27 Septembre 2007


 
Editorial
 
La Commission européenne confirme son engagement pour la recherche sur les maladies rares et les médicaments orphelins.
 

Le 13 septembre, s’est tenue à Bruxelles une conférence intitulée : « Rare Diseases research : Building on Success ». Organisée par la Commission européenne l’année d’ouverture du septième programme cadre de recherche, elle a rassemblé politiques, scientifiques et industriels autour des besoins de la recherche dans le domaine des maladies rares. Des thèmes majeurs se sont dégagés au cours de la journée : éviter la duplication des recherches dans un domaine où les ressources sont limitées, augmenter les collaborations internationales et améliorer les financements à long terme de la recherche. De nombreux intervenants ont mis l’accent sur l’intérêt des recherches sur les maladies rares pour les maladies communes. Zoran Stancic, directeur général adjoint de la DG recherche de la Commission européenne, a présidé la première session. Il a appelé à une meilleure prise de conscience des problèmes posés par les maladies rares en cette première année du 7ème programme cadre de recherche. Le commissaire européen en charge de la science et de la recherche, Janez Potocnik, a donné le coup d’envoi de la journée. Dans son intervention enregistrée, il a décrit les maladies rares comme un exemple parfait du besoin de porter la recherche au niveau européen. Les maladies rares, dans leur ensemble, touchent une proportion importante de la population. Valoriser les connaissances et identifier les domaines de recherche majeurs sont des étapes essentielles à la mise en œuvre optimale du 7ème programme cadre de recherche qui consacre 30 millions d’euros aux maladies rares. La princesse Astrid de Belgique, invitée d’honneur de la conférence, a également rappelé « la détresse de l’entourage » des patients atteints de ces maladies.

Alojz Peterle, membre du Parlement européen, a relevé le besoin d’une meilleure coopération entre le Parlement et la Commission européenne pour améliorer la recherche sur les maladies rares et les médicaments orphelins.

Corinne Antignac, de l’Université René Descartes à Paris, a ensuite pris la parole au nom d’Arnold Munnich, originellement prévu comme « keynote lecture ». Elle s’est appuyée sur les recherches sur le syndrome de Bardet-Biedl pour illustrer l’importance d’étudier les maladies rares. Les travaux réalisés sur cette maladie rénale héréditaire, qui affecte un européen sur 120 000, ont ouvert de nouveaux domaines d’étude en biologie cellulaire. Ainsi, malgré sa rareté, près de 20 articles ont été publiés dans des revues scientifiques majeures grâce à une collaboration internationale fructueuse. Elle a également évoqué les avancées technologiques qui ont permis d’accélérer la recherche sur ce syndrome et bien d’autres, prenant comme exemple le séquençage du génome humain.

La matinée était consacrée aux « leçons découlant de la recherche sur les maladies rares ». Sylvia Stöckler-Ipsiroglu, de l’université de British Columbia au Canada, a décrit les recherches ayant mené au développement d’une thérapie de remplacement par la créatine chez les patients atteints de déficit en créatine kinase. Comme souvent dans le cas des maladies rares, des progrès sont encore à faire : le traitement développé n’améliore que partiellement les symptômes des patients et n’est pas applicable à des maladies proches, touchant le même processus métabolique. Un suivi à long terme s’avère nécessaire pour améliorer la connaissance de l’histoire naturelle des maladies rares.

Massimo Zeviani, de l’Institut national de neurologie « Carlo Besta » en Italie, a rappelé que les maladies rares sont devenues des modèles pour des maladies communes. Trois exemples ont illustré ses propos : les études sur le rétinoblastome, une tumeur oculaire rare de l’enfant, ont permis d’établir le rôle essentiel des facteurs génétiques dans le développement des cancers, les études sur les formes familiales de la maladies d’Alzheimer ont permis d’élucider les mécanismes généraux de la pathogenèse de cette maladie, et enfin, l’étude des maladies mitochondriales a aidé à la compréhension des mécanismes de maladies communes comme la maladie de Parkinson.



Gert-Jan Van Ommen, de l’université de Leiden, a présenté les maladies rares comme des moteurs de l’innovation. Il s’est appuyé sur les recherches effectuées ces vingt dernières années sur la dystrophie musculaire de Duchenne, une maladie rare affectant un garçon sur 3500, et pour laquelle des technologies innovantes, telles que le saut d’exon, ont montré leur efficacité. Van Ommen a décrit l’approche dite de la « boîte noire », qui consiste à développer un traitement sans rechercher au préalable les mécanismes en cause dans la maladie.

Le dernier intervenant de la matinée, Carlo Incerti, représentant des Entreprises Biopharmaceutiques Européennes (EBE), a évoqué le succès de la réglementation européenne sur les médicaments orphelins, adoptée il y a 7 ans. Elle montre aujourd’hui une efficacité comparable à celle mise en place aux Etats-Unis en 1983. Il a également exposé les difficultés auxquelles est confronté le développement de traitements pour les maladies rares : peu de modèles animaux et peu de données sur l’histoire naturelle des maladies existent, les maladies rares sont souvent des maladies chroniques progressives, les phénotypes sont extrêmement hétérogènes, les conditions d’autorisation de mise sur le marché sont différentes entre l’Europe, les Etats-Unis, le Japon et d’autres pays, et les financements à long terme de recherches pour lesquelles les bénéfices ne seront pas immédiats sont limités. D’autres obstacles se dressent encore sur cette route : le faible nombre de patients souffrant d’une maladie, les problèmes logistiques pour que des patients éloignés participent aux essais, la difficulté de démontrer un bénéfice clinique, les contraintes liées aux autorisations de mise sur le marché qui peuvent représenter un fardeau pour les industriels, les directives européennes sur les essais cliniques qui ajoutent un niveau de complexité au processus, et la variabilité d’accès au traitement pour les patients selon leur pays d’origine. Dans ce contexte, les recommandations, émises par l’agence européenne des médicaments, sur les essais cliniques sur des petites populations représentent un document central pour la mise en œuvre d’essai clinique sur les médicaments orphelins. C. Incerti a rappelé la nécessité d’établir une étroite collaboration entre les établissements académiques et l’industrie, citant EPPOSI comme un exemple de réussite dans ce domaine.

Leena Peltonen, de l’université d’Helsinki et de l’institut de la santé publique finlandais, a présidé la seconde session de la journée. Elle a présenté les aspects valorisants à effectuer des recherches sur les maladies rares au niveau européen. Les caractéristiques génétiques uniques de la population européenne représentent un atout pour la recherche. Elle a déploré le nombre d’études scientifiques remarquables qui n’aboutissent pourtant jamais à la mise en œuvre de traitements. Au niveau européen, l’harmonisation et la mise en commun des données semblent un enjeu essentiel. De plus, certaines difficultés perdurent, dont un manque d’expertise, le manque de recrutement via la recherche académique ou encore le sous-développement des infrastructures.



Elisabeth Tournier-Lasserve, la directrice du GIS-Institut des Maladies Rares, a décrit les modèles pour financer la recherche sur les maladies rares au niveau européen. Concernant les études cliniques, elle a souligné l’importance d’élargir les cohortes de patients lorsque le gène est identifié. Près de 4000 maladies rares n’ont actuellement pas de bases moléculaires, dû souvent au fait qu’un seul cas est observé dans une famille, ne permettant pas les études génétiques. La création d’une plate-forme génomique à l’échelle européenne permettrait d’améliorer les connaissances dans ce domaine. Concernant les études pathophysiologiques, un meilleur accès aux plates-formes post-génomiques est essentiel à l’avancée des études menées sur les presque 1800 gènes identifiés à ce jour. E. Tournier-Lasserve a souligné l’insuffisance de partenariats entre les établissements académiques et l’industrie. Le plan national maladies rares français pourrait servir de modèles afin d’améliorer la promotion de la recherche au niveau européen.

Marie Johannesson, de l’hôpital universitaire d’Uppsala et de l’agence suédoise des médicaments, a recentré les besoins de la recherche sur les maladies rares dans un contexte global. En tant que membre du comité pédiatrique européen, elle a plus particulièrement évoqué le besoin de produits médicinaux standardisés et développés spécifiquement pour des indications pédiatriques.

John Burn, de l’Université de Newcastle, a souligné les futurs besoins de la recherche sur les maladies rares et les médicaments orphelins. Comme plusieurs intervenants l’ont mentionné, l’accès à des financements à long terme est nécessaire pour voir aboutir les projets de recherche et permettre aux patients de bénéficier des produits qui en découlent.

La conférence s’est terminée par l’intervention de Christel Nourissier, secrétaire générale d’Eurordis, qui a centré le débat sur les patients et le rôle important qu’ils ont à jouer dans la politique et la recherche sur les maladies rares. José Manuel Silva Rodriguez, directeur général de la DG recherche, a clôturé cette conférence en rappelant l’engagement de la Commission européenne dans le domaine des maladies rares et des produits médicinaux orphelins.


 


 
Nouveautés Orphanet
 
Orphanet recrute un médecin chargé(e) de l’information.
 

Orphanet recrute un médecin chargé(e) de l’information sur les services médicaux aux personnes atteintes de maladies rares. La mission de ce médecin sera d’identifier les centres experts de maladies principalement par les publications scientifiques et les sociétés savantes.

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Internet au service d'une meilleure prise en charge des malades : le VIIIème Forum des associations a attiré plus 130 personnes
 

Internet peut-il améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies rares? Quels sont les meilleurs outils pour diffuser l’information sur ces maladies? Ces questions ont été au coeur du débat qui a animé, le 25 juin dernier, le VIIIème Forum des associations, organisé comme chaque année par Orphanet en collaboration avec l’Alliance Maladies Rares et la fondation Groupama pour la Santé.



Au cours de la journée, plus de 130 personnes, représentants d'associations de patients et professionnels de santé, ont établi le bilan des services offerts par Internet pour améliorer la prise en charge des malades. Ils ont fait le point sur les nouveautés, révélant les difficultés d'accès à l'information et présentant des témoignages sur leurs propres expériences.
Si tous ont reconnu la puissance d'Internet pour fournir et recueillir les informations dans le domaine de la santé (les chiffres sont révélateurs : 89% des associations répertoriées par Orphanet gèrent un site web), les associations sont allées plus loin, en reconnaissant les forums et les listes de discussion comme les meilleurs supports pour maintenir un flux d'information entre les patients. David Oziel d'Eurordis et Jean Saide de l'Alliance Maladies Rares ont cependant souligné l'importance de la modération des forums et des listes de discussion, outils qui doivent toujours être réglementés par une charte de bonnes pratiques. « La modération - a précisé J.Saide - sert à éviter les débordements, le développement de polémiques, les messages purement commerciaux et la propagation de rumeurs ». Selon les médecins des 4 centres de référence invités à la table ronde, le site Internet reste le meilleur point d’accès à une information qui se veut la plus exhaustive possible.
La mise à jour des contenus, la publication de nouveautés et la création de différents services sont, en revanche, les règles essentielles de la gestion d’un site Internet.
La deuxième partie de la journée a été consacrée à la présentation de nouveaux services en préparation à Orphanet : Orphanet-Urgences et les mini-sites Internet qui seront développés pour chaque centre de référence. Les présentations ont donné lieu à un débat que vous pouvez retrouver dans le compte-rendu de la journée.
Voir les présentations de la journée


 
Textes
 
Le syndrome CACH/VWM et les leucodystrophies liées à des mutations EIF2B (co-publié avec la Revue Neurologique)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pro/fr/CACH-FRfrPro3664.pdf
 
Les démences fronto-temporales (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/DemencesFrontoTemporales-FRfrPub3338.pdf
 
L'hypothyroïdie congénitale (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/HypothyroidieCongenitale-FRfrPub760.pdf
 
Idiopathic (primary) achalasia (publié dans OJRD)
 
http://www.ojrd.com/content/2/1/38
 
Sphérocytose héréditaire (Encyclopédie Orphanet Grand Public)
 
http://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/SpherocytoseHereditaire-FRfrPub3252.pdf
 


 
L'événement...
 
Interview
 
Le registre maladies rares de Vénétie : une expérience italienne que nous retrace Paola Facchin.
 

Paola Facchin est responsable du Registre Régional des maladies rares de la Région de Vénétie, en Italie. Elle a accepté de répondre à nos questions sur les systèmes d’aides aux maladies rares dans son pays et, plus particulièrement dans sa région.

L’équipe de Registre régional maladies rares de Vénétie est caractérisé par une forte multidisciplinarité : épidémiologistes, planificateurs sanitaires, biologistes, statisticiens, informaticiens travaillent ensemble.

Comment est né le Registre maladies rares de Vénétie?
En Italie, la clef de voûte du parcours de soins pour les maladies rares a été la loi 279 de 2001, qui a institué un réseau national pour les maladies rares avec la naissance des registres régionaux et nationaux. En Vénétie, cependant, le centre de référence régional pour maladies rares et le Registre maladies rares avaient déjà vu le jour en 1999. Ce dernier avait permis de créer des outils d’analyses épidémiologiques et de recherche sur les maladies rares. A cette époque, le but du Registre était de répondre aux requêtes de l’Etat, par exemple, identifier les patients atteints de maladies rares en Vénétie, déterminer les maladies dont ils souffrent et leurs besoins de prise en charge.

Quelles ont été les premières activités du Registre, avant l’adoption de la loi de 2001 ?
D’abord nous avons créé les outils de travail : identifier les maladies au moyen de codes MIM et ICD9-CM; construire un site web pour diffuser l’information et diffuser une enquête auprès des associations de patients afin de comprendre l’organisation des filières de soins et le type de services et de structures auxquels ils s’adressent. Grâce à toutes ces actions, quand la loi a été adoptée en 2001, notre travail a pu s’accélérer.

Quels ont été les apports de la loi nationale de 2001 ?
Un préambule est nécessaire avant de répondre à cette question. En Italie, les régions ont des compétences spécifiques dans le cadre de la santé. L’Etat répartit les financements parmi les gouvernements locaux et définit les lignes de conduite stratégiques afin de définir au niveau national, les « niveaux essentiels d’assistance » (LEA: Livelli Essenziali di Assistenza). En revanche, chacune des régions s’occupe de la mise en œuvre de son programme sanitaire, de manière spécifique et diversifiée. Pour répondre à votre question, la loi de 2001 a permis de rédiger une liste précise de maladies rares incluant presque 580 noms de maladies ou groupes de maladies. Elle a également institué des centres régionaux de diagnostic et a garanti aux patients des mesures avantageuses, par exemple la gratuité des tests diagnostiques ou des traitements. Dès lors le travail de chaque région a pu commencer.

Quelles ont été les premières activités du Registre Régional de Vénétie après la loi nationale ?
On a essayé tout de suite de travailler selon une méthodologie scientifique pour estimer le nombre de personnes atteintes de maladies rares, comprendre le parcours de soins de ces malades et construire une filière de soins pour les patients. Au moyen d’une analyse croisée et comparée des fiches de sortie d’hôpital, obligatoire en Italie, et de l’identification des pathologies grâce au code ICD9-CM, nous avons identifié deux catégories de patients : ceux affectés de manière sûre par une maladies rare, et ceux dont le diagnostic n’étaient que probable. A partir de ce travail, nous avons estimé le nombre de patients atteints d’une maladie rare, observé le parcours de soins et associé les patients aux hôpitaux et aux services où ils ont été traités. Les centres de référence ont ainsi été définis : ils représentent les meilleurs services pour la prise en charge de maladies spécifiques.

Quel est le rôle du Registre maladies rares de Vénétie ?
Coordonner les acteurs du réseau régional maladies rares. Coordonner le travail des médecins des centres de référence avec celui de l’équipe médicale qui prend en charge le patient à proximité de son domicile. Cette équipe peut comprendre des médecins généralistes, des pédiatres, des psychologues ou encore des professionnels de la rééducation. Le pari a été d’unir les grands centres de référence fréquentés par beaucoup de patients aux services territoriaux, structures plus réduites et proches des lieux de vie de tous les malades. Nous avons compris que la qualité de vie passe par la prise en charge de toutes les dimensions du malade.

De quelle manière le Registre Régional maladies rares coordonne les différentes activités? Le Registre se sert d’un système informatique composé d’une base de données centrale qui, au moyen d’un réseau protégé, met en contact hôpitaux et services territoriaux. Dès que le diagnostic est posé, le patient est inscrit dans le registre. Parallèlement, on ouvre le dossier médical géré par le centre de référence, qui peut être mis à jour facilement, en évitant les queues bureaucratiques. De cette manière, par exemple, médicaments ou autres traitements prescrits arrivent directement au domicile des patients, sous le contrôle du centre de référence. Le système informatique est enrichi constamment avec de nouveaux modèles et services toujours plus complexes : du dossier médical aux services pour les situations d’urgences causées ou non par la maladie.

Le patient a-t-il un rôle dans le réseau informatique maladies rares? Est-il actif ou passif ? Toutes les informations sont organisées autour du patient qui possède un propre code d’accès au registre, envoyé à son domicile au moyen d’un courrier recommandé, et grâce auquel il peut accéder à son dossier médical. Le but du système est d’améliorer les conditions de vie du patient chez lui, en lui proposant une pluralité de choix.

Combien de malades sont concernés par le registre de Vénétie? Le Registre administre 14 000 patients, même si l’estimation des malades s’élève presque à 20 000. De plus, depuis 2004, les gouvernements locaux de Vénétie, de la région Frioul-Vénétie Julienne et des provinces autonomes de Trento et Bolzano, sont parvenus à un accord, couvrant ainsi une population totale de 7 millions et demi d’habitants. Récemment la région Emilia Romagna s’est jointe au même système. La zone contrôlée, donc, compte maintenant 11 millions d’habitants.

De l’extérieur, le système italien d’aide aux maladies rares semble très diversifié entre les régions, déséquilibré et peu homogène. Est-ce vrai ? Depuis un certain temps, une plate-forme interrégionale travaille pour comparer les choix et les stratégies adoptés par les différentes régions. On est en train de collaborer avec toutes les zones d’Italie où il y a le plus de difficultés à organiser les services en faveur des maladies rares, afin d’obtenir des situations identiques, nées de la convergence des meilleures expériences.

Quelles sont les caractéristiques du groupe du travail que vous coordonnez ? Il est caractérisé par une forte multidisciplinarité. Au Registre régional maladies rares de Vénétie, plusieurs types de professionnels travaillent : épidémiologistes, planificateurs sanitaires, biologistes, statisticiens, informaticiens. La multiprofessionnalité est très importante pour projeter la pensée. Tous ensemble nous réussissons à voir les solutions dans leur globalité. Le Registre a une double appartenance : hospitalière et universitaire. Comme structure universitaire nous sommes ouverts au progrès et à l’innovation. Comme unité d’épidémiologie, et donc comme organisation hospitalière, nous assumons d’autres fonctions concernant la médecine communautaire, la prise en charge intégrée, l’observation épidémiologique. Le personnel jeune et en formation est notre plus bel atout. Il enrichit notre travail de son enthousiasme et de ses nouvelles idées.

Quelles sont les futures perspectives ? Quels sont les nouveaux paris?
Il y a encore beaucoup de chemin à faire. D’abord je pense améliorer les protocoles diagnostiques, réaliser la mise à jour des données bibliographiques, trouver des solutions pour réduire les coûts des médicaments orphelins. Depuis 2005 sont nés rapports et accords avec les pays limitrophes, comme par exemple l’Autriche et la Slovénie pour partager les politiques en faveur des maladies rares.


 


 
Politique de recherche et de santé
 
Nationale
 
Inauguration de l’Institut des cellules Souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques (I-Stem).
 

Le 11 septembre dernier, Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l'AFM, l'Inserm, et l'Université d'Evry-Val-d'Essonne ont inauguré avec Genopole, le nouvel Institut des cellules Souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques (I-Stem) dirigé par le Dr Marc Peschanski. L'objectif d'I-Stem est d'élaborer des traitements basés sur le potentiel thérapeutique des cellules souches embryonnaires humaines, destinés aux maladies rares monogéniques. Dans le but d'élucider les mécanismes de pathogenèse et ainsi de révéler d'éventuelles cibles thérapeutiques, les chercheurs d’I-STEM travaillent également à la création de lignées cellulaires, dérivées de cellules souches embryonnaires humaines, modèles de maladies génétiques.

Lire le dossier de presse


 
Européenne
 
Les maladies génétiques identifiées par leurs caractéristiques faciales : une base de données photographiques.
 

Environ 700 maladies génétiques présentent des traits faciaux caractéristiques, et pour lesquelles, dans la plupart des cas, peu de patients ont été décrits. Pour aider les praticiens dans leur recherche de diagnostic, les chercheurs de l’UCL Institute of Child Care à Londres ont développé un programme informatique utilisant les photographies en 3 dimensions des visages des patients. Le programme compare le visage du patient dont le diagnostic n’est pas encore posé, aux images pré-photographiées des patients atteints de maladies génétiques connues. Le clinicien peut ainsi restreindre sa recherche diagnostique et avancer vers un diagnostic moléculaire. Les chercheurs espèrent que cette nouvelle technologie réduira les coûts, diminuera le stress ressentis par les patients, et aidera à diminuer l’errance diagnostique.


 


 
Bioéthique et législation
 
Réflexions éthiques sur l’obtention de cellules souches thérapeutiques à partir d’embryons obtenus à des fins instrumentales.
 

Depuis plusieurs années déjà, des débats éthiques se sont ouverts sur la possibilité, pour des parents ayant déjà donné naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique, de combiner un diagnostic génétique pré-implantatoire et le typage des antigènes HLA. En effet, dans le cas d’une compatibilité immunitaire avec l’enfant malade, les cellules du sang de cordon ombilical du nouveau-né pourront être récoltées à des fins thérapeutiques. Dans la revue « Stem Cells », de Wert et coll. discutent des problèmes éthiques et moraux soulevés par la possibilité d’utiliser le diagnostic génétique et le typage HLA sur des cellules souches embryonnaires obtenues par fécondationin vitro dans un but purement instrumental. Ces cellules pourraient alors être utilisées à des fins thérapeutiques.


 
Stem Cells ; 25(9):2167-2172 ; septembre 2007
 


 
Nouveaux syndromes
 
Délétion 16p11.2-p12.2 : déficit intellectuel, retard de développement et dysmorphie.
 

Quatre individus porteurs d’une microdélétion de la région 16p11.2-p12.2 présentent un déficit intellectuel, un retard de développement, une petite taille, une dysmorphie faciale, des anomalies cardiaques, des malformations des mains et des pieds, des difficultés d’alimentation et une hypotonie.
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Nature Genetics ; 39(9):1071-3 ; septembre 2007
 
Retard de développement et déficit intellectuel chez deux enfants porteurs de délétions 14q11.2.
 

Deux patients porteurs d’une délétion de novo de la région 14q11.2 présentent un retard de développement, un déficit intellectuel et une dysmorphie incluant, entre autres, des yeux espacés et un nez court et épaté. La région délétée contient deux gènes, tous deux candidats pour expliquer ce phénotype.
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Journal of Medical Genetics ; 44(9):556-61 ; septembre 2007
 


 
Nos gènes se dévoilent
 
Des mutations dans un nouveau gène de la voie RAS mènent à un phénotype proche de la neurofibromatose de type 1.
 

Cinq familles présentent des taches café au lait, des lentigines axillaires, une macrocéphalie et, chez certains patients, une dysmorphie ressemblant à celle observée chez les patients atteints du syndrome de Noonan. Ce phénotype proche de la neurofibromatose de type 1 se transmet de manière autosomique dominante. Les auteurs de l’étude ont identifié des mutations dans le gène SPRED1. Il code un régulateur négatif de la voie de signalisation RAS-MAPKinase, voie déjà impliquée dans la neurofibromatose et le syndrome de Noonan.
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Nature Genetics ; 39(9):1120-6 ; septembre 2007
 
Des mutations mono-alléliques de TREX1 sont à l’origine de lupus érythémateux systémique.
 

TREX1 est un gène impliqué dans la mort programmée des cellules et dont des mutations homozygotes et hétérozygotes ont été respectivement découvertes chez des patients atteints du syndrome d’Aicardi-Goutières et de chilblain lupus. Dans ces deux pathologies, certains patients développent des anticorps anti-nucléaire, ce qui a conduit Lee-Kirsch et coll. à séquencer TREX1 chez des patients atteints de lupus érythémateux systémique, une maladie auto-immune caractérisée par la présence de ce type d’anticorps. Sur 417 malades, 9 présentaient des mutations d’un seul allèle de TREX1, absentes d’une population témoin composée de 1712 personnes.


 
Pour en savoir plus sur "Lupus érythémateux systémique"

 
Nature Genetics ; 39(9):1065-7 ; septembre 2007
 
Des mutations hétérozygotes de TREX1 à l’origine de vasculopathies rétiniennes autosomiques dominantes.
 

Les vasculopathies rétiniennes autosomiques dominantes associées à une leucodystrophie cérébrale regroupent trois maladies : la vasculopathie cérébro-rétinienne, la rétinopathie vasculaire héréditaire et le syndrome HERNS (pour Hereditary Endotheliopathy, Retinopathy, Nephropathy and Stroke). Elles ont en commun des anomalies rétiniennes et cérébrales menant à une perte progressive de la vue et à une démence. En séquençant 33 gènes candidats localisés sur le chromosome 3, Richards et coll. ont identifié des mutations mono-allèliques du gène TREX1, chez 9 familles. Cette étude (ainsi que celle présentée dans l’article précédent) confirme que ce gène impliqué dans la mort cellulaire programmée est à la fois associé à des vasculopathies et à des maladies inflammatoires auto-immunes (lupus érythémateux et chilblain lupus).


 
Pour en savoir plus sur "Vasculopathie cérébro-rétinienne"
Pour en savoir plus sur "Rétinopathie vasculaire héréditaire"
Pour en savoir plus sur "HERNS syndrome"

 
Nature Genetics ; 39(9):1068-70 ; septembre 2007
 
Des mutations dominantes négatives de STAT3 dans l’hyperimmunoglobulinémie E.
 

L’hyperimmunoglobulinémie E se manifeste par un déficit immunitaire associé à une atteinte des tissus mous, ainsi que par une atteinte squelettique et dentaire. Deux études, publiées respectivement dans « Nature » et « New England Journal of Medecine », ont permis d’identifier des mutations dans le gène codant le facteur de transcription STAT3. Les chercheurs ont observé des mutations de novo dans des cas sporadiques et des mutations expliquant la transmission autosomique dominante des formes familiales. Les protéines mutantes inhibent la fonction de la protéine codée par l’allèle sauvage, diminuant fortement l’activité de STAT3 dans les cellules sanguines périphériques.
Lire le premier résumé sur Pubmed
Lire le second résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Job, syndrome de"

 
NEJM ; publication en ligne avancée ; 19 septembre 2007
Nature ; 448(7157):1058-62 ; août 2007

 
Un gène de la voie de dégradation des ARN messagers non-sens impliqué dans des retards mentaux liés à l’X.
 

En analysant la séquence de 737 gènes situés sur le chromosome X chez 250 familles dont certains membres présentent un déficit intellectuel, Tarpey et coll. ont identifié des mutations dans le gène UPF3B. Deux mutations sont associées au syndrome de Lujan-Fryns, une au syndrome FG et une à un déficit intellectuel non syndromique. Le produit de ce gène est impliqué dans la voie de dégradation des ARN messagers non-sens, un mécanisme utilisé par toutes les cellules de l’organisme pour contrôler la production de protéines anormalement tronquées. Les auteurs suggèrent que le nombre restreint d’organes touchés chez les patients soit dû à une redondance fonctionnelle de ce gène dans certains tissus.


 
Pour en savoir plus sur "Retard mental lié à l'X - habitus marfanoïde"
Pour en savoir plus sur "FG, syndrome"

 
Nature Genetics ; 39(9):1127-33 ; septembre 2007
 
Des mutations de l’amphiphysine 2 à l’origine de myopathies centronucléaires autosomiques récessives.
 

Les myopathies centronucléaires sont caractérisées, fonctionnellement, par une faiblesse musculaire et, histologiquement, par une délocalisation des noyaux de la zone sous membranaire au centre des fibres musculaires. Des mutations dans le gène DNM2, codant la dynamine 2, ont déjà été identifiées dans la forme dominante de la maladie. En séquençant des gènes candidats chez des patients présentant une forme récessive de myopathie centronucléaire, Nicot et coll. ont identifié des mutations dans le gène BIN1 codant l’amphiphysine 2. Cette protéine interagit avec la dynamine 2 et participe à l’organisation des tubules T, une structure membranaire impliquée dans le couplage excitation-contraction. Bien que ces patients ne semblent montrer aucune prédisposition au cancer, la perte d’expression de BIN1 a déjà été observée dans de nombreuses cellules malignes (cancer du sein, de la prostate, du colon…).


 
Pour en savoir plus sur "Myopathie centronucléaire"

 
Nature Genetics ; 39(9):1134-1139 ; septembre 2007
 
Un nouveau gène nécessaire à la signalisation via FGF23 impliqué dans la calcinose tumorale.
 

La calcinose tumorale est une maladie métabolique autosomique récessive caractérisée par la calcification des tissus mous et une hyperphosphatémie due à des mutations dans les gènes FGF23 ou GALNT3. FGF23 est une hormone nécessaire à l’excrétion rénale de phosphate, tandis que GALNT3 est une enzyme participant à la maturation de FGF23 et à sa sécrétion correcte. Dans cette étude, des chercheurs américains ont identifié une mutation homozygote dans le gène KLOTHO chez une jeune fille de 13 ans. KLOTHO code une protéine secrétée nécessaire à la transmission du signal émis par FGF23 vers ses récepteurs.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Calcinose tumorale"

 
Journal of Clinical Investigation ; 117(9):2684-2691 ; septembre 2007
 
Des mutations dans la synthétase mitochondriale de l’arginine-ARNt identifiées dans l’hypoplasie pontocérébelleuse.
 

Des chercheurs français et israéliens ont réalisé une analyse d’homozygotie chez une famille consanguine dont trois membres présentent une encéphalopathie sévère infantile associée à une hypoplasie pontocérébelleuse et des anomalies de la chaîne respiratoire. Ils ont ainsi identifié une mutation dans un intron du gène RARS2, codant l’enzyme mitochondriale de couplage de l’arginine à son ARN de transfert. Etant donné l’expression ubiquitaire de ce gène, les auteurs suggèrent que la mutation identifiée affecte spécifiquement le cerveau à cause d’une sensibilité élevée de la machinerie d’épissage dans cet organe.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Hypoplasie pontocérébelleuse type 1"

 
The American Journal of Human Genetics ; 81(4):857-62 ; octobre 2007
 
Des mutations dans un membre de la superfamille des immunoglobulines chez deux patients atteints du syndrome C.
 

Le syndrome C associe un retard mental à des malformations congénitales multiples. Chez deux patients, Kaname et coll. ont identifié des mutations dans le gène CD96, codant une protéine de la superfamille des immunoglobulines. In vitro, ces mutations altèrent l’adhésion et la croissance cellulaire, deux mécanismes potentiellement à l’origine de ce syndrome.


 
Pour en savoir plus sur "C, syndrome"

 
The American Journal of Human Genetics ; 81(4):835-41 ; octobre 2007
 
Le gène WNT10A est muté dans la dysplasie odonto-onycho-dermique
 

Ce syndrome autosomique récessif est caractérisé par une hyperkératose et une sudation abondante de la région palmo-plantaire, des plaques atrophiques au niveau des pommettes, une hypodontie, des dents coniques, des malformations des ongles et des cheveux secs et épars. Des chercheurs français et libanais ont identifié des mutations homozygotes dans le gène WNT10A chez six patients nés de trois familles consanguines. Cette étude associe pour la première fois une dérégulation de la voie WNT à une dysplasie ectodermique.
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Pour en savoir plus sur "Odonto-onycho-dermique, dysplasie"

 
The American Journal of Human Genetics ; 81(4):821-8 ; octobre 2007
 
Le gène SPATA16 en cause dans la stérilité masculine par globozoospermie.
 

La globozoospermie est une forme rare de stérilité masculine caractérisée par des spermatozoïdes à têtes rondes sans acrosome. Dans cette étude, les chercheurs ont identifié des mutations homozygotes dans le gène SPATA16 chez trois frères nés d’une famille consanguine. Il s’agit du premier gène situé sur un autosome à être impliqué dans une stérilité masculine non syndromique.
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The American Journal of Human Genetics ; 81(4):813-20 ; octobre 2007
 
ERIS est muté dans le syndrome de Wolfram de type 2.
 

Le syndrome de Wolfram de type 2 est une maladie neurodégénérative autosomique récessive caractérisée, entre autres, par un diabète néonatal insulinodépendant, une atrophie optique et une propension à saigner associée à un défaut d’agrégation plaquettaire avec le collagène. Dans cette étude, les chercheurs ont identifié une mutation homozygote dans le gène ZCD2, codant ERIS, une protéine à doigts de zinc, chez trois familles consanguines jordaniennes. Tout comme la wolframine, dont le gène est muté dans le syndrome de Wolfram de type 1, ERIS est localisée dans le réticulum endoplasmique et semble jouer un rôle dans l’homéostasie du calcium.
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The American Journal of Human Genetics ; 81(4):673-83 ; octobre 2007
 
La perte de fonction d’un récepteur au glutamate est associée à une forme autosomique récessive de retard mental.
 

Les formes autosomiques récessives de retard mental non-syndromique sont plus courantes que les formes liées à l’X mais moins bien caractérisées. Des chercheurs allemands et iraniens ont identifié une mutation dans le gène codant le récepteur 6 au glutamate dans une famille consanguine. Elle mène à une perte totale de la fonction de ce récepteur.
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Pour en savoir plus sur "Retard mental, non-syndromique, autosomique récessif"

 
The American Journal of Human Genetics ; 81(4):792-8 ; octobre 2007
 
Délétion partielle du gène C20orf133 chez une patiente atteinte du syndrome de Kabuki.
 

Le syndrome de Kabuki est ainsi nommé car les enfants atteints semblent maquillés comme les acteurs du théâtre japonais traditionnel. Il se caractérise, entre autres, par un déficit intellectuel, un retard de croissance et des malformations cardiaques, rénales et des vertèbres. Maas et coll. ont identifié chez une patiente une délétion de novo dans le gène C20orf133, faisant de ce gène de fonction inconnue un candidat possible.


 
Pour en savoir plus sur "Kabuki, syndrome de"

 
Journal of Medical Genetics ; 44(9):562-9 ; septembre 2007
 


 
La recherche, jour après jour
 
Roberta Pagon récompensée pour les services développés par GeneTests en matière de génétique humaine.
 

La société américaine de génétique humaine (ASHG) a décerné son prix 2006 d’excellence en éducation à Roberta A. Pagon pour son travail réalisé dans le domaine de la génétique humaine. En effet, Roberta A. Pagon est directrice médicale du projet GeneTests. GeneTests a vu le jour en 1992 aux Etats-Unis et fournit un annuaire des tests disponibles aux USA et des articles de synthèses sur l’approche diagnostique des maladies pour lesquelles il existe un test. GeneTest et Orphanet ont conclu récemment un accord de partenariat.


 
Harry Dietz récompensé pour ses travaux sur le syndrome de Marfan.
 

La société américaine de génétique humaine (ASHG) a décerné le prix Curt Stern 2006 à Harry C. Dietz pour ses travaux sur le syndrome de Marfan. Cardiologue et pédiatre de formation, Harry C. Dietz a été un acteur majeur dans la découverte des premières mutations du gène codant la fibrilline 1 et dans la compréhension de la pathogenèse de la maladie.


 
Recherche clinique
 
Délétions interstitielles du bras long du chromosome 18 associées à un retard de développement et de langage.
 

Cody et coll. décrivent dans cette étude cinq patients présentant des délétions interstitielles du bras long du chromosome 18 (la région commune aux délétions est située entre les positions 18q12.3 et 18q21.1). Ces patients présentent uniquement un retard de développement et des troubles du langage.


 
Am J Med Genet A. ; 143(11):1181-90 ; Juin 2007
 
Hémochromatose : les gènes de la voie BMP seraient des modificateurs du phénotype.
 

L'hémochromatose est une maladie caractérisée par une surcharge en fer due, dans la grande majorité de la population blanche, à la présence de la mutation C282Y à l’état homozygote dans le gène HFE. Cependant, le phénotype observé peut varier d’anomalies biochimiques sans symptômes cliniques majeurs à l’association de troubles articulaires, d’une cirrhose, d’un diabète, d’un hypogonadisme et d’atteintes cardiaques. En étudiant 592 patients porteurs de cette mutation, des chercheurs français ont associé le taux sérique de ferritine à certains polymorphismes dans des gènes de la voie BMP (BMP2, BMP4 et HJV), étudiés pour leur rôle possible dans le développement de cette maladie. Les gènes de cette voie de signalisation représentent donc des candidats potentiellement capables de moduler la pénétrance du phénotype.
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Pour en savoir plus sur "Hémochromatose"

 
The American Journal of Human Genetics ; 81(4):799-807 ; octobre 2007
 
Des mutations de la sous-unité bêta de l’hormone lutéinisante mènent aussi à une stérilité chez la femme.
 

Des mutations de la sous-unité bêta de l’hormone lutéinisante mènent, chez les hommes, à une absence de puberté et à une stérilité. Chez une femme née d’une famille consanguine, des chercheurs brésiliens ont observé une mutation homozygote du gène codant cette sous-unité. Après une puberté normale, cette patiente présente une aménorrhée secondaire associée à une stérilité.
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NEJM ; 357(9):897-904 ; août 2007
 
Le gène DAX1 pourrait être à l’origine de dysgénésies gonadiques 46,XY isolées.
 

La dysgénésie gonadique associée à un caryotype 46,XY conduit à un phénotype féminin, incluant habituellement un déficit intellectuel et/ou des malformations. Elle est due, dans environ 15% des cas, à des mutations dans le gène SRY. Dans cette étude, des chercheurs suédois décrivent deux sœurs présentant une dysgénésie gonadique isolée, un caryotype 46,XY apparemment normal, sans mutation de SRY. Ils ont identifié une duplication de la région Xp21.2, contenant entre autre le gène DAX1. Ce gène, connu pour son rôle dans la détermination sexuelle, est un candidat important pour les dysgénésies gonadiques 46,XY isolées.
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Pour en savoir plus sur "Dysgénésie gonadique XY"

 
J Clin Endocrinol Metab ; 92(8):3305-13 ; août 2007
 
Pas de corrélation génotype-phénotype pour les syndromes de Cowden et de Bannayan-Riley-Ruvalcaba.
 

Le syndrome de Cowden et le syndrome de Bannayan-Riley-Ruvalcaba sont les deux maladies les plus fréquemment observées chez des patients porteurs de mutations du gène PTEN. Toutes les deux sont caractérisées par des hamartomes multiples et présentent des signes cliniques communs. Une des différences principales est l’âge d’apparition de la maladie : tandis que le syndrome de Bannayan-Riley-Ruvalcaba débute dans l’enfance, le syndrome de Cowden se déclare à l’âge adulte. En analysant les données cliniques de 42 personnes nées de familles porteuses de mutations dans PTEN, des chercheurs britanniques n’ont pu mettre en évidence de corrélation génotype-phénotype. Par conséquent, les auteurs suggèrent que la surveillance des cancers observés habituellement dans le syndrome de Cowden soit intégrée à la prise en charge des enfants atteints du syndrome de Bannayan-Riley-Ruvalcaba.
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Pour en savoir plus sur "Cowden, syndrome de"
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Journal of Medical Genetics ; 44(9):579-85 ; septembre 2007
 
Les patients avec des mutations dans PTEN présentent fréquemment des anomalies vasculaires.
 

Les patients porteurs de mutations dans le gène PTEN peuvent développer deux syndromes distincts caractérisés par des hamartomes multiples (syndrome de Cowden et de Bannayan-Riley-Ruvalcaba, voir notre article précédent). Cependant, certains patients présentent d’autres symptômes tels qu’une macrocéphalie et un autisme. Chez 26 patients porteurs de mutations dans PTEN, Tan et coll. ont observé la présence d’anomalies vasculaires dans plus de 50% des cas. Une analyse plus fine de ces anomalies les a conduits à proposer d’étendre le dépistage de mutations de PTEN aux patients présentant des anomalies vasculaires à haut débit ou des anomalies veineuses intracrâniennes multiples.


 
Journal of Medical Genetics ; 44(9):594-602 ; septembre 2007
 
Mutations et corrélation génotype-phénotype dans le syndrome d’Aicardi-Goutières.
 

Le syndrome d’Aicardi-Goutières est une encéphalopathie familiale associant des calcifications des noyaux gris centraux, une atteinte de la myéline et une lymphocytose du liquide céphalo-rachidien. Une étude internationale signée par plus de 100 chercheurs et incluant 127 familles propose une description clinique et moléculaire complète de ce phénotype. Ils ont ainsi observé des mutations bialléliques dans les gènes TREX1, RNASEH2A, RNASEH2B et RNASEH2C chez 31, 3, 47 et 18 familles, respectivement. Chez 5 familles, une mutation monoallélique de RNASEH2A ou RNASEH2B est présente, tandis qu’aucune mutation n’a été identifiée chez 22 familles. De plus, il est apparu que les formes néonatales, rappelant fortement une infection congénitale, sont principalement dues à des mutations du gène TREX1, alors que les formes plus tardives de la maladie sont associées à des mutations dans RNASEH2B. En outre, la mortalité est plus élevée chez les patients porteurs de mutations dans les gènes TREX1, RNASEH2A et RNASEH2C, que chez ceux présentant des mutations dans RNASEH2B (34,3% contre 8%).
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Pour en savoir plus sur "Aicardi-Goutières, syndrome de"

 
The American Journal of Human Genetics ; 81(4):713-25 ; octobre 2007
 
Tout sur l’amyotrophie spinale en lisant le « Journal of Child Neurology ».
 

L’édition du mois d’août du « Journal of Child Neurology » est principalement consacrée aux connaissances actuelles sur l’amyoptrophie spinale en terme de diagnostic, de prise en charge, de thérapie ou encore de conseils génétiques.
Lire le sommaire de l’édition.
 
Thérapeutique
 
L’inhibition de la voie des MAPKinases réduit la craniosténose de souris modèles du syndrome d’Apert.
 

Le syndrome d'Apert est syndrome malformatif associant une craniosténose et des syndactylies osseuses et membranaires des quatre extrémités. Il est principalement dû à des mutations dans le gène codant le récepteur 2 au facteur de croissance fibroblastique (FGFR2). Chez des souris modèles de la maladie, des chercheurs ont réussi à rétablir un phénotype normal en réduisant l’expression de l’allèle muté grâce à un ARN interférant. La restauration du phénotype est accompagnée d’une diminution d’activité de la voie de signalisation des MAPKinases. Par conséquent, les chercheurs ont administré un inhibiteur de cette voie, le U0126, aux souris modèles et observé une inhibition significative de la craniosténose. La voie de signalisation des MAPKinases représente donc une cible thérapeutique potentielle pour le traitement du syndrome d’Apert.
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Nature Genetics ; 39(9):1145-50 ; septembre 2007
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Réversion de l’hypogonadisme hypogonadotrophique chez 10% des hommes après arrêt du traitement hormonal.
 

L’hypogonadisme hypogonadotrophique, dans sa forme idiopathique ou associée à une perte de l’odorat dans le syndrome de Kallmann, est une forme traitable de stérilité masculine due à un déficit en hormone gonadotrophine. Dans une étude rétrospective, Raivio et coll. ont montré que chez 10% des hommes traités par administration de l’hormone, une réversion du phénotype est observée après arrêt du traitement. Ils conseillent donc de suspendre brièvement la thérapie hormonale chez les patients afin de ne pas prolonger un traitement qui pourrait être évité.


 
Pour en savoir plus sur "Kallmann, syndrome de"
Pour en savoir plus sur "Hypogonadisme hypogonadotropique, congénital, sans anosmie"

 
NEJM ; 357(9):863-73 ; août 2007
 
Des tests diagnostiques pour les enfants suspectés d’un syndrome de Cushing.
 

Le syndrome de Cushing endogène correspond à l'ensemble des manifestations cliniques secondaires à un hypercortisolisme chronique, dû le plus fréquemment à des tumeurs hypophysaires ou corticosurrénales. Les critères diagnostiques du syndrome ont été établis chez l’adulte en raison d’une prévalence plus élevée que dans la population infantile. Batista et coll. ont conduit une étude rétrospective sur 125 enfants et proposent des critères diagnostiques spécifiques à cette catégorie de patients : une seule mesure du taux de cortisol prise à minuit permet de confirmer le diagnostic du syndrome de Cushing et un test de freinage par la déxaméthasone permet de différencier les hypercortisolismes dus à une tumeur hypophysaire de ceux qui sont dus à une tumeur corticosurrénale.


 
Pour en savoir plus sur "Cushing, syndrome de"

 
Pediatrics ; 120(3):e575-86 ; septembre 2007
 
L’immunothérapie basée sur des globulines antithymocytes montre de bons résultats dans la lymphohistiocytose familiale.
 

La lymphohistiocytose familiale est caractérisée par une activation durable des lymphocytes T CD8 et des macrophages menant à la mort en absence de traitement. L’équipe du Pr. Alain Fischer a analysé les effets d’un traitement basé sur l’administration de globulines antithymocytes et combinant des corticostéroïdes, de la cyclosporine A, et des injections sous durales de méthotréxate chez 38 patients. Proposée en première intention, cette thérapie montre une bonne efficacité et une toxicité tolérable.
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Pediatrics ; 120(3):e622-8 ; septembre 2007
 
Le traitement par hormone de croissance normalise la taille des jeunes enfants atteints du syndrome de Turner.
 

Chez les patients atteints du syndrome de Turner, le retard de croissance est observé dès la période prénatale et progresse après la naissance. Dans le cadre d’un essai clinique randomisé et contrôlé enrôlant 88 filles âgées de 9 mois à 4 ans, Davenport et coll. ont étudié l’effet d’un traitement par hormone de croissance recombinante. Ils ont ainsi montré qu’une thérapie précoce rétablit une taille normale chez les jeunes enfants.


 
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J Clin Endocrinol Metab ; 92(9):3406-16 ; septembre 2007
 
Non à une méthode invasive pour dépister le cancer de l’intestin grêle dans le syndrome de Lynch.
 

Le syndrome de Lynch, ou cancer du côlon non polyposique, est un syndrome de prédisposition au cancer de transmission autosomique dominante. Le cancer de l’intestin grêle est une tumeur qui peut être associée à ce syndrome. Des chercheurs néerlandais ont observé ce type de cancer chez 4% des porteurs d’une mutation responsable du syndrome de Lynch. Les auteurs estiment que ce pourcentage est trop faible pour proposer le diagnostic de ces tumeurs par une méthode invasive (par exemple une entéroscopie à double ballon). Cependant, une méthode non invasive comme l’endoscopie par vidéocapsule pourrait être envisagée après avoir toutefois étudié les bénéfices de ce dépistage par rapport à son coût.
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Pour en savoir plus sur "Cancer du côlon non polyposique"

 
Gut ; 56(9):1198-201 ; septembre 2007
 
Un test prédictif de réponse à la méxilétine pour les patients atteints du syndrome du QT long de type 3.
 

Le syndrome du QT long congénital est une pathologie cardiaque caractérisée par un espace QT anormalement long à l'électrocardiogramme, témoin d'une anomalie de la repolarisation. Le type 3 de ce syndrome est dû à des mutations du gène SCN5A, codant la sous-unité alpha du canal cardiaque au sodium. La méxilétine peut être administrée aux porteurs de mutations de SCN5A et a pour effet de diminuer leur espace QT. Ruan et coll. ont analysé l’effet in vitro de la méxilétine sur des cellules exprimant les formes mutantes du canal sodium. Ils ont ensuite comparé les données obtenues avec la réponse au traitement des patients porteurs de ces mêmes mutations. Ils ont ainsi établi un test in vitro permettant de prédire la réponse des patients au traitement méxilétine.


 
Pour en savoir plus sur "QT long, syndrome du, forme familiale"

 
Circulation ; 116(10):1137-44 ; septembre 2007
 
Révision de la classification des mycosis fongoïdes et des lymphomes de Sézary.
 

La société internationale des lymphomes cutanés et le groupe de travail sur les lymphomes cutanés de l’organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC) proposent une révision de la classification des mycosis fongoïdes et des lymphomes de Sézary. Ces révisions incorporent les avancées de la biologie cellulaire et des techniques de diagnostic réalisées depuis la publication des dernières recommandations en 1979.
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Pour en savoir plus sur "Mycosis fongoïde"
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Blood ; 110(6):1713-22 ; septembre 2007
 
Le rituximab pourrait bénéficier aux patients atteints de dermatomyosite juvénile.
 

La dermatomyosite juvénile est une myopathie chronique inflammatoire de l’enfance affectant principalement les muscles et la peau. Cooper et coll. ont étudié l’effet de l’administration de rituximab, un anticorps monoclonal dirigé contre le CD20 et ciblant ainsi spécifiquement les lymphocytes B, chez quatre jeunes patients. Trois patients ont vu leurs maladies régresser suite au traitement, tandis que les symptômes du quatrième se sont aggravés. Bien que des données complémentaires soient nécessaires, cette étude révèle le potentiel thérapeutique de cet anticorps dans cette maladie.


 
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Arthritis and Rheumatism ; 56(9):3107-3111 ; août 2007
 


 
Médicaments orphelins
 
La 500éme désignation orpheline a été accordée en Europe.
 

Lors de la 82ème réunion du comité européen pour les médicaments orphelins (COMP) qui s’est tenu les 11 et 12 septembre derniers, le groupe de l’agence européenne des médicaments (EMEA) a adopté sa 500ème opinion positive pour la désignation orpheline d’un produit médicinal. Un communiqué de presse de l’agence souligne les efforts continus des différentes parties prenantes et le succès du règlement orphelin européen.


 
Dix-sept nouvelles désignations orphelines au mois de septembre 2007
 
Au cours du mois de septembre 2007, le COMP (Committee for Orphan Medicinal Products) a accordé la désignation orpheline à dix-sept substances médicinales pour les indications suivantes :

- traitement des carcinomes hépatocellulaires
- traitement des leucémies lymphocytaires chroniques (3 substances)
- traitement de la rétinite pigmentaire
- traitement de l’amaurose congénitale de Leber
- traitement des leucémies myéloïdes aigues
- traitement de la kératite stromale due à l’Herpes simplex virus
- prévention du rejet des greffes cornéennes
- traitement des tumeurs gastro-entéro-pancréatiques neuroendocrines
- traitement de l’ostéonécrose non traumatique
- traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique
- traitement du gliome
- traitement de la maladie de Gaucher
- traitement des leucémies lymphoblastiques aigues (2 substances)
- traitement de la kératite due à l’Acanthamoeba

Consulter le registre des désignations orphelineseuropéennes
Consulter la liste des médicaments orphelins autorisés en Europe


 


 
Financer sa recherche
 
L’AFM lance un nouvel appel d’offres pour la recherche sur les maladies rares et les maladies neuromusculaires en 2008.
 

L’Association française contre les myopathies lance son appel d’offres 2008 visant à financer des recherches permettant :

- d’approfondir les connaissances sur le système neuromusculaire et sa physiopathologie
- de favoriser l’émergence de thérapeutiques innovantes spécifiques aux maladies neuromusculaires et aux maladies génétiques rares, et/ou extrapolables aux maladies du système neuromusculaire.

Deux sessions sont ouvertes. La réception des dossiers devra se faire avant le 5 octobre 2007 pour la première session et avant le 29 février 2008 pour la seconde.
En savoir plus sur l’appel d’offres et télécharger les dossiers de soumissions


 


 
Actualités des associations
 
Financer EURORDIS en faisant vos achats sur Internet !
 

EURORDIS, Maladies Rares Europe, est dorénavant associé à SOLILAND, un nouveau comparateur de prix solidaire sur le web. Grâce à ce comparateur, les internautes soutiennent l'association de leur choix tout en faisant leurs achats quotidiens.
Pour soutenir EURORDIS, il suffit de se rendre sur le site de SOLILAND, puis dans l'annuaire des associations et de sélectionner « Santé » et EURORDIS. A chaque achat que vous effectuerez, un pourcentage du prix sera redistribué à l’organisation.


 
Le site Internet du Collectif Interassociatif Sur la Santé fait peau neuve !
 

Le Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) vient de rénover son site Internet. Plus complet qu’auparavant, le nouveau site se veut malgré tout simple fonctionnel et accessible à tous. Il présente, entre autres, les actions du collectif, donne la parole à tous ceux qui le souhaitent grâce à sa rubrique « Vos témoignages et réactions » et fournit de nombreux documents pratiques réalisés pour les usagers.


 


 
Colloques, séminaires et cours
 
1er Forum maladies rares de la région Basse-Normandie
 
Caen, France
 
27 septembre 2007
 
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3éme congrès international sur le déficit en alpha1-antitrypsine
 
Rome, Italie
 
28-30 septembre 2007
 
En savoir plus
 
Journée des neurosciences de Bicêtre
 
Le Kremlin-Bicêtre, France
 
2 octobre 2007
 

Les quatre centres de référence de maladies rares installés à l'hôpital Bicêtre, "les neuropathies périphériques rares", "les maladies inflammatoires du cerveau", "le traitement des syringomyélies de l'adulte et de l'enfant", "pathologies neurovasculaires malformatives de l'enfant", seront présentés lors d'une journée consacrée aux neurosciences. Différents axes de recherche fondamentale et clinique seront présentés à partir de 14h30 dans l'amphitéatre A de la faculté de médecine de Paris Sud (site Bicêtre). La présentation des centres de référence aura lieu au grand réservoir de l'hôpital Bicêtre à partir de 17h30.
Inscriptions : 01 45 21 24 34


 
1er Forum maladies rares de la région des Pays de la Loire
 
11 octobre 2007
 
En savoir plus
 
Réunion du centre de référence « Arthrite juvénile »
 
Paris, France
 
12 octobre 2007
 
Lire le programme prévisionnel
 
Progrès incrémental et éthique : parlons-en
 
Paris, France
 
17 octobre 2007
 
Programme
Contact : Brigitte Milhau

 
8éme EPPOSI partnering workshop sur les médicaments orphelins.
 
Copenhague, Danemark
 
18 et 19 octobre 2007
 
En savoir plus (programme et inscription).
 
1er Forum maladies rares à Marseille
 
Marseille, France
 
25 octobre 2007
 
En savoir plus
 
3éme édition du salon régional du handicap, des maladies rares et des personnes âgées.
 
Lille, France
 
25 et 26 octobre 2007
 
En savoir plus
 
1er Forum maladies rares à Nice
 
Nice, France
 
8 novembre 2007
 
Plus d'informations seront disponibles ultérieurement.
 
Euro-ATAXIA 2007
 
Paris, France
 
9 et 10 novembre 2007
 
En savoir plus
 
6ème journée du polyhandicap dédiée aux maladies cérébrales progressives de l'enfant et de l'adulte
 
Paris, France
 
15 novembre 2007
 
En savoir plus
 
2nd congrès international sur les hypospadias et les troubles du développement sexuel
 
Rome, Italie
 
16-18 novembre 2007
 
En savoir plus
 
Rendez-vous à Lisbonne pour la 4ème conférence européenne sur les maladies rares.
 
Lisbonne, Portugal
 
27-28 novembre 2007
 
En savoir plus
 
4èmes assises de génétique humaine et médicale
 
Lille, France
 
17-19 janvier 2008
 
En savoir plus
 
EuroGentest Workshop: Towards Accreditation-Managing the Human Side of Change
 
Nice, France
 
7 et 8 février 2008
 
En savoir plus
 
Calendrier des événements maladies rares
 

Retrouvez dans cet agenda tous les événements annoncés.


 


 
A lire
 
Les nouveaux droits des personnes handicapées : guide pratique
 

Auteur : Laurence Rambour
Editeur : Vuibert
145 pages, 16 euros
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées modifie l’environnement social et juridique des personnes handicapées. Cet ouvrage a été conçu pour les travailleurs sociaux qui accompagnent, conseillent et orientent les personnes handicapées. Il propose une lecture pratique et concrète du nouveau dispositif dans ses différents champs d’application (droits individuels, école et formation, monde du travail, vie quotidienne, contexte international, outils, dispositifs et voies de recours, etc.). Il aidera les travailleurs sociaux, le plus souvent non juristes, à mener à bien leurs missions.


 


 
Orphanews, la lettre d'actualité d'Orphanet
Orphanews est soutenue par l'AFM grâce aux donateurs du Téléthon et par l'Assurance Maladie Sécurité Sociale
Directeur de la publication : Ségolène Aymé
Rédacteur en chef : Matthieu Levi-Strauss
Rédacteur : Annie Olry
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