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Editorial Conseiller en génétique : enfin la reconnaissance légale de cette profession en France.
Devenir titulaire du diplôme d’Etat français de conseiller en génétique est désormais possible. Le 3 octobre 2007 est paru le décret n°2007-1429 relatif à la profession de conseiller en génétique et modifiant le code de la santé publique. Longuement attendu, il officialise la profession de conseiller en génétique.
Le conseiller en génétique exerce « sur prescription médicale sous la responsabilité d’un médecin qualifié en génétique et par délégation de celui-ci ». Il est en contact avec les patients et leurs familles pour évaluer les risques génétiques et les informer. Il intègre dans son exercice les dimensions sociales, psychologiques, culturelles, légales et éthiques.
 Marie-Antoinette Voelckel, présidente de l’Association Française des Conseillers en Génétique
Ce décret s'inscrit dans une longue histoire. Si la profession de conseiller génétique existe en Amérique du Nord depuis la fin des années 70, le milieu professionnel français a été très opposé à cette nouvelle profession tant que la profession de généticien médical n'a pas été reconnue à sa juste place. Or la génétique médicale n'est devenue une compétence qu’en 1990 et une spécialité qu'en 1995, sa légitimité étant assise par les lois de Bioéthique de 1994. Il fallut attendre 2000 pour qu'un premier rapport sur le conseil génétique en France, écrit par Nicole Philip et Marc Jean-Pierre, préconise pour la première fois la création de cette profession, préconisation complétée par un nouveau rapport en 2003, plus explicite puisque intitulé "Vers la création de conseillers génétiques". Une note de la DGS du 24 Décembre 2003 allait dans ce sens, avant l'adoption définitive de la loi d'Août 2004 portant création de cette profession. Entre temps, une formation avait été mise sur pied à Marseille qui a déjà formé trois générations de conseillers en génétique. Les décrets d'application étaient fort attendus par tous les conseillers formés à un métier qui n'avait pas encore d'existence. Fort heureusement les recrutements de conseillers en génétique ont commencé, en particulier dans les centres de référence maladies rares et dans les centres de génétique. La profession est déjà organisée au sein d'une association présidée par Marie-Antoinette Voelckel, conseillère en génétique au dynamisme bien connu.
Lire le décret

Nouveautés Orphanet Orphanet victime de son succès
Vous avez pu constater lors de ces derniers dix jours une relative indisponibilité de notre serveur Orphanet. De plus nombreuses consultations et une forte activité de robots d’indexation des moteurs de recherche ont fini par mettre à mal la capacité de réponse de notre site. Toute notre équipe technique s’est mobilisée pour résoudre ce problème. C’est désormais chose faite et votre expérience de navigation sur Orphanet devrait être maintenant grandement améliorée. Pour tout dire, elle devrait être plus rapide que précédemment.
Nous nous excusons auprès de nos internautes qui n’ont pu consulter correctement Orphanet ces derniers temps et espérons que la vélocité retrouvée de notre site rendra leurs nouvelles visites encore plus agréables !
Textes Orphanet Urgences : un nouveau service destiné aux médecins urgentistes.
Dans le cadre du Plan National Maladies Rares, Orphanet développe un nouveau service d’information destiné aux professionnels de l’urgence qui sont confrontés à des malades atteints d’une maladie rare. Ces situations sont en effet très particulières, la maladie rare pouvant compliquer l’urgence et l’urgence pouvant compliquer la maladie. Une enquête préalable menée auprès de ces professionnels avait montré que dans un tiers des cas aucune information n’avait pu être trouvée. Dans un autre tiers, l’information était inexploitable alors qu’elle aurait permis d’éviter des complications et de modifier la prise en charge.
Orphanet Urgences suit une méthodologie adaptée des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Ce projet est piloté par des représentants des sociétés savantes (Société Française de Médecine d’Urgence-Service d’Aide Médicale Urgente, Société Française de Pédiatrie, Société Nationale Française de Médecine Interne), des associations de malades (Alliance Maladies Rares, Fédération des Maladies Orphelines, Association Française contre les Myopathies), de l’HAS et de la Direction Générale de la Santé.
Les fiches, concises et pratiques, s’adaptent aux besoins du SAMU et des services hospitaliers d’urgence qui sont différents. Elles sont rédigées par les centres de référence avec la collaboration des associations de malades et des médecins urgentistes eux-mêmes. Elles sont disponibles sur Orphanet et à l’adresse www.orphanet-urgences.fr.
Orphanet Urgences devrait donc répondre au besoin des médecins urgentistes d’accéder vite à une information pratique et adaptée à l’urgence, et qui prend en compte tous les aspects (médicaux et non médicaux) pour une prise en charge globale du malade atteint d’une maladie rare en urgence.
Pour sauver des vies, faites connaître ce nouveau service.
Consulter les premières fiches en ligne :
Syndrome de Marfan
Sclérose tubéreuse de Bourneville
Sclérose latérale amyotrophique
Porphyries cutanées
Porphyries aiguës hépatiques
Encyclopédie Orphanet Grand Public La maladie de Menière
Acromégalie
Sclérodermie
Périartérite noueuse
Encyclopédie professionnelle en langue anglaise Hereditary sensory and autonomic neuropathies: types II, III, and IV
Hypophosphatasia
Aorto-ventricular tunnel
Publication dans « European Journal of Human Genetics » en association avec Orphanet. Alström Syndrome
Recherches cliniques Fibrose pulmonaire idiopathique : effets du bosentan sur la morbidité et la mortalité (phase III double aveugle contre placebo) http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=100954 Etude de phase I/II de CP-4055 chez des patients atteints de cancers du sang résistants ou en rechute http://www.orpha.net//consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=101180

Politique de recherche et de santé Nationale Le calendrier de publication des listes de centres de compétences décalé à février-mars 2008.
Le dispositif de labellisation des centres de référence prévu par le plan national maladies rares 2005 – 2008, a été complété en avril 2007 par le lancement de l’identification de centres de compétences par les centres de référence eux-mêmes. Le Comité Nationale Consultatif de Labellisation a revu les premières listes soumises, lors de sa séance de Septembre 2007. Les remarques faites vont permettre aux centres de référence de finaliser leurs propositions. Il restera aux centres de compétences candidats à soumettre leur dossier à leur Agence Régionale d' Hospitalisation. La Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins a annoncé que les listes finales des centres de compétences seront publiées en février et mars 2008.
Nomination des membres du Comité national pour les registres de maladies rares.
La nomination par arrêté des membres du Comité national pour les registres de maladies rares vient de paraître au Journal Officiel.
Ce comité spécialisé a été créé en octobre 2006 par arrêté ministériel. Il a pour missions de proposer une politique des registres s'appuyant sur les besoins en matière de santé publique et de recherche épidémiologique, de donner un avis sur l'opportunité de créer de nouveaux registres ou de maintenir les registres existants et sur l'adéquation entre les moyens envisagés ou mis en oeuvre et les finalités exposées par les registres. Enfin, il doit élaborer et participer à un plan annuel de diffusion et de valorisation de l'information produite par les registres qualifiés.
Le comité comprend à la fois des professionnels ayant une compétence particulière dans le domaine des maladies rares ou de la santé publique et des représentants d’associations d’usagers du système de santé.
Lire l’arrêté
La France perd sa place de leader au classement des systèmes de soins de santé européens.
D’après l’Indice européen 2007 des consommateurs de soins de santé (IECSS) publié début octobre, la France occupe la troisième place du classement des systèmes de soins de santé européens. Ceci représente une chute de deux places par rapport à l’année 2006 où elle avait obtenu la médaille d’or. Ainsi, la France obtient 786 points sur un maximum de 1000 sur cinq catégories comportant 27 indicateurs de performance. L’Autriche, avec un score de 806 points, prend la première place, suivie par les Pays-Bas (gagnants de 2005).
L’étude annuelle des systèmes de santé européens réalisée par la « Health consumer powerhouse http://www.healthpowerhouse.com/ » précise, entre autres, que la France introduit les nouveaux produits pharmaceutiques plus lentement que les autres pays.
Lire l’étude annuelle des systèmes de santé européens
José Sahel reçoit le prix 2007 de la Fondation Altran pour l’innovation.
Le Prix 2007 de la Fondation Altran pour l’innovation, qui avait pour thème « L'Homme réparé, l'innovation technologique au service de l'intérêt général », a été attribué au projet de «Rétine Artificielle» du Pr. José Sahel.
 José Sahel, lauréat du prix 2007
Le projet a pour but de restaurer une vision utile pour la locomotion et la lecture de patients aveugles suite à une perte des photorécepteurs de la rétine. La dégénérescence de ces photorécepteurs intervient dans différentes pathologies dont la rétinite pigmentaire ou la dégénérescence maculaire liée à l’âge. L’objectif du projet est de stimuler artificiellement à l’aide d’une puce électronique le réseau neuronal rétinien restant et ainsi rétablir une perception visuelle avec suffisamment de résolution pour permettre la lecture ou la locomotion.
Le Pr Sahel est coordonnateur du centre de référence des dystrophies rétiniennes héréditaires et membre du conseil scientifique d’Orphanet.
Une nouvelle plate-forme de génotypage à haut débit inaugurée par l’Inserm, l’ANRS et les Universités Paris VI et XI.
L’Inserm, l’Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) et les Universités Paris VI et XI viennent d’inaugurer une plate-forme de génotypage à haut débit. Installée au sein de la faculté de médecine Paris VI à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, cette plate-forme vise à identifier des corrélations entre formes alléliques de gènes et évolution de diverses pathologies : pathologies cardiovasculaires, musculaires et neurologiques et infections par le VIH et le VHC. A terme, cette plateforme permettra également de déterminer si la réponse aux traitements est influencée par des facteurs génétiques spécifiques.
Lire le communiqué de presse de l’Inserm
Européenne Le projet de protocole sur les tests génétiques présenté à l’instance décisionnelle du Conseil de l'Europe.
Le 8 juin 2007, le Comité Directeur pour la bioéthique (CDBI) du Conseil de l’Europe a approuvé le projet de « Protocole Additionnel à la Convention sur les Droits de l'Homme et la Biomédecine, relatif aux tests génétiques à des fins médicales ». Le 26 septembre 2007, le Comité des Ministres (instance décisionnelle du Conseil de l'Europe) a demandé à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (représentant les parlements nationaux des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe) de formuler un avis sur ce projet de Protocole. Le Comité des Ministres examinera ensuite le texte du projet de Protocole à la lumière de cet avis en vue de son adoption. Le document actuel fournit de nombreuses dispositions générales concernant la primauté de l’être humain, la non discrimination, la qualité des services, l’évaluation nécessaire de l’utilité clinique et de l’encadrement médical en matière de tests génétiques.
L’Organisation Mondiale de la Santé promeut la sécurité des médicaments pédiatriques.
L’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) a publié un document en langue anglaise intitulé « Promouvoir la sécurité des médicaments pédiatriques ». Cette publication fait le point sur l’utilisation actuelle des médicaments pédiatriques et fournit de nombreuses recommandations pour développer des indications spécifiques aux enfants et diminuer les effets nocifs de l’utilisation des médicaments adultes chez l’enfant. Bien que l’Union européenne et les Etats-Unis aient déjà établi une législation spécifique dans le domaine, de nombreuses régions du globe ne disposent d’aucun règlement en la matière. L’article 2.5 du document mentionne spécifiquement les obstacles au développement de médicaments dans les indications rares. Le document est destiné aux responsables politiques, aux industriels, aux agences réglementaires et aux chercheurs.

Nos gènes se dévoilent Des mutations dans le gène de l’insuline sont une cause de diabète néonatal permanent.
Le diabète néonatal permanent est une maladie métabolique très rare qui peut être due à des mutations des gènes KCNJ11 et ABCC8. Ces gènes codent deux sous-unités du canal potassium sensible à l’ATP exprimé dans les cellules bêta du pancréas. Chez une famille touchée par une forme autosomique dominante de la maladie, des chercheurs américains et britanniques ont identifié une mutation dans le gène codant l’insuline (INS). Ils ont également observé des mutations dans ce gène chez deux autres familles et chez 13 patients présentant des formes sporadiques de la maladie. Les chercheurs suggèrent que ces mutations perturbent la conformation de l’hormone, empêchant ainsi sa sécrétion. De plus, le défaut de conformation induirait un stress du réticulum endoplasmique pouvant mener à la mort programmée des cellules bêta du pancréas. Ce phénomène a déjà été observé chez la souris « Akita », qui porte une mutation identique à l’une de celles identifiées dans cette étude. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Diabète néonatal"
PNAS ; 104(38):15040-4 ; septembre 2007 Mutation d’un récepteur de la famille Toll chez deux enfants atteints d’encéphalite herpétique.
Chez deux enfants atteints d’une encéphalite herpétique due à une infection par l’herpes simplex virus-1 (HSV-1), un groupe de chercheurs coordonné par Jean-Laurent Casanova a identifié une mutation dominante négative dans le gène TLR-3. Ce gène code le récepteur Toll-like 3, impliqué dans l’immunité innée. Exprimé dans le système nerveux central, il pourrait contrôler la propagation du virus HSV-1, de l’épithélium au système nerveux central, via les nerfs faciaux. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Encéphalite herpétique"
Science ; 317(5844):1522-7 ; septembre 2007 Des mutations du gène UBIAD1 seraient à l’origine de la dystrophie cornéenne cristalline de Schnyder
La dystrophie cornéenne cristalline de Schnyder est une maladie extrêmement rare caractérisée par une opacification progressive, symétrique et centrale de la cornée due à une accumulation locale de lipides et parfois associée à une dyslipidémie générale. Grâce à une analyse de liaison dans une grande famille, des chercheurs canadiens ont identifié une mutation causale potentielle dans le gène UBIAD1. Des mutations potentielle de ce gène ont également été identifiées dans quatre autres familles d’origines géographiques différentes. UBIAD1 code une prényltransférase potentielle, qui pourrait jouer un rôle direct dans la biochimie du cholestérol ou réguler des protéines impliquées dans le transport et le stockage de ce lipide. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Dystrophie cornéenne"
PLoS ONE ; 2(1):e685 ; août 2007

La recherche, jour après jour Recherche clinique Sclérose latérale amyotrophique : un nouveau gène de susceptibilité dans les formes sporadiques.
La sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurodégénérative caractérisée par une perte des neurones moteurs du cerveau et de la moelle épinière. Les patients souffrent d’une faiblesse progressive des muscles respiratoires, de la déglutition et des membres. Environ 90% des cas observés sont sporadiques, probablement dus à la combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Deux études de liaison successives réalisées chez des patients et des cohortes témoins ont permis d’associer un variant génétique du gène codant le récepteur 2 de l’inositol 1,4,5-triphosphate aux formes sporadiques de la maladie. De plus, chez 126 patients, l’expression de ce gène dans le sang est significativement plus élevée que chez 126 témoins. Ce nouveau candidat, impliqué dans la neurotransmission par le glutamate, est un régulateur essentiel de la concentration intracellulaire en calcium et joue un rôle important dans la mort cellulaire programmée. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Sclérose latérale amyotrophique"
Lancet Neurol. ; 6(10):869-77 ; octobre 2007 Epidermolyse bulleuse dystrophique : le carcinome des cellules squameuses peut se développer en présence de collagène VII.
Les patients atteints d’épidermolyse bulleuse dystrophique présentent des bulles et des érosions au niveau de la peau. Les formes récessives et dominantes sont dues à des mutations du gène codant le collagène de type VII, une protéine impliquée dans l’adhésion entre le derme et l’épiderme. Des données récentes suggèrent que les patients atteints de la forme récessive sont susceptibles de développer un carcinome des cellules squameuses de la peau uniquement en présence du domaine NC1 du collagène de type VII. Pourreyron et coll. montrent dans cette étude que deux patients ayant développé des carcinomes sont porteurs de mutations dans ce domaine. Ainsi, l’expression du domaine NC1 n’est pas le seul prérequis au développement de carcinome et d’autres facteurs expliquent probablement la forte incidence de ces tumeurs chez ces patients.
Pour en savoir plus sur "Epidermolyse bulleuse dystrophique"
J Invest Dermatol. ; (10):2438-44 ; octobre 2007 Syndrome des antiphospholipides : des variants génétiques d’un ligand de la P-sélectine prédisposent aux thromboses.
Le syndrome des antiphospholipides se caractérise par des thromboses artérielles et/ou veineuses, dues, entre autres, à l’augmentation d’expression de molécules adhésives sur les cellules endothéliales. Des chercheurs turcs et américains ont observé que le risque de thrombose chez les patients présentant des anticorps antiphospholipides est associé au génotype de PSGL-1. Ce gène code un ligand de la P-sélectine exprimé sur les leucocytes et intervenant dans l’adhésion avec les cellules endothéliales. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Antiphospholipides, syndrome des"
Ann Rheum Dis ; 10):1378-80 ; octobre 2007 Asthme et allergies héréditaires sont fréquents dans les formes classique et mobile du syndrome d’Ehlers-Danlos.
Les syndromes d’Ehlers-Danlos dits de type classique et mobile sont des maladies des tissus conjonctifs caractérisées par une hypermobilité articulaire, une hyperélasticité cutanée et une fragilité tissulaire. Contrairement aux patients atteints du type mobile, les patients présentant la forme classique n’ont pas de cicatrices cutanées atrophiques. Grâce à une étude réalisée chez 288 patients et 221 témoins, Morgan et coll. ont mis en évidence une forte prévalence des troubles asthmatiques et des allergies. D’après les chercheurs, cette prévalence élevée pourrait être due à un déséquilibre de liaison avec un gène de prédisposition ou à un défaut du tissu conjonctif entraînant des modifications du système immunitaire.
Pour en savoir plus sur "Ehlers-Danlos, syndrome de, type classique" Pour en savoir plus sur "Ehlers-Danlos, syndrome de, type 3"
Ann Rheum Dis. ; 66(10):1369-73 ; octobre 2007 Tester la présence d’autoanticorps permet de prédire le risque de cancers chez les patients atteints de myosites.
Les polymyosites et dermatomyosites sont des maladies musculaires inflammatoires d’origine inconnue. Un risque accru de développer des cancers a été observé chez les patients. Chinoy et coll. ont analysé la présence d’autoanticorps associés à ces maladies chez 282 patients. Ils ont ainsi établi une combinaison de tests permettant de prévoir le risque de cancer avec 94% de sensibilité et, plus spécifiquement pour les patients atteints de dermatomyosite, une sensibilité de 100%. Les chercheurs espèrent qu’une surveillance intensive des patients à haut risque puisse être ainsi mise en œuvre.
Pour en savoir plus sur "Polymyosite" Pour en savoir plus sur "Dermatomyosite"
Ann Rheum Dis. ; 66(10):1345-9 ; octobre 2007 Thérapeutique L’inhibition de la kinase PAK améliore le phénotype de souris modèles du syndrome de l’X fragile.
Le syndrome de l’X fragile est la cause la plus courante de déficit intellectuel héréditaire. Différentes observations suggèrent qu’un défaut de structure des dendrites est associé à la maladie. Chez des souris modèles du syndrome, Hayashi et coll. ont analysé l’effet de l’inhibition de PAK, une kinase jouant un rôle dans la morphologie des dendrites. L’expression d’une forme dominante négative de PAK dans le prosencéphale améliore, au moins partiellement, la morphologie synaptique ainsi que le comportement des souris. PAK représente donc une nouvelle cible thérapeutique potentielle.
Pour en savoir plus sur "X fragile, syndrome de l'"
PNAS ; 104(27):11489-94 ; Juillet 2007 Thérapie génique Une thérapie génique présymptomatique améliore les fonctions motrices et la survie de souris modèles de la maladie de Batten.
La forme juvénile de la céroïde-lipofuscinose neuronale, ou maladie de Batten, est due à des mutations dans le gène CLN2 qui entraînent une perte d’activité de la tripeptidyl peptidase 1 (TPP1). Les conséquences sont une accumulation de l’enzyme dans les lysosomes associée à une dégénérescence axonale dans le système nerveux central. Des chercheurs américains ont injecté dans le cerveau de souris modèles de la maladie le gène CLN2 humain (via un virus adéno-associé). Ils ont ainsi montré que le traitement par thérapie génique améliore les troubles biochimiques et fonctionnels uniquement s’il est administré avant l’apparition des symptômes. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Céroïde-lipofuscinose neuronale"
Mol Ther. 2007 ; 5(10):1782-8 ; octobre 2007 La thérapie génique protège à long terme les muscles squelettiques de souris modèles de la dystrophie des ceintures de type 2D.
La dystrophie musculaire des ceintures de type 2D est due à des mutations dans le gène SGCA codant l’alpha-sarcoglycane. Grâce à un virus adéno-associé, Pacak et coll. ont administré le gène SGCA humain spécifiquement dans le muscle de souris adultes modèles de la maladie. Ils ont ainsi observé une diminution des dommages musculaires à long terme.
Pour en savoir plus sur "Alpha-sarcoglycanopathie"
Molecular Therapy ; 15(10):1775-81 ; octobre 2007 L’injection d’un homologue de la dystrophine améliore le phénotype de souris modèles de la dystrophie musculaire de Duchenne.
La dystrophie musculaire de Duchenne est due à des mutations dans le gène codant la dystrophine. Les approches de thérapie génique habituellement mises en œuvre consistent à exprimer une dystrophine exogène dans les tissus atteints. Cependant, cette technique est limitée par la réaction immunitaire induite contre ce nouvel antigène. Une approche alternative consiste à administrer un homologue fonctionnel de la dystrophine, l’utrophine, normalement exprimée aux jonctions neuromusculaires. Cependant, cette technique n'a montré que des résultats à court terme, probablement à cause de la réaction immunitaire induite par le vecteur viral de première génération utilisé. Deol et coll. ont injecté dans le muscle tibial antérieur de souris modèles de la maladie (souris mdx) un vecteur viral ne contenant plus aucun gène viral, espérant réduire au maximum la réaction immunitaire induite par ce traitement. Ils ont ainsi observé une amélioration du phénotype des souris. A long terme, l’expression de l’utrophine est cependant perdue, ne permettant le maintien des effets observés à court terme. Cette perte serait due à une dérégulation du promoteur utilisé et une perte du nombre de copies du vecteur viral injecté.
Pour en savoir plus sur "Dystrophie musculaire de Duchenne et Becker"
Molecular Therapy ; 15(10):1767-74 ; octobre 2007

Prise en charge et thérapie Amyotrophie spinale proximale : une somme des connaissances actuelles publiée
Les amyotrophies spinales proximales sont des maladies neuromusculaires caractérisées par une dégénérescence des neurones moteurs de la corne antérieure de la moelle épinière. Le 18 octobre 2006, s’est tenu aux Etats-Unis un symposium réunissant des chercheurs experts de cette pathologie. Ils ont abordé les stratégies actuelles de diagnostic, les réflexions récentes sur la pathogenèse, les approches thérapeutiques, les essais cliniques en cours et ils ont défini les futures directions de la recherche. Toutes ces conclusions sont exposées dans un article publié dans « The Journal of Child Neurology ». Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Amyotrophie spinale proximale (terme générique)"
J Child Neurol. ; 22(8):926-45 ; août 2007 Neurofibromatose de type I : des recommandations pour le conseil génétique aux patients et à leurs familles.
Le « Journal of Genetic Counseling » publie un article proposant des recommandations émanant de la société américaine de conseillers en génétiques pour le conseil génétique apporté aux patients et à leurs familles lors d’une recherche diagnostique ou lorsque le diagnostic de la neurofibromatose de type I a déjà été posé. Les recommandations sont basées sur l’expérience clinique de conseillers génétiques et sur une revue de la littérature. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Neurofibromatose type 1"
J Genet Couns. ; 16(4):387-407 ; août 2007 Ataxie de Friedreich : augmenter les doses d’idebenone améliore les fonctions neurologiques.
L'ataxie de Friedreich est caractérisée par des troubles de la coordination des mouvements associés, entre autres, à une cardiomyopathie. Des études précédentes ont montré que l’idebenone administrée quotidiennement réduit l’hypertrophie cardiaque. Dans un essai clinique randomisé en double aveugle contre placebo, des chercheurs américains ont montré qu’augmenter les doses d’idebenone est bien toléré par les patients et améliore leurs fonctions neurologiques. Cette amélioration est dose-dépendante. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Ataxie de Friedreich"
Lancet Neurol ; 6(10):878-86 ; octobre 2007 Drépanocytose : la transplantation de cellules souches hématopoïétiques améliore la survie.
La transplantation de cellules souches hématopoiétiques est actuellement le seul traitement curatif disponible dans la drépanocytose. Cependant, la forte mortalité qui y est associée a limité son utilisation. Dans une étude rétrospective conduite sur 87 patients, des chercheurs français ont observé que la principale indication pour la transplantation est la présence d’une vasculopathie cérébrale. Avec une médiane de temps de suivi des patients de 6 ans, le taux de survie s’élève à 93,1%. Les auteurs proposent que la transplantation de cellules souches hématopoïétiques à partir d’un donneur HLA-identique soit intégrée à la prise en charge standard des patients présentant un risque élevé d’accidents vasculaires. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Drépanocytose"
Blood ; 110(7):2749-56 ; octobre 2007 Maladie de Gaucher de type I : le miglustat maintient l’état des patients stabilisés par thérapie enzymatique.
La maladie de Gaucher de type I est la première maladie lysosomale à avoir bénéficié d’une thérapie par enzyme de remplacement. Elle consiste en l’administration par voie intraveineuse de l’imiglucérase. Le traitement réduit l’hépatosplénomégalie et améliore les paramètres hématologiques des patients. Elstein et coll. ont évalué la tolérance et l’efficacité d’un traitement oral par miglustat chez 36 patients cliniquement stables après un traitement par l’imiglucérase. L’état des patients est resté stable et le miglustat a été bien toléré. Les auteurs suggèrent que ce traitement oral puisse prendre le relais du traitement enzymatique chez les patients stables.
Pour en savoir plus sur "Gaucher, maladie de, type 1"
Blood ; 110(7):2296-301 ; octobre 2007 Amylose primitive : chimiothérapie à haute dose et transplantation de CSH n’améliorent pas la survie
L’amylose primitive est caractérisée par l’accumulation dans tout l’organisme de fibres amyloïdes formés à partir de chaînes légères d’immunoglobulines. Le traitement chimiothérapique standard, basé sur l’administration de melphalan, améliore la survie des patients de quelques mois seulement. Une équipe française a comparé l’efficacité du traitement standard associé à une forte dose de dexaméthasone à l’association d’une dose élevée de melphalan et d’une transplantation de cellules souches hématopoïétiques (CSH). L’essai clinique randomisé sur 55 patients montre que ce nouveau traitement n’améliore pas la survie des patients par rapport au traitement standard. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Amylose primitive"
NEJM ; 357(11):1083-93 ; septembre 2007

Médicaments orphelins Quatre médicaments orphelins dans les cinquante produits les plus vendus aux établissements hospitaliers français en 2006.
L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé a publié en septembre 2007 son rapport sur « Les ventes de médicaments aux officines et aux hôpitaux en France – Chiffres-clés 2006 ». L’agence y présente les cinquante produits les plus vendus aux établissements hospitaliers en 2006. Quatre médicaments orphelins apparaissent dans ce classement : Cerezyme (12éme) indiqué dans le traitement de la maladie de Gaucher, Tracleer (15éme) et Flolan (28éme) indiqués dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire et Fabrazyme (35éme) indiqué dans le traitement de la maladie de Fabry. Ces quatre médicaments ont progressé de plusieurs places depuis le dernier classement en 2005.
Lire le rapport
Hiérarchisation des indications des immunoglobulines humaines intraveineuses en situation de pénurie sur le marché français.
Sur la base des informations recueillies dans le cadre du suivi national des approvisionnements pour le marché français en Immunoglobulines humaines intraveineuses (IgIV), l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) observe actuellement une situation de tension forte sur les approvisionnements de certaines de ces spécialités pour le marché français.
Dans ce contexte, et afin d'être en mesure de répondre dans les meilleurs délais à une éventuelle détérioration de la situation qui serait délétère pour les patients éligibles au traitement par ces spécialités, l’agence propose une hiérarchisation des indications prioritaires pour les IgIV, qu’il conviendrait de respecter pendant la période de tension forte sur les approvisionnements (estimée jusqu'à fin décembre 2007). La majorité des indications prioritaires concernent le traitement de maladies rares.
Lire les recommandations de l’Afssaps
Deux nouvelles opinions positives d’autorisation de mise sur le marché européen pour des médicaments orphelins.
Au mois de septembre, le comité pour l’utilisation de produits médicinaux humains (CHMP) a adopté deux nouvelles opinions positives pour la commercialisation de deux médicaments orphelins :
- Tasigna (nilotinib), développé par Novartis Europharm Limited, dans le traitement des leucémies myélogènes chroniques avec chromosome Philadelphie. Tasigna est le 43ème médicament orphelin à recevoir une opinion positive d’autorisation de mise sur le marché européen.
- Torisel (temsirolismus), développé par Wyeth Europa Ltd, dans le traitement en première intention des carcinomes rénaux. Torisel est le 44ème médicament orphelin à recevoir une opinion positive d’autorisation de mise sur le marché européen.
Consulter la liste des médicaments orphelins autorisés en Europe

Actualités des associations L’assistance en ligne Handicap ouvre ses portes.
En 2006, la Fédération APAJH (Associations Pour Adultes et Jeunes Handicapés), les associations Handimat et Handica.com ont fondé une Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) «Assistance en ligne Handicap». Ce service d'assistance en ligne vient d’ouvrir ses portes sur un nouveau site : www.assistance-handicap.com.
Les exigences de qualité que le service s'est fixé doivent permettre à toute personne concernée par le handicap de poser une question et d'obtenir une réponse gratuite et personnalisée dans un délai de 5 jours ouvrés.

Colloques, séminaires et cours 1er Forum maladies rares à Nice
Programme et inscriptions
Euro-ATAXIA 2007
En savoir plus
Médicaments pour les maladies rares
En savoir plus
Rendez-vous à Lisbonne pour la 4ème conférence européenne sur les maladies rares.
En savoir plus
4èmes assises de génétique humaine et médicale
En savoir plus
Colloque scientifique international sur le syndrome de Williams
En savoir plus
4éme symposium international sur la neuroacanthocytose
En savoir plus
Calendrier des événements maladies rares
Retrouvez dans cet agenda tous les événements annoncés.

A lire Handicap et emploi, les finalités de la loi du 11 février 2005
Auteurs : Claudine Bardoulet et Laurence Igounet
Editions Vuibert
183 pages, 22 euros
Cet ouvrage est un outil de travail et de reflexion pour faciliter la mise en œuvre de toute action favorisant l’insertion et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées.
Livre jeunesse : Handicap, même pas peur ! Auteurs : Sylvie Boutaudou et Sophie Lebot
Editeur : Milan jeunesse
48 pages, 6,50 euros
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Deadly dermatologic diseases : clinicopathologic atlas and text Auteurs : M. Morgan, B. Stoller, S. Somach, M. Everett
Editeur : Springer Science
188 pages
Cet atlas traite de 37 maladies dermatologiques susceptibles de mettre en cause la vie des patients.

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