1 Juillet 2009


 
Editorial
 
Les premiers centres de référence « cancers rares » labellisés par l’INCA
 

L’Institut National du Cancer (INCA) a publié la liste des onze centres de référence « cancers rares » de l’adulte labellisés en 2009. Cette annonce fait suite à un appel à projet lancé en février dernier visant à structurer l’offre de soins autour de centres experts de huit néoplasies ou groupes de néoplasies.

L’organisation des soins pour les patients atteints de maladies rares s’est structurée durant les cinq dernières années grâce à la politique menée dans le cadre du Plan National Maladies Rares 2004 – 2008. 131 centres de référence pour 18 groupes de maladies ont été labellisés. Les cancers rares de l’adulte avaient été exclus du plan maladies rares en raison du plan cancer qui devait mieux prendre en compte les problèmes spécifiques. En premier lieu, leur rareté entraîne souvent une errance diagnostique, ce qui, dans le contexte d’une affection maligne, peut être très préjudiciable au patient. De plus, certaines équipes sont spécialisées dans la prise en charge de ces formes rares de cancer mais leur expertise est souvent mal connue. Par ailleurs, il n’existe pas de recommandations ou de référentiels de prise en charge thérapeutique. Enfin, et surtout, la rareté de ces tumeurs, et l’errance diagnostique et/ou thérapeutique sont des facteurs engendrant souvent un sentiment de grande solitude du patient et de son entourage.
L’INCA, en collaboration avec la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins, la Direction Générale de la Santé et la Haute Autorité de Santé apporte des réponses concrètes à ces enjeux en labellisant onze centres de référence dans les champs suivants : clinique des sarcomes des tissus mous et des viscères, anatomopathologie des sarcomes des tissus mous et des viscères, tumeurs oligodendrogliales de haut grade, cancers de la thyroïde réfractaires, cancers de la surrénale, maladie de Von Hippel Lindau et prédispositions aux tumeurs du rein, tumeurs rares du péritoine, anatomopathologie des mésothéliomes malins pleuraux et des tumeurs rares péritonéales, tumeurs endocrines malignes sporadiques et héréditaires, anatomopathologie des tumeurs endocrines malignes sporadiques et héréditaires, maladies trophoblastiques gestationnelles et tumeurs trophoblastiques gestationnelles.
Les centres de référence disposeront d’un financement de 5 ans dont le renouvellement dépendra des évaluations réalisées en interne à trois ans et par un comité externe à 5 ans.
La labellisation de ces centres de référence est le premier pas vers une organisation nationale de l’offre de soins pour les cancers rares de l’adulte, une mesure clairement identifiée dans les recommandations faites pour le Plan Cancer 2009-2013.
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Nouveautés Orphanet
 
Orphanet présent dans les médias internationaux
 

CNN, la première chaîne d’information internationale, a récemment fait l’écho d’Orphanet sur son site Internet, dans une série d’actualité dédiée aux maladies rares. CNN offre plusieurs articles en anglais sur les maladies rares, dont un guide de ressource documentaire sur les maladies rares qui inclut Orphanet et permet un accès direct à sa page d’accueil.
Consulter le site de CNN


 
Textes
 
Orphanet Urgences
 
Mucoviscidose
 
Encyclopédie professionnelle en langue anglaise
 
Neurofibromatosis type 2 (NF2): A clinical and molecular review
Beckwith–Wiedemann syndrome (publié dans « European Journal of Human Genetics » en association avec Orphanet)

 


 
Politique de recherche et de santé
 
Nationale
 
Addmedica rappelle sa contribution au traitement de la drépanocytose après les déclarations de la ministre de la santé
 

Siklos, dont le principe actif est l’hydroxyurée, est le premier médicament orphelin à avoir reçu, en juin 2007, une autorisation européenne de mise sur le marché pour le traitement de la drépanocytose chez les adultes et les enfants à partir de deux ans. Développé par Addmedica, la spécialité est actuellement commercialisée en Allemagne, en Espagne, en Grèce et au Royaume-Uni. Cependant, en France, la commission de transparence de la Haute Autorité de Santé a estimé que Siklos améliore de manière « mineure » le service médical rendu par rapport à l’utilisation hors AMM d’autres produits, avec pour conséquence une indisponibilité du produit sur le marché français (voir l’OrphaNews du 12 décembre 2007). Interpellée le 16 juin dernier à l’Assemblée nationale par le député Eric Raoult à l’occasion de la semaine de sensibilisation à la drépanocytose, la ministre de la Santé a annoncé sa volonté de renforcer la lutte contre cette maladie. Parmi les mesures envisagées, la ministre a demandé « à l’AGEPS, l’Agence générale des équipements et des produits de santé, de proposer des dosages particulièrement adaptés à la pédiatrie pour l’hydroxyurée ». Dans un communiqué de presse, Addmedica constate que cette « préoccupation a trouvé une première réponse avec le comprimé tri-sécable de Siklos 1000 mg » et précise que le laboratoire français va solliciter un enregistrement au niveau européen pour un nouveau dosage à 100 mg d’hydroxyurée. De plus, afin d’en faire bénéficier en priorité les malades drépanocytaires français et de répondre immédiatement aux besoins des cliniciens durant la période d’enregistrement européen, le laboratoire a demandé des conseils à l’AFSSAPS dans l’intention de déposer une Autorisation Temporaire d’Utilisation de cohorte pour ce dosage dans les meilleurs délais. Addmedica rappelle que l’indication de l’hydroxyurée chez l’enfant, telle qu’elle figure dans l’AMM de Siklos, est une première mondiale et que l’utilisation de cette molécule dans la drépanocytose est protégée par une exclusivité en Europe jusqu’en 2017 conformément au statut orphelin du produit.

Lire le communiqué de presse d’Addmedica
Lire l’intervention de la ministre de la santé à l’assemblée nationale


 
Deux jours et six critères pour évaluer la réalisation des missions des centres de référence
 

La première évaluation externe des centres de référence maladies rares aura lieu en novembre prochain. Les 33 centres de référence en activité labellisés en 2004 recevront la visite d’un expert de la HAS et d’un praticien expert exerçant dans un centre de référence maladies rares. Afin que ces premières évaluations externes se déroulent dans les meilleures conditions, une journée de formation a réuni les experts de la HAS et des centres de référence pour une présentation du référentiel d’évaluation et des modalités d’organisation de la visite.
En pratique, deux mois avant la visite du binôme d’experts, le centre de référence transmettra à la HAS une version actualisée du plan d’action établi sur la base de l’autoévaluation réalisée à 3 ans. Ce plan d’action, fondé sur les écarts constatés à 3 ans par rapport aux objectifs fixés lors de la labellisation, devra préciser le niveau de réalisation des actions d’amélioration proposées il y a deux ans. Six critères centrés sur les missions d’expertise, de recours, de recherche, de surveillance épidémiologique et relative à la filière de prise en charge sanitaire et médico-sociale permettront aux experts-visiteurs de structurer leur rapport d’évaluation. La visite d’évaluation se fera sur deux jours pour permettre aux experts de consulter l’ensemble des données nécessaires et de rencontrer les principaux acteurs des établissements : comité de pilotage, représentants des malades et de la filière de prise en charge, patients présents, médecin coordonnateur, etc.
Les rapports d’évaluation de la HAS seront remis au ministère chargé de la santé, qui prendra la décision de renouveler ou non le label du centre de référence.


 
Alexion reçoit le prix Galien France pour Soliris
 

Alexion Pharma France et Alexion Pharmaceuticals, Inc. ont reçu le 10 juin dernier le prix Galien France pour Soliris (eculizumab) dans la catégorie « médicaments destinés aux maladies rares ». Cette distinction récompense l’innovation scientifique du développement de Soliris, un inhibiteur du complément indiqué dans le traitement de l’hémoglobinurie paroxystique nocturne. Remis pour la première fois en 1970, le prix Galien France récompense chaque année des innovations thérapeutiques mises à la disposition du public ainsi que des travaux de recherche pharmaceutique effectués en France.

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Européenne
 
ICREL évalue l’impact de la directive européenne sur les essais cliniques
 

En 2001, la directive européenne sur les essais cliniques a été adoptée dans le but d’harmoniser la recherche clinique dans l’Union européenne. Les objectifs principaux étaient de protéger les individus participant aux recherches, de standardiser les bonnes pratiques cliniques et les procédures d’autorisation des essais cliniques et de centraliser la collecte d’information sur les essais et leurs résultats. La mise en application de la directive dans les 27 pays de l’Union s’est achevée en 2006. Bien que les principes généraux énoncés dans la directive ait bénéficié d’une harmonisation, des différences d’interprétation nationale ont mené à une complexité accrue des procédures d’autorisations des essais cliniques, notamment concernant les essais multi-nationaux. ICREL, acronyme de Impact on Clinical Research of European Legislation, est un projet européen d’un an visant à mesurer et analyser l’impact direct et indirect de la directive européenne sur les essais cliniques. Il rend aujourd’hui publique son rapport final.
L’analyse d’ICREL repose sur deux sources principales : une collection de rapports établis par différents acteurs nationaux, dont une enquête réalisée par les Entreprises du médicament en 2008 sur la place de la France dans la recherche clinique internationale, et une enquête longitudinale, rétrospective, observationnelle et comparative réalisée auprès de quatre acteurs majeurs : les sponsors commerciaux, non commerciaux, les comités d’éthique et les autorités compétentes.
De manière générale, la directive a eu pour effet d’augmenter la complexité des procédures, engendrant une surcharge administrative, une augmentation des coûts et du délai des soumissions. On notera notamment que le coût engendré par la procédure d’évaluation des protocoles d’essais cliniques pour les médicaments orphelins a augmenté entre 2003 et 2007. L’ensemble des conclusions et des recommandations d’ICREL vise à réduire les délais, les coûts tant financiers qu’administratifs et centraliser l’expertise, de manière à maximiser l’attractivité de l’Europe en matière de recherche clinique. ICREL propose notamment de simplifier les procédures d’autorisation des essais cliniques par une demande unique auprès des autorités compétentes dans le cas d’essais muli-nationaux et d’harmoniser les pratiques au sein des comités d’éthique.
Enfin, afin de maintenir l’attractivité de l’Europe en matière de recherche clinique, ICREL propose de renouveler cette enquête tous les deux ans, en l’adaptant à l’évolution de la législation.


 
EuroGentest explique les services de génétique aux patients
 

La qualité de l’information transmise aux patients en matière de tests génétiques nécessite d’aborder en détail des questions variées. L’utilisation de lettres personnelles rédigées par les cliniciens est une pratique moins efficace que la diffusion systématique de dépliants standard. En réponse à ce constat, EuroGentest, réseau d’excellence européen dont un des objectifs est d’améliorer la qualité des services génétiques en Europe, a développé onze dépliants, traduits dans 24 langues dont le français. Téléchargeables à partir du site d’EuroGentest, les brochures abordent l’amniocentèse, les translocations chromosomiques, les anomalies chromosomiques, la biopsie du trophoblaste, l’hérédité dominante, les questions fréquemment posées sur le test génétique, un glossaire de génétique, l’hérédité récessive, quelques informations sur votre consultation, qu’est-ce qu’un test génétique et l’hérédité liée à l’X. Quatre nouvelles brochures sont actuellement en développement.


 
Internationale
 
Genzyme interrompt temporairement la production de Fabrazyme et Cerezyme
 

Le 16 juin, le laboratoire Genzyme a annoncé qu’il devait interrompre temporairement l’unité de production de Cerezyme et de Fabrazyme, deux médicaments orphelins indiqués respectivement dans les maladies de Gaucher et de Fabry. En effet, un virus, le Vesivirus 2 117, a été détecté dans un des bioréacteurs du site d’Allston, aux Etats-Unis. Ce virus n’a jamais été à l’origine de contamination humaine mais est connu pour interférer avec la croissance des cellules de hamster utilisées pour la production biologique des deux produits. Des tests réalisés sur des lots en circulation confirment l’absence du virus et la sûreté des produits en vente. Néanmoins, la baisse de productivité due au virus suivie de l’arrêt du bioréacteur va entraîner une situation de pénurie qui devrait débuter respectivement en août et en septembre pour Fabrazyme et Cerezyme. Afin de pallier à cette situation, l’agence européenne des médicaments (EMEA) a publié jeudi dernier un communiqué de presse recommandant de donner un accès prioritaire à Cerezyme aux enfants, adolescents et adultes dont la maladie est en progression. Les adultes sans progression clinique évidente recevront une dose réduite de Cerezyme (en quantité ou en fréquence). Concernant Fabrazyme, le traitement est maintenu prioritairement chez les enfants, adolescents et hommes adultes. Chez les femmes, dont la maladie est moins sévère, Fabrazyme sera administré à dose réduite.
Lire le communiqué de presse de l’EMEA (en anglais)
Lire le communiqué de presse de Genzyme (en anglais)


 


 
Bioéthique et législation
 
Recommandations pour la pratique des tests génétiques chez les mineurs asymptomatiques
 

La société européenne de génétique humaine publie une série de onze recommandations relatives à la pratique des tests génétiques chez les mineurs asymptomatiques. Six des recommandations sont d’ordre général : la motivation première des tests doit être le bénéfice direct du patient, l’opinion du mineur doit être considérée autant que le permet son âge et sa maturité, ses parents doivent participer autant que possible aux processus de décisions et les professionnels de santé doivent défendre les intérêts du mineur, les mineurs bien informés et capables de prendre des décisions doivent être considérés aptes à passer des tests génétiques, les parents doivent informer leurs enfants sur les risques génétiques avec l’aide des conseillers en génétique et enfin, le conseil en génétique doit toujours accompagner les tests. En matière de tests génétiques présymptomatiques et prédictifs, la société européenne recommande leur utilisation dans le contexte de maladies débutant à l’âge adulte uniquement si des actes médicaux préventifs sont envisageables. Dans le cas de maladies débutant dans l’enfance, la possibilité d’un test doit être envisagée dès lors qu’un traitement ou des mesures préventives sont possibles et, si ce n’est pas le cas, le bénéfice psychologique et social de l’enfant et de sa famille doit être pris en compte. Concernant la recherche intentionnelle du statut de porteur sain, elle doit être découragée chez les mineurs. Quant à la découverte accidentelle de ce statut, sa possibilité doit être discutée préalablement à la pratique des tests.
Ces recommandations sont accompagnées d’un article exposant les réflexions générales de la société européenne de génétique humaine.


 
European Journal of Human Genetics ; 17(6):711-9 ; juin 2009
European Journal of Human Genetics ; 17(6):720-1 ; juin 2009

 
Particpez aux débats de révision de la loi de bioéthique sur la web TV de l’AFM
 

L’Association Française contre les Myopathies lance sur sa webTV jamaisdirejamais.tv un programme entièrement dédié aux débats animant la révision de la loi de bioéthique. Elle permet aux internautes de visionner des vidéos sur des thèmes variés tels que les cellules souches, la recherche sur l’embryon ou encore les mères porteuses. Mais, son originalité est aussi de pouvoir participer au débat en envoyant ses propres vidéos à travers différentes rubriques :
- « Coups de cœur / coups de gueule » pour poursuivre le débat sur la bioéthique et donner son avis,
- « Caméra perso » : des feuilletons réalisés par des familles, des chercheurs ou des bénévoles désireux de partager avec les internautes des moments clés de leur vie quotidienne,
- « Expression libre » qui permet à chacun de passer un message d’intérêt général sur un sujet qui lui tient à cœur.
Les internautes peuvent également réagir par écrit via un forum de discussion.


 


 
Nouveaux syndromes
 
Déficit de l’antagoniste du récepteur à l’interleukine 1 : une maladie autoinflammatoire traitable
 

Deux articles, publiés dans le « New England Journal of Medecine », décrivent dix nouveaux-nés présentant un syndrome autoinflammatoire autosomique récessif caractérisé par des lésions osseuses multifocales, une périostite et une pustulose. Les patients présentent un déficit de l’antagoniste du récepteur à l’interleukine 1 dû à des mutations touchant les deux allèles du gène correspondant. Un traitement basé sur l’administration d’anakinra, un antagoniste recombinant du récepteur à l’interleukine 1, permet d’induire une réponse rapide et complète.
Lire le résumé du premier article sur Pubmed
Lire le résumé du second article sur Pubmed


 
NEJM ; 360(23):2426-37 ; juin 2009
NEJM ; 360(23):2438-44 ; juin 2009

 
Anémie sidéroblastique autosomique récessive : un transporteur mitochondrial à l’origine de ce nouveau mode de transmission
 

Une équipe nord américaine décrit une nouvelle forme d’anémie sidéroblastique non syndromique à transmission autosomique récessive. Elle est associée à une accumulation excessive de fer dans les mitochondries des érythroblastes et à des sidéroblastes en anneau. L’analyse génétique leur a permis d’identifier des mutations du gène SLC25A38, codant un transporteur membranaire de la mitochondrie spécifique des globules rouges. Jusqu’alors, les anémies sidéroblastiques décrites étaient liées à l’X et dues à des mutations d’ALAS2, un autre gène spécifiquement exprimé par les globules rouges.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Nature Genetics ; 41(6):651-3 ; juin 2009
 


 
Nos gènes se dévoilent
 

 
Déficit en succinate coenzyme Q réductase : mutations dans un nouveau facteur d’assemblage
 

Ghezzi et coll. décrivent deux familles dont des membres présentent à chaque génération une leucoencéphalopathie infantile associée à un déficit en succinate coenzyme Q réductase, le complexe 2 de la chaîne respiratoire mitochondriale. Ils ont identifié des mutations du gène SDHAF1, codant un nouveau facteur d’assemblage de ce complexe.


 
Pour en savoir plus sur "Déficit en succinate coenzyme Q réductase"

 
Nature Genetics ; 41(6):654-6 ; juin 2009
 
Hyperpigmentation progressive familiale : une mutation du ligand KIT augmente la synthèse de mélanine
 

L’hyperpigmentation progressive est une forme familiale de mélanose caractérisée par des plaques épidermiques hyperpigmentées, présentes dès la petite enfance et augmentant en nombre et taille avec l’âge. L’analyse génétique réalisée chez une famille chinoise a mis en évidence une mutation hétérozygote du gène codant le ligand KIT. L’analyse fonctionnelle montre que la forme mutante de la protéine augmente de 109% le contenu en mélanine de cellules de mélanome humain.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Hyperpigmentation progressive, forme familiale"

 
The American Journal of Human Genetics ; 84(5):672-7 ; mai 2009
 
Dystrophie des cônes et des bâtonnets : absence de la métalloprotéase ADAM9 responsable d’une forme autosomique récessive
 

La dystrophie des cônes et des bâtonnets est une rétinite pigmentaire caractérisée par des dépôts pigmentaires rétiniens visibles au fond d’oeil et localisés de manière prédominante dans la région maculaire. Chez quatre familles, touchées par une forme récessive de début précoce, Parry et coll. ont associé des mutations de ADAM9 à la transmission de la maladie. ADAM9 code une métalloprotéase qui, d’après les études réalisées chez la souris, est impliquée dans l’organisation de l’épithélium pigmentaire de la rétine.


 
Pour en savoir plus sur "Dystrophie des cônes et des bâtonnets"

 
The American Journal of Human Genetics ; 84(5):683-91 ; mai 2009
 
Neuropathie et ataxie cérébelleuse : IFRD1 muté chez une famille américaine
 

Des chercheurs américains ont précédemment associé la région 7q22-q32 à la transmission dominante d’une neuropathie sensorielle et motrice associée à une ataxie chez une famille américaine d’origine nord européenne. L’analyse génétique de cette région a permis d’identifier une mutation du gène IFRD1. L’effet pathogénique de cette mutation est étayé par la forte conservation de la séquence nucléique touchée, par les modèles de prédiction de structure protéique et par les données obtenues des modèles animaux. Les auteurs précisent malgré tout que ces résultats doivent être confirmés par l’identification de mutations dans d’autres familles ou dans des formes sporadiques.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Ataxie cérébelleuse autosomique dominante"

 
The American Journal of Human Genetics ; 84(5):692-7 ; mai 2009
 
Syndromes de Jeune et des côtes courtes - polydactylie de type 3 : deux ciliopathies dues à un défaut de la dynéine
 

Le syndrome de Jeune, ou dystrophie thoracique asphyxiante du nouveau-né, est une dysplasie des côtes courtes caractérisée par une étroitesse thoracique et des membres courts. Le syndrome associant des côtes courtes et une polydactylie de type 3 présente des caractéristiques radiologiques proches mais une plus grande sévérité phénotypique et une mortalité infantile importante. Dagoneau et coll. ont identifié des mutations du gène DYNC2H1 chez 5 familles touchées par l’un ou l’autre de ces syndromes. DYNC2H1 code une sous-unité de la dynéine, un moteur moléculaire impliqué dans les mouvements ciliaires.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Jeune"

 
The American Journal of Human Genetics ; 84(5):706-11 ; mai 2009
 
Déficit en coenzyme Q10 : la coenzyme Q9 en cause
 

Duncan et coll. décrivent un patient souffrant d’un déficit en coenzyme Q10 caractérisé par une acidose lactique néonatale, une épilepsie, un retard de développement, une cardiomyopathie hypertrophique et une atteinte rénale. Ils ont identifié une mutation homozygote du gène COQ9 responsable du phénotype. COQ9 code la coenzyme Q9, une des protéines impliquées dans la biosynthèse de sa cousine, la coenzyme Q10.


 
Pour en savoir plus sur "Coenzyme Q10, déficit en"

 
The American Journal of Human Genetics ; 84(5):558-66 ; mai 2009
 
Puberté précoce : déficit en PAPS responsable d’une hyperandrogénie
 

Une jeune fille présente une puberté précoce caractérisée par une absence d’ovulation hyperandrogénique, un taux de DHEA très faible et un taux d’androgène élevé. Noordman et coll. ont identifié des mutations de PAPSS2 chez la patiente. Ce gène code une coenzyme permettant de prévenir la transformation de la DHEA en androgène actif.


 
NEJM ; 360(22):2310-8 ; mai 2009
 
Cutis laxa : l’élastine responsable d’une forme autosomique récessive
 

La cutis laxa est une affection du tissu conjonctif due à des anomalies des fibres élastiques. La peau présente une hyperlaxité et apparaît flasque, formant des plis surtout au visage. Mégabarné et coll. décrivent trois patients d’origine syrienne présentant une forme autosomique récessive de la maladie. Tous sont porteurs de la même mutation homozygote touchant le gène de l’élastine. De plus, un des patients présente un phénotype particulièrement sévère qui semble associé à la présence d’un polymorphisme du gène codant la fibuline 5, un des gènes responsable de formes dominante et récessive. Ce polymorphisme est également associé à des symptômes légers chez la mère du patient.


 
J Invest Dermatol ; 129(7):1650-5 ; juillet 2009
 
Dystonie-parkinsonisme : perte du transporteur de la dopamine dans une forme infantile
 

La forme infantile de dystonie-parkinsonisme se déclare dès la petite enfance par un parkinsonisme qui est rapidement suivi par des troubles complexes des mouvements où la dystonie est associée à une hypotonie axiale et une hypertonicité des membres. Kurian et coll. décrivent trois patients nés de deux familles porteurs de mutations homozygotes du gène SLC6A3. Ce gène code le transporteur de la dopamine, déjà associé à des troubles de l’attention et à l’hyperactivité.


 
Journal of Clinical Investigation ; 119(6):1595-603 ; juin 2009
 
Déficit en urocanase : premières mutations du gène de l’urocanase identifiées
 

Le déficit en urocanase a été décrit chez trois patients présentant un déficit intellectuel, une ataxie et des troubles du comportement. Espinos et coll. décrivent maintenant le quatrième cas. La patiente est porteuse de mutations du gène UROC1, codant l’urocanase elle même. Cette enzyme catalyse une des étapes de la voie de dégradation de l’acide aminé histidine.


 
Journal of Medical Genetics ; 46(6):407-11 ; juin 2009
 


 
La recherche, jour après jour
 

 
Recherche fondamentale
 
Maladie de Huntington : une protéine du striatum responsable de la cytotoxicité de la huntingtine mutante
 

La maladie de Huntington est due à des répétitions de polyglutamine dans la protéine huntingtine. Elle se traduit principalement par des mouvements anormaux et des troubles du comportement. La huntingtine est exprimée dans de nombreux organes et de manière homogène dans le cerveau. Or, la neuropathologie se limite principalement au striatum. Des chercheurs américains montrent que la protéine Rhes, sélectivement exprimée dans le striatum, interagit en culture cellulaire avec la protéine huntingtine mutante et modifie sa composition, ce qui entraîne sa toxicité cellulaire. Rhes serait donc responsable de la restriction de la neuropathologie au striatum et représente une nouvelle cible thérapeutique.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Huntington, maladie de"

 
Science ; 324(5932):1327-30 ; juin 2009
 
Recherche clinique
 
Déficit partiel en STAT1 : prédisposition à des infections virales et bactériennes traitables
 

Le déficit en STAT1 est responsable d’un déficit immunitaire primaire létal caractérisé par une prédisposition aux infections bactériennes et virales. En absence de STAT1, la production de protéines antivirales et anti-bactériennes induite par les interférons est compromise. Chapgier et coll. décrivent une forme de déficit partiel de STAT1 chez deux enfants souffrant d’infections bactériennes et virales traitables. Le gène STAT1 muté permet la production en faible quantité d’une protéine fonctionnelle, dont l’activité induit une réponse résiduelle aux interférons alpha et gamma.


 
Pour en savoir plus sur "Prédisposition mendélienne aux infections mycobactériennes"

 
Journal of Clinical Investigation ; 119(6):1502-14 ; juin 2009
 
Hypertrichose congénitale et hyperplasie gingivale : délétions et duplications de la région 17q24.2-q24.3
 

L’hypertrichose congénitale généralisée se caractérise par une croissance pileuse excessive et est souvent accompagnée d’une hyperplasie des gencives. Sun et coll. montrent que la transmission dominante de cette maladie est associée à des microdélétions ou des microduplications de la région 17q24.2-q24.3 chez trois familles chinoises. Une microduplication de novo de cette région dans un cas sporadique confirme le rôle de cette région chromosomique dans la pathogenèse de la maladie.


 
Pour en savoir plus sur "Fibromatose gingivale - hypertrichose"

 
The American Journal of Human Genetics ; 84(6):807-13 ; juin 2009
 
Prédisposition génétique aux cancers : gènes de réparation des mésappariement de l’ADN et risque de tumeurs embryonnaires
 

Des mutations germinales touchant les deux allèles des gènes impliqués dans la réparation des mésappariement de l’ADN sont responsables d’un syndrome récessif de susceptibilité cancéreuse débutant dans l’enfance. Kratz et coll. ont observé le développement de rhabdomyosarcomes chez deux patients porteurs de mutations PMS2, confirmant le diagnostic de ce syndrome. Ces deux nouveaux cas montrent la difficulté de distinguer ce syndrome d’autres prédispositions génétiques aux cancers tels que la neurofibromatose de type 1. Les auteurs suggèrent un examen attentif de l’histoire familiale et d’analyser les gènes de réparation des mésappariement de l’ADN chez les jeunes patients présentant des rhabdomyosarcomes ou d’autres tumeurs embryonnaires.


 
Journal of Medical Genetics ; 46(6):418-20 ; juin 2009
 
Ciliopathies et atteintes oculaires : un nouveau gène modificateur identifié
 

L’amaurose de Leber, les syndromes de Gruber, de Bardet-Biedl, de Senior-Loken et de Joubert sont des ciliopathies ayant en commun des anomalies oculaires. Khanna et coll. montrent qu’un variant du gène RPGRIP1L est associé à une dégénérescence rétinienne chez des patients souffrant de ces ciliopathies dues à des mutations dans d’autres gènes. Des mutations de RPGRIP1L peuvent également être la cause des syndromes de Meckel ou de Joubert.


 
Nature Genetics ; publication en ligne avancée ; mai 2009
 
Paragangliomes héréditaires de la tête et du cou : les mutations de VHL et RET sont rares
 

Les paragangliomes héréditaires de la tête et du cou sont dues à des mutations des gènes SDH, codant la succinate déshydrogénase. Ces tumeurs peuvent également être associées à la maladie de Von Hippel-Lindau et à la néoplasie endocrinienne multiple de type 2, dues respectivement à des mutations des gènes VHL et RET. A partir des données collectées par un registre international des paragangliomes de la tête et du cou, Boedeker et coll. montrent que la prévalence des paragangliomes héréditaires dues à des mutations de VHL ou RET est de 5 sur 1000 chez les patients atteint de la maladie de von Hippel-Lindau et de 9 sur 1000 chez les patients souffrant de paragangliomes sans mutation des gènes SDH. Les auteurs proposent que les gènes VHL et RET ne soient testés que si l’histoire familiale ou personnelle des patients indique une similitude avec la maladie de Von Hippel-Lindau ou la néoplasie endocrinienne multiple de type 2.


 
Pour en savoir plus sur "Pheochromocytome-paragangliome héréditaire"

 
J Clin Endocrinol Metab ; 94(6):1938-44 ; juin 2009
 
Cancer gastrique héréditaire : tumeur primaire ou métastase, à chacune son mécanisme d’inactivation de CDH1
 

Les formes familiales de cancers gastriques sont dues à des mutations hétérozygotes germinales de CDH1. La tumorogenèse implique l’inactivation du second allèle qui peut dépendre de modifications épigénétiques ou d’une perte d’hétérozygotie. Oliveira et coll. montrent que l’inactivation épigénétique est spécifique des tumeurs primaires tandis que la perte d’hétérozygotie caractérise les métastases. Par conséquent, les traitements ciblant exclusivement l’un ou l’autre de ces mécanismes n’auront qu’un effet partiel sur l’initiation et la progression tumorale.


 
Pour en savoir plus sur "Cancer gastrique, forme familiale"

 
Gastroenterology ; 136(7):2137-48 ; juin 2009
 
Bestrophinopathies : corrélation génotype-phénotype et rôle des bestrophines
 

Deux articles de revue publiés dans « Progress in Retinal and Eye Research » font le point sur les connaissances actuelles des bestrophinopathies, un groupe de maladies oculaires. Ces maladies sont dues à des mutations du gène BEST1, codant la bestrophine 1, une protéine membranaire de l’épithélium rétinien. Le premier article présente une description clinique des bestrophinopathies et analysent les corrélations génotypes-phénotypes. Le second article est axé sur le rôle de la bestrophine 1 et de son homologue, la bestrophine 2, dans l’épithélium rétinien.


 
Prog Retin Eye Res ; 28(3):187-205 ; mai 2009
Prog Retin Eye Res ; 28(3):206-26 ; mai 2009

 
Microtie : génétique et clinique d’une anomalie isolée ou syndromique
 

La microtie est définie par une absence partielle ou totale de développement du pavillon de l’oreille qui peut s’accompagner ou non d’une atteinte du conduit auditif. La microtie peut être isolée ou faire partie d’un syndrome plus complexe. Alasti et Van Camp présentent les données épidémiologiques ainsi que les aspects génétiques et cliniques de la microtie et des syndromes associés.


 
Pour en savoir plus sur "Microtie"

 
Journal of Medical Genetics ; 46(6):361-9 ; juin 2009
 
Cellules souches
 
Le liquide amniotique, une nouvelle source de cellules souches induites
 

La reprogrammation de cellules somatiques en cellules souches dites “induites” représente un nouvel outil pour de nombreuses maladies génétiques dont la stratégie thérapeutique repose sur la thérapie génique. Ye et coll. ont établi un protocole permettant d’obtenir, à partir de fibroblastes d’un patient atteint de bêta thalassémie, des cellules souches pluripotentes induites se différenciant en cellules souches hématopoïétiques qui expriment l’hémoglobine fœtale. De plus, à partir du liquide amniotique ou du chorion prélevés à l’occasion d’un diagnostic prénatal, ils ont reprogrammé des cellules fœtales en cellules souches induites. A terme, l’obtention de telles cellules souches permettrait d’offrir une option thérapeutique alternative à l’interruption médicale de grossesse proposée après le diagnostic prénatal de maladies génétiques graves et pour l’instant incurables.


 
PNAS ; 106(24):9826-30 ; juin 2009
 
Thérapeutique
 
Maladie de Pompe : chaperonne et oligosaccharide améliorent l’efficacité de l’enzyme substitutive chez la souris
 

La maladie de Pompe ou glycogénose de type II est une maladie de surcharge lysosomale caractérisée par une atteinte des muscles squelettiques et respiratoires de gravité variable à laquelle s’associe une cardiomyopathie hypertrophique dans la forme infantile. Compenser le déficit enzymatique par une thérapie substitutive a fait la preuve de son efficacité, cependant elle reste limitée par la capacité d’intégration de l’enzyme substitutive dans les tissus. Deux études indépendantes montrent la possibilité d’améliorer l’absorption musculaire de l’enzyme chez des souris modèles de la maladie. La première repose sur une la fixation d’un oligosaccharide (mannose-6-phosphate) sur l’enzyme recombinante, la seconde consiste à coadministrer une chaperonne.
Lire le résumé du premier article sur Pubmed
Lire le résumé du second article sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Glycogénose type 2"

 
Mol Ther ; 17(6):964-71 ; juin 2009
Mol Ther ; 17(6):954-63 ; juin 2009

 
Thérapie génique
 
Syndrome de Wiskott-Aldrich : succès de la thérapie génique chez la souris
 

Le syndrome de Wiskott-Aldrich est un déficit immunitaire héréditaire de transmission récessive liée au chromosome X. La thérapie génique est une alternative à la greffe de moelle osseuse en absence de donneur compatible. Marangoni et coll. ont utilisé un vecteur lentiviral pour exprimer le gène WAS dans des cellules de moelle osseuse de souris modèles de la maladie. Après une transplantation autologue, les cellules génétiquement modifiées ont colonisé la moelle osseuse et le gène WAS s’exprime dans de nombreuses lignées hématopoïétiques. Aucune tumeur associée à la transplantation n’a été observée.
 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Wiskott-Aldrich"

 
Mol Ther ; 17(6):1073-82 ; juin 2009
 
Approches diagnostiques
 
Syndrome de Zellweger : stratégie diagnostique d’une maladie hétérogène
 

Le syndrome de Zellweger représente un groupe génétiquement et cliniquement hétérogène de maladies dues à des défauts de biogenèse du peroxisome. Kause et coll. présentent une stratégie diagnostique basée sur une combinaison d’analyses biologiques et de génétique moléculaire permettant d’identifier les mutations pathogènes dans un temps et pour un coût limité.


 
Pour en savoir plus sur "Zellweger, syndrome de"

 
European Journal of Human Genetics ; 17(6):741-8 ; juin 2009
 


 
Prise en charge et thérapie
 

 
Syndrome CAPS : le canakinumab permet une régression rapide des symptômes
 

Le syndrome CAPS (syndrome périodique associé à la cryopyrine) est une maladie inflammatoire associée à une surproduction d’interleukine 1. Il peut se présenter sous trois formes cliniques : le syndrome CINCA, le syndrome de Muckle-Wells ou la forme familiale d’urticaire au froid. Dans le cadre d’un essai clinique randomisé en double aveugle contre placebo, les membres du « groupe d’étude du canakinumab dans le syndrome CAPS » ont administré cet anticorps monoclonal dirigé contre l’interleukine 1bêta. Administré une fois toutes les huit semaines, la canakinumab permet une régression rapide des symptômes chez la majorité des patients.
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Pour en savoir plus sur "CINCA, syndrome"
Pour en savoir plus sur "Urticaire au froid, forme familiale"
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Muckle-Wells"

 
NEJM ; 360(23):2416-25 ; juin 2009
 
Pemphigoïde bulleuse : l’administration locale à doses modérées est préférable
 

La pemphigoïde bulleuse est une maladie auto-immune caractérisée par des bulles tendues de contenu clair, situées sur des plaques érythémateuses, prédominantes sur les membres. Le traitement repose sur une corticothérapie intensive. Le traitement topique est préféré à une administration orale, qui réduit la survie des patients. Dans le cadre d’un essai clinique multicentrique et randomisé, une équipe française montre que l’administration de corticostéroïdes à des doses plus faibles et sur de courtes durées (10-30g/ jour pendant 4 mois) permet une meilleure réponse et une diminution de moitié du risque de mortalité.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Pemphigoïde bulleuse"

 
J Invest Dermatol ; 129(7):1681-7 ; juillet 2009
 
Hypertension artérielle pulmonaire : sûreté et efficacité du tadalafil
 

L’hypertension artérielle pulmonaire est définie par une élévation chronique et progressive de la pression artérielle pulmonaire menant à une insuffisance cardiaque droite. Dans un essai clinique en double aveugle, Galié et coll. ont administré du tadalafil ou un placebo à 405 patients pendant 16 semaines. Le tadalafil est un activateur de la voie de l’oxyde nitrique, une des cibles thérapeutique dans l’hypertension artérielle pulmonaire. A raison de 40 mg par jour, le tadalafil est bien toléré, il améliore la capacité d’exercice et la qualité de vie des patients tout en réduisant la morbidité.


 
Pour en savoir plus sur "Hypertension artérielle pulmonaire"

 
Circulation ; 119(22):2894-903 ; juin 2009
 
Granulomatose de Wegener : la déoxyspergualine bénéfique aux patients réfractaires ou en rechute
 

La granulomatose de Wegener est une vascularite nécrosante des vaisseaux de petit calibre associant une inflammation de la paroi vasculaire et des granulomes, péri- et extravasculaires. L’administration de cyclophosphamide et de corticostéroïdes en première intention est associée à un taux de réponse partielle et de rechute important. Dans le cadre d’un essai prospectif multicentrique, Flossmann et coll. ont testé l’effet d’un immunosuppresseur, la déoxyspergualine, chez des patients réfractaires ou en rechute. Une rémission complète a été observée chez près de la moitié des patients (20/44). La déoxyspergualine a également permis une réduction d’intensité de la corticothérapie.


 
Pour en savoir plus sur "Wegener, maladie de"

 
Ann Rheum Dis ; 68(7):1125-30 ; juillet 2009
 
Neurofibromatose de type 2 : de la pathogenèse au traitement
 

Le journal « The Lancet » propose un article de revue sur la neurofibromatose de type 2, un syndrome autosomique dominant de prédisposition au cancer. Les aspects pathogénétiques, génétiques, cliniques et thérapeutiques sont développés.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Neurofibromatose type 2"

 
The Lancet ; 373(9679):1974-86 ; juin 2009
 


 
Médicaments orphelins
 
La réglementation européenne sur les médicaments orphelins est-elle efficace ?
 
Joppi et coll. présentent dans le « British Journal of Clinical Pharmacology » une analyse de l’efficacité de la réglementation européenne sur les médicaments orphelins et des facilités mises en œuvre pour inciter les industriels à développer des médicaments orphelins et accélérer leur mise sur le marché. Ils constatent qu’en huit ans (de 2000 à 2008) seulement 8,5% des produits désignés orphelins ont obtenu une mise sur le marché et que leur disponibilité effective au niveau national est bien plus faible. Dans l’ensemble, les études menées par les industriels sont pauvres, manquant entre autres de données à long terme, d’étude d’effet-dose, de preuves de bénéfice clinique ou d’une méthodologie basée sur les faits. Les auteurs s’interrogent sur l’efficacité de la réglementation actuelle et la nécessité d’approfondir cette analyse afin de proposer de nouvelles mesures permettant de répondre à cette problématique de santé publique largement négligée.


 
Br J Clin Pharmacol ; 67(5):494-502 ; mai 2009
 
Deux nouveaux médicaments pour traiter des cancers rares autorisés en Europe
 

Lors de sa réunion de mai 2009, le CHMP (Committee for Medicinal Products for Human Use) a adopté deux opinions positives pour Afinitor (everolimus) et Mozobil (plerixafor).
Développé par Novartis Europharm Ltd., Afinitor est indiqué dans le traitement du carcinome rénal avancé. Quant à Mozobil, développé par Genzyme Europe B.V., il est destiné à être utilisé en combinaison du G-CSF pour augmenter la mobilisation des cellules souches hématopoïétiques du sang périphérique pour la collecte en vue d’une transplantation autologue chez les patients souffrant de lymphome et de myélome multiple. Afinitor et Mozobil sont les 55ème et 56ème médicaments orphelins à recevoir une opinion positive de mise sur le marché.

Lire le communiqué de presse
Consulter la liste des médicaments orphelins en Europe


 
Quatorze nouvelles opinions positives pour des désignations orphelines en juin 2009
 

En juin 2009, le COMP (Committee for Orphan Medicinal Products) a annoncé l’adoption de 14 opinions positives pour la désignation orpheline de substances médicinales pour les indications suivantes :

- traitement de la mucoviscidose (2 substances),
- prévention de la surcharge en fer nécessitant une thérapie par chélation,
- traitement de la leucémie promyélocytaire aigue,
- traitement de l’urticaire solaire,
- traitement du lymphome d’Hodgkin,
- traitement de la leucémie lymphoblastique aigue,
- traitement de la kératoconjonctivite atopique,
- traitement du syndrome urémique hémolytique atypique,
- traitement de l’hémophilie A,
- traitement du lymphome diffus à grandes cellules B,
- traitement de la mucopolysaccharidose de type IVA,
- traitement de la leucémie myéloïde aigue,
- traitement du cancer du pancréas.

Lire le communiqué de presse
Consulter le registre des désignations orphelines européennes


 


 
Partenariats, offres d'emploi
 
L’institut du cerveau et de la moelle épinière lance sa campagne de recrutement
 

L’institut du cerveau et de la moelle épinière ouvrira à l’automne 2010 sur le site de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Il compte pour l’instant 20 équipes de recherche comprenant 250 chercheurs. A terme 600 chercheurs et techniciens y travailleront. L’institut lance son premier appel international à candidatures pour développer des programmes scientifiques indépendants ou rejoindre des programmes spécifiques.
Pour en savoir plus, consulter le site de l’institut.


 


 
Actualités des associations
 
Almoha, association de lutte contre les maladies orphelines et le handicap en Afrique
 

Pour le lancement de ses activités en France, ALMOHA, association de lutte contre les maladies orphelines et le handicap en Afrique, organise le 10 juillet prochain une conférence-cocktail sur le thème : « Un nouveau défi en Afrique : lutter contre les maladies rares et orphelines - 50 millions de personnes délaissées et sans soins ».
Consulter le programme de la conférence
Télécharger le bulletin de participation


 
Ca roule pour « connaître les syndromes cérébelleux »
 

Depuis le 30 mai dernier, Nathalie parcours la France sur son vélo. Cette mère de famille va parcourir plus de 2300 kilomètres au nom de l’association « Connaître les syndromes cérébelleux ». Le but : faire connaître ces maladies très invalidantes et orphelines de traitement, récolter des dons pour aider la recherche et faire changer le regard des gens sur les troubles de la maladie. Nathalie achèvera son tour de France le lundi 6 juillet à l’hôpital de la Pitié-Salpetrière à Paris, où des laboratoires de recherche étudient ces maladies.


 
Comment l’information génétique est-elle transmise à la parentèle ? Une enquête de l’AFM
 

Dans le cadre des révisions de la loi de bioéthique, le groupe d’intérêt amyotrophie spinale de l’Association Française contre les Myopathies a été sollicité pour connaître la façon dont l’information du risque génétique est transmise à la parentèle, c’est-à-dire à l’ensemble des personnes ayant un lien de parenté avec le malade concerné par une amyotrophie spinale (frère, sœur, oncle tante, cousin cousine …) et faire des propositions pour améliorer cette diffusion d’information. Pour répondre à cette question, l’AFM lance l’enquête « secret médical ou secret de famille ? ». Les réponses collectées permettront de dresser un bilan statistique pour étayer les propositions.
Accéder à l’enquête
 


 
Colloques, séminaires et cours
 


 
Accréditation dans les laboratoires de génétique – Atelier d’initiation d’EuroGentest
 
Saint-Denis La Plaine, France
 
22 et 23 septembre 2009
 
En savoir plus
 
L’autisme : de la recherche aux pratiques
 
Paris, France
 
2 octobre 2009
 
En savoir plus
 
Premier Forum Maladies Rares région Centre organisé par l’Alliance Maladies Rares
 
Orléans, France
 
22 octobre 2009
 
Contact : Alliance Maladies Rares
Tania-Lan Josef
01 56 53 53 46
tljosef@maladiesrares.org

 
Rare Disease II : Hearing and sight loss
 
Sant Felux de Guixols, Espagne
 
22 au 27 novembre 2009
 
En savoir plus
 
La Marche des maladies rares fête ses 10 ans
 
Paris, France
 
5 décembre 2009
 
Notez dès à présent cette date sur votre agenda! L’Alliance Maladies Rares organisera une marche exceptionnelle pour le 10éme anniversaire de cet événement qui réunit chaque année des patients et leurs familles venus de toute la France.
 
Calendrier des événements maladies rares
 
Retrouvez dans cet agenda tous les événements annoncés.
 


 
A lire
 
Guide-barème pour l’évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées
 

Cette mise à jour 2007 s’appuie sur les concepts de l’OMS développés dans la Classification Internationale du Handicap (CIH). Il a pour objet de permettre la détermination du « taux d’incapacité de la personne, quelque soit son âge à partir de ses déficiences et de leurs conséquences dans sa vie quotidienne et non sur la seule nature médicale de l’affection qui en est l’origine ».
En savoir plus


 
Myasthenia gravis and related disorders
 

Auteur : Henry J. Kaminski
Editeur : Humana press
La seconde édition de cet ouvrage illustre en détail les connaissances actuelles de la myasthénie autoimmune et des syndromes apparentés, des maladies dues à des anomalies de la jonction neuromusculaire.
En savoir plus


 


 
Orphanews, la lettre d'actualité d'Orphanet
Orphanews est soutenue par l'AFM grâce aux donateurs du Téléthon et par l'Assurance Maladie Sécurité Sociale
Rédacteur en chef : Ségolène Aymé
Rédacteur : Annie Olry
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