27 Novembre 2008


 
Editorial
 
Noël avant l’heure ! La Communication sur les maladies rares a été adoptée par la Commission européenne !
 

Le 11 novembre dernier, la Commission européenne a adopté une communication et une proposition de recommandation du Conseil sur les maladies rares. Ces deux textes proposent aux Etats Membres des orientations claires afin d’améliorer l’accès et l’égalité en matière de prévention, de diagnostic et de traitement pour les citoyens européens qui souffrent de maladies rares. La Communication propose de suivre une stratégie communautaire axée sur : une meilleure reconnaissance et visibilité des maladies rares, le soutien de plans d’action nationaux et le renforcement de la coopération, de la coordination et de la réglementation européenne dans le domaine.

L’adoption de la Communication et de la proposition de recommandation du Conseil est une étape importante dans un processus complexe qui doit aboutir à une approche harmonisée des maladies rares à travers l’Europe. L’aventure a commencé en juin 2007, lorsque le groupe de travail maladies rares de la Commission européenne (Rare Diseases Task Force) s’est attaqué à la rédaction du projet de Communication an lien avec les services de la DG Sanco. Le document fut rendu publique en novembre 2007. Disponible dans les 23 langues officielles de l’Union européenne, la Communication était ouverte à la consultation publique : plus de 600 contributions ont été reçues entre la présentation du texte et la fin de la consultation, le 14 février 2008. Un record ! Il faut en effet se rappeler qu’en moyenne, la commission récolte 60 contributions et que ce chiffre n’avait jamais dépassé la barre des 200 commentaires. Ce succès démontra à la commission la pertinence de cette action et témoigna du désir de voir les propositions présentées rapidement mises en œuvre. Le texte fut alors amendé en accord avec les commentaires reçus. La nouvelle version de la Communication a ensuite fait l’objet d’une analyse d’impact entre mars et juin 2008. Cette procédure vise à évaluer les conséquences des communications, entre autres d’un point de vue politique et financier. Le texte a ensuite été présenté aux directions générales concernées : DG entreprises, DG recherche, DG société de l’information, DG budget, DG emploi, DG relex, DG marché intérieur et le service juridique de la Commission. Enfin, le 11 novembre 2008, la Communication a été adoptée par le collège des membres de la commission, en même temps qu’une « proposition de recommandation du Conseil relative à une action européenne dans le domaine des maladies rares ».

Les deux documents, ainsi que l’analyse d’impact, sont maintenant disponibles sur le site de la Commission. Les textes ont été transmis au Parlement, au Conseil, au Comité économique et social et au Comité des régions. Une première réunion de travail du Conseil se tiendra le 27 novembre. Dès la réunion du Conseil des ministres de la Santé,les 15 et 16 décembre prochains, ces deux textes seront inscrit en « point plein » à l’ordre du jour, ce qui traduit la volonté de la présidence française de lancer rapidement le processus d’adoption. La discussion au Conseil des ministres, pour l’adoption des documents, est prévue le 9 juin prochain sous la présidence tchèque. Cela suppose que le parlement ait au préalable fait part de son opinion. Or, au mois de juin se tiendront les prochaines élections parlementaires. La plupart des députés seront donc en campagne, ce qui risque de retarder cette dernière étape. Dans ce cas, les textes seront de nouveau soumis au Conseil durant la présidence suédoise, probablement en novembre 2009.
C’est à la communauté des maladies rares de se mobiliser pour obtenir que le parlement européen se penche rapidement sur ces deux textes et donne une opinion positive sur ces propositions.


 


 
Nouveautés Orphanet
 
Textes
 
Encyclopédie Orphanet professionnelle en langue anglaise
 
Kallmann syndrome (publié dans « European Journal of Human Genetics » en association avec Orphanet)
Congenital hereditary endothelial dystrophy with progressive sensorineural deafness (Harboyan syndrome) (publié dans OJRD)
The inv dup (15) or idic (15) syndrome (Tetrasomy 15q) (publié dans OJRD)
Hereditary dentine disorders: dentinogenesis imperfecta and dentine dysplasia (publié dans OJRD)
Nevoid basal cell carcinoma syndrome (Gorlin syndrome) (publié dans OJRD)

 
Orphanet Urgences
 
Syndrome du QT long familial
 


 
L'événement...
 
Téléthon 2008 : marchez pour les maladies rares !
 

Le Téléthon des 5 et 6 décembre prochain sera de nouveau l’occasion de se mobiliser pour la recherche sur les maladies rares. Alors pourquoi ne pas se joindre à la marche parisienne organisée par l’Alliance Maladies Rares ?
Le rassemblement est prévu samedi 6 décembre vers 14 heures à l’hôpital Broussais (96bis rue Didot, Paris 14ème) devant les locaux de l’Alliance Maladies Rares.
Le parcours fera un peu moins de 7 kilomètres et passera par les places d’Alésia et Denfert-Rochereau, l’avenue Denfert-Rochereau, le boulevard Saint-Michel, la rue Soufflot, la place des Grands Hommes (devant le Panthéon), les rues d’Ulm et Claude Bernard, l’avenue des Gobelins et les boulevards Saint-Marcel et de l’Hôpital. La Marche arrivera à l’hôpital Pitié-Salpêtrière vers 17 heures 45 où une salle chauffée permettra d’accueillir tous les marcheurs qui pourront se restaurer avec sandwichs, fruits et boissons. Une délégation de marcheurs sera transportée par car pour être accueillie sur le plateau du Téléthon à la Plaine Saint-Denis. Pour ceux qui ne peuvent effectuer le parcours en entier, un bus de la RATP sera à leur disposition pour leur permettre de souffler et de reprendre des forces.
Pour plus d’informations, consultez le site Internet de l’Alliance Maladies Rares ou contactez le 01 56 53 53 40



Nous vous attendons nombreux !


 


 
Politique de recherche et de santé
 
Nationale
 
Les députés juniors sensibilisent leurs aînés aux maladies rares
 

Lors du 14e Parlement des enfants, réuni le 7 juin dernier, les députés juniors ont voté une proposition de loi visant à garantir pour les personnes atteintes de maladies rares, l’accès aux soins, le financement de la recherche médicale et la prise en charge des équipements et des soins spécifiques. Geneviève Levy, députée du Var, a repris cette proposition et l’a présentée devant l’Assemblée nationale en septembre dernier. Le texte doit bien sûr être adopté par le parlement avant d’être promulgué par le chef de l’état.


 
Cinq nouveaux protocoles nationaux de diagnostic et de soins publiés par la HAS
 

Publié par la Haute Autorité de Santé, les Protocoles Nationaux de Diagnostic et de Soins, ont pour objectif d’expliciter la prise en charge optimale et le parcours de soins d’un patient. La HAS publie cinq nouveaux guides :

- cardiopathies congénitales complexes : Truncus arteriosus
- cardiopathies congénitales complexes : Transposition simple des gros vaisseaux
- cardiopathies congénitales complexes : tétralogie de Fallot, atrésie pulmonaire à septum ouvert ou agénésie des valves pulmonaires avec communication interventriculaire
- atrésie de l’œsophage
- Sclérodermie systémique


 
Augmentation de 140% des bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap en un an
 

La Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) publie dans sa collection « Etudes et Résultats » un bilan chiffré sur les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH).
Au 30 juin 2008, 1 094 000 personnes bénéficiaient de l’APA, soit une augmentation de 4,4 % sur un an, en ralentissement par rapport à la hausse observée au cours de l’année précédente (6,8 % de juin 2006 à juin 2007). Le taux d’acceptation des premières demandes d’obtention de l’APA reste stable : trois premières demandes d’APA à domicile sur quatre sont acceptées, neuf sur dix en établissement.
Fin juin 2008, 43 000 personnes ont été payées au titre de la PCH, contre 19 200 à la fin juin 2007 (soit une augmentation de 140 % en un an). La dépense mensuelle moyenne par personne s’est élevée à 1 090 euros en juin 2008.


 
Européenne
 
La Commission européenne s’engage pour une meilleure télémédecine en Europe
 

Au début du mois, la Commission européenne a adoptée une Communication proposant des actions concrètes pour soutenir et améliorer l’accès à la télémédecine pour les citoyens et les professionnels de santé européens. La télémédecine se définit par « la fourniture à distance de services de soins de santé par l’intermédiaire des technologies d’information et de communication dans des situations où le professionnel de la santé et le patient (ou deux professionnels de la santé) ne se trouvent pas physiquement au même endroit ». Elle est d’un intérêt tout particulier pour les maladies rares, domaine ou l’expertise est dispersée et elle-même rare. Le but de cette communication est de susciter la confiance à l’égard des services de télémédecine et les faire accepter, d’apporter une certaine clarté juridique et de résoudre les problèmes techniques relatifs aux téléservices tels que la téléradiologie, téléhistologie, télédermatologie, téléconsultation, télésurveillance, téléchirurgie et téléophthalmologie. Parmi les autres services éventuels, on peut citer les centres d’appels et les centres d’information en ligne des patients, les consultations à distance ou visites en ligne et les vidéoconférences entre professionnels de la santé. La Communication définit les actions à entreprendre par les Etats membres, la Commission européenne et par la communauté des parties intéressées au sens large.
Consulter la communication


 
68 % des cas de trisomie 21 sont diagnostiqués avant la naissance en Europe
 

Boyd et coll. ont analysé les politiques menées dans 18 pays européens en matière de diagnostic prénatal des anomalies chromosomiques et des défauts de fermeture du tube neural. Ils ont observé de grandes différences selon les états, allant de l’absence de législation dans ce domaine (Autriche, Croatie ou encore les Pays-Bas) à la recherche d’anomalies morphologiques ou biochimiques au cours du premier et second trimestre de grossesse et d’une amniocentèse proposée systématiquement aux femmes dès l’âge de 35 ans. Les auteurs présentent également des chiffres issus de la base de données EUROCAT (European Surveillance of Congenital Anomalies) : 68% des cas de trisomie 21 et 88% des anomalies de fermeture du tube neural sont détectés durant la période prénatale. 88% d’entre eux aboutissent à une interruption médicale de la grossesse. Les pays disposant d’une législation en matière de dépistage prénatal au cours du premier trimestre de grossesse, comme la France, ont le taux le plus élevé de détection des cas de trisomie 21.
Lire le résumé sur Pubmed


 
BJOG ; 115(6):689-96 ; mai 2008
 
2009, année européenne contre la fibromyalgie
 

Pour la première fois, l’EFIC (Fédération européenne des associations de fibromyalgiques) déclare une « Année européenne contre la fibromyalgie ». Elle a débuté le 20 octobre 2008, premier jour de la « semaine européenne contre la douleur consacrée à la fibromyalgie ». Cette maladie se caractérise par des douleurs diffuses, chroniques, accompagnées d’une fatigue souvent intense et de troubles du sommeil, souvent associés à une anxiété ou à une dépression. Elle est reconnue depuis 1992 par l’OMS comme une maladie rhumatismale.
A cette occasion, l’EFIC et l’ENFA (Réseau européen des associations de fibromyalgiques) regroupent leurs efforts et lancent une pétition pour « la reconnaissance de la fibromyalgie en Europe en tant que maladie ». Ils veulent ainsi lutter contre le scepticisme entourant cette maladie, améliorer la qualité de vie des patients, encourager la formation des professionnels de santé, augmenter l’aide à la recherche scientifique, améliorer les diagnostics et l’accès aux soins.
Signer la pétition


 
Internationale
 
La FDA et l’EMEA se félicitent du succès de leur coopération durant ces cinq dernières années
 

Il y a cinq ans, la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis et l’European Medicines Agency (EMEA) en Europe lançaient un programme de coopération entre les deux continents afin de réduire les charges et les coûts réglementaires et accélérer les procédures de mises sur le marché des produits médicinaux innovants. La désignation des médicaments orphelins est un des domaines qui a bénéficié de ces accords. A l’occasion de ce cinquième anniversaire, la Commission européenne, l’EMEA et la FDA se félicitent des progrès apportés par ces mesures et s’engagent à étendre leurs coopérations, plus particulièrement dans le domaine des thérapies avancées et des produits dérivés des nanotechnologies. Les produits médicinaux innovants étant fréquemment développés pour le traitement de maladies rares, cette ouverture devrait ravir les patients souffrant de maladies rares et leur entourage des deux côtés de l’atlantique.


 


 
Bioéthique et législation
 
Révision de la loi de bioéthique : l’Agence de la biomédecine fait le bilan
 

2009 sera l’année de la révision de la loi de Bioéthique du 6 août 2004. Avant que le débat public ne s’ouvre, le gouvernement a fait appel à l’expertise de différentes organisations pour établir le bilan d’application de la loi. Dans ce cadre et à la demande de la ministre chargée de la Santé, l’Agence de la biomédecine rend public son rapport d’application de la loi. Le document se compose de 14 fiches thématiques regroupées dans cinq grands domaines d’application de la loi : organes/tissus/cellules, assistance médicale à la procréation, diagnostic prénatal/diagnostic préimplantatoire/génétique, recherche sur l’embryon, Agence de la biomédecine. Chaque fiche fait le point sur le cadre juridique, présente quelques chiffres clés et le bilan de la mise en œuvre de la loi.
Concernant le diagnostic préimplantatoire et le diagnostic préimplantatoire-HLA (recherche de l’immunocompatibilité d’un enfant à naître avec un aîné souffrant d’une grave pathologie qui pourrait être traitée grâce à une greffe de cellules prélevées sur l’enfant conçu grâce au diagnostic préimplantatoire), l’agence précise que les dispositions de la loi ne posent pas de difficultés d’application particulière. Elle consacre un chapitre au débat récemment suscité par les demandes de diagnostic pré-implantatoire dans le cas de formes héréditaires de cancers rares. L’agence rappelle le travail mené par un groupe d’expert multidisciplinaire sur le sujet (voir l’OrphaNews du 23 avril 2008) et valide les recommandations qui avaient été proposées afin de faciliter l’information et l’accompagnement des couples.
En matière de tests génétiques, l’agence souligne deux difficultés majeures d’application qui pourraient être l’objet d’une réflexion dans le cadre de la révision de la loi : la logique de détermination des analyses de diagnostic d’anomalies génétiques autres que l’étude de l’ADN ou des chromosomes ainsi que la procédure d’information médicale dans le cadre familial, jugée actuellement inapplicable.
L’agence expose également les nombreuses difficultés relatives à la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires humaines. Les évolutions scientifiques et médicales ayant été extrêmement rapides dans ce domaine ces dernières années, de nombreuses questions éthiques ont été soulevées et méritent d’être discutées dans le processus de révision.
Parallèlement à ce bilan, l’Agence a mené une étude comparative de l’encadrement juridique international dans chacun des domaines de la loi de bioéthique. Elle est complétée par un aperçu des contraintes supranationales (droit communautaire, conventions internationales) dans lesquelles la législation française s’inscrit.
Enfin, le conseil d’orientation de l’Agence rend public un questionnement issu de sa pratique et intitulé « Les leçons d’expérience (2005-2008) et questionnements du conseil de l’Agence de la biomédecine ».
Pour en savoir plus et télécharger ces documents, rendez-vous sur le site de l’Agence de la biomédecine


 
Le diagnostic préimplantatoire en France et dans 9 autres pays
 

Actuellement, le diagnostic préimplantatoire est autorisé « à titre exceptionnel » lorsque « le couple, du fait de sa situation familiale, a une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic ». La loi de bioéthique de 2004 a autorisé une seconde forme d’utilisation du diagnostic préimplantatoire : il peut en effet être conduit « à titre expérimental » en vue de la sélection d’un embryon sain et génétiquement compatible avec un frère ou une soeur souffrant d’une grave pathologie qui pourrait être traitée grâce à une greffe de cellules prélevées sur l’enfant conçu grâce au diagnostic préimplantatoire.
En mars dernier, l’Agence de la biomédecine a approuvé l’extension du recours au diagnostic préimplantatoire pour détecter les formes héréditaires des cancers les plus graves (voir l’OrphaNews du 23 avril 2008). Cette décision a été prise à titre transitoire, jusqu’à la révision de la loi de bioéthique, prévue pour 2009.
Dans ce contexte, le sénat publie un document de travail présentant les dispositions qui régissent le diagnostic préimplantatoire à l’étranger, en particulier afin de savoir si les règles en vigueur permettent la mise en œuvre de cette technique pour détecter les anomalies responsables de certains cancers.
Neuf pays, choisis pour leur diversité d’approche des questions bioéthiques, ont été retenus : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse.
La comparaison des différentes législation montre que :
–le diagnostic préimplantatoire est encore interdit en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Suisse ;
–les pays qui l’admettent, c’est-à-dire la Belgique, le Danemark, l’Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, en élargissent progressivement le champ d’application, mais sans nécessairement en prévoir l’emploi pour détecter des prédispositions au cancer.
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Biobanques et études longitudinales : comment respecter l’autonomie des enfants ?
 

L’inclusion des enfants dans les études longitudinales soulève des questions éthiques uniques en raison de la durée potentiellement longue de leur participation à titre de sujets de recherche. Au cours du projet, les enfants vont grandir et acquérir la capacité et la maturité nécessaire pour prendre des décisions de manière indépendante. Cette situation donne lieu à des préoccupations particulières, non seulement en raison de l’autonomie croissante de l’enfant et de la place à lui accorder dans le processus décisionnel, mais aussi en ce qui concerne la portée de l’autorisation parentale et le degré de communication nécessaire entre les parents et l’enfant. Dans son dernier éditorial, GenEdit analyse les cadres normatifs internationaux dans ce domaine. Selon les auteurs de cet article, ces cadres, élaborés dans un contexte où les sujets de recherche sont des adultes ayant la capacité juridique nécessaire pour consentir, ne sont pas adaptés à la recherche impliquant des enfants. Ils concluent donc à la nécessité d’élaborer des lignes de conduite spécifiques pour les biobanques et les études longitudinales impliquant des enfants. Ils présentent enfin des recommandations à l’égard de l’autorisation parentale, de l’assentiment, du consentement ainsi que de la communication des résultats dans ce contexte particulier.
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Nouveaux syndromes
 
Syndrome H : hyperpigmentation, hypertrichose et plaques de sclérose
 

Des chercheurs israéliens décrivent dans « The Journal of American Academy of Dermatology » un nouveau syndrome autosomique récessif caractérisé par une hyperpigmentation, une hypertrichose et des plaques de sclérose. Les patients sont de petite taille et souffrent également de perte auditive, d’anomalies cardiaques, d’hépatosplénomégalie et d’hypogonadisme. Leurs observations sont complétées par une étude moléculaire publiée dans « The American Journal of Human Genetics ». La recherche d’homozygotie chez des familles d’origines arabe et bulgare, a permis d’identifier des mutations dans le gène SLC29A3, codant le transporteur de nucléoside hENT3. Les auteurs proposent de dénommer cette nouvelle pathologie le syndrome H.
Lire le résumé du premier article sur Pubmed
Lire le résumé du second article sur Pubmed


 
J Am Acad Dermatol ; 59(1):79-85 ; juillet 08
The American Journal of Human Genetics ; 83(4):529-34 ; octobre 08

 
Fibromatose gingivale et anomalies de l’émail : un nouveau syndrome autosomique récessif
 

Une équipe brésilienne décrit ici un nouveau syndrome associant une fibromatose des gencives à une anomalie de la structure et de l’apparence de l’émail. Les quatre patients appartiennent à une famille hautement consanguine et les symptômes se transmettent sur un mode autosomique récessif. L’un d’eux présente également un déficit intellectuel.
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J Periodontol. ; 79(7):1287-96 ; juillet 08
 
Tumeur plexiforme, angiomyxoide et myofibroblastique : une tumeur mésenchymateuse bénigne
 

Rau et coll. décrivent le cas d’une femme présentant une tumeur mésenchymateuse gastrique de type bénin. Cette tumeur qualifiée de plexiforme, angiomyxoide et myofibroblastique a déjà été décrite chez deux patients. Selon les auteurs, la description détaillée donnée ici permettrait de l’inclure au diagnostic différentiel des tumeurs stromales gastro-intestinales.


 
J Clin Pathol ; 61(10):1136-7 ; octobre 08
 


 
Nos gènes se dévoilent
 
Cardiopathie et anomalies des membres : le type slovène est une nouvelle forme de laminopathie
 

Les syndromes génétiques associant une cardiopathie à des anomalies des membres représentent un groupe hétérogène de maladie. En 2005, Sinkovec et coll. ont décrit une famille slovène présentant une forme progressive, se déclarant à l’âge adulte et caractérisée par un défaut de conduction sino-atriale et atrio-ventriculaire, des tachyarythmies atriale et ventriculaire, une cardiomyopathie dilatée et une brachydactylie. Renou et coll. ont aujourd’hui identifié la mutation responsable de ce phénotype. Elle touche le gène codant la lamine A. Cette protéine, mise en cause dans les syndromes progéroïdes, est un composant structurel de l’enveloppe nucléaire. Les auteurs proposent que ce syndrome soit considéré comme un nouveau type de laminopathie.


 
Pour en savoir plus sur "Laminopathie"

 
Journal of Medical Genetics ; 45(10):666-71 ; octobre 08
 
Syndrome de Kallmann : une origine génétique commune avec le syndrome CHARGE
 

Le syndrome de Kallmann se caractérise par l’association d’un hypogonadisme hypogonadotrope et d’une perte totale ou partielle de l’odorat. Ces deux troubles peuvent également être retrouvés chez des patients atteints du syndrome CHARGE. Ce dernier, de transmission autosomique dominante, est dû à des mutations dans le gène CHD7. Dans cette étude, les chercheurs ont identifié des mutations dans CHD7 chez trois patients atteints du syndrome de Kallmann et quatre autres souffrant d’une forme idiopathique d’hypogonadisme hypogonadotrope. Trois des mutations affectent directement un domaine indispensable à la fonction de remodelage de l’ADN de cette protéine (hélicase), les quatres autres touchent des résidus conservés de la protéine. Les auteurs suggèrent que ces cas représentent des variants alléliques modérés du syndrome CHARGE.
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Pour en savoir plus sur "Kallmann, syndrome de"

 
The American Journal of Human Genetics ; 83(4):511-9 ; octobre 08
 
Rétinite pigmentaire autosomique récessive : EYS est un gène majoritairement muté
 

La rétinite pigmentaire est une dystrophie héréditaire de la rétine qui mène à une cécité après plusieurs décennies d’évolution. 26 loci ont été impliqués dans les formes autosomiques récessives. Abd El-Aziz et coll. ont identifié le gène muté dans le locus le plus fréquemment associé à ces formes. Ce nouveau gène, dénommé EYS, intervient probablement dans le maintien de l’intégrité des cellules photoréceptrices de la rétine.


 
Pour en savoir plus sur "Rétinite pigmentaire"

 
Nature Genetics ; 40(11):1285-7 ; novembre 2008
 
Myoglobinurie récurrente : le métabolisme des phospholipides en cause
 

La myoglobinurie récurrente est fréquemment observée chez les patients souffrant de myopathies métaboliques congénitales. Elle peut être due à des troubles de la glycogénolyse, de la béta-oxydation mitochondriale des acides gras ou de la phosphorylation oxydative. Cependant, environ la moitié des cas reste inexpliquée. Zeharia et coll. ont identifié des mutations dans le gène LPIN1 chez des enfants nés de familles consanguines et souffrant de rhabdomyolyse. Ce gène code une enzyme musculaire impliquée dans le métabolisme des phospholipides (phosphatase d’acide phosphatidique). Parallèlement, l’identification d’une mutation hétérozygote chez un adulte atteint d’une myopathie induite par les statines suggère qu’une dérégulation de LPIN1 prédisposerait à cette autre pathologie.


 
Pour en savoir plus sur "Myoglobinurie récurrente"

 
The American Journal of Human Genetics ; 83(4):489-94 ; octobre 08
 
Polyadénomatose mammaire : gain de fonction de la prolactine chez certaines patientes
 

La polyadénomatose mammaire correspond à la présence dans les deux seins de fibroadénomes multiples, de volume et d’échogénicité hétérogènes. Bogorad et coll. ont identifié une mutation hétérozygote du gène de la prolactine chez 4 patientes. La conséquence de cette anomalie est une activation constitutive de la protéine, observée dans différents modèles cellulaires. Une activité normale peut être rétablie grâce à un antagoniste spécifique du récepteur à la prolactine, ouvrant la voie vers une nouvelle approche thérapeutique chez les patientes porteuses de cette mutation.
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Pour en savoir plus sur "Polyadénomatose mammaire"

 
PNAS ; 105(38):14533-8 ; septembre 08
 


 
La recherche, jour après jour
 
Recherche fondamentale
 
Sclérose latérale amyotrophique : des « cellules souches induites » d’un patient se différencient en motoneurones
 

Récemment, plusieurs équipes de chercheurs ont réussi à « reprogrammer » des cellules de la peau (fibroblastes) en cellules pluripotentes aux caractéristiques similaires aux cellules souches. Pour la première fois, l’équipe de Kevin Eggan a réussi à produire de telles cellules à partir de fibroblastes recueillis sur la peau d’un seul et unique patient âgé de 82 ans et atteint d’une forme familiale de sclérose latérale amyotrophique. Cette maladie neurodégénérative mène à une paralysie progressive. Les cellules pluripotentes ainsi obtenues sont capables de se différencier en motoneurones et en cellules gliales, les deux types cellulaires touchés dans la sclérose latérale amyotrophique. Ces cellules pourraient constituer un bon modèle d’étude des altérations neuronales encore incomprises dans cette maladie.


 
Pour en savoir plus sur "Sclérose latérale amyotrophique"

 
Science ; 321(5893):1218-21 ; août 2008
 
Recherche clinique
 
Maladie de surcharge lysosomale : le point sur les maladies de Gaucher, de Pompe et de Fabry
 

Dans ses éditions d’octobre, la revue « The Lancet » revient sur trois maladies de surcharge lysosomale disposant actuellement d’une thérapie enzymatique : les maladies de Gaucher, de Pompe et de Fabry. Dans chaque article, des données épidémiologiques, cliniques et diagnostiques sont exposées. Les auteurs présentent les nouvelles thérapies par enzyme de remplacement qui ont permis une amélioration sans précédent de la prise en charge des patients. Ils discutent des bénéfices et des limites de ces traitements, de leurs coûts et des avancées qu’ils représentent également pour les patients atteints d’autres maladies lysosomales.
Lire le résumé sur la maladie de Gaucher
Lire le résumé sur la maladie de Pompe
Lire le résumé sur la maladie de Fabry


 
Pour en savoir plus sur "Gaucher, maladie de"
Pour en savoir plus sur "Glycogénose type 2"
Pour en savoir plus sur "Fabry, maladie de"

 
The Lancet ; Vol. 372, Issue 9645, 1263-1271 ; octobre 08
The Lancet ; Vol. 372, Issue 9646, 1342-1353 ; octobre 08
The Lancet ; Vol. 372, Issue 9647, 1427-1435 ; octobre 08

 
Lymphomes diffus à grandes cellules B : pronostic de survie défavorable pour les mutations de TP53
 

Les lymphomes diffus à grandes cellules B sont des tumeurs agressives représentant 40% des malignités à cellules B. Young et coll. ont analysé chez 477 patients les mutations du gène TP53, un suppresseur de tumeur fréquemment associé à un mauvais pronostic dans d’autres cancers. 102 patients se sont avérés porteurs d’une mutation. Leur survie est plus faible que celle des patients sans anomalie dans le gène. De plus, certaines mutations dans certains domaines de la protéine ont un pronostic particulièrement défavorable.


 
Pour en savoir plus sur "Lymphome diffus à grandes cellules B"

 
Blood ; 112(8):3088-98 ; octobre 08
 
Syndrome de Brugada : la fibrillation ventriculaire est fréquemment associée à un QRS fragmenté
 

Le syndrome de Brugada est caractérisé par des anomalies de conduction cardiaque visibles à l’éléctrocardiogramme et une susceptibilité à la tachyarythmie ventriculaire et à la mort cardiaque subite. Les anomalies de conduction observées chez les patients sont souvent à la base d’une fibrillation ventriculaire. Certains patients présentent à l’éléctrocardiogramme des pics multiples au niveau du complexe QRS (QRS-fragmenté) dont la signification est encore inconnue. Dans une étude regroupant 115 patients, Morita et coll. ont observé qu’un QRS-fragmenté est plus fréquemment observé chez les patients avec une fibrillation ventriculaire (85% contre 34% chez les patients asymptomatiques). De plus, les patients présentant cette anomalie sont davantage sujets aux syncopes (58% contre 6%). Un complexe QRS fragmenté est donc un marqueur de susceptibilité à la fibrillation ventriculaire et un facteur de risque de syncope chez les patients atteints du syndrome de Brugada. L’observation de cette anomalie à l’éléctrocardiogramme est donc un fort argument pour l’implantation d’un défibrillateur automatique.


 
Pour en savoir plus sur "Brugada, syndrome de"

 
Circulation ; 118(17):1697-704 ; octobre 08
 
Néphroblastome : un pronostic aggravé chez l’adulte
 

Le néphroblastome ou tumeur de Wilms est une tumeur du rein chez l’enfant qui est rarement rencontrée chez l’adulte et difficile à distinguer des tumeurs rénales plus communes. Izawa et coll. ont collecté des données chez 128 patients adultes traités entre 1976 et 2006. Les formes adultes présentent un pronostic plus mauvais que les formes pédiatriques, notamment lorsqu’elles sont associées à des données histopathologiques défavorables ou à un stade clinique avancé. Les auteurs suggèrent que cette population bénéficie d’une surveillance plus étroite et d’une thérapie plus intense que celles préconisées par les recommandations actuelles établies chez l’enfant.


 
Pour en savoir plus sur "Néphroblastome"

 
Can J Surg ; 51(4):252-6 ; août 2008
 
Syndrome Cornelia de Lange : données épidémiologiques en Europe
 

Le syndrome de Cornelia de Lange est un syndrome malformatif caractérisé par une dysmorphie faciale très reconnaissable accompagnée d’un déficit intellectuel de sévérité variable, d’un retard de croissance important, d’anomalies des extrémités et parfois de malformations associées (cardiaques, rénales...). Barisic et coll. ont réalisé une étude épidémiologique sur des données collectées pendant 23 ans et réunies grâce au réseau européen EUROCAT (European Surveillance of Congenital Anomalies). Les auteurs estiment que la forme classique du syndrome a une prévalence de 1,6-2,2/100 000. Les malformations le plus souvent observées restent les anomalies des membres (73,1%), les troubles cardiaques (45,6%), les malformations du système nerveux central (40,2%) et les fentes palatines (21,7%).Tous les cas recensés sont des formes sporadiques. L’âge des parents ne semble pas être un facteur de risque. En revanche, un poids faible à la naissance est associé à un phénotype plus sévère. De plus, les garçons semblent souffrir plus fréquemment de malformations importantes des membres.


 
Pour en savoir plus sur "Cornelia de Lange, syndrome de"

 
The American Journal of Medical Genetics ; 146A(1):51-9 ; janvier 2008
 
Trichothiodystrophie : vers une description clinique détaillée
 

La trichothiodystrophie est une maladie autosomique récessive caractérisée par des cheveux épars et cassants associés à des anomalies variables. Basée sur une revue de la littérature, cette étude regroupe des données cliniques sur 112 patients âgés de 12 semaines à 47 ans. En dehors des anomalies des cheveux, les troubles les plus fréquemment observés sont un déficit intellectuel ou un retard de développement (86%), un nanisme (73%), une ichtyose (65%), des troubles oculaires (51%), des infections (46%), une photosensibilité (42%), des complications pendant la grossesse (28%) et un défaut du système de réparation de l’ADN (37%). Le taux de mortalité est élevé et principalement dû aux infections.
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Journal of Medical Genetics ; 45(10):609-21 ; octobre 08
 
Hémoglobinurie paroxystique nocturne : histoire naturelle des formes classique et associée à une aplasie médullaire
 

L’hémoglobinurie paroxystique nocturne est due à une anomalie des cellules souches hématopoïétiques. Le diagnostic de la maladie repose sur une anémie hémolytique, une insuffisance médullaire ou des épisodes de thromboses veineuses. Basée sur l’étude rétrospective de 460 patients français, cet article fait le point sur l’histoire naturelle de cette maladie. Environ un quart des patients est atteint d’une forme classique, la moitié présente également une aplasie médullaire et le dernier quart ne correspond à aucune de ces catégories. Dans la forme classique et celle associée à l’aplasie médullaire, les données cliniques et les facteurs pronostiques varient, cependant, l’évolution des patients est dans l’ensemble assez similaire, marquée principalement par des complications (thromboses, infections et leucémies).
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Blood ; 112(8):3099-106 ; octobre 08
 
CEMARA : un outil modèle pour le suivi épidémiologique dans les Centres de Référence Maladies Rares
 

Messiaen et coll. présentent dans cet article le projet CEMARA, élaboré par le Laboratoire de Biostatistique et d’Informatique Médicale (LBIM) de l’Hôpital Necker. Fondé sur un système d’information sécurisé via Internet, il est dédié à l’épidémiologie et au suivi médical des patients pris en charge dans les Centres de Référence Maladies Rares en France. 25 des 132 centres de références enregistrent leurs activités grâce à CEMARA. La collaboration développée avec Orphanet et Geneatlas est également décrite dans l’article. La liaison avec la base de données Orphanet permet notamment d’assurer l’homogénéité des libellés diagnostiques et ainsi de faciliter l’exploitation épidémiologique des données cliniques.


 
Stud Health Technol Inform ; 136:51-6 ; 2008
 
Thérapeutique
 
Maladie de Huntington : greffe de cellules souches humaines chez le rat
 

La maladie de Huntington est une affection neurodégénérative du système nerveux central qui atteint de façon prédominante les noyaux gris centraux. La greffe de cellules neuronales foetales chez les patients a montré des résultats préliminaires encourageants. Cependant l’accès à ces cellules est techniquement difficile. Des chercheurs français ont mis en place les techniques cellulaires pour obtenir des cellules exprimant les marqueurs neuronaux du striatum à partir de cellules souches humaines embryonnaires. Transplanté chez des rats adultes, ces cellules se sont différenciées en neurones du striatum. Malgré une croissance incontrôlée de ces cellules dans le cerveau des animaux, cette étude constitue le premier pas vers une thérapie utilisant des cellules aisément accessibles.
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PNAS ; 105(43):16707-12 ; octobre 08
 
Approches diagnostiques
 
Aneuploïdie fœtale : une nouvelle technique non invasive de diagnostic
 

Fan et coll. présentent ici une nouvelle technique de détection non invasive de l’aneuploïdie foetale à partir du sang maternel. A partir de l’ADN génomique libre dans le sang, les chercheurs ont séquencé de manière quantitative des fragments de 25 paires de bases répartis aléatoirement sur le génome. Cette approche, indépendante du polymorphisme de l’ADN, leur a permis de détecter les neufs cas de trisomie 21, les 2 cas de trisomie 18 et le cas de trisomie 13 chez un groupe de 18 femmes enceintes. La sensibilité de détection est variable selon les chromosomes, mais est élevée pour les chromosomes les plus fréquemment touchés (13, 18 et 21).
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PNAS ; 105(42):16266-71 ; octobre 08
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Polyglobulie de Vaquez et thrombocytémie essentielle : l’hydroxyurée et l’interféron alpha réduisent la quantité de JAK2 muté
 

La polyglobulie de Vaquez (PV) et la thrombocytémie essentielle (TE) sont des syndromes myéloprolifératifs fréquemment associés à la mutation V617F du gène JAK2. La détection de cette mutation somatique est maintenant largement utilisée pour diagnostiquer ces syndromes. Deux équipes françaises indépendantes se sont appuyées sur la présence de cette mutation pour surveiller l’évolution de ces maladies. Kiladjian et coll. publient les résultats d’un essai clinique de phase 2 incluant 40 patients atteints de polyglobulie de Vaquez. Leurs données démontrent que l’administration d’interferon alpha pégylé induit non seulement une réponse hématologique mais diminue de plus de la moitié la quantité de JAK2 muté chez la majorité des patients (89,6%). Parallèlement, chez 36 patients atteints de polyglobulie de Vaquez ou de thrombocytémie essentielle, Girodon et coll. ont testé l’effet d’un agent cytoréducteur : l’hydroxyurée. Chez 13 patients sur 25 traités (11 n’ont reçu aucun traitement), la quantité de JAK2 muté a diminué de plus de 30%. La comparaison de ces deux traitements dans un même essai permettrait de confirmer ces résultats encourageants.


 
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Pour en savoir plus sur "Thrombocytémie essentielle"

 
Haematologica ; 93(11):1723-7 ; novembre 08Blood ; 112(8):3065-72 ; octobre 08

 
Acromégalie : pegvisomant et Somatostatine A, la qualité de vie des patients s’améliore
 

L’acromégalie est une maladie acquise liée à une sécrétion excessive d’hormone de croissance. Elle est caractérisée par une apparition progressive de modifications de l’aspect physique : des extrémités élargies, des doigts agrandis, épaissis et boudinés et un épaississement des tissus mous. L’aspect du visage est également modifié : un nez épais et large, des pommettes saillantes, un front bombé, des lèvres épaisses et des traits grossiers. Le traitement consiste à normaliser la concentration d’IGF-1 par l’administration de Somatostatine A (SSA), ou de pegvisomant (PEG-V) si la première option thérapeutique a échoué. Neggers et coll. ont évalué l’effet de l’administration conjointe de ces deux molécules sur la qualité de vie de 20 patients dont la concentration d’IGF-1 a été stabilisée par la SSA. L’administration hebdomadaire de PEG-V permet une amélioration de la qualité de vie des patients. Pourtant, elle ne s’accompagne pas de changement de la concentration d’IGF-1. Les auteurs remettent ainsi en question l’utilisation de l’IGF-1 comme critère principal de surveillance de l’acromégalie, ainsi que l’utilisation du PEG-V en monothérapie uniquement après un échec du traitement à la SSA.


 
Pour en savoir plus sur "Acromégalie"

 
J Clin Endocrinol Metab ; 93(10):3853-9 ; octobre 08
 
Hypertension artérielle pulmonaire : bénéfices du sildenafil chez des patients recevant de l’epoprostenol
 

L’hypertension artérielle pulmonaire est définie par l’augmentation des résistances artérielles pulmonaires évoluant vers l’insuffisance cardiaque droite. Le sildenafil par voie orale et l’epoprostenol par voie intraveineuse ont indépendamment montré leur efficacité dans cette indication. Simonneau et coll. ont évalué l’effet du sildenafil chez des patients recevant à long terme de l’epoprosténol. L’essai a été conduit chez 267 patients, recevant le traitement ou un placebo en double aveugle, pendant 16 semaines. Dans le groupe recevant du sildenafil, une diminution importante de la pression artérielle pulmonaire (moins 3,8 mm de mercure) et du débit cardiaque a été observée. De plus, la vitesse de détérioration de l’état des patients est ralentie tandis que leur qualité de vie s’améliore. Les auteurs ont cependant observé une augmentation des maux de têtes et des douleurs gastriques.


 
Pour en savoir plus sur "Hypertension artérielle pulmonaire primitive"

 
Ann Intern Med ; 149(8):521-30 ; octobre 08
 
Maladie de Fabry : controverse sur la comparaison des deux enzymes de substitutions autorisées en Europe
 

La maladie de Fabry est une maladie de surcharge lysosomale due au déficit de l’enzyme alpha-galactosidase A. Actuellement en Europe, deux enzymes recombinantes sont autorisées dans le traitement de cette maladie : l’agalsidase alpha (Replagal) et l’agalsidase bêta (Fabrazyme). La première est indiquée à 0,2 mg/kg toutes les deux semaines, tandis que la seconde est administrée à 1,0 mg/kg à la même fréquence. Le coût annuel de ces deux traitements est quasiment identique pour les doses indiquées, si bien que l’agalsidase-alpha est environ cinq fois plus coûteuse par milligramme de protéines que l’agalsidase-bêta.
En 2007, Vedder et coll. montraient, dans un essai clinique ouvert et randomisé, que les deux traitements administrés à doses égales (0,2 mg/kg) ont un effet similaire sur les paramètres cardiaques, rénaux et cérébraux surveillés.
En juillet dernier, la même équipe a présenté les résultats d’un nouvel essai comparant un groupe de 31 patients traités avec l’une ou l’autre des enzymes administrées à 0,2 mg/kg avec un groupe de 21 patients recevant 1mg/kg d’agalsidase bêta toutes les deux semaines. Dans un premier temps, ils ont confirmé que les patients développent des anticorps dirigés contre les deux enzymes de substitutions. Ils ont ensuite montré qu’à la concentration la plus haute, l’agalsidase bêta permet une diminution de la quantité de GL-3 dans les urines chez les patients développant des anticorps.
Mehta et coll., dans une lettre à l’éditeur de « Molecular Genetics and Metabolism », contestent fermement les résultats de cette dernière étude. Leurs arguments reposent principalement sur la conception même de l’essai. La principale critique s’attaque au regroupement de patients recevant deux enzymes différentes dans le groupe traité par des faibles concentrations d’enzyme, et ce, faute de participants à l’étude. En effet, selon certaines données de la littérature, ces enzymes ne sont pas strictement identiques et ne peuvent donc être considérées comme tel. En réponse, les auteurs de l’étude s’appuient sur différentes publications montrant que fonctionnellement, les deux enzymes sont équivalentes. Ils précisent tout de même qu’une étude à plus grande échelle est nécessaire pour confirmer ces résultats. Ils maintiennent également leur hypothèse selon laquelle la présence ou non d’anticorps chez les patients doit influencer les doses d’enzymes administrées.


 
Pour en savoir plus sur "Fabry, maladie de"

 
Mol Genet Metab ; 94(3):319-25 ; juillet 08
 


 
Médicaments orphelins
 
Vidaza : 50éme médicament orphelin à recevoir une opinion positive d’autorisation de mise sur le marché
 

Lors de sa réunion d’octobre 2008, le CHMP (Committee for Medicinal Products for Human Use) a adopté une opinion positive pour Vidaza (azacitidine), développé par Celgene Europe Ltd, indiqué dans le traitement des adultes atteints de syndromes myélodysplasiques ou de leucémies aigues myéloïdes et non éligibles à la transplantation de cellules souches hématopoïétiques. Vidaza est le 50ème médicament orphelin à recevoir une opinion positive d’autorisation de mise sur le marché. A cette occasion, l’EMEA publie une liste des médicaments orphelins ayant reçu une autorisation de mise sur le marché, classée par date d’autorisation et par aire thérapeutique. Pour chaque médicament, l’EMEA renseigne les dates de désignation et d’autorisation de mise sur le marché, l’indication et le promoteur de la désignation orpheline. L’ensemble de ces informations, régulièrement mis à jour, est toujours disponible en français sur le site d’Orphanet.

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Vingt-quatre nouvelles opinions positives pour des désignations orphelines en octobre et novembre 2008
 

Lors des réunions d’octobre et novembre 2008, le COMP (Committee for Orphan Medicinal Products) a accordé une opinion positive pour la désignation orpheline à vingt-quatre substances médicinales pour les indications suivantes :

- traitement du sarcome des tissus mous,
- traitement des leucémies myéloïdes aigues (2 substances),
- traitement de la dystrophie musculaire de Duchenne(4 substances),
- traitement des leucémies lymphocytaires aigues,
- traitement du gliome,
- traitement des lymphomes anaplasiques à grandes cellules,
- traitement des lymphomes hodgkiniens,
- traitement des leucémies à tricholeucocytes,
- traitement du myélome multiple (3 substances),
- traitement du purpura thrombotique thrombocytopénique,
- traitement de l’hypophosphotasie,
- traitement des tumeurs neuro-endocrines gastro-entéro-pancréatiques,
- traitement de la maladie de Huntington,
- traitement des leucémies lymphocytaires chroniques,
- traitement de la maladie de Behçet
- traitement du carcinome non papillaire de la vessie,
- prévention de l’ischémie associée à la transplantation d’organes,
- traitement des lésions de la mœlle osseuse.

Lire le communiqué de presse d’octobre
Lire le communiqué de presse de novembre
Consulter le registre des désignations orphelines européennes


 
Angio-oedème héréditaire et hémophilie A : deux nouveaux médicaments orphelins approuvés aux Etats-Unis
 

La Food and Drug Administration (FDA) a approuvé au mois d’octobre la commercialisation de deux nouveaux médicaments orphelins : Cinryze et Kogenate FS. Développé par Lev Pharmaceuticals Inc., Cinryze est un inhibiteur de la C1 esterase, indiqué dans la prévention des crises chez les patients atteints d’angio-œdème héréditaire. Kogenate FS, développé par Bayer Healthcare LLC, est un facteur VIII recombinant obtenu par génie génétique pour le traitement des patients atteints d’hémophilie de type A.

Lire le communiqué de presse sur Cinryze
Lire le communiqué de presse sur Kogenate FS


 


 
Financer sa recherche
 
Diagnostic génétique et diagnostic prénatal, l’Agence de la biomédecine ouvre son appel d’offres recherche 2009
 

Pour l’année 2009, l’agence de la biomédecine lance un nouvel appel à propositions sur les thèmes « Assistance médicale à la procréation, diagnostic prénatal et diagnostic génétique » pour financer des projets de recherche médicaux et scientifiques. Les projets pourront s’inscrire dans les domaines suivants :
- Sciences humaines, économiques et sociales : étude en santé publique et / ou éthique ;
- Sécurité et qualité des pratiques, notamment dans les technologies innovantes ;
- Impact des diverses méthodes en matière de santé ;
- Amélioration des techniques et méthodes.
Date limite de dépôt des dossiers : 15 janvier 2009
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Second appel à projets transnational sur les maladies rares
 

E-Rare est un réseau regroupant 10 partenaires de 8 pays et impliqué dans le développement de programmes de recherche nationaux et régionaux dans le domaine des maladies rares. E-Rare est financé par l’Union européenne dans le cadre d’ERA-Net, un programme du FP6. Le but de ce consortium est de promouvoir la recherche sur les maladies rares en Europe. Après le succès du premier appel d’offres transnational lancé en 2007, le consortium annonce l’ouverture du second appel le 3 décembre prochain. Le but est de permettre aux chercheurs des différents pays de collaborer sur un même projet de recherche interdisciplinaire. Les projets devront concerner un groupe de maladies rares ou une seule maladie rare répondant à la définition européenne (maladie affectant moins de 5 personnes sur 10000 dans la communauté européenne). Les groupes de recherche basés en France, Allemagne, Espagne, Israël, Italie, Turquie, Pays-Bas et Portugal sont susceptibles d’être financés. La date limite de dépôt des dossiers est fixé au 5 février 2009. Pour en savoir plus, vous pouvez contacter le responsable du projet en France ou le secrétariat par email ou télécharger l’annonce préliminaire.


 


 
Actualités des associations
 
34 essais cliniques pour le traitement de maladies rares soutenus par l’AFM
 

A l’occasion du prochain Téléthon, l’Association Française contre les Myopathies (AFM) fait le point sur les essais cliniques sur des traitements de maladies rares qu’elle soutient. Aujourd’hui, au nombre de 34, ils couvrent 29 maladies différentes :
- 11 maladies neuromusculaires
- 4 maladies neurologiques ou neurodégénératives : adrénoleucodystrophie, maladie de Huntington, ataxie de Friedreich, maladie de San Filippo (2 types différents)
- 3 maladies du sang : drépanocytose, bêta-thalassémie et porphyrie
- 2 déficits immunitaires : ADA et WASP
- 1 maladie de la peau : épidermolyse bulleuse (2 formes différentes)
- 1 maladie de la vision : Amaurose de Leber
- 1 maladie du vieillissement : progeria
- l’infarctus du myocarde.
Les approches thérapeutiques sont variées : thérapie génique (50%), thérapie cellulaire (20%), pharmacologie (30%).
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Colloques, séminaires et cours
 
The multiple faces of lamins in aging and disease
 
Vienne, Autriche
 
6 – 9 janvier 2009
 
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Diagnostic validation in Genetic Testing Laboratories
 
Prague, République tchèque
 
8 - 9 janvier 2009
 
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Molecular Mechanisms of Neurodegeneration
 
Milan, Italie
 
8 - 10 mai 2009
 
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7th World Congress on Melanoma
 
Vienne, Autriche
 
12 - 16 mai 2009
 
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8th Balkan Meeting on Human Genetics
 
Cavtat, Croatie
 
14 - 17 mai 2009
 
En savoir plus
 
Mutation Detection 2009: 10th International Symposium on Mutations in the Genome
 
Paphos, Cyprus
 
28 mai – 1er juin 2009
 
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12th International Congress on Neuronal Ceroid Lipofuscinoses
 
Hambourg, Allemagne
 
3 - 6 juin 2009
 
En savoir plus
 
Calendrier des événements maladies rares
 
Retrouvez dans cet agenda tous les événements annoncés.
 


 
A lire
 
« Où on va papa ? », le témoignage drôle et émouvant d’un père d’enfants handicapés
 
Auteur : Jean-Louis Fournier
Editeur : Stock
Prix : 15 euros
Prix Femina 2008, cet ouvrage est l’hommage tendre, plein d’humour et de second degré d’un père pour ses deux fils handicapés.

 
La fibromyalgie, un ouvrage pour les patients
 

Un historien de la santé, un rhumatologue et une représentante des associations de patients se sont réunis pour décrire cette maladie et son histoire.
En savoir plus


 
Le guide du handicap à l’usage des collectivités locales
 

Conçu par le Centre National de la Fonction publique territoriale en partenariat avec le FIPHFP (Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique) et le concours de la revue Etre Handicap Information, le Guide du handicap à l’usage des collectivités territoriales s’adresse aux collectivités territoriales et leurs agents. Il se propose d’apporter des éléments de réponse aux besoins auxquels sont confrontées les personnes handicapées : l’accessibilité, l’emploi, la scolarité.
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Orphanews, la lettre d'actualité d'Orphanet
Orphanews est soutenue par l'AFM grâce aux donateurs du Téléthon et par l'Assurance Maladie Sécurité Sociale
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