22 Octobre 2008


 
Editorial
 
Nicolas Sarkozy annonce la reconduction du plan maladies rares
 

Lors du symposium européen sur les maladies rares qui s’est tenu à Paris le vendredi 10 octobre dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé la poursuite du plan maladies rares dans son message délivré par Paulette Morin, porte-parole de l’Alliance Maladies Rares.

Le Président de la République française souhaite porter le combat national contre les maladies rares au niveau européen. Après avoir loué la ténacité et les efforts des acteurs associatifs et des chercheurs, il s’est engagé à poursuivre le plan maladies rares, notamment en pérennisant le financement des centres de référence. Un nouveau plan élaboré en 2009 entrera en vigueur au plus tard en 2010.

Le Président de la République souhaite également que la communication de la Commission européenne sur la prise en charge des 30 millions d’Européens affectés par une maladie rare soit une des priorités de la présidence française de l’Union européenne dans le domaine de la santé et qu’elle soit suivie d’actions concrètes.

L’Alliance Maladies Rares et l’AFM se sont réjouies de l’engagement renouvelé de Nicolas Sarkozy mais ont signalé qu’elles resteront attentives au nouveau plan et aux moyens qui lui seront alloués. Françoise Antonini, déléguée générale de l’Alliance Maladies Rares, a insisté sur le financement du plan maladies rares et des centres de référence. Elle a également souligné la faiblesse de l’accompagnement social des patients dans le premier plan. Laurence Tiennot-Herment a déclaré que l’AFM sera encore plus vigilante sur les financements de la recherche. Elle a par ailleurs souligné l’importance de l’adoption du texte de la communication de la Commission européenne sous la Présidence française en raison du « French model » pour les maladies rares.

Le LEEM a salué l’annonce du chef d’état et souhaite également que la recherche soit l’un des éléments forts de la reconduction de ce plan.

Face à ces inquiétudes, la Ministre de la santé, Roselyne Bachelot-Narquin a répondu par un courrier adressé à l’AFM, l’Alliance Maladies Rares et Orphanet, dans lequel elle réaffirme l’engagement du gouvernement en faveur des maladies rares. La ministre confirme la pérennisation des acquis du premier plan maladies rares par le financement des centres de référence, de la recherche et d’Orphanet.

La Ministre de la Santé annonce également le maintien des dispositions issues de l’article 56 de la loi de finance de la sécurité sociale pour 2007 permettant une prise en charge dérogatoire de toute prescription pour le traitement des maladies rares. Les centres de référence et la Haute Autorité de Santé sont invités à poursuivre leurs travaux sur les PNDS (protocoles de diagnostic et de soins) désormais considérés comme un acquis. Enfin, les patients atteints de maladies rares peuvent bénéficier des dispositions du plan « Qualité de vie des patients atteints de maladie chronique ».

Suite à l’actualité riche en événements Maladies Rares, l’Alliance Maladies Rares, Eurordis, le Leem, l’AFM et Orphanet ont tenu une conférence de presse sur le thème « Maladies rares : attentes et préoccupations des acteurs dans le cadre d’un 2ème Plan national et d’une politique européenne » le 20 octobre.
Lire le communiqué de presse

Lire le message du Président de la République


 


 
Nouveautés Orphanet
 
Toute la classification des maladies rares en libre accès sur Orphanet
 

Orphanet lance un nouveau service destiné à ceux et celles qui veulent mieux comprendre le monde des maladies rares en visualisant leur classification. Le recensement de toutes les maladies, syndromes et conditions rares n’est pas terminé mais déjà Orphanet contient plus de 5 750 maladies distinctes cliniquement. Nous avions l’ambition de toutes les classer pour pouvoir répondre aux multiples questions qui nous étaient adressées: "Combien de maladies rares dans tel ou tel secteur de la médecine ? Pouvez-vous nous donner la liste de toutes les maladies rares auto-immunes, ou liées à un déficit enzymatique, ou neuro-dégénératives?"

Nous avons donc commencé, il y a trois ans, à collecter toutes les classifications expertes publiées et à les mettre progressivement bout à bout. Nous avons fait le siège des experts pour les faire s’exprimer quand rien n’était publié. Nous avons travaillé à rendre cohérente notre approche pour servir au mieux nos utilisateurs. Le fruit de tout ce travail est maintenant en ligne et consultable de façon conviviale. Chaque maladie rare est dans une ou plusieurs classifications car beaucoup de maladies touchent plusieurs systèmes biologiques et peuvent donc dépendre de plusieurs spécialités médicales. Par ailleurs certaines classifications sont construites sur une logique de mécanisme ou d’étiologie, des approches tout aussi intéressantes que l’approche médicale. Ces classifications seront régulièrement actualisées en fonction de l’évolution des connaissances.



Vous pouvez voir où se situe une maladie précise dans l’ensemble des classifications en cliquant sur l’onglet "maladie", puis sur le sous-onglet "classification". Après avoir mis le nom de la maladie qui vous intéresse, vous aurez la liste des classifications dans lesquelles cette maladie est citée. Après en avoir sélectionné une, vous verrez comment y est classée la maladie en question. Vous pouvez aussi interroger les classifications par le nom d’un groupe de maladie, plutôt que d’une maladie précise. Vous aurez alors accès directement à cette classe de maladies et pourrez la dérouler.

Ce service, unique au monde, devrait rendre de grands services aux médecins, aux chercheurs, aux enseignants, aux industriels mais aussi aux associations de malades qui verront ainsi quelles sont les maladies proches des leurs, une question que les associations nous posent souvent.

Ce système de classification est aussi à la disposition de ceux qui sont impliqués dans l’informatisation de données relatives aux maladies rares. Il faut simplement nous contacter pour nouer un partenariat dans ce domaine et recevoir l’ensemble des données.

Cet énorme travail est le fruit d’un partenariat avec de nombreux experts que nous remercions, particulièrement ceux du réseau CEMARA, et du travail acharné de deux collaboratrices d’Orphanet, Marie Georget et Ana Rath, grâce au soutien financier de la DGS (une des mesures du plan national maladies rares) et de la Commission Européenne (contrat RDPortal). L’équipe informatique s’est mobilisée pour rendre conviviale cette nouvelle fonctionnalité du site: Bravo à Bruno Urbero, Marc Hanauer, Céline Rousselot et Vincent Benoît.

A vos clicks !


 
Textes
 
Encyclopédie Orphanet professionnelle en langue anglaise
 
Transposition of the great arteries (publié dans OJRD)
Congenital hereditary endothelial dystrophy with progressive sensorineural deafness (Harboyan syndrome) (publié dans OJRD)

 
Encyclopédie Orphanet Grand Public
 
Le cavernome cérébral
 


 
L'événement...
 
Première remise officielle de diplômes aux conseillers génétique
 

L’université d’Aix-Marseille, unique université française à organiser la formation de « conseiller génétique et médecine prédictive », a organisé une cérémonie officielle de remise des diplômes du Master. Cet événement, qui s’est déroulé le 13 octobre dernier au palais du Pharo de Marseille, était également l’occasion de commémorer la publication récente des décrets et arrêtés encadrant la profession de conseiller génétique.
En savoir plus sur la formation


 


 
Politique de recherche et de santé
 
Nationale
 
Le handicap reste une priorité du budget 2009
 

Le communiqué de presse du 26 septembre dernier du ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité annonce que le handicap reste une priorité du budget 2009. Cela se traduit par la revalorisation et la réforme de l’AAH (allocation pour adulte handicapé) ainsi que par la création de 1400 nouvelles places en ESAT (établissements et services d’aide par le travail) qui constituent les points clés du budget « handicap et dépendance » 2009. Le montant de ce budget s’élève à 8.65 Mds d’euros dont 5,8 sont consacrés à l‘AAH et 2,5 le sont aux ESAT.
Lire le communiqué de presse


 
Européenne
 
L’EMEA communique sur certains aspects de la réglementation des médicaments orphelins
 

L’EMEA (European Medicines Agency) a publié une communication relative à l’application de l’article 8(2) de la Règlementation (EC) No 141/2000. Ce texte révoit les principes déterminant la période d’exclusivité de marché accordée aux médicaments orphelins, et particulièrement la procédure de réduction de la période d’exclusivité de dix à six ans lorsque les critères de désignation ne sont plus remplis.
La vérification de l’application de l’exclusivité de marché des médicaments orphelins n’est pas systématique. La révision se fait plutôt sur saisine d’un Etat membre dès lors qu’un pays possède l’évidence qu’une substance spécifique ne correspond plus aux critères de désignation du statut orphelin. Dans ce cas, les Etats membres ont l’obligation d’informer l’EMEA que le produit ne remplit plus les critères de désignation orpheline. Le COMP (Committee for Orphan Medicinal Products) entreprend alors la réévaluation du médicament et émet une opinion sur le maintien ou la réduction de l’exclusivité de marché.
Lire la communication de l’EMEA


 
Règlementation et pratique du conseil génétique dans 38 pays européens
 

Rantanen et coll. passent en revue les réglementations nationales et les pratiques du conseil génétique dans 38 pays européens. Ils examinent également leurs points communs avec les principes du conseil génétique définis par les recommandations européennes. Pour cela, 29 représentants de sociétés nationales de la génétique humaine et neuf personnes appartenant au domaine du conseil génétique ont répondu à une enquête électronique.
Le consentement, la confidentialité, le conseil génétique délivré dans le contexte du diagnostic prénatal, les professionnels à même de réaliser le conseil génétique et le principe de non directivité sont sujets à une règlementation professionnelle dans les différents pays.
En revanche, le conseil génétique délivré dans le contexte des tests de susceptibilité de maladies multifactorielles, le conseil génétique donné à des personnes issues de minorités ethniques et la reprise de contact avec des personnes précédemment conseillées apparaissent peu réglementés mais seulement régis par l’application de pratiques générales dans la plupart des pays européens.
Les différents pays souhaitent que la réglementation des pratiques du conseil génétique soit plus développée. Cette enquête met aussi en évidence une forte attente concernant l’éducation qualitative et quantitative des professionnels du domaine du conseil génétique en Europe.


 
European Journal of Human Genetics ; 16(10):1208-16 ; octobre 2008
 
Internationale
 
Les défis politiques et éthiques pour la thérapie optimale des maladies rares
 

Après avoir rappelé l’évolution de la situation du traitement des maladies rares depuis 1983 aux USA, MacLeod démontre que le manque d’harmonisation de la définition de la rareté et du statut médicament orphelin entre les différents pays constitue un obstacle au progrès scientifique et médical et au développement du médicament. En outre, le coût élevé du développement du médicament, ainsi que la difficulté à établir un marché ou à obtenir les accords de remboursement après l’autorisation de mise sur le marché, ont joué un rôle dans le ralentissement du rythme des enregistrements de nouveaux médicaments.
L’article met en évidence le contraste entre les intérêts des patients et ceux des responsables et des payeurs pour l’accès aux nouveaux traitements. L’auteur conclut qu’il y a un dilemme inacceptable lorsque les décisions sont prises dans une perspective purement utilitaire. L’investissement de ressources importantes dans la recherche de traitement pour les maladies rares ne doit pas correspondre aux standards de maximalisation des bénéfices de la société car les sociétés des pays développés ont une obligation morale de ne pas abandonner les individus affectés par une maladie rare pour laquelle aucun traitement n’est disponible. Le développement de la pharmacogénomique, nouvelle méthode d’étude des maladies rares, devrait pouvoir améliorer cette situation.


 
Proc. West. Pharmacol. Soc. ; 50 :21-23 ; 2007
 
Impact de l’extension du dépistage néonatal aux Etats-Unis
 

Cet article paru dans la revue « Mortality and Morbidity Weekly Report » rapporte l’impact de l’extension du programme de dépistage néonatal aux Etats-Unis.
Les avancées de la spectrométrie de masse en tandem permettent de dépister un plus grand nombre de maladies. Aussi en 2005, “The American College of Medical Genetics” a proposé le dépistage néonatal de 29 maladies. Jusqu’à maintenant, 21 états ont appliqué pleinement cette recommandation, d‘autres états incluant un nombre variable de maladies dans leurs programmes de dépistage néonatal.
L’étude révèle que le nombre de nouveaux-nés diagnostiqués en 2006 aurait augmenté de 36 %, passant de 4370 à 6439 cas si les 50 états avaient tous appliqué ces recommandations. Ces résultats soulignent le besoin de créer ou de développer les programmes nécessaires à la prise en charge des maladies rares détectées par ce dépistage néonatal étendu, tout en maintenant les programmes de surveillance et d’évaluation existants destinés aux maladies les plus courantes.
Lire l’étude en anglais


 


 
Nouveaux syndromes
 
Syndrome de retard mental, cataracte, colobome et cyphose : identification d’un locus sur le chromosome 4
 

Les auteurs décrivent les cas cliniques de trois frères et sœurs qui souffrent d’un syndrome autosomique récessif de retard mental associé à une cataracte, un colobome et une cyphose. L’identification du locus responsable dans la région péricentromérique du chromosome 4 confirme l’hypothèse d’un nouveau syndrome. Cet intervalle comprend plus de 40 gènes parmi lesquels les gènes KIT, SGCB et KD impliqués dans des anomalies humaines.
Lire le résumé sur PubMed


 
European Journal of Human Genetics ; Epub : 10 septembre ; 2008
 
Syndrome neurocutané autosomique récessif dû à une mutation faux-sens de ALDH18A1
 

Quatre membres d’une famille Maori néo-zélandaise sont atteints d’un syndrome neurocutané n’évoquant aucun syndrome précédemment décrit. Les principaux signes cliniques sont une peau très ridée (ce phénomène disparaissant avec l’âge), une luxation de la hanche, un retard de développement et une microcéphalie congénitale. L’analyse génomique de ces patients a révélé une mutation faux-sens du gène candidat ALDH18A1 codant pour la protéine P5CS. L’interruption de fonctions méconnues de la protéine P5CS serait à l’origine de ce nouveau syndrome neurocutané.
Lire le résumé sur PubMed


 
European Journal of Human Genetics ; 16(10):1176-86 ; octobre 2008
 
Syndrome de malformation lymphatique et veineuse et d’hypertrophie asymétrique
 

Lopez-Gutierrez et Lapunzina décrivent six patients présentant les caractéristiques cliniques communes suivantes : une malformation des vaisseaux sanguins de la lèvre inférieure, une malformation lymphatique du visage et du cou et une hypertrophie partielle ou généralisée. Ces cas constituent un nouveau syndrome/association de malformation lymphatique et veineuse et d’hypertrophie asymétrique.
Lire le résumé sur PubMed


 
The American Journal of Medical Genetics ; 146(20):2583- 588 ; septembre 2008
 


 
Nos gènes se dévoilent
 
Encéphalopathie épileptique infantile précoce : mutation du gène STXBP1 (MUNC18-1)
 

Le syndrome d’Ohtahara est la forme la plus précoce des encéphalopathies épileptiques âge-dépendantes qui incluent aussi le syndrome de West et le syndrome de Lennox-Gastaut. L’analyse de gènes candidats a révélé quatre mutations hétérozygotes dans le gène codant pour la syntaxin binding protein 1 (STXBP1), ou MUNC18-1. Ce gène code pour une protéine neuronale essentielle à la libération des vésicules synaptiques. Les résultats suggèrent que l’haploinsuffisance du gène STXBP1 cause l’encéphalopathie épileptique infantile précoce.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Encéphalopathie épileptique infantile précoce"

 
Nature Genetics ; 40(6) :782-788 ; juin 2008
 


 
La recherche, jour après jour
 
Recherche fondamentale
 
Ataxie de Friedreich : rôle protecteur potentiel de la ferritine mitochondriale
 

Campanella et coll. ont mis en évidence la fonction primaire de la ferritine mitochondriale : contrôler la formation d’espèces oxygène réactives (ROS) par la régulation du fer mitochondrial disponible. Ces résultats concordent avec le modèle d’expression de la ferritine mitochondriale observée dans les tissus murins. La ferritine a un rôle de protection dans les cellules possédant une homéostase en fer et une respiration défectueuses comme dans l’ataxie de Friedreich.


 
Pour en savoir plus sur "Ataxie de Friedreich"

 
Human Molecular Genetics ; Epub : 24 September ; 2008
 
Dysplasie immuno-osseuse de Schimke : corrélation du phénotype avec la perte de fonction SMARCAL1
 

La dysplasie immuno-osseuse de Schimke (SIOD) est un syndrome autosomique récessif dont les caractéristiques majeures sont une dysplasie du squelette, une insuffisance rénale et une immunodéficience des cellules T. Cette maladie est causée par des délétions ou des mutations bialléliques du gène SMARCAL1. Ici les auteurs montrent que la sévérité de la maladie est inversement proportionnelle à l’activité résiduelle de SMARCAL1. Les délétions, les mutations stop et les mutations modifiant complètement la protéine SMARCAL1 entraînent sa disparition et donc une forme sévère de la maladie. En revanche, les mutations modifiant certaines séquences « non clé » de la protéine SMARCAL1 entraînent seulement une perturbation de sa localisation dans la cellule et de son fonctionnement donnant lieu à des formes intermédiaires de la maladie.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Dysplasie immuno-osseuse de Schimke"

 
Journal of Medical Genetics ; Epub : 19 septembre ; 2008
 
Astrocytomes de bas grade : mécanisme d’activation de la voie MAPK par duplication de BRAF
 

La pathogénie des astrocytomes, comprenant notamment les astrocytomes pilocytiques juvéniles (grade I) et les astrocytomes diffus de bas grade ou fibrillaires (grade II), est très peu connue. L’analyse génomique entreprise afin de mieux comprendre les anomalies génétiques liées à ces tumeurs révèle une duplication du protooncogène BRAF. De plus, l’inhibition pharmacologique de la cible MEK1/2 du gène BRAF a bloqué la prolifération et arrêté la croissance des cultures de cellules tumorales dérivées de gliomes de bas grade. La duplication ou des mutations de BRAF activent la voie MAPK, mécanisme moléculaire de la pathogénie des astrocytes de bas grade. L’inhibition de la voie MAPK pourrait constituer une approche prometteuse dans le traitement de ces tumeurs.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Astrocytome"

 
Journal of Clinical Investigation ; 118(5):1739-1749 ; mai 2008
 
Polyneuropathie amyloïde familiale : réduction du dépôt de transthyrétine chez la souris
 

Macedo et coll. ont mis en évidence que l’administration d’acide tauroursodésoxycholique (TUDCA) à un modèle de souris transgénique atteinte de polyneuropathie amyloïde familiale a réduit les agrégats toxiques de transthyrétine (protéine responsable de la maladie) de 75 %. Cette agrégation est une réponse cellulaire au stress oxydatif, au stress ER et à l’apoptose. L’acide taurousodésoxycholique devrait être utilisé comme mesure prophylactique et thérapeutique dans le cadre de la polyneuropathie amyloïde familiale.


 
Pour en savoir plus sur "Polyneuropathie amyloïde familiale"

 
Biochim Biophys Acta ; 1782(9):517-22 ; septembre 2008
 
Recherche clinique
 
Maladie de Huntington : baisse d’utilisation du test prédictif en Allemagne
 

Cette étude rétrospective, porte sur les changements dans la prise de décision de la réalisation du test génétique prédictif de la maladie de Huntington. Cette étude a été réalisée auprès de 478 personnes à risque ayant reçu un conseil génétique dans un centre en Allemagne entre 1993 et 2004. Bien que 71 % des personnes voulaient procéder au test à l’issue de la procédure de conseil, la demande de résultat du test prédictif a baissé de 67 à 38 % au cours des années. La majeure partie des personnes à risque a demandé le retrait de ses échantillons sanguins entre 2000 et 2004. Une association évidente a été établie entre le ratio de l’usage du test et la personne délivrant le conseil mais d’autres facteurs peuvent également avoir une influence sur l’utilisation du test prédictif.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Huntington, maladie de"

 
European Journal of Human Genetics ; Epub : 10 septembre ; 2008
 
Syndrome de Turner : étude de la mortalité féminine en Grande Bretagne
 

Les auteurs ont étudié la mortalité au sein d’une cohorte de femmes atteintes du syndrome de Turner en Grande Bretagne. Cette mortalité est trois fois supérieure à celle de la population générale et est due à toutes les causes majeures de décès (maladie circulatoire, anomalies cardiaques, diabète, épilepsie, maladie du foie, entérite non infectieuse et colite, maladie rénale et pneumonie). Bien que présente à tous les âges, la surmortalité la plus forte est rencontrée chez les adultes les plus âgées. Ces risques de mortalité doivent être pris en considération dans le suivi et le conseil aux patientes et s’ajoutent aux raisons d’un suivi continu et de la prise de mesures préventives à l’âge adulte et pas seulement en pédiatrie.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Turner, syndrome de"

 
Journal of Clin. Endocrin. Metab. ; Epub : 23 septembre ; 2008
 
Syndrome FG : expérience clinique pour l’évaluation de patients
 

Le syndrome FG possède une variabilité clinique et une hétérogénéité génétique. Pour déterminer la prévalence des mutations du gène MED12 et afin de clarifier le spectre phénotypique de ce syndrome, une analyse génétique a été effectuée chez 30 personnes diagnostiquées cliniquement. La mutation du gène MED12 n’a été détectée que dans un seul cas. Cette étude montre la difficulté d’établir un diagnostic clinique du syndrome FG en raison du large spectre de signes et de symptômes qui lui sont attribués. Il faut également envisager un dépistage génétique plus poussé pour les patients non porteurs de mutation du gène MED12.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "FG, syndrome"

 
Journal of Medical Genetics ; Epub : 19 septembre ; 2008
 
Macroglobulinémie de Waldenström et antécédence d’inflammation chronique
 

Certaines conditions auto-immunes et infectieuses sont associées à des risques accrus de développer un lymphome de type non-hogkinien comme la macroglobulinémie de Waldenström. Une étude menée chez quatre millions de vétérans américains révèle un risque de développer une macroglobulinémie de Waldenström deux à trois fois plus élevé chez les personnes ayant un antécédent de maladie autoimmune avec production d’auto-anticorps. Ces risques sont notablement élevés quand ils sont associés avec une hépatite, un HIV ou une rickettsiose. Ces résultats fournissent de nouveaux aperçus sur l’étiologie encore inconnue de la macroglobulinémie de Waldenström.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Waldenström, macroglobulinémie de"

 
Arch Intern Med. ; 168(17):1903-9. ; septembre 2008
 
Leucodystrophie métachromatique : corrélation génotype-phénotype
 

La leucodystrophie métachromatique est une maladie rare lysosomale neurodégénérative qui résulte d’une déficience en arylsulfatase A. La corrélation entre le génotype et la présentation clinique aide au pronostic des patients porteurs de mutations courantes. La caractérisation moléculaire d’une cohorte de 26 patients atteints de leucodystrophie métachromatique a permis d’identifier 18 mutations dont huit nouvelles confirmant la corrélation entre les mutations du gène ARSA, l’âge au début de la maladie et les modèles de la progression de la maladie même chez les sujets porteurs de mutations rares. De plus, l’implication du système nerveux périphérique à partir du début de la maladie est un marqueur sensible de pronostic prédisant une progression sévère.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Leucodystrophie métachromatique"

 
Clinical Genetics ; 74(4) :349-357 ; octobre 2008
 
Mucoviscidose : création d’un modèle de la maladie chez les cochons
 

Les modèles murins atteints de mucoviscidose ne développent pas les manifestations propres à la maladie chez l’homme. En revanche, les cochons partagent beaucoup de caractéristiques anatomiques et physiologiques avec l’homme, ce qui a conduit Rogers et coll. à générer des cochons transgéniques porteurs d’une interruption des deux allèles du gène CFTR. Les nouveaux-nés présentent les mêmes symptômes que ceux observés chez les humains. Ce modèle animal est une opportunité pour les questions relatives à la pathogénie de la maladie et il pourrait accélérer les stratégies de découverte pour la prévention et le traitement de la mucoviscidose.


 
Pour en savoir plus sur "Mucoviscidose"

 
Science ; 321(5897) :1837-41 ; septembre 2008
 
Ichtyose congénitale de type fœtus arlequin : rôle d’Abca12 dans l’homéostase lipidique
 

L’ichtyose de type Arlequin est une anomalie sévère et souvent létale de la kératinisation. Cette maladie de peau est due à des mutations du gène ABCA12 qui régulerait le transfert des lipides. Les auteurs ont identifié et caractérisé un modèle animal d’ichtyose congénitale de type Arlequin. Ils ont utilisé ce modèle pour suivre la progression de la maladie in utero et montrent que la perte de fonction de Abca12 conduit à une différenciation prématurée des kératinocytes. Abca12 joue un rôle pivot dans le maintien de la balance lipidique de la peau. De plus, Abca12 est un médiateur de l’écoulement cellulaire du cholestérol régulé par Abca1. Cette découverte est également importante pour les autres maladies dans lesquelles le métabolisme et l’homéostase lipidique sont impliqués.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Ichtyose congénitale type foetus Arlequin"

 
PLoS Genetics ; 4(9) :e1000192 ; septembre 2008
 
Leucémies à lignées myéloïdes lymphoïdes : rôle de GSK3, thérapie cible potentielle
 

La glycogen synthase kinase 3 (GSK3) est une protéine impliquée dans plusieurs procédés physiologiques, intervenant dans la pathogénie de maladies. Des études pharmacologiques, physiologiques et génétiques prouvent que GSK3 aide à la prolifération des cellules leucémiques MLL et à leur transformation. L’inhibition de GSK3 dans un modèle murin préclinique de leucémie MLL fournit une preuve d’efficacité évidente et désigne GSK3 comme une cible thérapeutique.
Lire le résumé sur PubMed


 
Nature ; Epub:17 septembre ; 2008
 
Un outil d’identification et de recrutement de participants pour des études cliniques sur les maladies rares
 

Richesson et coll. ont étudié un outil d’identification et de recrutement de participants à la recherche clinique : le registre de contact de la RDCRN (Rare Diseases Clinical Research Network). Ce registre de contact de personnes atteintes de maladies rares et basé sur le web permet des communications automatisées avec les personnes identifiées avec une maladie rare donnée et qui veulent participer à la recherche clinique. Ce système collecte uniquement des informations de contact, de diagnostic auto rapporté d’une maladie rare et de l’information démographique. Il est évolutif et supporte beaucoup d’études, alimentant le nombre de participants éligibles aux protocoles cliniques pour un spectre de maladies rares données.
Le registre de contact de la RDCRN offre un moyen de rassembler les participants potentiels à une étude. Le système de communication automatisé fournit un moyen rapide, économique et évolutif de contact. Dans le cas des maladies étudiées dans le RDCRN, ce registre a contribué à la participation d’une certaine proportion de personnes à des protocoles de recherche clinique.


 
Contempory Clinical Trials ; Epub : 7 septembre ; 2008
 
Suivi de la qualité clinique dans les services maladie rare en Angleterre
 

La médiatisation des problèmes rencontrés dans le service de chirurgie cardiaque pédiatrique du Bristol Royal Infirmary entre 1984 et 1995 a suscité un grand intérêt pour le contrôle de la qualité clinique dans les services médicaux spécialisés en Angleterre. Le « National Commissioning Group » organise, finance et contrôle une série de services hautement spécialisés pour le système de santé public en Angleterre. Kenny et coll. ont développé des systèmes de contrôle de la qualité clinique mettant en oeuvre deux fonctions distinctes interdépendantes : la mesure et l’amélioration de la performance. Le but est de collecter l’information sur chaque patient rencontré durant chaque année. En général il n’y a aucune difficulté à identifier le résultat approprié pour les interventions chirurgicales, l’indication chirurgicale définit normalement le résultat à obtenir. Il n’en est pas de même pour les services de médecine et de psychiatrie où le résultat pertinent à évaluer n’est parfois pas évident. L’interprétation et la mise en conformité des données sur les résultats sur les maladies rares et leurs traitements posent un certain nombre de problèmes. Ces problèmes incluent des problèmes statistiques dus au faible nombre de patients, les données de résultat brutes non ajustées au risque et des problèmes de codage des maladies.


 
OJRD ; 15;3:23 ; septembre 2008
 
Obtention de la taille optimale dans les essais cliniques pédiatriques pour les maladies rares
 

Le recrutement des enfants pour des essais cliniques pédiatriques est limité par la rareté même des conditions et des contraintes éthiques. Dans cet article, les auteurs présentent plusieurs approches alternatives pour obtenir des résultats statistiques probants lors de la conduite d’essais cliniques aléatoires dans les maladies rares et les populations vulnérables. Une solution potentielle consiste à appliquer des techniques minimisant le nombre de sujets dans les essais cliniques. Les auteurs démontrent qu’il existe plusieurs possibilités pour optimiser le nombre de sujets dans un essai clinique. Ainsi, une recherche bien définie peut optimiser le nombre de sujets participants impliquant des populations vulnérables et il existe plusieurs possibilités pour le réaliser.


 
J Clin Epidemiol ; 61(4):324-30 ; avril 2008
 
Cellules souches
 
Hémophilie A : restauration de l’hémostase par expression du facteur VIII chez des souris
 

Cette étude a porté sur l’impact des anticorps inhibiteurs du facteur VIII sur la transplantation de cellules souches hématopoïétiques exprimant le facteur VIII chez des souris atteintes d’hémophilie A. Les auteurs ont mis en évidence que la présence de tels anticorps n’affecte pas la prise de greffe. L’induction génétique de l’expression du facteur VIII dans les plaquettes par transplantation de cellules souches hématopoïétiques peut rétablir l’hémostase chez les souris atteintes d’hémophilie A ayant une immunité préexistante au facteur VIII.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Hémophilie"

 
Blood ; 112(7) :2713-21 ; octobre 2008
 
Hémophilie B : délivrance de hFIX chez des souris à partir de cellules souches sélectionnées
 

Les auteurs ont développé un système de vecteur lentiviral pour le transfert de gène du facteur IX humain (hFIX) dans des cellules souches hématopoïétiques. Après conditionnement non myéloablatif et transplantation de ces cellules syngéniques dans la moelle osseuse de souris atteintes d’hémophilie B, l’expression de hFIX a progressivement atteint un niveau curatif. Cette forte expression n’a pas occasionné d’anémie ni aucun effet adverse affectant la numération des globules rouges. Ce résultat encourage l’application potentielle de la thérapie génique basée sur des cellules souches adultes pour le traitement des troubles métaboliques ou sanguins non mortels comme ici dans le cas de l’hémophilie B.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Hémophilie B"

 
Molecular Therapy ; 16(10) :1745-1752 ; octobre 2008
 
Thérapeutique
 
Granulomatose septique chronique : transplantation de cellules souches après diagnostic préimplantatoire chez le donneur
 

La granulomatose septique chronique liée est une immunodéficience congénitale sévère dont les complications infectieuses peuvent être mortelles. L’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques en est le seul traitement curatif. Une équipe belge et une équipe suisse ont procédé à une fécondation in vitro après détermination en préimplantatoire de la compatibilité HLA combinée à une sélection du sexe féminin de l’embryon à implanter, afin de réaliser, après la naissance d’un enfant sain, une transplantation de cellules souches chez un patient atteint de granulomatose septique chronique. Cette technique a été utilisée après une évaluation psychologique approfondie de la motivation des parents. Un an après la naissance d’une petite fille saine et HLA compatible, une transplantation de cellules souches hématopoïétiques issues de sa moelle osseuse a été effectuée, donnant lieu à une reconstitution immunologique jusqu’à 25 mois après la transplantation chez son frère, le receveur. Cette transplantation de cellules souches hématopoïétiques après fécondation in vitro et détermination du sexe et compatibilité HLA en préimplantatoire offre une nouvelle option thérapeutique pour les patients atteints d’immunodéficiences liées à l’X, mais n’est possible que dans les pays ayant légalisé cette technique et sous certaines conditions.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Granulomatose chronique"

 
Pediatrics ; 122(3):e778-82 ; septembre 2008
 
Syndrome de Leigh : première réussite d’un diagnostic préimplantatoire
 

Un couple porteur d’une mutation du gène SURF1 responsable du syndrome de Leigh, maladie autosomique récessive, a recouru à un diagnostic génétique préimplantatoire. L’ADN des embryons obtenus par fécondation in vitro a été analysé par amplification génomique. Le diagnostic génétique préimplantatoire réussi de la mutation du gène SURF1 a donné lieu au transfert d’embryons sains sélectionnés. A l’issue de la grossesse, une petite fille est née. C’est le premier rapport de cas de diagnostic préimplantatoire réussi pour le syndrome de Leigh permettant la naissance d’un nouveau-né sain.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Leigh, syndrome de"

 
Fertil. Steril. ; Epub : 6 septembre ; 2008
 
Thérapie génique
 
Maladie de Stargardt : correction du phénotype par thérapie génique chez la souris
 

La maladie autosomique récessive de Stargardt est une dystrophie maculaire causée par des mutations du gène ABCA4. Une accumulation pathologique de lipofuscine dans les cellules de l’épithélium rétinien pigmentaire est observée chez les patients comme chez les modèles murins. Après injection de vecteurs lentiviraux porteurs du gène humain normal ABCA4 chez des souris exprimant la maladie, la concentration en lipofuscine décroît significativement. Ces résultats suggèrent que la thérapie génique lentivirale peut être un outil efficace.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Stargardt, maladie de"

 
Gene Therapy ; 15(19):1311-20 ; octobre 2008
 
Epidermolyse bulleuse jonctionnelle : nouveau vecteur lentiviral correcteur de la déficience en laminine 5
 

La déficience en laminine 5 (LAM5) est responsable de l’épidermolyse bulleuse jonctionnelle due à un défaut d’adhésion de la peau sévère et souvent fatal. Une transplantation de cellules souches épidermiques génétiquement corrigées reconstitue la synthèse LAM5 et corrige le défaut d’adhésion chez les patients atteints d’épidermolyse bulleuse jonctionnelle mais les vecteurs rétroviraux utilisés possèdent des caractéristiques génotoxiques. Ici, les auteurs ont développé une stratégie alternative de transfert de gène avec des vecteurs lentiviraux modifiés. L’analyse des cellules traitées montre que ces nouveaux vecteurs constituent une alternative plus efficace et potentiellement plus sûre que les vecteurs rétroviraux MLV pour la thérapie de l’épidermolyse bulleuse jonctionnelle.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Epidermolyse bulleuse jonctionnelle"

 
Molecular Therapy ; Epub : 23 septembre ; 2008
 
Approches diagnostiques
 
Forme chronique de la maladie du greffon contre l’hôte : étude multicentrique de phase 2 de la photophérèse extracorporelle
 

La thérapie par photophérèse extracorporelle (ECP) est une approche thérapeutique potentielle pour le traitement de la forme chronique de la maladie du greffon contre l’hôte. Les auteurs ont entrepris un essai clinique prospectif contrôlé en double aveugle sur la photophérèse extracorporelle afin d’en évaluer les effets sur les manifestations cutanées et extracutanées observées lors de la maladie du greffon contre l’hôte et établir son potentiel sur l’effet stéroïde-réducteur. L’étude conduite sur 95 patients révèle que l’ECP peut avoir un effet stéroïde-réducteur dans le traitement de la maladie du greffon contre l’hôte, justifié par la réduction des corticostéroïdes en concomitance avec l’amélioration de la peau dans la maladie.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Greffon contre l'hôte, maladie du"

 
Blood ; 112(7):2667-74 ; octobre 2008
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Maladie de Wilson : comparaison des tests de diagnostic chez les patients en état d’insuffisance hépatique aigue
 

L’insuffisance hépatique aiguë (ALF) due à la maladie de Wilson est fatale sans une transplantation urgente de foie. Le diagnostic rapide de la maladie de Wilson est donc vital. Afin d’identifier la meilleure méthode de diagnostic du syndrome dans le cas d’insuffisance hépatique aiguë, une étude des caractéristiques biologiques a été entreprise sur des patients atteints d’insuffisance hépatique aiguë et d’autres maladies hépatiques. Les auteurs mettent en évidence que l’utilisation des mesures de céruloplasmine pour ce diagnostic n’est pas fiable. Pour distinguer les patients ALF atteints de la maladie de Wilson, l’utilisation du ratio de la phosphatase alcaline sur la bilirubine totale (AP:TB<4) ainsi que le taux d’hémoglobine semblent une alternative rapide et acceptable. De plus, la mesure du cuivre dans les urines et dans le sérum et la recherche d’anneau de Kayser-Fleischer devraient toujours être entreprises dans les cas de suspicion de maladie de Wilson.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Wilson, maladie de"

 
Hepatology ; 48(4):1167-74 ; octobre 2008
 
Lymphangioléiomyomatose : étude de la transplantation pulmonaire en France
 

La lymphangioléiomyomatose (LAM) est une maladie très rare aboutissant dans certains cas à une insuffisance respiratoire terminale. La transplantation pulmonaire représente l’option thérapeutique des formes évoluées de la maladie avec insuffisance respiratoire. Cette étude rétrospective multicentrique a porté sur 44 patientes ayant subi une transplantation pulmonaire suite à une LAM en France entre 1988 et 2006. 34 d’entre elles ont subi une transplantation pulmonaire simple et onze une transplantation bilatérale. En dépit d’une morbidité élevée principalement causée par les interventions chirurgicales antérieures (dans 86,6 % des cas) et les complications liées à la maladie, la transplantation pulmonaire reste une option thérapeutique à l’insuffisance respiratoire terminale dans la lymphangioléiomyomatose.
Lire le résumé sur PubMed


 
Pour en savoir plus sur "Lymphangioléiomyomatose"

 
Transplantation ; 86(4):515-20 ; Août 2008
 


 
Médicaments orphelins
 
Kuvan : opinion positive d’autorisation de mise sur le marché
 

Lors de sa réunion de septembre 2008, le CHMP (Committee for Medicinal Products for Human Use) a adopté une opinion positive pour Kuvan (sapropterin dihydrochloride), développé par Merck KGaA, destiné à être utilisé chez les adultes et enfants âgés de quatre ans et plus atteints de phénylcétonurie ou d’hyperphénylalaninémie. Kuvan est le 49ème médicament orphelin à recevoir une opinion positive d’autorisation de mise sur le marché.
Lire le communiqué de presse
Consulter le registre des désignations orphelines européennes


 
Un médicament orphelin : le bothrofav en Martinique
 

L’envenimation par le serpent Bothrops lanceolatus (plus communément appelé Fer de lance) est inscrite sur la liste des maladies rares. Sa prévalence est faible et cette envenimation menace la vie et peut entraîner la mort.
Grâce aux travaux entrepris en Martinique (où ce serpent est endémique) qui ont permis de définir un protocole thérapeutique fondé sur l’emploi du Bothrofav, antivenin spécifique de celui du Bothrops, la morbidité et la mortalité ont fortement régressé ces dernières années. Cependant une légère baisse d’efficacité de cet antivenin a été notée, des concentrations supérieures sont nécessaires pour le traitement en attendant la disponibilité en 2010 du nouvel antivenin Bothrofav plus spécifique, en cours de préparation.
Son développement et sa production sont très onéreux et ce médicament ne possède à l’heure actuelle qu’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Aux Etats-Unis, de nombreux antidotes et antivenins possèdent le statut de médicament orphelin. Ils bénéficient de leur législation pour leur développement et leur fabrication. La reconnaissance du Bothrofav en tant que médicament orphelin par l’EMEA permettrait de consolider sa situation et ouvrirait la voie aux autres antivenins, en finançant d’autres recherches.
Une description de ce phénomène est rapportée dans la thèse « Un médicament orphelin : le bothrofav en Martinique » d’Emmanuel Rabot en vue de l’obtention du diplôme d’état de docteur en médecine de l’université de Rennes I.


 


 
Partenariats, offres d'emploi
 
Poste d’écoutant(e) à mi-temps
 
Maladies rares Info Servives recrute un(e) écoutant(e) à mi-temps

CDD de 6 à 10 mois
Formation médicale,scientifique ou paramédicale

Compétences :
- Aptitudes à l’écoute et au soutien
- Expérience(s) dans le domaine des maladies rares
- Bonne connaissance du système médico-social
- Volonté et capacités d’apprendre

Rémunération : à déterminer selon profil

Prise de fonction immédiate

Envoyer CV et lettre de motivation à info-services@maladiesrares.org

 


 
Colloques, séminaires et cours
 
Exposition sur la médecine prédictive à la Cité des Sciences
 

La Cité des Sciences et de l’Industrie organise une exposition consacrée à la médecine prédictive du 30 septembre 2008 au 8 février 2009.


Cette exposition dresse un état des lieux de la médecine prédictive et de l’usage des tests génétiques à l’heure où beaucoup de questions se posent.
La médecine prédictive est en plein essor et cette exposition nous plonge dans le monde des tests génétiques, des dernières techniques d’imagerie pour questionner leur utilité au travers de films, de reportages, d’œuvres et de photographies et grâce aux nombreuses rencontres et débats menés par des experts scientifiques.
Espace Science Actualités, Explora, niveau 1
Du mardi au samedi de 10h à 18h Le dimanche : 10-19h
Plus de renseignements


 
ESF-UB Conference on Biobanks
 
Sant Feliu de Guixols, Espagne
 
1 - 6 novembre 2008
 
En savoir plus
 
Tumeurs rares en Europe : Challenges et solutions
 
Bruxelles, Belgique
 
6 novembre 2008
 
En savoir plus
 
Best Practice Meeting : molecular diagnostic of Duchenne and Becker muscular dystrophies
 
Amsterdam, Pays-Bas
 
14 - 16 novembre 2008
 
En savoir plus
 
Inherited Neuromuscular Diseases : Translation from Pathomechanisms to Therapies
 
Valence, Espagne
 
16 - 18 novembre 2008
 
En savoir plus
 
Stratégies et plans nationaux pour les maladies rares en Europe : vers des recommandations communes
 
Paris, France
 
18 novembre 2008
 
Evènement organisé dans le cadre de la Présidence Française de l’Union Européenne et en présence de Roselyne Bachelot
Workshop européen sur les plans nationaux Maladies rares

 
Symposium en Hommage à Ketty Schwartz
 
Paris, France
 
29 novembre 2008
 
En savoir plus
 
XXVII ème Séminaire de Chirurgie Pédiatrique Viscérale Malformations ano-rectales
 
Dourdan, France
 
30 novembre - 2 décembre 2008
 
En savoir plus
 
Journée maladies rares à expression psychiatrique
 
Paris, France
 
9 décembre 2008
 
En savoir plus
 
Diagnostic validation in Genetic Testing Laboratories
 
Prague, République tchèque
 
8 - 9 janvier 2009
 
En savoir plus
 
Molecular Mechanisms of Neurodegeneration
 
Milan, Italie
 
8 - 10 mai 2009
 
En savoir plus
 
7th World Congress on Melanoma
 
Vienne, Autriche
 
12 - 16 mai 2009
 
En savoir plus
 
8th Balkan Meeting on Human Genetics
 
Cavtat, Croatie
 
14 - 17 mai 2009
 
En savoir plus
 
Mutation Detection 2009: 10th International Symposium on Mutations in the Genome
 
Paphos, Cyprus
 
28 mai – 1er juin 2009
 
En savoir plus
 
12th International Congress on Neuronal Ceroid Lipofuscinoses
 
Hambourg, Allemagne
 
3 - 6 juin 2009
 
En savoir plus
 
Calendrier des événements maladies rares
 

Retrouvez dans cet agenda tous les événements annoncés.


 


 
A lire
 
Infections urinaires, douleurs vésicales au quotidien : les infections bactériennes, la cystite interstitielle
 

Il s’agit du premier livre sur le sujet en français. Il a été traduit de l’allemand à l’initiative de l’Association française de la cystite interstitielle. Auteur : Inès Ehmer
Editeur : Doin
224 pages, 23 €
En savoir plus


 
Neurofibromatoses
 

Le livre est rédigé en langue anglaise. Il présente une vue d’ensemble des découvertes récentes sur les neurofibromatoses. Il est axé sur la génétique et la biologie moléculaire liées à ces maladies mais couvre également leurs caractéristiques cliniques, le diagnostic et le traitement.
Auteur : Kaufman, D. (Ulm)
Editeur : Karger
192 pages, 135.50 €
En savoir plus


 
Stem Cells and Regenerative Medicine
 

Le livre est rédigé en langue anglaise. Il présente les dernières avancées sur la biologie des cellules souches.
Auteurs : Walter C. Low et Catherine M. Verfaillie,
Editeur : World Scientific Publishing Co.
139 $
En savoir plus


 


 
Orphanews, la lettre d'actualité d'Orphanet
Orphanews est soutenue par l'AFM grâce aux donateurs du Téléthon et par l'Assurance Maladie Sécurité Sociale
Rédacteur en chef : Ségolène Aymé
Rédacteur : Lucile Abdennaji
Ecrivez-nous
Comité éditorial : Françoise Antonini, Emmanuel Chaubourt, Alexandra Fourcade, Jacques Grill, Sophie Koutouzov, François Leterrier, Ana Rath, Armelle Regnault, Louise Taylor
Réseau de correspondants d'OrphaNews
Orphanet - Tous droits réservés