17 Décembre 2008


 
Editorial
 
Une conférence d’évaluation du Plan maladies rares aura lieu les 8 et 9 Janvier 2009
 

Le Haut Conseil de la Santé Publique a été saisi par la ministre de la santé d’une demande d’évaluation du plan maladies rares 2004-2008. Dans le cadre de cette évaluation, le Haut Conseil de la Santé Publique et le comité d’évaluation (CODEV) organisent une conférence d’évaluation qui à pour but :

- D’étayer les réflexions du CODEV,
- De préciser certaines questions et réponses,
- De faire des propositions pour le futur.

Cette conférence se tiendra au Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, salle Laroque les 8 et 9 janvier 2009.

Les inscriptions se font par mail à l’adresse suivante : conference-maladies-rares@cemka.fr
Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Nathalie Vanhaverbeke au 0 800 010 363


 


 
Nouveautés Orphanet
 
Textes
 
Prévalence des maladies rares : une enquête bibliographique – 10éme édition
 
Prévalence ou nombre de cas publiés classés par ordre alphabétique des maladies
Maladies classées par prévalence décroissante ou par nombre de cas publiés

 
Encyclopédie professionnelle française
 
Purpura rhumatoïde de l’adulte (Co-publié avec La Presse Médicale)
 
Vivre avec une maladie rare en France : aides et prestations - 2ème édition
 
Téléchargez le cahier Orphanet
 
Encyclopédie Orphanet professionnelle en langue anglaise
 
Nephronophthisis (publié dans « European Journal of Human Genetics » en association avec Orphanet)
 


 
L'événement...
 
La solidarité de la communauté des maladies rares offre un joli conte de Noël à la famille Boka
 

La famille Boka est une famille touarègue résidant à Niamey, au Niger. Amar et sa femme ont six enfants, tous sont atteints d’une myopathie des ceintures. En avril dernier, l’association française Nord Niger Santé, qui réalise régulièrement des missions de santé au Niger, a rencontré parents et enfants. Alertés par la détresse de cette famille, ils ont pris contact avec Laurence Tiennot-Herment, la présidente de l’Association Française contre les Myopathies. La chaîne de solidarité s’est alors mise en place…

Le 3 novembre dernier sont arrivés à Paris, Amar et deux de ses fils, Moussa (16 ans) et Aziz (10 ans), accompagnés de Adal Rhoubeid, un étudiant en médecine à Niamey, parrainé par Nord Niger Santé et qui a décidé de faire sa thèse de doctorat sur ces cas de myopathie.
Les billets d’avion pour Amar et les enfants ont été offerts par le partenariat humanitaire d’Air France. Le billet d’Adal a été offert par l’AFM. L’association a également assuré leur accueil à l’aéroport, leur hébergement, et a mis à leur disposition un véhicule adapté pour le fauteuil de Moussa. Ils ont bénéficié à Garches d’un bilan médical spécialisé, grâce à l’efficacité du Dr Viollet, afin de connaître le type précis de myopathies des ceintures dont ils sont atteints. Ils ont visité l’AFM et le Généthon à Evry, où Adal a notamment pu rencontrer des chercheurs. Ils ont également rencontré des bénévoles, visité Paris (la Tour Eiffel !) et même fait un peu de shopping !
Grâce à l’association Nord Niger Santé, la famille n’a pas eu à payer les frais de passeports, de visas, d’hospitalisation et d’examens complémentaires. Un ordinateur portable a été offert aux enfants. Grâce à une connexion Internet également financée par l’association, ils pourront garder contact avec toutes les personnes rencontrées en France. Ce don est particulièrement important pour ces enfants qui ne sont plus scolarisés du fait de leur handicap. L’AFM a pour sa part offert deux fauteuils roulants à la famille, dont un électrique pour Moussa.

Cette belle histoire n’a été possible que grâce à la solidarité qui anime les professionnels et les bénévoles ayant participé à l’organisation de ce séjour. Qui mieux que la famille Boka elle-même peut en témoigner : « Merci donc à vous tous, à Louis Viollet et Andoni Urtizberea, pour la biopsie et les consultations à Garches ; merci au Dr Ségolène Aymé de nous avoir mis en rapport avec Mireille Queillé, d’Air France, qui a pris en charge les billets de la famille ; merci à Hervé qui a contribué largement à l’organisation du séjour du groupe et s’est occupé de tous les papiers, merci pour le temps et l’énergie que cela a représenté ; merci à l’AFM, et notamment à Wahiba pour le billet du futur médecin qui s’intéresse à nos maladies via Brigitte et le service voyage ; merci à Hadi et Jean-Claude des Actions médicales pour la visite du service et les conseils donnés; merci à Françoise et Laure pour l’organisation de l’accueil pour le séjour à Etiolles et le véhicule aménagé ; merci au service des Aides techniques et notamment à Philippe et Catherine, pour le prêt puis le don d’un fauteuil électrique et d’un fauteuil manuel pour les enfants ; merci à Gildas, pour le film, le super contact et l’organisation de la visite de l’AFM ; merci à Xavier ; merci aussi à Généthon et en particulier à Safa et son équipe, à Fabrice, à Marc Bartoli; merci à la coordination du 92 nord et à la famille de la Réunion ; merci aussi aux collégiens d’Avon … mille mercis à vous et à ceux que j’ai peut-être oubliés. »


 


 
Politique de recherche et de santé
 
Nationale
 
Un nouveau succès pour l’édition 2008 du Téléthon
 

Plus de 95 millions de promesses de dons ont été enregistrées à la fin des 30 heures de plateau télévisé du Téléthon 2008 ! Les français ont de nouveau fait preuve de leur générosité, malgré les craintes de l’AFM qui redoutait les conséquences du climat économique frileux de cette fin d’année. La solidarité nationale continue ainsi de soutenir la recherche sur les maladies rares, alors que l’AFM participe au financement d’essais cliniques très prometteurs pour des patients atteints de maladies jusqu’à présent orphelines de traitement, telles que la dystrophie musculaire de Duchenne ou la progeria. Les dons permettent également le soutien de nombreuses autres actions, dont la publication de cette newsletter.

Comme chaque année, la marche des maladies rares, organisée par l’Alliance Maladies Rares, a été un moment de fêtes et d’émotion pour des fidèles toujours au rendez-vous malgré le froid hivernal de ce début décembre.


Le Téléthon télévisuel est bel et bien fini pour cette année, mais il continue sur Internet. Pour faire un don, il suffit de visiter le site Internet de l’AFM.


 
Un partenariat public-privé pour développer la collecte de sang de cordon
 

En octobre 2008, la Générale de Santé créait sa fondation d’entreprise : la Fondation Générale de Santé. Celle-ci s’est fixée trois missions : développer des projets thérapeutiques innovants, conduire des actions médicales humanitaires et favoriser l’insertion professionnelle et sociale des personnes handicapées. Un mois plus tard, la Fondation a déjà engagé une action en matière d’innovation thérapeutique : un partenariat avec l’Etablissement Français du Sang a été signé pour développer la collecte de sang de cordon.
Le sang de cordon, aussi appelé sang placentaire, est riche en cellules souches hématopoïétiques. Congelées et conservées dans des banques publiques, ces cellules sont utilisées pour greffer des receveurs souffrant de maladies du sang, principalement des cancers rares et des maladies génétiques. Jusqu’à présent le prélèvement de sang de cordon ne pouvait être réalisé que dans 8 maternités habilitées par l’Etablissement Français du Sang. Afin d’augmenter le nombre de dons, la Fondation Générale de Santé mobilise les équipes médicales des 20 maternités privées du groupe, espérant ainsi doubler le nombre de maternités collectrices d’ici 2010.
Ce partenariat est conclu alors que la France fête les 20 ans de la première greffe de cellules souches hématopoïétiques issues du sang de cordon par le Pr Eliane Gluckman, chez un patient atteint de l’anémie de Fanconi. A cette occasion, l’Etablissement Français du Sang présente un état des lieux complet de l’utilité du sang de cordon, de l’organisation actuelle du réseau Français de sang placentaire, et des objectifs fixés par l’Agence de la biomédecine.

Lire le dossier de presse


 
Soutenez les associations agissant dans le domaine de l’accès aux soins, visitez Volontaires-em.org
 

Les entreprises du médicament (LEEM) lancent un nouveau site Internet avec la vocation de développer un mécénat de compétences. Volontaires-em.org a pour but de permettre à des associations, reconnues d’intérêt général et agissant dans le domaine de l’accès aux soins, de mettre en ligne leurs besoins concernant principalement des missions de courte durée en France. Les compétences recherchées peuvent être aussi variées que développer une nouvelle communication, organiser ou repenser un système d’information, ou encore auditer la gestion d’un dispensaire. De leur côté, les entreprises membres du réseau auront identifié des volontaires bénévoles au sein de leur propre structure. Lorsque le profil de l’un de ces volontaires correspondra à une demande de mission de l’une des associations, les deux parties seront mises en relation. Jérôme Soletti, responsable des Partenariats du LEEM, est actuellement l’administrateur de ce site.
Volontaires, entreprises ou associations, visitez dès maintenant Volontaires-em.org pour devenir partenaire de ce mécénat de compétences.


 
Alain Fischer, lauréat du grand prix Inserm de la recherche médicale 2008
 

La recherche sur les maladies rares a de nouveau été mise à l’honneur lors de la cérémonie des prix Inserm 2008. Alain Fischer, directeur de l’unité Inserm 768 « Développement normal et pathologique du système immunitaire », a reçu le 2 décembre dernier le Grand Prix Inserm 2008.
Depuis 2000, cette récompense rend hommage à un acteur de la recherche scientifique française dont les travaux ont permis des progrès remarquables dans la connaissance de la physiologie humaine, en thérapeutique, et plus largement, dans le domaine de la santé. Alain Fischer s’est rendu célèbre par la réalisation du premier essai clinique de thérapie génique mené sur des enfants atteints de déficit immunitaire combiné sévère. Ces enfants, totalement privés de défense immunitaire, ont été traités en 1999. La plupart des enfants ainsi soignés ont guéri mais certains ont développé une leucémie liée à l’action du vecteur (un rétrovirus) utilisé pour introduire le gène correcteur. Aujourd’hui, les chercheurs travaillent sur l’utilisation de nouveaux vecteurs, qui auront la même efficacité mais seront plus sûrs.
L’année dernière, Christine Petit avait été récompensée pour ses travaux sur les surdités héréditaires (voir l’OrphaNews du 3 janvier 2008).

Lire le portrait d’Alain Fischer sur le site de l’Inserm


 
Le système de soins français chute dans le classement européen des consommateurs de soins de santé
 

D’après l’Indice européen 2008 des consommateurs de soins de santé (Euro Health Consumer Index ou EHCI), la France n’occupe plus que la 10ème place en ce qui concerne la convivialité de son système de soins de santé par rapport aux systèmes nationaux de 31 pays européens.
Dans six catégories comportant 34 indicateurs de performance, la France affiche un score de 695 points sur un maximum de 1000. Elle chute ainsi de 7 places depuis l’année dernière, alors qu’en 2006 elle obtenait la médaille d’or. Deux mesures sont à l’origine de ce mauvais classement : la mise en place très lente des dossiers médicaux électroniques et la restriction de l’accès aux soins des spécialistes par la mise en place du médecin traitant. D’après Arne Björnberg, directeur de recherche pour l’Indice européen des consommateurs de soins de santé, « la France devrait accélérer la mise en place des dossiers médicaux électroniques ; les normes en matière de santé électronique, ainsi que l’information, devraient être améliorées. De même, rien ne prouve que le filtrage de l’accès aux soins primaires permette de faire des économies, restreindre l’accès aux soins des spécialistes est probablement une solution inappropriée ».
Cette année, les Pays-Bas sont en tête du classement avec un score de 839 points, suivis du Danemark, de l’Autriche (gagnante de l’EHCI en 2007), du Luxembourg et de la Suède.

En savoir plus


 
Les services d’éducation et de soins à domicile en forte augmentation depuis 2001
 

Selon l’enquête « Etablissements sociaux et médico-sociaux » 2006, au 31 décembre 2006, 107 000 places sont ouvertes dans les établissements médicosociaux pour enfants ou adolescents handicapés et 34 000 places au sein des services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD). Ces derniers ont vocation à intervenir sur le lieu de vie ordinaire des enfants. Le nombre de places de SESSAD a fortement augmenté entre 2001 et 2006 (+48 %) mais pas celui des établissements. Malgré une hausse globale du nombre de places, le nombre d’enfants accueillis reste légèrement supérieur au nombre de places proposées dans l’ensemble des structures médicosociales pour enfants handicapés (établissements et SESSAD).
Parmi les enfants accueillis dans ces structures, il y a une majorité de garçons et de déficients intellectuels. Même suivis en établissement, la plupart de ces enfants voient régulièrement leurs parents, soit parce qu’ils vivent chez eux, soit parce qu’ils retournent chez eux le week-end. La part des enfants handicapés non scolarisés a diminué au sein des structures et atteint 12 % chez les 6-15 ans. Enfin, la majorité des enfants ayant quitté une de ces structures en cours d’année a été réorientée vers une autre structure médico-sociale.

Lire les résultats de l’étude


 
Européenne
 
La France a accueilli la dernière conférence pour une action en faveur des maladies rares avant la fin de sa présidence de l’UE
 

Le quatrième et dernier événement officiel organisé sous les auspices de la présidence française de l’Union européenne s’est tenu le 18 novembre dernier à Paris. La conférence « Stratégies et plans d’action nationaux pour les maladies rares en Europe : état des lieux et partage d’expériences : vers des recommandations européennes » a pris place une semaine jour pour jour après l’annonce de l’adoption par la Commission européenne de la Communication et d’une proposition de recommandations du conseil dans le domaine des maladies rares. Les participants ont pu constater que les différentes parties impliquées travaillaient déjà sur les meilleures stratégies à adopter pour faire avancer les actions dans le domaine des maladies rares avant l’adoption finale par le conseil de l’Europe et le parlement, planifiée le 9 juin 2009 sous la présidence européenne tchèque.

La conférence a été lancée par la ministre de la Santé en personne, réitérant le soutien de la France pour coordonner l’effort européen et rappelant que le plan national maladies rares français peut constituer un modèle pour le reste de l’Europe. Ce plan, qui expire à la fin de l’année, sera renouvelé après une période d’évaluation et d’expertise qui doit servir à définir les nouvelles priorités. Les exposés qui ont suivi ont été présentés par des personnalités très impliquées dans le domaine des maladies rares, chacun contribuant par leur connaissance et leur expertise à faire avancer ce domaine. Nick Fahy, chef de l’unité « information sur la santé » de la DG Sanco, a présenté d’un point de vue historique l’action européenne dans le domaine des maladies rares et des médicaments orphelins. Il a également pris le temps de définir les prochaines étapes avant l’adoption officielle de la Communication par le Conseil. Le président d’Eurordis, Terkel Andersen, a évoqué la traditionnelle marche des maladies rares française comme un symbole des actions prenant maintenant place au niveau européen. Il a présenté la Communication comme l’événement le plus important depuis le développement de la réglementation sur les médicaments orphelins adoptée il y a près de 10 ans. Ségolène Aymé, directrice d’Orphanet et coordinatrice de la Rare Disease Task Force de la Commission européenne, a rappelé aux participants que la procédure d’adoption n’était qu’à mi-chemin. Elle a souligné les initiatives variées prenant place au niveau national à travers l’Europe et a rappelé les progrès accomplis grâce au plan maladies rares français. Chaque pays doit maintenant construire son propre plan en fonction des spécificités du système de santé national et des besoins des patients. Malgré l’inévitable diversité européenne, Ségolène Aymé a assuré que la bonne volonté et l’adhésion de tous aux objectifs permettra d’aller de l’avant. Quatre pays (Bulgarie, Italie, Pays-Bas et Portugal) ont illustré la diversité européenne en matière d’organisation et d’efforts dirigés pour les patients atteints de maladies rares. Les débats qui ont suivis les interventions ont été l’occasion de commentaires pertinents de la salle et l’importance des associations de patients a été soulignée par leurs représentants. Les communications de la matinée ont été résumées en douze thèmes clés : créer des plans nationaux personnalisés prenant en compte les spécifications de chaque pays, adopter une vision européenne, définir un niveau de référence pour l’identification de centres d’expertise (l’équivalent européen des centres de référence français), définir des objectifs clairs et quantifiables, créer des indicateurs pour évaluer les progrès, mettre en place des réseaux de centres d’expertise, former les professionnels médicaux, coordonner, développer une approche multidisciplinaire, évaluer, financer et prendre en compte l’engagement des patients.

Les discussions de l’après-midi ont été consacrées au projet Europlan : « European Project for Rare Diseases National Plans Development ». Financé pour une période de trois ans qui a débuté en avril 2008, Europlan a pour but d’élaborer des recommandations pour définir un plan stratégique pour les maladies rares au niveau national. Organisé en 8 « unités de travail », Europlan inclut 23 pays et invite les pays extérieurs à l’Union européenne à rejoindre la projet. Les différentes unités collectent l’information sur les initiatives prises par les états membres, développent des indicateurs pour surveiller la mise en application et l’impact des plans et, avec Eurordis, organisent des conférences nationales pour présenter les recommandations et le travail réalisés avec les personnes impliquées localement afin de les transposer en action nationale. Le directeur d’Eurordis, Yann Le Cam, a insisté sur le besoin d’une stratégie intégrée et globale ayant une viabilité à long terme. Il a défini 5 priorités : la recherche associée aux centres d’expertise, adopter une approche public-privé, établir des financement pérennes, mettre en place des réseaux de centres d’expertise, développer les services d’information pour les professionnels et les patients, tel qu’Orphanet, encourager les avis d’experts (protocoles communs pour l’Union européenne), et donner du pouvoir aux associations de patients. L’Italie et la France ont présenté des méthodologies pour l’évaluation des plans nationaux maladies rares. Gill Tchernia, du comité d’évaluation du haut conseil français de santé publique, a conclu la discussion sur une note poignante, rappelant aux participants de considérer le statut des immigrants atteints de maladies rares dans l’union, un secteur particulièrement vulnérable de la population.

La conférence s’est terminée par une table ronde regroupant des décideurs politiques : Antoni Montserrat, responsable de projet pour la DG Sanco et la « troïka » de la présidence européenne représentée par la France (Annie Podeur, directrice de l’hospitalisation et de l’organisation des soins), la République tchèque (Milan Macek, responsable du département de biologie et de génétique) et la Suède (Olivia Wigzell, directrice de la division de services médicaux au ministère de la santé et des affaires sociales). Tous ont entendu le caractère urgent de la Communication et des recommandations et ont attesté de leur engagement pour maintenir ce dossier prioritaire. Malgré cette assurance, de nombreuses parties prenantes garderont les doigts croisés jusqu’au 9 juin 2009 !

Ces actes sont désormais disponibles et les présentations powerpoint devraient bientôt être accessibles sur le site Internet du ministère de la santé et sur le site de la PFUE.

Cet évènement qualifié de « majeur » par la ministre dans son discours d’ouverture, a fortement mobilisé et traduit la volonté d’avancer dans une stratégie commune au niveau européen sur les maladies rares.
En espérant que la proposition de recommandation du Conseil, discutée lors du Conseil des ministres EPSSCO du 16 décembre, sera rapidement adoptée afin de traduire concrètement les engagements qui ont été pris pendant cette journée.


 


 
Bioéthique et législation
 
La mise en place des Etats généraux de la loi bioéthique se précise
 

Roselyne Bachelot a installé la semaine dernière le comité de pilotage des Etats généraux de la bioéthique. Ce comité, présidé par Jean Léonetti, le député auteur de la loi sur la fin de vie, doit déterminer une méthode de travail, permettant d’assurer un véritable débat citoyen, touchant le plus grand nombre. Il réunit, outre son président, cinq personnalités déjà impliqués dans ce débat : Alain Claeys, député, Marie-Thérèse Hermange, sénatrice, Sadek Beloucif, professeur de médecine, Claudine Esper, professeur de droit et Suzanne Rameix, philosophe.

Parallèlement, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a publié un rapport qui identifie « les problèmes philosophiques et les interrogations éthiques que suscite ce rendez-vous, en indiquant les questions qui méritent d’être débattues et en rendant compte de la complexité de ces questions ». Intitulé « Questionnement pour les Etats généraux de la bioéthique », il pose le cadre de révision de la loi.

Enfin, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) publie également un rapport sur « l’évaluation de l’application de la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique ». En effet l’article 40 de la loi dispose que « la présente loi fera l’objet d’un nouvel examen d’ensemble par le Parlement dans un délai maximum de cinq ans après son entrée en vigueur » et que « elle fera en outre l’objet, dans un délai de quatre ans, d’une évaluation de son application par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques ». C’est à cette double saisine législative que répond ce rapport.

Les États généraux se dérouleront au cours du premier semestre 2009.


 


 
Nouveaux syndromes
 
Craniosynostose, hydrocéphalie, malformation de Chiari 1 et synostose radiocubitale
 

Deux frères présentent une craniosynostose sagittale, une hydrocéphalie, une malformation de Chiari 1, un blépharophimosis, de petites oreilles implantées basses, un philtrum court, une synostose radiocubitale, une malformation rénale et un hypogénitalisme. Les analyses cytogénétiques et moléculaires n’ont décelé aucune anomalie chromosomique ou génétique. La transmission de ce nouveau syndrome chez une famille non consanguine est probablement associée au chromosome X, cependant une transmission autosomique récessive ou autosomique dominante associée à un mosaïcisme germinal ne peuvent être exclues.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Eur J Med Genet ; publication en ligne avancée ; novembre 2008
 
Cécité, scoliose et arachnodactylie
 

Le père et les deux garçons d’une famille turque présentent une arachnodactylie associée à une scoliose et une cécité. La fille souffre uniquement de cécité. Aucune mutation dans 3 des gènes associés au syndrome de Marfan ou à des syndromes proches (FBN1, TGFBR1 et TGFBR2) n’a été identifiée.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Genet Couns ; 19(3):319-30 ; 2008
 
SCA30 : une ataxie spinocérébelleuse autosomique dominante se déclarant à l’âge adulte
 

Les ataxies spinocérébelleuses autosomiques dominantes constituent un groupe cliniquement et génétiquement hétérogène de maladies caractérisées par une ataxie progressive de la démarche, de la posture et des extrémités, une dysarthrie et/ou des troubles oculomoteurs. 27 formes ont été décrites et 16 gènes identifiés (gènes SCA). Storey et coll. décrivent une nouvelle forme d’ataxie pure à évolution lente. La maladie se déclare à l’âge adulte et est accompagnée de signes pyramidaux mineurs, sans neuropathie. L’analyse de liaison a identifié un nouveau locus SCA, excluant tous les gènes déjà impliqués dans les ataxies spinocérébelleuses.


 
J Neurol Neurosurg Psychiatry ; publication en ligne avancée ; novembre 2008
 
Maladie Refsum-like chez une famille norvégienne consanguine
 

Un frère, une soeur et un cousin souffrent d’une neuropathie périphérique progressive débutant dans l’enfance. Une perte d’audition et une cataracte apparaissent durant la troisième décade, puis les patients développent une rétinopathie pigmentaire ainsi que des troubles de la marche dues à une ataxie et une spasticité. Malgré cette combinaison de symptômes proche de celle observée dans la maladie de Refsum, les taux plasmatiques d’acide phytanique et pristanique sont normaux. La famille est originaire d’une petite communauté vivant sur une île norvégienne. L’étude généalogique a permis d’identifier un seul ancêtre commun aux quatre parents, un homme né en 1585. Par analyse d’homozygotie, les chercheurs ont associé la transmission de la maladie à une région de 15 Mégabases contenant environ 200 gènes sur le chromosome 20.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Neurology ; publication en ligne avancée ; novembre 2008
 
Délétion et duplication 1q21.1 : microcéphalie et macrocéphalie sont respectivement associées à ces anomalies chromosomiques
 

Brunetti-Pierri et coll. décrivent deux nouveaux syndromes associés à une microdélétion de la région 1q21.1 chez 21 patients et à une microduplication de cette même région chez 15 autres. Ces deux anomalies chromosomiques sont associées respectivement à une microcéphalie et une macrocéphalie. Des troubles incluant un retard de développement, des anomalies neuropsychiatriques, dysmorphiques et congénitales sont également observés. Les phénotypes présentent une pénétrance incomplète et une expressivité variable.


 
Nature Genetics ; 40(12):1466-71 ; décembre 2008
 
Syndrome MEDNIK : un nouveau syndrome neurocutané
 

Un nouveau syndrome caractérisé par un déficit intellectuel, une entéropathie, une surdité, une neuropathie périphérique, une ichtyose et une kératodermie est décrit chez quatre familles d’origine franco-canadienne. Une mutation dans le gène AP1S1 a été identifiée. Ce gène code une sous-unité du complexe adaptateur AP-1, impliqué dans le transport intracellulaire des protéines. Les auteurs ont nommés ce syndrome MEDNIK pour Mental retardation, Enteropathy, Deafness, peripheral Neuropathy, Ichtyosis, Keratodermia.
Lire le résumé sur Pubmed


 
PLoS Genet ; 4(12):e1000296 ; décembre 2008
 


 
Nos gènes se dévoilent
 
Leucodystrophie, paralysie spastique et dystonie : des mutations dans FA2H perturbent la myélination
 

Neufs patients, nés de trois familles consanguines, présentent des troubles de la démarche débutant dans l’enfance, une spasticité des membres inférieurs, une dystonie, des troubles cognitifs et des anomalies périventriculaires de la substance blanche. Une étude d’homozygotie a mis en évidence des mutations du gène FA2H (Fatty Acid 2-Hydroxylase). FA2H code une enzyme impliquée dans la myélination. Les auteurs suggèrent que ce gène soit analysé chez les patients présentant une leucodystrophie autosomique récessive ou une paralysie spastique légère des membres inférieurs.
Lire le résumé sur Pubmed


 
The American Journal of Human Genetics ; 83(5):643-8 ; novembre 2008
 
Malformation asymétrique des membres inférieurs : PITX1 muté
 

Gurnett et coll. décrivent une famille où la transmission d’un pied bot asymétrique, prédominant du côté droit, est autosomique dominante avec une pénétrance incomplète. Des malformations des membres inférieurs sont également observées : hypoplasie patellaire, talon oblique, absence du tibia, dysplasie de la hanche et polydactylie. Les auteurs ont identifié une mutation dans le gène PITX1, un facteur de transcription impliqué dans le développement des membres inférieurs.


 
The American Journal of Human Genetics ; 83(5):616-22 ; novembre 2008
 
Gérodermie ostéodysplasique : des mutations dans une golgine identifiées
 

La gérodermie ostéodysplasique est une maladie autosomique récessive très rare, caractérisée par une peau flasque et ridée, un retard de développement, une apparence prématurément vieillie et des anomalies osseuses incluant une ostéoporose, une déformation de la colonne vertébrale et des fractures fréquentes. Hennies et coll, ont identifié des mutations dans le gène SCYL1BP1, fortement exprimé dans la peau et les ostéoblastes. Selon les auteurs, la protéine correspondante appartient à la famille des golgines, impliquées dans la structure et la fonction de l’appareil de Golgi.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Gérodermie ostéodysplastique"

 
Nature Genetics ; 40(12):1410-2 ; décembre 2008
 
Syndrome de Joubert : un nouveau gène de la fonction ciliaire muté
 

Le syndrome de Joubert et les maladies qui y sont associées sont caractérisés par une hypotonie, une ataxie, des anomalies des mouvements oculaires et un déficit intellectuel avec une malformation du cerveau moyen. Gorden et coll. ont identifié des mutations homozygotes du gène CC2D2A chez des patients atteints du syndrome de Joubert avec ou sans troubles, rénaux, hépatiques ou rétiniens. La protéine codée par CC2D2A interagit avec CEP290, dont le gène est muté dans le syndrome de Joubert et d’autres ciliopathies héréditaires.


 
Pour en savoir plus sur "Joubert, syndrome, et maladies associées"

 
The American Journal of Human Genetics ; 83(5):559-71 ; novembre 2008
 
Dyskinésies ciliaires primitives : une nouvelle sous-unité des bras de dynéine externes en cause
 

Les dyskinésies ciliaires primitives constituent un groupe hétérogène de maladies caractérisées par une bronchorrhée chronique associée à une dilatation des bronches et à une sinusite chronique. Les hommes ont souvent une fertilité réduite due à un dysfonctionnement du flagelle des spermatozoïdes. Ce phénotype complexe s’explique par un défaut structurel des axonèmes, le moteur moléculaire qui permet la mobilité des cils dans les voies aériennes et celle du flagelle spermatique. Par un clonage positionnel combiné avec une approche de gènes candidats, Loges et coll. ont identifié des mutations dans le gène DNAI2. Ce gène code une des sous-unités des bras de dynéine externes, un des composants des axonèmes.


 
Pour en savoir plus sur "Dyskinésie ciliaire primitive"

 
The American Journal of Human Genetics ; 83(5):547-58 ; novembre 2008
 
Epilepsie progressive myoclonique : mutation dans PRICKLE1
 

Bassuk et coll. ont réalisé une étude de liaison chez trois familles touchées par une épilepsie progressive myoclonique associée à une ataxie. Ils ont identifié une mutation du gène PRICKLE1, qui inhibe sa fonction. Selon les auteurs, il s’agit de la première mutation touchant la voie non canonique de WNT à être impliquée dans une ataxie.


 
Pour en savoir plus sur "Epilepsie progressive myoclonique"

 
The American Journal of Human Genetics ; 83(5):572-81 ; novembre 2008
 
Dysplasie pelvi-scapulaire : mutations homozygotes du gène TBX15
 

Lausch et coll. décrivent deux patientes sans lien de parenté présentant une dysplasie pelvi-scapulaire associée à une macrocéphalie, une dysmorphie faciale et des malformations squelettiques. Les caractéristiques phénotypiques observées sont très proches de celle de la souris « droopy ear », déficiente pour le gène TBX15. Suivant cette piste, les auteurs ont identifié des mutations homozygotes de ce gène chez les deux filles, menant à une diminution importante de son expression.


 
Pour en savoir plus sur "Pelvi-scapulaire, dysplasie"

 
The American Journal of Human Genetics ; 83(5):649-55 ; novembre 2008
 
Acidurie glutarique de type 3 : mutations de C7orf10 chez 6 enfants asymptomatiques
 

Sherman et coll. ont identifié des mutations dans le gène C7orf10 chez 6 enfants souffrant d’acidurie glutarique de type 3. Les patients, asymptomatiques, ont une concentration urinaire anormalement élevée d’acide glutarique et une concentration faible de ses dérivés (3-hydroxyglutarate, glutarylcarnitine, et glutarylglycine), suggérant un défaut de formation du glutaryl-coenzymeA.


 
Pour en savoir plus sur "Glutaryl-CoA oxydase, déficit en"

 
The American Journal of Human Genetics ; 83(5):604-9 ; novembre 2008
 
Dysostose spondylo-costale : un quatrième gène de la voie Notch muté
 

La dysostose spondylo-costale est une maladie autosomique récessive due à un défaut de segmentation des vertèbres et des côtes. Des mutations dans trois gènes de la voie de signalisation Notch, impliquée dans la formation et la segmentation des somites, ont déjà été identifiées. Sparrow et coll. ont identifié une mutation dans un quatrième gène de cette voie : HES7.


 
Pour en savoir plus sur "Dysostose spondylo-costale, autosomique récessive"

 
Human Molecular Genetics ; 17(23):3761-6 ; décembre 2008
 
L’inactivation biallèlique de PLFZ est à l’origine d’anomalies squelettiques sévères et d’une hypoplasie génitale
 

Des délétions de la région chromosomique 11q23 sont associées à un déficit intellectuel, une dysmorphie cranofaciale, une microcéphalie et un nanisme. En 2002, Wieczorek et coll. ont décrit un patient présentant, en plus de ces caractéristiques, une absence de pouces, une hypoplasie du radius et du cubitus, un retard d’âge osseux et une hypoplasie génitale. Les auteurs montrent ici que cet enfant porte une délétion de novo de la région 11q23 sur le chromosome paternel, incluant le gène PLFZ, et une mutation de l’autre allèle de PLFZ hérité de sa mère. L’inactivation biallèlique de ce gène chez la souris est également responsable d’anomalies squelettiques et d’hypoplasie génitale.


 
Journal of Medical Genetics ; 45(11):731-7 ; novembre 2008
 


 
La recherche, jour après jour
 
Recherche fondamentale
 
Maladie de Niemann-Pick de type C1 : une dérégulation de l’homéostasie du calcium entraîne la surcharge lysosomale
 

La maladie de Niemann-Pick de type C1 est une maladie neurodégénérative due à des mutations du gène NPC1, codant une protéine transmembranaire localisée dans les endosomes tardifs et les lysosomes. La fonction de la protéine n’est pas connue, mais son dysfonctionnement mène à l’accumulation de sphingosine, de glycosphingolipides, de sphingomyélines et de cholestérol dans les compartiments où elle est exprimée. Dans cette étude, les auteurs utilisent des cellules modèles de la maladie et montrent que l’accumulation de sphingosine dans les lysosomes entraîne une diminution du calcium dans ce compartiment qui mène ensuite à la rétention de sphingolipides et de cholestérol. L’augmentation du calcium cytosolique induite par le curcumin permet de normaliser le phénotype de ce modèle cellulaire et de prolonger la vie de souris modèles de la maladie. L’homéostasie du calcium intracellulaire représente donc une nouvelle cible thérapeutique dans cette pathologie.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Niemann-Pick, maladie de, type C"

 
Nature Medicine ; 14(11):1247-55 ; novembre 2008
 
Recherche clinique
 
Dystrophie myotonique de type 2 : attention au diagnostic différentiel avec la fibromyalgie
 

La dystrophie myotonique de type 2 est une affection multisystémique, caractérisée par une faiblesse musculaire proximale, associée à une myotonie, une atteinte cardiaque et une cataracte. Les patients souffrent également de douleurs et de raideurs musculaires, deux caractéristiques dominantes de la fibromyalgie. Des chercheurs finlandais ont proposé à 90 patients diagnostiqués pour la fibromyalgie de pratiquer un test génétique diagnostique de la dystrophie myotonique de type 2. Sur les 63 ayant acceptés de participer à l’étude, 2 se sont avérés porteurs de mutations associées à cette dystrophie. Ces résultats devront être confirmés sur une large cohorte mais cette étude préliminaire alerte les cliniciens du chevauchement entre les tableaux cliniques de ces maladies.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Myopathie myotonique proximale"

 
Arthritis and Rheumatism ; 58(11):3627-31 ; novembre 2008
 
Human Phenotype Ontology : une outil d’annotation et d’analyse des maladies monogéniques
 

Robinson et coll. présentent dans « The American Journal of Human Genetics » la construction d’une ontologie des phénotypes humains. Il s’agit d’un modèle de données regroupant 8000 termes correspondant chacun à un phénotype anormal fréquemment rencontrées dans les maladies monogéniques. Les auteurs ont annotés manuellement les 4779 entrées cliniques de la base de données OMIM (Online Mendelian Inheritance in Man) avec ces termes. Ce travail permet une analyse automatisée des données phénotypiques. Les auteurs montrent que cette architecture permet de comparer des phénotypes, indépendamment des variations cliniques au sein d’une maladie et de l’exhaustivité des signes renseignés pour la recherche. Cette ontologie est accessible gratuitement sur le site www.human-phenotype-ontology.org.


 
The American Journal of Human Genetics ; 83(5):610-5 ; novembre 2008
 
Microdélétion 17q31.21 : première description clinique et moléculaire
 

Le syndrome associé à la microdélétion 17q31.21 a été décrit pour la première fois en 2006 dans trois publications réunissant au plus quatre patients. Koolen et coll. présentent ici les données cliniques et moléculaires collectées chez 22 patients. Ce syndrome est caractérisé par un retard de développement, une hypotonie, une dysmorphie du visage incluant un visage allongé, un nez en bulbe et un comportement amical. Les patients peuvent également souffrir d’épilepsie, de troubles cardiaques et d’anomalies rénales ou urologiques. L’intervalle de délétion critique comprend 424 kbases. Une inversion de 900kb en 17q21.31 est systématiquement présente chez un des parents. Les auteurs estiment la prévalence à 1 sur 16000 et suggèrent que ce syndrome est sous-diagnostiqué.


 
Pour en savoir plus sur "Délétion 17q21.31"

 
Journal of Medical Genetics ; 45(11):710-20 ; novembre 2008
 
Paraplégies spastiques héréditaires : le point sur les caractéristiques cliniques et les mécanismes pathogénétiques
 

Les paraplégies spastiques héréditaires représentent un groupe de maladies neurodégénératives hétérogènes sur le plan génétique et clinique, caractérisées par une spasticité progressive et une faiblesse des membres inférieurs. Dans le dernier numéro de « Lancet Neurology », Salinas et coll. décrivent les caractéristiques cliniques et diagnostiques des différentes formes de paraplégie spastique héréditaire. Ils font le point sur les dernières recherches ayant permis d’associer différents gènes à l’étiologie de la maladie et d’avancer dans la compréhension des mécanismes pathogéniques.


 
Pour en savoir plus sur "Paraplégie spastique, forme familiale"

 
Lancet Neurol ; 7(12):1127-38 ; décembre 2008
 
Maladies neurologiques pédiatriques : les tests génétiques et leur incidence sur le conseil génétique
 

Valente et coll. discutent dans cette revue de la disponibilité croissante des tests génétiques pour les maladies neurologiques pédiatriques et des questions que cela soulève en terme de pertinence, de choix de protocoles, d’interprétation des résultats et de questionnements éthiques et sociaux. Tous ces sujets sont abordés dans la perspective des conseils génétiques offerts aux familles.


 
Lancet Neurol ; 7(12):1113-26 ; décembre 2008
 
Aphasie primaire progressive : un risque élevé d’Alzheimer dans la forme logopénique
 

L’aphasie primaire progressive se caractérise par une perte progressive des fonctions du langage associée à une dégénérescence localisée dans l’hémisphère dominant. Les aphasies peuvent être classifiées sur la base des caractéristiques du langage en aphasie logopénique, aphasie fluente et aphasie non fluente. D’autre part, 1/3 des patients atteints d’aphasie primaire progressive présentent des dépôts amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Rabinovici et coll. ont observé une association entre la présence de dépôts amyloïdes et l’aphasie logopénique, suggérant que cette classification puisse aider à prédire le risque de développer la maladie d’Alzheimer.


 
Pour en savoir plus sur "Aphasie primaire progressive"

 
Ann Neurol ; 64(4):388-401 ; octobre 2008
 
Autisme : mécanismes moléculaires révélés par les formes monogéniques
 

La revue « Cell » publie trois articles sur l’autisme et les découvertes moléculaires faites ces dernières années. L’autisme est un trouble neurodéveloppemental hétérogène présentant une composante génétique complexe. Les avancées récemment réalisées dans la compréhension des mécanismes moléculaires reposent principalement sur la description de maladies monogéniques incluant un trouble autistique (syndrome de Rett, de l’X fragile, d’Angelman…). Les articles discutent de cette pathologie selon différentes perspectives : développement du cerveau, voies de signalisations moléculaires et gènes impliqués. Les troubles autistiques sont un exemple de l’intérêt de la recherche sur les maladies rares pour la compréhension des mécanismes pathologiques de maladies plus fréquentes.
Lire le résumé du premier article sur Pubmed
Lire le résumé du second article sur Pubmed
Lire le résumé du troisième article sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Autistique, trouble"

 
Cell ; 135(3):391-5 ; octobre 2008
Cell ; 135(3):401-6 ; octobre 2008
Cell ; 135(3):396-400 ; octobre 2008

 
Délétion 6q16 : corrélation entre le génotype et le phénotype proche du syndrome de Prader-Willi
 

Des délétions de la région chromosomique 6q16 ont été associées à un phénotype proche du syndrome de Prader-Willi, caractérisé par une obésité, une hypotonie, des extrémités courtes et un retard de développement. Bonaglia et coll. présentent la première étude détaillant ces anomalies chromosomiques avec une résolution de 100 kbases. L’analyse des réarrangements chromosomiques chez 5 patients leur a permis de délimiter à 4,1 Mbases la région de chevauchement des délétions (6q16.1-6q16.2). Les résultats suggèrent que les gènes SIM1, GRIK2, POPDC3 et MCHR2 contenus dans cet intervalle sont respectivement associés à une obésité, un autisme, des troubles cardiaques, et une hyperphagie et des troubles du métabolisme énergétique.


 
Pour en savoir plus sur "Monosomie non distale 6q"

 
European Journal of Human Genetics ; 16(12):1443-9 ; décembre 2008
 
Deux nouvelles ataxies rejoignent la famille des syndromes de déplétion de l’ADN mitochondrial
 

L’ataxie spinocérébelleuse infantile et l’ataxie mitochondriale récessive sont deux maladies neurodégénératives dues à des mutations dans des enzymes modifiant la structure de l’ADN mitochondrial. Des chercheurs finlandais ont mis en évidence une réduction du nombre de copies de l’ADN mitochondrial dans le cerveau et le foie de patients atteints de l’un ou l’autre de ces syndromes. L’activité du complexe I de la chaîne respiratoire est également réduite. Ces deux ataxies viennent ainsi élargir la famille des syndromes de déplétion de l’ADN mitochondrial.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Ataxie spinocérébelleuse infantile"

 
Human Molecular Genetics ; 17(23):3822-35 ; décembre 2008
 
Fibrose rétropéritonéale : l’amiante augmente le risque d’épaississement pleural
 

La fibrose rétropéritonéale est caractérisée par le développement d’une masse fibreuse autour de structures rétropéritonéales, comme l’aorte, la veine cave, les uretères et le muscle psoas. D’après une étude récente, l’exposition à l’amiante est un facteur de risque majeur dans la population finlandaise. Dans une nouvelle étude, les mêmes auteurs montrent que les patients exposés à l’amiante présentent un épaississement pleural plus fréquent et plus important que ceux n’ayant pas été exposés ou que des personnes exposées mais n’ayant pas développé de fibrose rétropéritonéale.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Fibrose rétropéritonéale"

 
Orphanet J Rare Dis ; 3(1):29 ; novembre 2008
 
Thérapie génique
 
Xeroderma pigmentosum : des méganucléases modifiées corrigent le gène XPC ex vivo
 

Xeroderma pigmentosum (XP) est une photodermatose caractérisée par l’apparition, dès les premiers mois de vie, d’une hyperpigmentation cutanée dans les parties du corps exposées au soleil. Ces lésions dégénèrent en tumeurs avec une fréquence environ 4 000 fois plus élevée que dans la population normale. Plusieurs gènes ont déjà été identifiés, dont XPC, qui code un gène de la machinerie de réparation de l’ADN. Redondo et coll. décrivent ici une nouvelle approche thérapeutique basée sur l’utilisation de méganucléases. Ces enzymes sont capables de couper des séquences d’ADN génomique par recombinaison homologue grâce à la reconnaissance de séquences d’ADN spécifiques. Les chercheurs ont créé des variants de l’enzyme I-creI, capables de reconnaître et couper les séquences mutées du gène XPC, in vitro et ex vivo. Cette nouvelle technologie de thérapie génique est une approche innovante pour le xeroderma pigmentosum ainsi que pour d’autres pathologies pour lesquelles le traitement peut être réalisé ex vivo.


 
Pour en savoir plus sur "Xeroderma pigmentosum"

 
Nature ; 456(7218):107-11 ; novembre 2008
 
Approches diagnostiques
 
Polyendocrinopathie autoimmune de type I : autoanticorps contre les interférons de type I, un nouveau test diagnostic
 

La polyendocrinopathie autoimmune de type I associe pendant l’enfance une candidose cutanéo-muqueuse chronique, une hypoparathyroïdie et une insuffisance surrénale auto-immune. Il s’agit d’une maladie autosomique récessive due à une mutation du gène AIRE (autoimmune regulator gene). Récemment, des chercheurs ont observé la présence d’autoanticorps dirigés contre les interférons de type I chez des patients norvégiens et finlandais porteurs de deux mutations fréquentes du gène AIRE. L’étude est aujourd’hui élargie à des patients porteurs de mutations rares de AIRE. Contrairement aux patients atteints de candidose cutanéo-muqueuse chronique sans mutation de AIRE, tous développent des anticorps dirigés contre les interférons de type I. Ce test, plus simple que la détection de mutations dans AIRE, présente une grande sensibilité et spécificité.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Polyendocrinopathie auto-immune type 1"

 
J Clin Endocrinol Metab ; 93(11):4389-97 ; novembre 2008
 
Epidermolyses bulleuses-atrésie pylorique : détection de l’intégrine alpha6bêta4 dans le chorion, un nouvel outil diagnostique
 

Les épidermolyses bulleuses avec atrésie pylorique sont caractérisées par une grossesse où le foetus présente des cloques, une atrésie pylorique, un polyhydramnios suivie par l’apparition de cloques muco-cutanées néonatales menant le plus souvent au décès du nourrisson. Les formes simples et jonctionnelles sont respectivement dues à des mutations dans les gènes codant l’intégrine alpha6bêta4 et la plectine. Actuellement, le diagnostic prénatal repose sur l’identification de mutations connues dans ces gènes au cours du premier trimestre de la grossesse. Des chercheurs français et italiens montrent ici que les villosités chorioniques expriment ces deux gènes, dès le premier trimestre et pendant toute la grossesse. L’examen de ces microvillosités par immunofluorescence a permis d’identifier 3 fœtus atteints sur 25 grossesses à risque où l’expression de l’intégrine alpha6bêta4 est réduite. Le diagnostic a ensuite été confirmé par des tests ADN. La détection par immunofluorescence de l’intégrine alpha6bêta4 dans les villosités chorioniques est donc un nouvel outil de diagnostic prénatal dans ces deux types d’épidermolyses bulleuses. Son application pourrait également s’étendre aux épidermolyses bulleuses associées à une dystrophie musculaire, également dues à des mutations dans le gène de la plectine.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Epidermolyse bulleuse simple - atrésie pylorique"
Pour en savoir plus sur "Epidermolyse bulleuse jonctionnelle - atrésie du pylore"

 
J Invest Dermatol ; 128(12):2815-9 ; décembre 2008
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Cinq critères essentiels à une bonne prise en charge des patients dans les services de génétiques
 

Cette étude vise à identifier les aspects des services de génétique les plus importants pour les patients et les professionnels de la santé. Les auteurs ont mis en place 7 groupes de travail et mené 90 entretiens individuels. Ils ont ainsi identifié 5 critères importants : des services proches et accessibles, ouverts à tous et proposant un suivi, une prise en charge familiale personnalisée et coordonnée, une relation patient-médecin de qualité, et un temps réservé à la discussion.
Lire le résumé sur Pubmed


 
European Journal of Human Genetics ; 16(12):1467-76 ; décembre 2008
 
Syndrome de Prader-Willi : recommandations pour le diagnostic et la prise en charge
 

En 2006, un colloque a réuni à Toulouse les experts internationaux sur le syndrome de Prader-Willi, toutes disciplines confondues. Le comité scientifique publie maintenant les recommandations pour le diagnostic et la prise en charge des patients qui ont émergé des conclusions et des discussions qui ont suivi chaque session du colloque. Il est ressorti que la prise en charge de ce syndrome nécessite une approche multidisciplinaire, basée sur un diagnostic précoce établi grâce à des tests génétiques accrédités. A été également soulignée l’importance de l’administration de l’hormone de croissance dès la petite enfance, d’un contrôle de l’alimentation, d’une activité physique régulière, d’une prise en charge particulière lors du passage à l’âge adulte, et de la distinction entre les troubles comportementaux et les maladies psychiatriques.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Prader-Willi, syndrome de"

 
J Clin Endocrinol Metab ; 93(11):4183-97 ; novembre 2008
 
Maladie de Behçet : recommandations pour la prise en charge
 

Un comité d’experts multidisciplinaires de la ligue européenne contre les rhumatismes (EULAR) publie une série de neuf recommandations pour la prise en charge de la maladie de Behçet. Elles portent sur différents aspects cliniques de la maladie : les yeux, la peau, l’arthrite, les risques vasculaires, les troubles neurologiques et gastro-intestinaux.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Behçet, maladie de"

 
Ann Rheum Dis ; 67(12):1656-62 ; décembre 2008
 
Myopathies inflammatoires : l’infliximab n’est pas une alternative thérapeutique pour les patients réfractaires
 

La polymyosite, la dermatomyosite et la myosite à inclusions sont des myopathies inflammatoires primitives caractérisées par une faiblesse progressive des muscles proximaux. Le traitement est basé sur l’administration de glucocorticoïdes associés à des immunosuppresseurs. Dastmalchi et coll. ont administré pendant 14 semaines de l’infliximab (agent bloqueur du TNF) à 13 patients réfractaires au traitement de première intention. Aucune amélioration de la force musculaire ni de réduction de l’inflammation n’a été observée. Une aggravation radiologique et clinique a même été constatée chez certains patients. La recherche d’une alternative thérapeutique reste donc nécessaire pour les nombreux patients réfractaires.


 
Pour en savoir plus sur "Myosite à inclusions"
Pour en savoir plus sur "Polymyosite"
Pour en savoir plus sur "Dermatomyosite"

 
Ann Rheum Dis ; 67(12):1670-7 ; décembre 2008
 
Neuroblastome : des cellules T spécifiques de l’EBV montre une activité anti-tumorale intense et durable
 

Le neuroblastome est une tumeur maligne de l’enfant jeune se développant à partir des cellules des crêtes neurales, qui donnent naissance au système nerveux sympathique. La majorité de ces cellules tumorales expriment à leur surface le diasialoganglioside GD2. Une approche thérapeutique consiste à modifier génétiquement les lymphocytes T cytotoxiques des patients pour qu’ils expriment un récepteur chimérique capable de reconnaître le GD2 puis d’activer la réponse lymphocytaire anti-tumorale. La capacité de division et de survie des ces lymphocytes chimériques anti-tumoraux est réduite. Afin de contourner cet obstacle, des chercheurs américains ont introduit la construction codant le récepteur chimérique dans des lymphocytes T cytotoxiques spécifiques de l’Epstein-Barr virus, prélevés chez des patients atteints de neuroblastome ayant été en contact avec le virus EBV au cours de leur vie. La stimulation ex vivo de ces lymphocytes T chimériques anti-EBV et anti-GD2 a permis une co-stimulation intense et durable. Les auteurs ont montré une régression ou une nécrose des tumeurs chez 4 des 8 patients perfusés avec. Après un suivi de 24 mois, aucun effet secondaire n’a été observé.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Neuroblastome"

 
Nature Medicine ; 14(11):1264-70 ; novembre 2008
 


 
Médicaments orphelins
 
Nplate reçoit une opinion positive d’autorisation de mise sur le marché en Europe
 

Nplate (romiplostim), développé par Amgen Europe B.V., est le 51ème médicament orphelin à recevoir une opinion positive d’autorisation de mise sur le marché en Europe. Evalué par l’EMEA pour le traitement du purpura thrombocytopénique immun chronique chez l’adulte, Nplate avait reçu une désignation orpheline en mai 2005.

Consulter la liste des médicaments orphelins autorisés en Europe


 
L’EMEA confirme l’opinion négative d’autorisation de mise sur le marché pour Sovrima
 

En juillet 2008, le CHMP émettait une opinion négative d’autorisation de mise sur le marché pour Sovrima (idebenone), développé par Santhera Pharmaceuticals GmbH. Suite à la demande de l’entreprise, le CHMP a réévalué le dossier et confirmé sa décision le 20 novembre 2008. Destiné au traitement de l’Ataxie de Friedreich, le seul essai clinique en cours n’a pas permis de démontrer l’efficacité du médicament.

Lire le communiqué de presse de l’EMEA


 


 
Financer sa recherche
 
Prix 2009 AFAO-Covidien pour l’amélioration de la prise en charge de l’atrésie de l’oesophage
 

Cette année, l’Association Française de l’Atrésie de l’Oesophage (AFAO) s’associe à Covidien, le leader mondial pour la fabrication et la commercialisation des produits de soins et de santé, et lance un appel d’offres pour améliorer la prise en charge de l’atrésie de l’œsophage.
Le prix 2009 AFAO-Covidien d’un montant de 15000 sera attribué à un projet traitant d’un des axes de recherche suivant :

- Base de données rétrospective, type registre.
- Sténose œsophagienne : physiopathologie et approches thérapeutiques
- Œsophage de Barrett : physiopathologie et approches thérapeutiques
- Bio-ingénierie tissulaire : reconstruction in vitro de tissu œsophagien
- Bases génétiques de l’atrésie de l’œsophage
- Etude sur les séquelles respiratoires et digestives à long terme
- Vidéo-chirurgie (thoracoscopie).

La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 15 février 2009
En savoir plus


 


 
Partenariats, offres d'emploi
 
L’Observatoire français de l’atrésie des voies biliaires recherche un médecin pour son étude nationale
 

Dans le cadre de la troisième étude nationale sur l’atrésie des voies biliaires, l’Observatoire français de l’atrésie des voies biliaires recherche un jeune médecin pouvant se libérer 6 mois à un an pour un contrat à temps plein ou partiel (Praticien attaché premier échelon) basé administrativement au CHU de Bicêtre. Une formation préalable en hépatologie pédiatrique est hautement souhaitable. Le travail consiste en la collecte des données (consultation des dossiers dans les centres, recherche des perdus de vue), l’information des familles, la gestion administrative de l’étude, l’analyse et l’exploitation des données, et éventuellement la mise au point d’un système de collecte semi-automatique des données. Le candidat doit être mobile pour pouvoir visiter les centres (frais de transport et hébergement remboursés). Le candidat sera encadré à tous les stades, en particulier l’explication des procédures, l’analyse et l’exploitation des données. Le travail peut servir de base à une thèse ou mémoire de spécialisation, peut parfaitement convenir à un médecin en attente d’un poste clinique, et débouchera de façon quasi certaine sur une ou plusieurs publications.

Contacter Pr Christophe Chardot


 
L’Institut National de Veille Sanitaire recherche un médecin coordonnateur pour son programme maladies rares
 

L’INVS recherche un médecin de Santé publique ou un médecin épidémiologiste pour coordonner le programme maladies rares, débuté en 2005 dans le cadre du Plan National Maladies rares 2004-2008. Le plan confie en effet au département des maladies chroniques et traumatismes la coordination de la surveillance épidémiologique de ces maladies.

En savoir plus sur le poste


 


 
Colloques, séminaires et cours
 
The multiple faces of lamins in aging and disease
 
Vienne, Autriche
 
6 – 9 janvier 2009
 
En savoir plus
 
Diagnostic validation in Genetic Testing Laboratories
 
Prague, République tchèque
 
8 - 9 janvier 2009
 
En savoir plus
 
International Conference on Rare Diseases and Orphan Drugs (ICORD 2009)
 
Rome, Italie
 
23-25 février 2009
 
En savoir plus
 
2ème Journée internationale des maladies rares
 
Partout!
 
28 février 2009
 
En savoir plus
 
3ème congrès international sur les maladies pulmonaires rares et les médicaments orphelins
 
Milan, Italie
 
20-21 mars 2009
 
En savoir plus
 
Molecular Mechanisms of Neurodegeneration
 
Milan, Italie
 
8 - 10 mai 2009
 
En savoir plus
 
7th World Congress on Melanoma
 
Vienne, Autriche
 
12 - 16 mai 2009
 
En savoir plus
 
8th Balkan Meeting on Human Genetics
 
Cavtat, Croatie
 
14 - 17 mai 2009
 
En savoir plus
 
Mutation Detection 2009: 10th International Symposium on Mutations in the Genome
 
Paphos, Cyprus
 
28 mai – 1er juin 2009
 
En savoir plus
 
12th International Congress on Neuronal Ceroid Lipofuscinoses
 
Hambourg, Allemagne
 
3 - 6 juin 2009
 
En savoir plus
 
8ème congrès de la société francophone de thérapie cellulaire et génique
 
Paris, France
 
21-23 juin 2009
 
En savoir plus
 
4ème conférence internationale sur les handicaps et anomalies congénitales dans les pays en développement
 
New Dalhi, Inde
 
4-7 octobre 2009
 
En savoir plus
 
Calendrier des événements maladies rares
 
Retrouvez dans cet agenda tous les événements annoncés.
 


 
A lire
 
Politiques de la santé, du handicap et de l’aide sociale au Canada et aux Etats-Unis
 

La revue française des affaires sociales publie les « Politiques de la santé, du handicap et de l’aide sociale au Canada et aux Etats-Unis ». Ce dossier retrace les réformes conduites au Canada et aux Etats-Unis dans trois secteurs : les systèmes de Santé, les politiques en faveur des personnes handicapées et l’aide sociale, dans un contexte bien particulier, celui du fédéralisme. Ce numéro complète une série de dossiers sur les systèmes de protection sociale et leurs réformes dans différents groupes de pays : Amérique du Nord, Europe du Nord, Europe continentale et Europe du Sud.

En savoir plus


 
Tests génétiques : questions scientifiques, médicales et sociétales
 

Ce rapport présente les travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective, pour répondre à la demande de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) concernant les aspects scientifiques, médicaux et sociétaux des tests génétiques. Ce travail s’appuie sur les données scientifiques disponibles en date du dernier trimestre 2006. Près de 600 articles ont constitué la base documentaire de cette expertise.
Le rapport présente un tour d’horizon des applications diagnostiques actuelles de la génétique médicale, des espoirs que ces applications font naître et des décisions de politique publique liées à la mise en œuvre de ces méthodes. Il propose une synthèse, probablement unique en langue française, de ce domaine d’application de la génétique médicale.


 


 
Orphanews, la lettre d'actualité d'Orphanet
Orphanews est soutenue par l'AFM grâce aux donateurs du Téléthon et par l'Assurance Maladie Sécurité Sociale
Rédacteur en chef : Ségolène Aymé
Rédacteur : Annie Olry
Ecrivez-nous
Comité éditorial : Françoise Antonini, Emmanuel Chaubourt, Alexandra Fourcade, Jacques Grill, Sophie Koutouzov, François Leterrier, Ana Rath, Armelle Regnault, Louise Taylor
Réseau de correspondants d'OrphaNews
Orphanet - Tous droits réservés