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Editorial Les psychologues des centres de référence maladies rares font les frais de la politique budgétaire de l’APHP
L’administration de l’hôpital Lariboisière à Paris a décidé, le 31 juillet, sans en avoir informé auparavant le centre de référence de la maladie de Wilson coordonné par le Dr Woimant, de ne pas renouveler les CDD des deux psychologues (chacune à mi temps), financés par les crédits fléchés (fin des fonctions pour l’une le 31 août, pour l’autre le 30 septembre).
Le centre Wilson, labellisé en 2005, dispose d’un temps plein de psychologue indispensable pour le suivi des patients wilsoniens, souvent très fragiles psychologiquement. La maladie de Wilson est une des rares maladies génétiques affectant le cerveau qui soit curable sous réserve d'une excellente observance au traitement. Cette maladie entraîne fréquemment un syndrome dépressif sévère qui s’améliore avec la prise du traitement de la maladie de Wilson. Mais ces patients, dépressifs à tendance suicidaire, arrêtent souvent leur traitement. Deux jeunes se sont ainsi « suicidés » l’an dernier. Le centre de référence a donc mis en place un suivi psychologique très serré pour ces patients. Pour ceux habitant loin, les psychologues de Lariboisière contactent des psychologues habitant à proximité et les conseillent pour que le meilleur suivi soit effectué. Ce problème d’observance du traitement est tellement important que les psychologues coordonnent une recherche à ce sujet, réalisée avec le soutien de l’association de patients Bernard Pépin pour la maladie de Wilson. Ce travail s’arrête également brutalement.
Renseignement pris, il s’agirait de la conséquence d’une mesure plus générale de suppression des postes de psychologues dans les centres de soins palliatifs, les centres anti-douleur, les centres de traitement des cancers et les centres de référence maladies rares. Si cette décision est confirmée, elle marquera d’une pierre noire l’évolution de la médecine hospitalière française telle qu’envisagée par l’APHP, car, si on peut convenir d’une nécessité de rationaliser la médecine hospitalière, personne ne jugera approprié de sabrer dans quelques postes de psychologues pour faire des économies au détriment des malades les plus sévèrement atteints.
Les postes de psychologues dans les centres de référence sont liés à des crédits sanctuarisés comme l’a rappelé plusieurs fois publiquement Mme Roselyne Bachelot.

Nouveautés Orphanet Document Orphanet
Le nouveau numéro du Cahier Orphanet "Liste des Centres de Références labellisés pour la prise en charge d’une maladie rare ou d’un groupe de maladies rares - juillet 2008" est en ligne.
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Textes Orphanet Urgences La maladie de Huntington
Le syndrome de Dravet
Encyclopédie Orphanet professionnelle en langue anglaise Cluster headhache (publié dans OJRD)
Alpha-mannosidosis (publié dans OJRD)
Encyclopédie Orphanet Grand Public Le syndrome de Costello
Encyclopédie Orphanet professionnelle en langue française Le syndrome de Kleine-Levin (co-publié avec la Revue Neurologique)

L'événement... Jean Weissenbach médaillé d’or par le CNRS
Jean Weissenbach, directeur du Génoscope, a reçu le 9 juillet dernier, la plus haute distinction scientifique française pour l’ensemble de ses travaux sur la cartographie du génome humain : la médaille d’or du CNRS.
Ce chercheur avait reçu la médaille d’argent en 1994 et le Grand Prix de la Fondation de la recherche médicale en 2007. Il est également membre de l’Académie des Sciences et de plusieurs organisations internationales comme l’EMBO (European Molecular Biology Organization) et HUGO (HUman Genome Organization).
 Jean Weissenbach
Ce généticien de 62 ans, a démarré sa carrière à l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg dans les années 70. En rejoignant l’Institut Pasteur, il tente de localiser les mutations responsables de maladies génétiques. C’est ainsi qu’il élaborera une carte génétique détaillée. Pour mener à bien ce projet dans les années 90, il participe à la création du Généthon, financé par l’AFM et en deux ans, obtient avec son équipe une première carte très prometteuse. Quelques années plus tard, plus de 5000 marqueurs sont repérés figurant la première carte génétique de haute résolution. Les gènes responsables des maladies génétiques peuvent désormais être localisés. 700 gènes seront ainsi découverts en partie grâce à la recherche des gènes liés aux maladies rares.
En 1997, Jean Weissenbach est nommé à la tête du Génoscope et se lance dans le décryptage du génome humain et de celui du tétrodon, poisson ancêtre de l’homme. L’aboutissement de ces travaux conduit à la découverte étonnante que le génome humain ne contient qu’environ 25000 gènes, dont 40 % sont communs avec ceux du tétrodon.
Aujourd’hui, Jean Weissenbach travaille sur les microorganismes présents dans les boues d’épuration afin d’identifier de nouvelles activités enzymatiques productrices de molécules utiles à l’homme.
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Politique de recherche et de santé Nationale Publication d’un cadre de coopération avec les associations de patients et d‘usagers par la Haute Autorité de Santé
La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié le 10 juin dernier un cadre de coopération avec les associations de professionnels de santé qui définit les modalités de travail avec les associations de patients et d’usagers encadrant et garantissant leurs droits.
Ainsi, toutes les associations de patients et d’usagers peuvent participer aux travaux de la HAS. A niveau équivalent d’expertise sur un sujet, la priorité sera donnée aux associations agréées puis élargie à celles non agréées.
Les associations peuvent choisir leur niveau d’implication : membre des commissions créées par le Collège de la HAS, membre des comités d’organisation et des groupes de travail ou membre de groupes de lecture des documents.
Les représentants associatifs dans les groupes de travail ont le statut d’expert et ont les mêmes droits et obligations que l’ensemble des participants : communication d’une déclaration personnelle d’intérêt (DPI), respect de la confidentialité et rémunération.
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Les demandeurs de l’AAH : une population souvent éloignée du marché du travail
La Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) a publié les résultats nationaux relatifs aux demandeurs de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) pour la période de juillet 2005 à juin 2006.
330 000 personnes ont obtenu une réponse à leur demande effectuée auprès de la COTOREP ou d’un CDAPH et sept sur dix ont obtenu un accord. Les deux tiers des demandeurs sont âgés de 40 ans ou plus. L’origine de la demande concerne une déficience principale motrice dans 29 % des cas, une déficience psychique pour 25 %, puis des déficiences viscérales, du langage, intellectuelles ou un plurihandicap.
Les personnes dont la demande d’allocation a été refusée travaillent plus fréquemment que les autres demandeurs. Il existe un fort taux de chômage et sur l’ensemble des demandeurs 72 % sont hors du marché du travail. 7 % travaillent en établissement et services d’aides.
Les personnes handicapées depuis l’enfance représentent un quart des demandeurs et travaillent plus fréquemment en milieu protégé. Le travail en ESAT (Etablissements et Services d’Aide par le Travail) concerne majoritairement les demandeurs de l’AAH déficients intellectuellement ou psychiques, souvent handicapés depuis l’enfance. 57 % des demandeurs sortent du système éducatif sans diplôme. La moitié des demandeurs actifs de l’AAH travaillent à temps partiel. Le travail est rarement continu, les interruptions étant dues à des problèmes de santé.
DREES, Études et Résultats, n° 640, juin 2008
Capacités d’accueil des établissements pour adultes handicapés en hausse
La DREES a diffusé les résultats provisoires de l’enquête « Etablissements sociaux et médico-sociaux » 2006. Ce bilan établi pour quatre années, révèle une progression de 13 % des capacités d’accueil des ESAT (Etablissements et Services d’Aide par le Travail). 3700 établissements d’hébergement médicosocial peuvent loger ou accompagner 118 000 adultes handicapés. A la fin de 2006, les maisons d’accueil spécialisées (MAS) offraient 19600 places et les foyers d’accueil médicalisés 13400, soit un de total de 20000 places supplémentaires. La moitié de ces nouvelles places a été créée dans les structures d’accueil très médicalisées (35 % en MAS et 46 % en FAM).
Le mode d’accueil prédominant reste l’internat avec plus de 70 % dans les établissements pas ou peu médicalisés et supérieurs à 90 % en MAS ou FAM. Le nombre de places en accueil de jour a augmenté parallèlement au développement de l’offre des services d’accompagnement à domicile.
63 % des foyers d’hébergement déclarent un agrément pour l’accueil des déficients intellectuels et 28 % pour des déficients intellectuels et psychiques. Les établissements médicalisés disposent d’agréments plus spécialisés. Ainsi, 60 % des MAS sont agréées pour recevoir des polyhandicapés, 57 % des FAM le sont pour la prise en charge de traumatisés crâniens, 19 % pour celle d’autistes ou de personnes présentant des troubles envahissants du développement et 16 % pour la prise en charge de déficients moteurs. Les établissements sont rarement agréés pour recevoir des déficients psychiques, visuels ou auditifs.
DREES, Études et Résultats, n° 641, juin 2008
Rencontres 2007 de la HAS : compte-rendu de la session « Maladies rares : quel dispositif de prise en charge ? »
La session « Maladies rares : quel dispositif de prise en charge ? » lors des rencontres 2007 de la Haute Autorité de Santé avait pour but de dégager des voies d’amélioration des soins pour les malades atteints de maladies rares et d’étudier les Protocoles Nationaux de Diagnostic et de Soins (PNDS) mis en place par la HAS.
L’objectif des PNDS en dehors de la recommandation de pratiques cliniques est le remboursement de ces actes, produits et prestations hors du panier de soins de façon homogène sur le territoire français. Actuellement treize PNDS existent (contre neuf lors des Rencontres 2007). Les représentants d’un centre de référence expérimenté, d’un jeune centre labellisé et d’une fédération d’association de patients ont livré leurs impressions et attentes.
Les principales difficultés rencontrées sont l’hétérogénéité des pratiques, l’information, l’accès aux centres de référence et la coordination du réseau. Les PNDS doivent également être harmonisés entre eux.
La réunion d’associations de patients, d’équipes médicales pluridisciplinaires, de la HAS et des caisses d’assurance maladie constitue une avancée et permet de progresser plus rapidement. 26 PNDS sont en cours de réalisation.
Depuis 2007, les PNDS sont reconnus par la loi de financement de l’assurance maladie. Un décret sur le remboursement des produits hors AMM (autorisation de mise sur le marché) et des dispositifs médicaux est paru.
La liste des actes et prestations est actualisée chaque année et les PNDS sont revisités tous les trois ans ou plus.
Lire le compte-rendu
La France poursuit son engagement de la recherche sur les maladies rares avec le dernier appel à proposition de l’ANR
Les résultats du dernier appel à propositions de l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) dans les domaines de la biologie et la santé illustrent la poursuite de l'engagement de la France vis-à-vis de la recherche sur les maladies rares.
Cette année, pour la première fois depuis la création des appels à propositions de l'agence nationale, les appels à projets concernant les maladies rares ont été inclus parmi ceux couvrant les maladies communes. Les craintes qu’une telle fusion ne noie la recherche sur les maladies rares dans la masse se sont révélées sans fondement.
Les appels ciblés vers les troubles neurologiques et psychiatriques et vers la physiopathologie humaine, ont reçu un bon nombre de propositions concernant les maladies rares (11 % pour le premier groupe et 40% pour le deuxième).
Au final, sept projets neurologiques / psychiatriques sur les 41 retenus pour financement sont dédiés à la recherche sur les maladies rares (soit 17% au total) et dans le domaine de la physiopathologie, 20 des 41 projets retenus ont pour thème de recherche les maladies rares (49%). Chaque projet est financé sur une durée moyenne de trois ans. Les projets retenus cette année concernent des maladies neurologiques, neurodégénératives, neuromusculaires, métaboliques, cardiaques et du système immunitaire.
Internationale Hommage à Victor McKusick, pionnier de la génétique médicale et créateur d’OMIM
Il est très difficile d’imaginer ce que seraient la recherche et le traitement des maladies rares sans l’immense contribution de Victor McKusick, médecin chercheur responsable du développement des théories et des pratiques basées sur une approche génétique.
Cet homme est l'un des premiers à avoir fait la relation entre des gènes spécifiques et des manifestations cliniques (la relation génotype/phénotype). Il a contribué au développement des tests prénataux, a proposé le dépistage de certaines maladies génétiques chez les nouveaux-nés et a contribué à l’émergence des projets de thérapie génique.
 Victor McKusick
Victor McKusick, docteur en médecine, professeur à l’Université de génétique médicale de l’école de médecine Johns Hopkins et pionnier international dans le domaine de la recherche génétique, du diagnostic et du traitement, est né le 21 octobre 1921 avec son frère jumeau Vincent. Il a grandi parmi ses quatre frères et sœurs dans une ferme laitière dans le Maine, bien que ses parents aient également été éducateurs.
Le docteur McKusick décida de suivre des études de médecine à la suite d’une maladie contractée à l’âge de quinze ans dont il guérit grâce à un traitement antibactérien récemment découvert.
Après avoir fini ses études, il travailla d’abord en cardiologie et s’intéressa très tôt aux pathologies rares après avoir rencontré un patient atteint du syndrome de Marfan, maladie caractérisée par des troubles cardiaques, une grande stature et des anomalies oculaires. Le docteur McKusick était passionné par les symptômes et par la transmission de cette maladie et il étudia d’autres patients atteints du syndrome de Marfan ainsi que des patients atteints d’autres maladies héréditaires.
Dans une interview au journal Baltimore Sun, le docteur McKusic disait : « Certains de mes collègues pensaient que je commettais un suicide professionnel en raison de ma réputation acquise en cardiologie en me concentrant sur des cas pour la plupart rares et sans importance. Mais cela ne me gênait pas. J’étais sûr que cela menait quelque part ».
Le docteur McKusick rassembla méthodiquement les caractéristiques cliniques de nombreux syndromes héréditaires. Il fonda la division de génétique médicale à l’Institut Hopkins en 1957, le premier centre du genre au monde. Il fut le premier à travailler avec des sujets de groupes génétiques isolés, comme la population Amish. Il en obtint discrètement les profils médicaux et génétiques ce qui lui permit l’identification de gènes spécifiques de certaines pathologies comme le nanisme. Son expérience du milieu agricole et sa vie à la ferme pendant son enfance l’auraient considérablement aidé à pénétrer l’univers des Amish et à gagner leur confiance.
L’identification des gènes progressait lentement dans les années 60, aussi le docteur McKusick créa la fondation pour la caractérisation des gènes responsables de milliers de pathologies héréditaires. Lors d’une conférence en 1969, il proposa la cartographie du génome humain comme méthode d’identification (et de résolution) des anomalies génétiques. Considérée comme une suggestion « farfelue » par beaucoup à l’époque, sa prémonition ne s’est réalisée qu’à partir de 1993 avec la première carte du génome (Jean Weissenbach et collaborateurs au Généthon) et confirmé avec le décryptage du génome humain à partir de 2001.
En 1966, le docteur McKusick a créé la première édition de la base de données MIM (Mendelian Inheritance in Man – hérédité mendélienne chez l’homme), recueil de gènes et de phénotypes génétiques humains. Douze éditions du livre MIM sont parues depuis ainsi qu’une version en ligne (OMIM) dès 1985. OMIM est continuellement actualisée. Parmi les nombreuses réussites du docteur McKusick, la création de MIM en est considérée par beaucoup comme le couronnement. Le journal « American Journal of Human Genetics » a publié en 2007 un article du docteur McKusick dans lequel il décrit la création de MIM et ses évolutions au fil des ans.
McKusick et les souris
En 1960, le docteur McKusick co-fonda le «Short Course in Medical and Experimental Mammalian Genetics», avec le laboratoire Jackson de Bar Harbor (Maine), un centre de renommée internationale sur la génétique des souris. Le docteur Mc Kusick a été l’un des premiers généticiens à reconnaître la valeur du modèle murin pour la compréhension des maladies humaines, du fait de la similitude des caractères développementaux et physiologiques entre les deux espèces. Il facilita la collaboration entre scientifiques dans les deux domaines et fut co-directeur du « Short Course » pendant 49 ans. Il entamait sa cinquantième année au moment de son décès.
En 1988, le docteur Mc Kusick et Giovanni Romeo, professeur de génétique médicale à l’Université de Bologne, fondèrent l’Ecole Européenne de Génétique Médicale (ESGM) en Italie. Prenant exemple sur le cours de Bar Harbor, l’ESGM dispense des cours aux médecins et scientifiques en Europe et dans les pays méditerranéens. L’école a rapidement acquis une réputation d’excellence et dans les vingt dernières années, plus de 800 enseignants et 5000 étudiants ont participé à ces cours. En 2007, à l’occasion de la 20ème édition du cours de génétique médicale organisée par l’ESGM, le docteur McKusick, avec le prix Nobel Mario Capecchi, reçut un diplôme « honoris causa » de l’Université de Bologne.
Sur sa propre page web du centre médical Johns Hopkins, le docteur McKusick décrit ses principales activités : « Mon intérêt pour la collection complète d’informations sur les gènes humains et les troubles génétiques est représenté par MIM (Mendelian Inheritance in Man), et par sa mise à jour à laquelle je consacre les trois quarts de mon temps. Je vois toujours de nouveaux patients atteints de maladies héréditaires en consultation, particulièrement des patients avec des troubles héréditaires du tissu conjonctif comme le syndrome de Marfan, le syndrome d’Ehlers-Danlos et des dysplasies squelettiques et j’assure le suivi d’anciens patients. Ma relation avec les Amish, très difficile par le passé, est limitée à leur consultation avec d’autres médecins à Hopkins, pour l’avancée de l’étude. Ma recherche continue en histoire de la génétique médicale figure dans un long chapitre de l’ouvrage « Emery-Rimoin Principles and Practice of Medical Genetics » et dans plusieurs études bibliographiques. J’édite deux journaux, « Medicine « (fondé l’année de ma naissance) et un nouveau journal, « Genomics « (créé par Frank Ruddle et moi en 1987)”.
Pendant des décennies, le docteur Mc Kusick à cherché, cartographié et identifié les gènes responsables de nombreuses pathologies liées aux génome comprenant la trisomie 21, la dystrophie musculaire de Duchenne, l’achondroplasie et beaucoup de formes de nanisme. Ses travaux ont révélé certains mécanismes responsables de la transmission de ces maladies et ont également abouti à des traitements qui ont profondément modifié la vie de ces patients.
Recevant également de multiples prix et distinctions, l’ultime honneur du docteur McKusick était d’être capable de poursuivre dans le domaine qu’il chérissait. Nous sommes grandement reconnaissants envers le patient atteint du syndrome de Marfan d’avoir changé sa vie et seront éternellement redevables envers le docteur McKusick pour les avancées en génétique qu’il a effectuées et qui ont eu un impact si profond sur la recherche et le traitement des maladies rares.
Le docteur McKusick est décédé des suites d’un cancer le 22 juillet 2008 à l’âge de 86 ans.
American Journal of Human Genetics. 2007 April; 80(4):588-604.
La FDA modifie la réglementation sur les essais cliniques étrangers
Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a modifié la réglementation applicable aux essais cliniques étrangers portant sur des médicaments ou des produits biologiques non conduits dans le cadre de la recherche d'un nouveau médicament.
Ces études doivent être réalisées conformément à la Déclaration des principes éthiques d'Helsinki de 1989. Selon la nouvelle règle, les essais devront être menés selon les bonnes pratiques cliniques, comprenant leur examen et approbation par un comité d'éthique indépendant.
Ce changement dans la réglementation actualise les normes existantes et cherche à renforcer la protection des patients ainsi que la qualité et l'intégrité des données. La nouvelle règle entrera en vigueur le 27 Octobre 2008.
Consultez la nouvelle réglementation en détail

Bioéthique et législation Nomination de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique
Le président de l’Assemblée nationale a nommé Alain Clayes (président) et Jean Leonetti (rapporteur) à la tête de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique. Cette mission de 32 membres abordera tous les problèmes relevant de l'éthique et de la biomédecine : droits de la personne et génétique, diagnostic prénatal et assistance médicale à la procréation, protection juridique des inventions biotechnologiques, recherches sur l'embryon et les cellules souches. Elle devrait remettre ses conclusions dans le courant du second semestre 2009. En savoir plus
Dépistage préimplantatoire : publication de nouvelles directives par la British Fertility Society
Le 12 juin dernier, la British Fertility Society a publié de nouvelles directives sur l'utilisation du dépistage génétique préimplantatoire chez les patientes suivant un traitement de fertilité. Ces directives font suite aux travaux de recherche sur l’innocuité et le taux de succès du dépistage génétique préimplantatoire. En savoir plus

Nos gènes se dévoilent Sarcoïdose : ANXA11 locus de susceptibilité
La sarcoïdose est une maladie inflammatoire chronique complexe dont l’atteinte prédominante se manifeste dans les poumons. L’étude portant sur 499 personnes atteintes de sarcoïdose et 490 témoins a révélé des associations génétiques. Le signal d’association le plus fort est localisé dans le gène de l’annexine A11 (ANXA11). L’annexine A11 possède des fonctions complexes et essentielles dans plusieurs fonctions biologiques dont l’apoptose et la prolifération.
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Pour en savoir plus sur "Sarcoïdose"
Nature Genetics ; Epub 2008 Aug 10 ; Août 2008 Maladie d’Addison : implication du gène PTPN22
Le gène PTPN22 (protéine tyrosine phosphatase, non-receptor de type 22) a été récemment identifié comme facteur de susceptibilité génétique pour plusieurs maladies sévères auto-immunes. Les auteurs ont testé le rôle possible de ce gène sur une population atteinte de la maladie d’Addison et détecté des nouveaux variants prédisposant à la maladie. L’allèle 1858T du gène PTPN22 est un facteur de susceptibilité génétique pour la maladie d'Addison autoimmune et les nouveaux variants du gène PTPN22 pourraient également être impliqués dans la pathogénie.
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European Journal of Human Genetics ; 16:977-982 ; Août 2008 Syndrome de Joubert dû à des mutations du gène cilié ARL13B
Le syndrome de Joubert-Boltshauser est une maladie autosomique récessive, caractérisée par une ataxie cérébelleuse. Ce syndrome est dû à des troubles des fonctions ciliaires et fait partie du spectre des troubles impliquant les organes rétiniens, rénaux, oraux, hépatiques et cérébraux. Le locus JBTS8 et des mutations du gène ARL13B ont été identifiés chez deux familles présentant le syndrome de Joubert. ARL13B appartient à la famille des Ras GTPases, protéines impliquées dans la ciliogénèse, la formation axiale du corps et les fonctions rénales. Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Joubert, syndrome de"
The American Journal of Human Genetics ; 83(2):170-9 ; Août 2008 Autisme : MARK1 gène de susceptibilité et connaissances de la pathogénie
Maussion et coll. ont défini un locus de susceptibilité pour des troubles du spectre autistique, suivi d’une étude de l’association du gène MARK1 (microtubule affinity regulating kinase 1) chez 276 familles présentant des troubles autistiques. La surexpression et la non expression de MARK1 aboutissent à la formation de dendrites raccourcies dans les neurones du néocortex de la souris et modifient la vitesse de transport dendritique. Chez l’homme, la surexpression de MARK1 pourrait être responsable des changements subtils dans le fonctionnement des dendrites.
Un article de synthèse recense les gènes connus et présumés associés aux troubles du "spectre autistique". Ces gènes impliqués dans les fonctions des synapses glutamatergiques et/ou dans l’adhésion des cellules neuronales, le trafic endosomal, l’activité de la régulation neuronale et dans les troubles associés, présentent des anomalies communes et forment une classe fonctionnelle importante de gènes impliqués dans l’autisme. Plusieurs des gènes identifiés, affectés par des délétions homozygotes, sont régulés par l’activité neuronale. Leur dissociation entraîne l’interruption du processus du développement synaptique. La dysrégulation du développement synaptique est une idée établie dans la recherche sur l’autisme.
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Pour en savoir plus sur "Autisme"
Science ; 5886:208-209 ; Juillet 2008 Human Molecular Genetics ; 17(16):2541-51 ; Août 2008

La recherche, jour après jour Recherche fondamentale Syndrome de Marinesco-Sjögren : nouvelles mutations SIL1 et exclusion de gènes candidats
Des mutations du gène SIL1 ont été récemment identifiées comme étant la cause majeure du syndrome de Marinesco-Sjögren. Anttonen et coll. rapportent quatre nouvelles mutations du gène SIL1. De plus, ils excluent les gènes candidats fonctionnels HSPA5, HYOU1 et AARS car aucune mutation causant la maladie n’a été identifiée.
Pour en savoir plus sur "Marinesco-Sjogren, syndrome de"
European Journal of Human Genetics ; 16:961-969 ; Août 2008 Syndrome de Joubert : importance du complexe Hap1- Ahi1 dans le développement cérébral chez la souris
Des mutations du gène Ahi1 sont responsables du syndrome de Joubert. Des études entreprises chez la souris montrent que la protéine Ahi1 (Jouberin) forme un complexe stable avec la protéine Hap1 (huntingtin-associated protein 1), critique pour le développement néonatal et impliqué dans le trafic intracellulaire. Une déficience de l’un des deux facteurs de ce complexe entraîne une réduction du niveau de l’autre, aboutissant à un développement cérébelleux défectueux et des entrecroisements de neurones anormaux chez les souris. De plus, la réduction de l’expression de Hap1 influence le facteur neurotrophique TrkB médiateur de la neurogenèse et de la différenciation neuronale. Ces découvertes éclairent la pathogénie du syndrome de Joubert et démontrent le rôle critique du complexe Ahi1-Hap1 dans le développement précoce cérébral.
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Pour en savoir plus sur "Joubert, syndrome de"
Journal of Clinical Investigation ; 118(8):2785-95 ; Août 2008 Troubles du spectre autistique : connaissances de la pathogénie
Un article de synthèse recense les gènes connus et présumés associés à troubles du spectre autistique. Ces gènes impliqués dans les fonctions synapse glutamatergiques et/ou l’adhésion des cellules neuronales, le trafic endosomal, l’activité de la régulation neuronale et dans les troubles associés, présentent des anomalies communes et forment une classe importante fonctionnelle de gènes impliqués dans l’autisme. Plusieurs des gènes identifiés, affectés par des délétions homozygotes, sont régulés par l’activité neuronale. Leur dissociation entraîne l’interruption du processus du développement synaptique. La dysrégulation du développement synaptique est une idée établie dans la recherche sur l’autisme.
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Science ; 321(5886):208-209 ; Juillet 2008 Syndromes de Potocki-Lupski, Smith-Magenis et dup(17)(p11.2) : création de deux modèles murins
Le syndrome de Potocki-Lupski est associé à une microduplication de 17p11.2. Ses caractéristiques cliniques incluent de multiples anomalies congénitales et comportementales ainsi que des traits autistiques. Molina et coll. ont généré un modèle murin de ce syndrome. La recherche sur le modèle d’expression des gènes et le comportement social de ce modèle murin montre que ces animaux peuvent servir de modèle pour identifier les gènes spécifiques conférant un comportement anormal. Les gènes candidats incluent les gènes dupliqués ainsi que des gènes flanquants et présentent des niveaux d’expression altérés dans l’hippocampe de ces souris.
Girirajan et coll. ont créé et évalué un autre modèle murin, porteur de quatre à six copies du gène Rai1. La duplication de la région chromosomique 17p11.2 incluant le gène Rai1 (occasionnant le syndrome de Smith-Magenis quand il est muté) est responsable du syndrome dup(17)(p11.2) caractérisé par un retard mental, des retards de croissance et de développement et une hyperactivité. Les souris transgéniques présentent un retard de croissance, une activité locomotrice accrue et un comportement anxieux anormal. Le dosage du gène Rai1 a des conséquences majeures sur les processus moléculaires impliqués dans la croissance, le développement et les fonctions neurologiques et comportementales. Il met en évidence plusieurs seuils de dosage responsables des manifestations phénotypiques des syndromes de Smith-Magenis ou dup(17)(p11.2) chez l’homme.
Pour en savoir plus sur "Trisomie 17p11.2"
European Journal of Human Genetics ; 16(8):941-54 ; Août 2008 Human Molecular Genetics ; 17(16):2486-95 ; Août 2008 Recherche clinique Arthrite juvénile idiopathique : revue des gènes de susceptibilité
L’arthrite idiopathique juvénile (JIA) fait partie des maladies influencées par des facteurs à la fois génétiques et environnementaux. L’identification de gènes de susceptibilité utilisant l’association de gènes candidats a confirmé plusieurs associations entre la maladie et des variants codant pour les antigènes HLA (Human Leukocyte Antigen). Des associations avec les gènes candidats PTPN22, MIF, SLC11A6, WISP3 et TNFA en dehors de la région HLA ont également été validées. Les auteurs discutent également des études d’association génomique et de leurs implications dans l’identification des gènes responsables de la JIA.
Lire le résumé sur Pubmed
Pour en savoir plus sur "Arthrite juvénile idiopathique"
Pediatric Rheumatology ; 21;6:11 ; Juillet 2008 Maladie de Trevor : nouveaux cas atypiques
Fahmy et Pandey rapportent trois nouveaux cas familiaux de la maladie de Trevor (ou dysplasie épiphysaire hémimélique) très peu décrite. Contrairement aux cas précédemment rapportés, cette famille ne présente pas d’ostéochondrome épiphysaire carpien aux membres supérieurs ni beaucoup d’autres associations rapportées jusqu’ici. Les auteurs décrivent chez ces quatre personnes la présence de multiples proliférations ostéochondromateuses parostales. Ces cas représentent une variante de l’ostéochondromatose carpotarsienne dominante ou figurent une nouvelle entité.
Pour en savoir plus sur "Dysplasie épiphysaire hémimélique"
Skeletal Radiol. ; 37(1) :67-70 ; Janvier 2008 Progeria de Hutchinson-Gilford : action des statines et des aminobiophosphonates sur la progérine
La progeria de Hutchinson-Gilford (HGPS) est une affection caractérisée par un vieillissement prématuré causé par une mutation de novo tronquante dominante et récurrente du gène LMNA qui code pour la lamine A. Wang et coll. ont généré un modèle de souris transgéniques exprimant la progérine dans l’épiderme. Les souris présentent de sévères anomalies morphologiques des noyaux des kératinocytes n’entraînant pas d’alopécie ni d’anomalies de la peau typiquement observées chez l’homme atteint par le syndrome.
Varela et coll. ont mis en évidence les effets inhibiteurs de la combinaison de statines et d’aminobiophosphonates sur la progérine et la prélamine A, améliorant la longévité chez des modèles de souris HGPS. Cette découverte ouvre une nouvelle approche thérapeutique pour les syndromes humains de la progéria associés aux anomalies de l’enveloppe nucléaire.
Meshorer et Gruenbaum détaillent les modifications de la lamine A dans un modèle de souris HPGS ainsi que l’action combinée positive des statines et des aminobiosphosphonates sur la morphologie de la membrane nucléaire.
Pour en savoir plus sur "Progeria"
Nature Medicine; Juillet 2008; ; 14(7):713-715 ; Juillet 2008
Nature Medicine ; 14(7):767-72 ; Juillet 2008 Human Molecular Genetics ; 17(15):2357-69 ; Août 2008 Maladie de Niemann-Pick de type B : recherche de caractéristiques cliniques pour suivre l'évolution
Des chercheurs ont étudié le spectre des manifestations de la maladie de Niemann-Pick pour identifier les critères d’évaluation cliniques les plus justes pour de futures études sur des traitements cliniques. Le volume de la rate corrélé à la sévérité de la maladie pourrait être un critère d’évaluation efficace dans les essais thérapeutiques et les biomarqueurs comme la chitotriosiase pourraient jouer un rôle dans le contrôle des réponses lors d’un traitement de remplacement enzymatique. Lire le résumé sur Pubmed.
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Pediatrics ; 122(2):341-9 ; Août 2008 Amaurose congénitale de Leber : gènes, protéines et mécanismes de la maladie
L’amaurose congénitale de Leber est la dystrophie rétinienne congénitale la plus sévère, causant la cécité ou des déficiences visuelles sévères chez l'enfant avant sa première année. Den Hollander et coll. présentent les caractéristiques phénotypiques de cette maladie, les gènes LCA impliqués et leurs mutations, les mécanismes de l’amaurose congénitale de Leber, les thérapies géniques envisagées et les perspectives futures. Lire le résumé sur Pubmed.
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Progress in Retinal and Eye Research ; 27:391-419 ; Août 2008 Maladie de Legg-Calvé-Perthes : influence des facteurs prénataux et périnataux sur le risque de la maladie
La maladie de Legg-Calvé-Perthes (LCP) est une nécrose aseptique du noyau ossifié de la tête fémorale. Son étiologie demeure inconnue. Plusieurs facteurs de risques ont été suggérés.
L’étude associe le fait de fumer pendant la grossesse et un faible poids de naissance à la maladie. Une telle exposition pourrait restreindre le système vasculaire de la tête fémorale augmentant le risque de la maladie de Legg-Calvé-Perthes.
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Pediatrics ; 122(2):459-464 ; Août 2008 Cellules souches Génération de dix lignées de cellules souches spécifiques à des maladies rares
Park et coll. ont généré des cellules souches pluripotentes induites à partir de cellules de personnes présentant les maladies génétiques suivantes : le déficit immunitaire combiné sévère par déficit en adénosine désaminase, le diabète juvénile sucré de type 1, le syndrome de Shwachman-Bodian-Diamond, la maladie de Gaucher de type III, la dystrophie musculaire de Duchenne et Becker, la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington, la trisomie 21 et le syndrome de Lesch-Nyhan. De telles lignées de cellules souches propres chacune à une maladie rare offrent l’opportunité de pouvoir retracer in vitro la formation normale et pathologique du tissu humain, permettant ainsi la recherche sur la maladie et le développement de médicaments.
Cell ; 134:1-10 ; Septembre 2008 Sclérose latérale amyotrophique : différenciation de cellules souches en neurones
Des cellules souches induites générées à partir de cellules d’une patiente atteinte de sclérose latérale amyotrophique (ALS) peuvent se différencier en neurones moteurs. Ces cellules possèdent les propriétés des cellules souches embryonnaires et ont été dirigées avec succès vers la différenciation en neurones moteurs, type de cellules détruites dans le cas des ALS. Ces cellules pourraient servir à établir le modèle de la maladie, à la recherche de médicament et éventuellement pour des thérapies de remplacement cellulaire. Lire le résumé sur Pubmed
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Science ; Epub 2008 July 31 ; Juillet 2008 Leucodystrophies pédiatriques : stratégies de traitement basées sur les cellules souches
Les leucodystrophies pédiatriques se manifestent par des déficiences de production ou de maintien de la myéline dans l’enfance ou en période néonatale. Les troubles se manifestent par la détérioration des fonctions neurologiques avec l’âge. Les stratégies de thérapie basées sur les cellules souches visent maintenant ces maladies. Les cellules gliales progénitrices qui peuvent donner naissance à de nouveaux oligodendrocytes producteurs de myéline, sont des agents très intéressants comme vecteurs thérapeutiques potentiels pour restaurer la myéline.
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Human Molecular Genetics ; 17(R1):R76-R83 ; Avril 2008 Thérapeutique Phénylcétonurie : identification d’agents thérapeutiques potentiels
Plus de 500 mutations, causes de la phénylcétonurie ont été reportées chez l’homme, la plupart résultant en une mauvaise conformation de la protéine PAH (phénylalanine hydroxylase). L’utilisation de chaperons pharmacologiques pour stabiliser ou corriger le pliage de ces protéines représente une nouvelle direction prometteuse dans le traitement de cette maladie. Les chercheurs ont identifié deux composés qui ont accru l’activité et l’état natif de la PAH in vitro et dans les modèles murins. Ces deux molécules peuvent représenter des alternatives prometteuses au traitement de la phénylcétonurie.
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Journal of Clinical Investigation ; 118(8):2858-2867 ; Août 2008 Arthrite juvénile idiopathique : essai de l’abatacept
L’innocuité et l’efficacité de l’abatacept, un modulateur de la costimulation des cellules T ont été testées chez des enfants atteints d’arthrite idiopathique juvénile et ne répondant pas ou présentant une intolérance au traitement par des thérapies anti-TNF. Les résultats indiquent que la modulation sélective de la costimulation des cellules T avec l’abatacept est une alternative thérapeutique rationnelle pour les enfants atteints d’arthrite juvénile idiopathique.
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The Lancet ; 372(9636):383-91 ; Août 2008 Syndrome de Sjögren : inhibition expérimentale par immunisation
Pour examiner les effets potentiels de l’immuno-modulation d’une protéine sur le syndrome de Sjögren, Delaleu et coll. ont immunisé des souris NOD (nonobese diabetic) avec la protéine Hsp60 et son peptide aa437-460. Cette immunisation aboutit à l’inhibition du syndrome de Sjögren chez les souris NOD.
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Arthritis and Rheumatism ; 58(8):2318-2328 ; Août 2008 Acromégalie : efficacité d’action de l’octreotide en pré-opératoire
La chirurgie est le principal traitement dans l’acromégalie mais souvent il n'assure pas seul la guérison. Carlsen et coll. ont mis en évidence qu’un traitement préopératoire de six mois à l’octreotide pourrait améliorer le taux de guérison chirurgical dans le cas de patients nouvellement diagnostiqués présentant des macro adénomes.
Une autre étude entreprise par Murray et Melmed a porté sur l’analyse critique de formulations analogues des somatostatines appropriées cliniquement pour la thérapie de l’acromégalie. Le contrôle des symptômes et des marqueurs biologiques chez les patients atteints d’acromégalie montre les effets équivalents de l’efficacité du lanreotide ATG et de l’octreotide LAR.
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Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ; 93(8):2984-2990 ; Août 2008 Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ; 93(8):2957-2968 ; Août 2008

Prise en charge et thérapie La maladie de Menière sous tous ses aspects
La maladie de Menière est une maladie chronique caractérisée par une surdité de perception, des acouphènes et des vertiges, évoluant par crises. Sajjadi et Paparella passent en revue l’épidémiologie, la pathophysiologie, le diagnostic et la prise en charge médicale et chirurgicale de cette maladie.
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The Lancet ; 372(9636):406-14 ; Août 2008 Actualisation des recommandations européennes du guide des bonnes pratiques du diagnostic génétique de la mucoviscidose
Le guide des bonnes pratiques du diagnostic génétique de la mucoviscidose et des troubles associés vient d’être actualisé. Cette nouvelle édition se focalise sur les stratégies d’interprétation de situations complexes liées aux résultats du test CFTR. L’origine ethnique et géographique des patients doit être prise en considération, comme les principes de base de calcul de risque et l’importance des comptes-rendus des laboratoires. La classification des mutations CFTR est revue au regard de leur importance dans la pathogénie et pour le conseil génétique.
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European Journal of Human Genetics ; Epub 2008 Aug 6 ; Août 2008

Médicaments orphelins Huit nouvelles opinions positives pour des désignations orphelines en juillet 2008
Lors de sa réunion de juillet 2008, le COMP (Committee for Orphan Medicinal Products) a accordé une opinion positive pour la désignation orpheline à huit substances médicinales pour les indications suivantes :
- Traitement de la mucoviscidose (deux produits),
- Traitement du syndrome de détresse respiratoire aiguë,
- Traitement du lymphome à cellules T cutané,
- Lésions de brûlure dermique partielle profonde et totale,
- Traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique,
- Prévention du retard de fonction du greffon après transplantation d’organe solide,
- Traitement du syndrome atypique hémolytique et urémique associé à une anomalie du système complémentaire.
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Consulter le registre des désignations orphelines européennes
Opinion négative pour le traitement de l’ataxie de Friedreich
Le CHMP (Committee for Medicinal Products for Human Use) a adopté une opinion négative vis-à-vis du Sovrima (idebenone), du laboratoire Santhera Pharmaceuticals GmbH, en recommandant son refus d’autorisation de mise sur le marché. Sovrima était destiné au traitement de l’ataxie de Friedreich et avait reçu une désignation orpheline.
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Ceplene : opinion positive d’autorisation européenne de mise sur le marché
Suivant le réexamen de l’opinion négative adoptée le 19 mars 2008, le comité pour l’utilisation de produits médicinaux humains (CHMP) a adopté une opinion positive pour Ceplene (histamine dihydrochloride), développé par EpiCept GmbH, destiné à être utilisé chez les adultes atteints de leucémie aiguë myéloïde en combinaison avec l’interleukine-2. Ceplene est le 48ème médicament orphelin à recevoir une opinion positive d’autorisation de mise sur le marché.
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Colloques, séminaires et cours Gene Therapy and Stem cells reprogramming Workshop
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Nineteenth European Meeting on Dysmorphology
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13éme rencontres internationales de la « World Muscle Society »
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Colloque sur le syndrome de Birt-Hogg-Dubé
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6ème conférence internationale sur les démences frontotemporales
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Ecole d’été du Leem : la pré-clinique et la biotechnologie à l’honneur
Pour la troisième année consécutive, le Leem Recherche organise, en partenariat avec l’Inserm, une école d’été dont l’objectif est de réunir un petit groupe de 40 jeunes chercheurs du public pour les former aux réalités, contraintes et perspectives de la R&D industrielle afin de faciliter les partenariats de recherche publique et privée.
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XIXème colloque de l’Association des Cytogénéticiens de Langue Française
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42ème rencontres annuelles de la société européenne de néphrologie pédiatrique
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1st AnEUploidy Workshop
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15ème congrès de la société européenne de rhumatologie pédiatrique
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5ème journée nationale sur les maladies neuromusculaires
A Brest le 20 septembre 2008
A Lille, le 11 octobre 2008
Inscription avant le 1er septembre auprès de votre service régional
Prévenir les handicaps et les retards de développement
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Conférence européenne sur la recherche en neurologie pédiatrique
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International Conference on Rare Diseases
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6ème congrès international sur le syndrome de Rett
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Enjeux des biotechnologies : les nouveaux partenariats avec les industries de santé
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11ème conférence européenne « Epilepsie et société »
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EPPOSI : 9th Workshop on Partnering for Rare Diseases Therapy Development
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10ème congrès international sur l’ostéogenèse imparfaite
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Médicaments Orphelins : partager les stratégies et les outils permettant un accès optimal au diagnostic et aux traitements
Plus d’informations seront disponibles ultérieurement
Dystonia-Europe 2008
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ESF-UB Conference on Biobanks
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Symposium en Hommage à Ketty Schwartz
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Journée maladies rares à expression psychiatrique
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Diagnostic validation in genetic testing laboratories
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Calendrier des événements maladies rares
Retrouvez dans cet agenda tous les événements annoncés.
L’Europe et les maladies rares : un espoir à la mesure des attentes des malades et des familles
Symposium européen organisé par l'Alliance Maladies Rares
Plus d’informations seront disponibles ultérieurement

A lire Bilan sur les tests génétiques de l’ataxie spinocérébelleuse
Le réseau européen de qualité de la génétique moléculaire (European Molecular Genetics Quality Network - EMQN) a réalisé un programme d’évaluation externe de la qualité (EQA) sur le test génétique des ataxies spinocérébelleuses, depuis 2004.
Les 52 laboratoires participant ont employé leurs protocoles et procédures de routine pour l’analyse des échantillons d’ADN. Une commission d’experts a révisé les rapports finaux, incluant les résultats génotypiques et les rapports, afin d’évaluer la qualité du génotypage comme de l’interprétation et du compte-rendu des résultats.
Dans l’ensemble, le taux d’erreur du génotypage se situait entre 1,1 et 5,2 %, une cause de préoccupation importante. Les résultats d’interprétation et de rapport ont montré une amélioration durant cette période d’évaluation.
Les conséquences des pratiques sub-optimales des laboratoire, d’erreurs de génotype, de mauvais diagnostic, d’interprétation erronée et de conclusions ont de profondes implications pour les vies des patients, comme sur la prise en charge de la santé et le conseil génétique aux proches.
Les programmes EQA assurent une part importante de l’assurance qualité dans les laboratoires de génétique moléculaire et leur utilisation devrait devenir une pratique routinière dans les laboratoires de diagnostic. Cette étude met en évidence l’importance de la participation des laboratoires à ces évaluations une fois par an et sur le fait que cette opération devrait être obligatoire pour leur accréditation.
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European Journal of Human Genetics ; 16:913-920 ; Août 2008 Tests génétiques pour les maladies rares : les difficultés rencontrées
Willems recense les difficultés et insuffisances rencontrées avec les tests de diagnostic génétiques pour les maladies rares et propose la création d’un réseau international de laboratoires de diagnostic pour remédier aux problèmes majeurs.
Malgré les progrès impressionnants de la compréhension des causes génétiques des maladies génétiques réalisés ces dix dernières années, le diagnostic moléculaire des maladies rares génétiques progresse lentement. Les difficultés rencontrées dans le développement des tests génétiques comprennent le grand nombre de maladies génétiques, le faible nombre d’échantillons disponibles par maladie, la mutation originelle de la maladie, les technologies nécessaires à sa détection, le coût élevé des tests, le manque de remboursement par les gouvernements et les compagnies d’assurance et le manque de réseau international et organisé de laboratoires de diagnostic combinant leur portefeuille de tests.
Plusieurs organisations (Genetests, Orphanet, Eurogentest) dressent les listes de laboratoires de diagnostic spécifiques donnant lieu à un échange d’échantillons mais le réseau international de laboratoires de diagnostic existe à peine.
Les avantages d’un tel réseau éviteraient plusieurs des écueils précédemment décrits si les laboratoires de diagnostic s’organisaient autour d’un laboratoire central recevant tous les échantillons et facturant tous les résultats.
- L’accès aux tests de diagnostic génétique serait mondialement possible dès lors qu’un laboratoire du réseau pourrait le proposer.
- La qualité du test génétique serait améliorée par la concentration de la réalisation des tests dans peu de laboratoires (amélioration de la réduction du nombre d’erreurs, de la complétude, du compte-rendu, du temps de réponse et du coût).
- La simplification du routage des échantillons : tous les échantillons seraient envoyés à un laboratoire central du réseau qui distribuerait les échantillons au laboratoire approprié et émettrait le compte-rendu en anglais avec un avis post analytique au laboratoire référent.
Bien que la présence d’un réseau international de laboratoires de diagnostic soit un pré requis pour l’obtention de tests génétiques de haute qualité, ce réseau devrait être conçu avant tout pour l’amélioration du conseil génétique.
L’aide apportée au conseil génétique par le réseau international de laboratoires de diagnostic se ferait par la facilitation du test, par l’émission d’un avis avant le test génétique sur le choix du test le plus adéquat et par l’émission d’un avis post analytique assorti de recommandations appropriées en fonction des résultats.
Un réseau international de laboratoires de diagnostic génétique conçu comme tel donnerait un plus grand accès à un large spectre de tests génétiques, de qualité supérieure, avec une réponse plus rapide et un coût inférieur, et faciliterait le conseil génétique au patient.
Un tel réseau ne saurait fonctionner correctement que si l’attitude protectionniste des laboratoires, gouvernements et compagnies d’assurance cesse, autorisant l’envoi d’échantillons à l’étranger et le remboursement des patients et/ou laboratoires.
Human Mutation ; 29(6):772-775 ; Juin 2008 Guide politique de bioéthique
Auteur : E. Montfort, P. Arduin
Editeur : Privat
314 pages, 20,00 euros
Quelques mois avant la révision des lois de bioéthique de 2004, ce guide éclaire le citoyen et l’aide à prendre part dans un débat qui ne doit pas être restreint au législateur et aux scientifiques, mais enrichi par de nombreuses contributions et collaborations.
Pour en savoir plus, contacter les Editions Privat
10, rue des Arts
31080 Toulouse Cedex 6
05 61 33 77 00

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