne sont pas "coût-efficaces". Des chercheurs belges viennent de démontrer qu’un dépistage basé sur un test immunologique ELISA présente un rapport coût-efficacité intéressant, comparable à celui du dépistage de la phénylcétonurie et de l’hyperplasie des surrénales en Belgique : 0,2 euro par test, ou 1 800 euros par homozygote détecté. Leur conclusion est issue d’une expérience menée pendant 20 mois dans les maternités belges, où 27 010 échantillons sanguins de nouveaux-nés ont été collectés et analysés par un test ELISA pour y détecter la présence éventuelle d’hémoglobine S ou C. Si des évolutions de la technique sont nécessaires pour améliorer la distinction entre les hétérozygotes et les homozygotes, les auteurs notent que l’accessibilité et le coût faible de ce test constituent des arguments pour l’extension du dépistage de la drépanocytose, notamment en Afrique Centrale où la maladie a une forte prévalence. En France, la drépanocytose est dépistée à la naissance dans les populations à risques (Antillais, Africains du Nord), la technique utilisée étant l’électrophorèse.
Journal of Medical Screening ; 13(3) : 132-136 ; Septembre 2006 La relation entre infertilité (traitée ou non) et malformations congénitales évaluée sur une importante cohorte danoise Liang Zhu et coll. ont évalué la prévalence des malformations congénitales dans le cadre d’une étude longitudinale incluant trois groupes de nouveaux-nés et leurs mères : 50 897 enfants uniques et 1366 jumeaux nés de couples fertiles, 5764 enfants uniques et 100 jumeaux nés de couples infertiles ayant conçu naturellement (temps précédent une grossesse supérieur à 12 mois), 4588 enfants uniques et 1690 jumeaux nés de couples infertiles ayant bénéficié d’un traitement contre l’infertilité.
- Comparés aux enfants uniques nés de couples fertiles, ceux nés de couples infertiles présentent une prévalence accrue de malformations congénitales (grossesse naturelle : 1,20 ; grossesse après traitement : 1,39).
- La prévalence globale de ces malformations est corrélée avec l’augmentation du temps précédent la grossesse.
- Parmi les couples infertiles, la prévalence des enfants uniques nés avec des malformations des organes génitaux est plus élevée en cas de traitement parental contre l’infertilité.
Si l’étude met en cause la prise d’hormones dans l’apparition de malformations des organes génitaux, elle montre également que la prévalence accrue des malformations congénitales chez les couples ayant bénéficié d’une aide à la procréation est aussi due, en partie, à l’infertilité elle-même ou à ses déterminants. Les auteurs soulignent donc l’intérêt de mener des études complémentaires sur l’association entre l’infertilité non traitée et les anomalies du développement.
BMJ ; 333 : 679 ; 30 septembre 2006 Considérations éthiques relatives aux essais cliniques chez l’enfant : un document en consultation publique La DG Entreprise et Industrie de la Commission Européenne vient de publier un document préliminaire proposant des recommandations sur les multiples aspects éthiques relatifs aux essais cliniques sur les enfants. Il a pour objectif d’assurer la protection des enfants en tant que sujets d’essais cliniques, et de contribuer à l’harmonisation des pratiques au sein des Etats Membres.
Les recommandations s’adressent principalement aux comités d’éthique, aux sponsors et investigateurs d’essais cliniques impliquant des enfants de tous âges (de la naissance à 18 ans). Reconnaissant le droit des enfants à bénéficier de la recherche clinique, elles insistent sur la nécessité que les essais soient conduits dans des conditions offrant la meilleure protection possible.
Le document, intitulé Considerations for Clinical Trials Performed in Children, est en consultation publique jusqu’au 31 janvier 2007. Il est possible de le commenter en complétant ce formulaire et en le renvoyant à l’adresse entr-pharmaceuticals@ec.europa.eu.
Un essai sur ce thème vient d’être publié dans PloS Clinical Trials : Three steps to protecting pediatric research participants from excessive risks.
Déficit en alpha-1 antitrypsine : un cabinet d’études cherche des volontaires pour une enquête thérapeutique Le cabinet d’études médicales Medplanet réalise actuellement une enquête auprès de personnes atteintes d’emphysème pulmonaire dû à un déficit en alpha-1 antitrypsine. Il souhaite recruter rapidement des patients sous thérapie d’augmentation (par voie intraveineuse) et sans thérapie d’augmentation.
Les personnes répondant à ces critères qui souhaiteraient participer à ces entretiens (rémunérés) doivent contacter rapidement Christine Benoît au 04 78 58 13 45 ou au 01 42 59 26 23.
Recherche et cellules souches L’Ecosse se lance dans le commerce de lignées de cellules souches embryonnaires humaines Le Roslin Cells Center, tout juste créé, produira prochainement des cellules souches embryonnaires humaines à partir d’ovules ou d’embryons donnés, et les commercialisera auprès de la communauté internationale à des fins de recherche ou pour une utilisation clinique. Cette société à but non lucratif dotée d’un budget initial de trois millions d’euros, est née d’un partenariat entre l’université d’Edimbourg, le Roslin Institute et le Centre national écossais de la transfusion sanguine (SNBTS). Chaque partenaire entend apporter son expertise dans la recherche et le développement des cellules souches. Ainsi, le SNBTS garantira le respect des bonnes pratiques de fabrication selon la réglementation européenne.
Communiqué de presse Roslin Cells Centre ; 27 septembre 2006

Médicaments orphelins Financements nationaux des médicaments orphelins : un modèle israélien qui réduit les coûts sans nuire aux malades Grâce aux mesures incitatives, le développement de molécules dédiées au traitement des maladies rares progresse, et de nouveaux médicaments arrivent régulièrement sur le marché. Cependant, en raison du faible nombre de patients concernés, leur coût est extrêmement élevé, et parfois prohibitif pour les systèmes de santé nationaux. C’est le cas de l’enzyme de remplacement utilisée pour le traitement de la maladie de Gaucher. Pour ce médicament, Israël a adopté un modèle de distribution compatible avec son budget de santé, qui pourrait servir d’exemple aux pays disposant de ressources limitées :
- Le régime initial institué est la dose thérapeutique la plus faible, 30U/kg/mois, soit quatre fois moins que le dosage recommandé par le fabricant.
- Un comité d’experts de la maladie de Gaucher, sous les auspices du Ministère de la Santé, détermine l’éligibilité d’un patient à bénéficier de l’enzymothérapie de remplacement, basée sur la sévérité de sa maladie. Ainsi, jusqu’au début de l’année 2006, 184 malades israéliens avaient reçu l’enzyme de remplacement, soit environ un tiers des sujets atteints de la maladie de Gaucher.
Ce mode de fonctionnement, initié il y a neuf ans, permet au pays de financer le traitement des patients sévèrement atteints. Il a confirmé que la dose thérapeutique minimale de l’enzyme était sûre et efficace, et que les patients souffrant d’une forme modérée de la maladie pouvaient généralement vivre correctement en l’absence de traitement. Sachant que si leur maladie prend un tournant plus sévère, l’enzyme peut leur être délivrée.
En France, il existe depuis plusieurs années un comité similaire, mis en place par la CNAM, qui décide, au cas par cas, de la délivrance des médicaments orphelins pour les maladies métaboliques.
Blood Cells, Molecules and Diseases ; 37(1) : 46-49 ; Juillet-Août 2006

Prise en charge et thérapie Glioblastome cérébral multiforme : une étude rétrospective fournit une image de l’évolution et des facteurs pronostiques Le glioblastome est une tumeur cérébrale rare de pronostic sévère, pour laquelle les traitements disponibles sont peu efficaces. Dans le cadre d’une étude rétrospective multicentrique, une équipe suisse a analysé l’évolution de la maladie chez 45 patients atteints de glioblastome cérébral (dont neuf présentant une invasion du tronc cérébral), traités au sein de 15 institutions appartenant au Rare Cancer Network. 36 patients ont fait l’objet d’une radiothérapie (associée à une chimiothérapie pour sept d’entre eux). Huit patients ont reçu une chimiothérapie adjuvante après radiothérapie. Les taux de survie moyens à un et deux ans, s’élevant respectivement à 37,8% et 14,7%, étaient fortement influencés par le traitement, le volume tumoral, l’étendue de la résection chirurgicale, l’invasion du tronc cérébral, le traitement additionnel après chirurgie, et l’achèvement du traitement initial. La maladie a évolué localement chez tous les patients. Les taux de survie sans progression à un et deux ans s’élèvent respectivement à 25% et 10,7%. Ils dépendent significativement de l’invasion du tronc cérébral, du traitement additionnel après chirurgie, et de l’achèvement du traitement initial. Cette étude rétrospective montre que l’échec des traitements du glioblastome cérébral a toujours une cause locale, même si environ 25% des patients présentent une composante extracérébelleuse. L’invasion du tronc cérébral est un facteur pronostique négatif.
Pour en savoir plus sur "Glioblastome"
Internal Journal of Radiation Oncology Biology Physics ; 66(1) : 179-186 ; 1er septembre 2006 Cancer colorectal héréditaire : des recommandations pour la prise en charge des patients génétiquement prédisposés Lindor et coll. se sont basés sur une revue systématique de la littérature (automatique et manuelle) et sur des avis d’experts, pour élaborer des recommandations de prise en charge des sujets génétiquement prédisposés au cancer colorectal non polyposique. La nécessité d’une surveillance coloscopique chez les patients prédisposés est évidente, mais l’âge d’initiation et la fréquence optimum des examens ne sont pas encore définis.
- A partir de 20-25 ans (30 ans pour les porteurs de mutations MSH6) ou dix ans avant l’âge du plus jeune patient diagnostiqué dans la famille, une coloscopie est recommandée tous les un à deux ans.
- Malgré une efficacité non démontrée, les démarches suivantes sont recommandées : analyse des cellules de l’endomètre et échographie transvaginale de l’utérus et des ovaires (à 30-35 ans) ; analyse d’urine avec cytologie (à 25-35 ans) ; éducation et conseil génétique associés au syndrome de Lynch (à 21 ans).
Pour en savoir plus sur "Cancer du côlon non polyposique"
JAMA ; 296(12) : 1507-1517 ; Septembre 2006

Politique de recherche et de santé Le suivi à long terme des programmes de dépistage néonatal n’est pas assuré aux Etats-Unis Grâce au développement des techniques d’analyse génétique rendant possibles les tests en masse, le nombre de maladies faisant l’objet d’un dépistage néonatal ne cesse de s’accroître aux Etats-Unis. Cependant, le suivi à long terme des malades identifiés est rarement assuré, rendant difficile l’évaluation, pourtant nécessaire, de la pertinence des différents dépistages. En témoignent les résultats d’une enquête en ligne menée auprès des responsables des programmes de dépistage néonatal des 50 Etats américains. La plupart des programmes n’engagent pas de suivi structuré à long-terme des nouveaux-nés diagnostiqués dans le cadre d’un dépistage. Ceux qui assurent ce suivi déclarent être confrontés à des problèmes variés ayant un impact négatif sur l’efficacité de leur démarche : absence de procédures qualité compréhensibles, sous-traitance importante, contraintes financières, problèmes de communication avec les personnes qui prennent en charge les malades. Les auteurs insistent sur la nécessité d’analyser en profondeur les rôles à jouer par les programmes de dépistage néonatal en terme de suivi à long-terme.
Genetics in Medicine ; 8(9) : 563-570 ; Septembre 2006

Actualité des associations Ciné-ma différence offre la toile aux enfants souffrant de troubles physiques et/ou psychiques L’Association Apeama propose, une fois par mois, Ciné-ma différence, une séance de cinéma ouverte aux enfants en situation de handicap dont le comportement social parfois inapproprié les exclut des projections classiques. Tous les participants peuvent librement exprimer leurs émotions par des mouvements, des paroles, des bruits. L’objectif de l’association, à terme, est de proposer à toutes les salles parisiennes un label "Ciné-ma différence" qui permettrait d’y accueillir tous les publics.
Les séances spéciales ont lieu au Cinéma l’Entrepôt (Paris 14ème).

A lire Articles scientifiques A look to future directions in gene therapy research for monogenic diseases
Cette revue consacrée à la thérapie génique des maladies monogéniques fait le point sur les progrès récents, discute des problèmes d’oncogenèse insertionnelle, et identifie des pistes pour les recherches futures comme la multiplication des essais destinés à évaluer les risques et l’efficacité des protocoles de thérapie génique, et les moyens de minimiser leur génotoxicité.
PloS Genetics ; 2(9) ; Septembre 2006
Newborn screening fact sheets – update
L’Académie Américaine de Pédiatrie (American Academy of Pediatrics) vient de publier un document compilant des mises à jour de ses “Newborn Screening Fact Sheets” relatives aux maladies suivantes : déficit en biotinidase, hyperplasie congénitale des surrénales, surdité congénitale, hypothyroïdie congénitale, mucoviscidose, galactosémie, homocystinurie, leucinose, déficit en Acyl-CoA déshydrogénase des acides gras à chaîne moyenne, phénylcétonurie, drépanocytose et autres hémoglobinopathies, et tyrosinémie. Ces révisions prennent en compte les innovations technologiques et les évolutions éthiques observées depuis 1996.
Une publication complémentaire aborde une série de thèmes associés au dépistage néonatal, en particulier : le dépistage néonatal comme système de santé public, les facteurs associés à une nécessité de réviser le système de dépistage néonatal, le consentement éclairé, la spectrométrie de masse en tandem, l’analyse ADN, le statut du dépistage néonatal aux Etats-Unis, et les effets sur les résultats du dépistage du temps d’échantillonnage, de la prématurité, du régime alimentaire, de la transfusion, et de la nutrition parentérale totale.
Articles de presse Le Quotidien du Médecin a publié récemment une pleine page sur le parcours de Ségolène Aymé, et son combat pour améliorer la recherche et la prise en charge des maladies rares.
Documents de synthèse Amyotrophies spinales
L’Association Française contre les Myopathies vient de mettre en ligne un dossier en français rassemblant les connaissances scientifiques, médicales et psychosociales sur les amyotrophies spinales. Il s’adresse à tous les professionnels médicaux et paramédicaux qui font le diagnostic, soignent et accompagnent les personnes atteintes de maladie neuromusculaire.
Auteurs : Belaïd Abane sous la direction du Dr Cécile Jaeger-Buet
Document PDF, 396 pages
Les essais thérapeutiques en questions
En mars 2006, l’Association Française contre les Myopathies a publié un dossier sur les essais thérapeutiques, rédigé à l’occasion de la 4ème journée nationale
sur les maladies neuromusculaires intitulée “Essais cliniques en général, thérapeutiques en particulier”. Elle vient de mettre en ligne un document complémentaire sous forme de questions-réponses, qui devrait permettre à tout visiteur d’avoir accès à une information complète et compréhensible sur ce sujet complexe et sensible.
Rapports Pour une information et une formation adaptées aux handicaps de grande dépendance
Rapport de la Commission de l’Unapei "grands handicaps et handicaps rares"
Collection : les cahiers de l’Unapei
10 000 personnes souffrant de grand handicap ou de handicaps rares sont accueillies ou accompagnées par des structures gérées par des associations affiliées à l’Unapei. Cette étude a pour but de mieux cibler et élaborer les informations attendues par les familles, et de définir les objectifs des formations à concevoir pour les personnels des structures. Des propositions sont formulées suite à des auditions menées auprès de professionnels et de familles dont l’enfant est accueilli en structure.

Colloques et séminaires Autonomic Mediterrannée 2006
http://www.autonomic-expo.com/mediterranee/2006/fr/
Journée sur la maladie de Pompe
Le Centre de Référence Pathologie Neuromusculaire Paris-Est et le Comité d’Evaluation du Traitement de la maladie de Pompe organisent cette journée à l’auditorium de l’institut de Myologie de la Pitié Salpétrière. La participation est gratuite pour les médecins hospitaliers.
Programme de la journée
Bulletin d’inscription
5th International Congress on Autoimmunity
http://www.kenes.com/Autoimmunity/index.asp
Formation à la rédaction médicale
Cette formation, organisée par l’Institut Supérieur de Communication et de Management Médical, est destinée aux praticiens hospitaliers qui ont des articles en préparation et veulent les publier. Le module est centré sur les revues scientifiques nationales et internationales, publiant essentiellement des articles originaux.
En savoir plus
2nd EPPOSI Value of Innovation Workshop
Preliminary announcement
L’enfant différent : ses besoins spécifiques dans son parcours scolaire
Journée scientifique organisée par l’Association Française de Promotion de la Santé Scolaire et Universitaire (AFPSSU).
Programme et inscription

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