16 Juin 2010 Imprimer
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Editorial
 
Google rénove son algorithme de référencement: des conséquences pour Orphanet?
 

Depuis le mois de mai, Google a mis à jour son algorithme de référencement, comme il le fait environ 400 fois par an… Là, pourtant, le changement est un peu plus radical que d’habitude. Bien-sûr, comme le rappelle Matt Cutts , un responsable de l’équipe qualité de Google, la mise à jour vise à améliorer la pertinence des résultats obtenus suite à une recherche soumise au fameux moteur. Cette mise à jour est cependant spéciale, du fait qu’elle touche spécialement ce que l’on appelle les requêtes de longue traine.

Qu’est-ce que l’effet « longue traine » ? Il faut considérer qu’un site peut être retrouvé grâce à une requête très générale, avec un mot-clé très populaire, « orphanet » - au hasard - ou grâce à des mots clés beaucoup plus rares, ou même grâce à une suite de mots bien particulière, « incidence maladie de Gaucher » par exemple. Numériquement, l’effet « longue traine » est caractérisé par le fait qu’il existe un très grand nombre de mots-clés minoritaires, et qu’en les cumulant, ils vont finalement générer plus d’entrées sur le site que les quelques mots-clés très populaires.

En ce qui concerne Orphanet, il est clair que le site présente ce profil de longue traine : le terme « orphanet » a généré 14 000 visites le mois dernier, alors que la requête suivante descend immédiatement à 736 visites et que le flux total de visites est assuré par un très grand nombre de mots ou expressions -clés (40 700). www.orpha.net va-t-il connaitre une chute drastique de ses visites comme l’ont ressenti de nombreux autres sites au même profil de longue traine ? Rien n’est moins sûr : les sites en question sont principalement des sites marchands, et leurs pages profondes sont bien différentes de celles d’Orphanet, en termes de contenu éditorial, de liens externes et de données originales voire exclusives. Autant de critères mentionnés par Matt Cutts pour faire en sorte que les requêtes de longue traine soient efficacement orientées vers un site.

Cette mise à jour de l’algorithme est plus ou moins concomitante avec la mise en place d’un nouvel outil, appelé Caffeine, dont la force est apparemment de répertorier beaucoup plus rapidement qu’avant les pages générées sur le web. L’index de Google est donc mis à jour plus souvent, et les pages « fraiches » sont donc susceptibles de sortir plus facilement lors de requêtes, reléguant les contenus statiques dans les limbes des résultats. Cette orientation volontaire de Google, désirant suivre l’évolution des modes de production de contenus sur la toile, tend la main à l’activité frénétique des réseaux sociaux et au monde des blogs. Quid des grands sites d’information spécifique dont une grande partie des pages profondes n’est pas vouée à changer tous les jours ?

Il est sûr que la question sera suivie de près à Orphanet, pour voir si la « pertinence » de Google ne prive pas les lecteurs d’une source d’information experte et validée, au profit de bruits d’araignées qui courent sur la toile.


 


 
Nouveautés Orphanet
 
Textes
 
Encyclopédie Orphanet professionnelle en langue anglaise
 
Alpha-thalassaemia (publié dans « Orphanet Journal of Rare Diseases »)
Niemann-Pick disease type C (publié dans « Orphanet Journal of Rare Diseases »)

 


 
L'événement...
 
Mardi 21 juin, ouverture du chantier d’une maison d’accueil spécialisée pour personnes atteintes de la maladie de Huntington
 

Le mardi 21 juin, à Cuvry, un village proche de Metz, sera posée la première pierre de la première maison d’accueil spécialisée pour recevoir des personnes atteintes de la maladie de Huntington. La capacité sera de 18 lits dont 9 en accueil temporaire, le coût journalier devrait s’élever à 300 euros environ, pris en charge par la caisse primaire d’assurance maladie.

En savoir plus

 


 
Politique de recherche et de santé
 
Nationale
 



 
Grand emprunt pour la recherche : les maladies rares devraient tirer leur épingle du jeu
 

Le 2 juin dernier, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a détaillé le contenu du programme « santé biotechnologie » du grand emprunt national. Ce grand emprunt, décidé en décembre 2009 par le Président de la République, est une levée de fonds « exclusivement consacrés aux priorités d'avenir », dont le montant s’élève à 33 milliards d’euros. Il est prévu depuis l’origine qu’une grande partie de cette manne soit injectée dans la recherche (8 milliards d’euros). L’annonce récente de Valérie Pécresse a donc permis d’affirmer les orientations stratégiques, chiffrées, qui ont été choisies dans le cadre du programme « santé biotechnologie ». Le développement de plateformes technologiques de recherche organisées en réseaux français et européens, le génotypage, le criblage et la production de cellules souches, la production industrielle de thérapies cellulaires en partenariat avec des entreprises, la mise en place de laboratoires pour la production de biomédicaments, la réalisation d’essais cliniques, ou l’acquisition d’installations de phénotypage, sont quelques exemples concrets de projets potentiellement très bénéfiques pour la recherche sur les maladies rares. Il est aussi question, dans ce programme, de financer des travaux d’épidémiologie pour « soutenir dans la durée des projets existants ou en faire émerger de nouveaux pour couvrir des champs de santé publique encore peu étudiés ».
Evidemment, pour que la recherche sur les maladies rares puisse bénéficier directement de cet investissement financier conséquent, il va falloir, comme d’habitude, réussir à convaincre les financeurs afin que les projets liés aux maladies rares soient inclus dans les programmes des dispositifs mis en place, au cas où les dispositifs ne seraient pas spécifiquement dédiés aux maladies rares ( ! ). Les premiers appels à projet seront lancés dans le courant du mois de juin.


 
Plus de places en foyers d’accueil médicalisés et en maisons d’accueil spécialisées pour les handicapés
 

Dans le cadre de la poursuite du plan handicap 2008-10, la campagne budgétaire 2010 pour les établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes âgées et des personnes handicapées prévoit 35% de nouvelles places en maisons d’accueil spécialisées et 65% en foyers d’accueil médicalisés. Ces places supplémentaires concernent les enfants comme les adultes, et font aussi partie des programmes de deux plans thématiques : un premier sur l’autisme, et le second sur le handicap visuel. Derrière cette augmentation de capacité des centres d’accueil réside la volonté d’améliorer le soutien à la scolarisation et au développement de l’autonomie, ainsi que la prise en charge des enfants les plus lourdement handicapés. En ce qui concerne les adultes, il s’agit, pour les ARS (agences régionales de santé), de réussir à mieux prendre en compte le vieillissement des personnes handicapées, et donc d’œuvrer pour la médicalisation d’une partie des places allouées.


 
Le Prix de l’Université récompense trois étudiants dont les travaux portent sur les maladies rares
 

Le Prix de l’Université, décerné par le Conseil Général du Val de Marne, récompense des travaux de recherche menés par des étudiants en M1, M2 et doctorat. Cette année, sept lauréats se partageaient les deux premières places, et ont reçu chacun les 2400 ou 1800 euros qui accompagnent ce classement. Parmi eux, Alexandre Valin (Thèse de doctorat, Université Denis Diderot), Karim Hamadache (M2, Université Paris Est – Créteil) et Caroline Nava (Thèse de médecine, Université Paris Est – Créteil) ont été récompensés pour leurs travaux portant sur les maladies rares ou les médicaments orphelins :
- « Rôles de la voie SONIC HEDGEHOG/PATCHED et des interactions dermo-épidermiques dans la prédisposition aux carcinomes basocellulaires chez les patients atteints du syndrome de Gorlin » par Alexandre Valin,
- « L’entreprenariat institutionnel dans un champ émergent : Le cas du médicament orphelin en France » par Karim Hamadache
- « Le syndrome cardio-facio-cutané et les syndromes apparentes : l’implication des gènes de la voie Ras-Mapk » par Caroline Nava.


 
Européenne
 



 
Remaniement de la directive sur les essais cliniques en vue
 

Après des années de controverse, il semblerait que l’impopulaire directive 2001/20/EC du 4 avril 2001, émise par le parlement et la commission, passe par un remaniement bien mérité. Trois principaux points d’achoppement ont été relevés concernant cette directive : 1° son application divergente dans les états membres, 2° le fardeau administratif règlementaire qu’elle représente ne tient pas suffisamment compte des nécessités et des contraintes inhérentes à la recherche clinique, et 3° la réglementation ne prend pas assez en compte la dimension internationale grandissante des essais cliniques.
Faisant suite, entre autres, au rapport réalisé par le projet ICREL (Impact sur la Recherche Clinique des Législations Européennes – financé par le 7ème programme cadre), la commission européenne a émis une feuille de route pour remettre cette directive sur la table. Il n’est pas précisé si la directive sera simplement amendée ou si une nouvelle régulation des essais cliniques sera entièrement proposée.
Etant donné les enjeux cliniques soulevés par les maladies rares, et les coûts associés à cette recherche clinique bien spécifique, il est clair que la refonte de la directive sera une affaire à suivre de près.


 
Améliorer la qualité de vie des malades de la DMD : l'objectif de CARE-NMD
 

Le projet européen CARE-NMD, dirigé par le centre médical de l’Université de Fribourg, a été officiellement lancé en mai dernier. Care-NMD (Diffusion et mise en œuvre des standards de soin pour la Dystrophie Musculaire de Duchenne en Europe) est financé à hauteur d’un million d’euros, suite à sa sélection – parmi 257 projets soumis – par l’Agence Exécutive pour la Santé et les Consommateurs (EHAC). Le projet couvre l’Europe entière, et mobilise des partenaires institutionnels comme des associations de malades à travers la Bulgarie, la République Tchèque, le Danemark, l’Allemagne, la Hongrie, la Pologne, le Royaume-Uni (qui sont les pays financés) ainsi qu’en Biélorussie, Croatie, France, Irlande, Macédoine, Pays-Bas, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaquie, Suède et Ukraine (qui sont les pays collaborateurs).
L’ambition de ce projet est de diffuser et de mettre en œuvre les dernières recommandations publiées pour la prise en charge des malades, afin d’améliorer leur qualité de vie. Les obstacles à la mise en œuvre seront identifiés dans chaque pays, afin d’aider les acteurs et les décideurs à prendre les mesures nécessaires pour les dépasser. La disponibilité des traitements et les méthodes employées seront évaluées et améliorées afin d’égaliser, notamment grâce à des sessions de formation, les disparités entre les pays. « Avec un diagnostic sûr et un traitement approprié, les enfants atteints de la DMD et leurs familles peuvent être amenés vers une espérance de vie plus élevée ainsi que vers une meilleure qualité de vie », explique le Professeur Kate Bushby (Newcastle University, UK), une partenaire du projet. « Une meilleure disponibilité de spécialistes des soins profitera aussi aux patients atteints d’autres maladies neuromusculaires à travers l’Europe ».


 


 
Nouveaux syndromes
 



 
Hypertrophie mammaire et anomalies des ongles et des doigts : un locus identifié
 

Des équipes hospitalières ont décrit un nouveau phénotype grâce à l’étude, sur cinq générations, de patients issus d’une même famille. Chez les hommes, les symptômes correspondent simplement à ceux du syndrome de Cooks : onychodystrophie (ongles dystrophiques) ou anonychie (absence d'ongles), et brachydactylie des 5èmes doigts et digitalisation des pouces. Cependant chez les femmes une hypertrophie juvénile de la poitrine vient s’ajouter à ce tableau clinique. Les chercheurs ont pu associer l’ensemble de ces troubles au locus 22q12.3-13.1, encore jamais associé à des anomalies mammaires ou des extrémités.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Absence congénitale du péricarde gauche et anomalies du diaphragme : une cause génétique probable
 

Deux enfants, issus de parents consanguins (cousins au premier degré), sont décrits dans cet article. Tous deux présentaient, à la naissance, une absence de péricarde gauche combinée à une anomalie du diaphragme : un enfant avait une hernie diaphragmatique postéro-latérale gauche, une partie des viscères abdominaux étant retrouvés dans le thorax, et le second une éventration diaphragmatique, toujours dans la partie gauche, mais sans autres malformations viscérales. Il semblerait que l’association entre absence du péricarde et anomalies diaphragmatiques n’ait jamais été faite dans un contexte suggérant une origine génétique commune. La famille n’ayant pas autorisé d’investigations plus avancées (autopsie, imagerie du thorax ou prélèvements d’ADN), il faudra très certainement attendre la description de nouveaux cas pour tenter d’élucider l’origine moléculaire de ce syndrome.
Lire le résumé sur Pubmed


 
Microdélétion 4q21: retard de croissance, déficit intellectuel et retard de la parole
 

Dans le cadre du travail au sein du réseau national d’hybridation génomique comparative sur puce, Bonnet et coll. ont mis en évidence un nouveau syndrome dont les signes sont retrouvés chez des patients présentant des microdélétions dans le chromosome 4q21. Ce syndrome est caractérisé par une hypotonie musculaire, un déficit psychomoteur grave, une diminution de croissance progressive marquée, un faciès particulier et une absence ou un grave retard de la parole. La comparaison des délétions a permis de circonscrire une zone minimale de recouvrement ne comprenant que deux gènes, PRKG2 et RASGEF1B. Des données fonctionnelles relatives à ces deux gènes, publiées par d’autres groupes, semblent confirmer qu’ils puissent assumer la responsabilité du phénotype décrit ici.


 
Deux mutations du gène JUP causent une maladie cutanée sans anomalie cardiaque chez l’enfant
 

Les mutations du gène JUP, codant pour la plakoglobine, étaient jusqu’alors liées à des cardiomyopathies associées, ou non, à des défauts cutanés. Dans cet article, Cabral et coll. décrivent les atteintes de 5 patients, dont deux frères et sœurs, chez qui le gène JUP est muté dans sa partie 5’ : fragilité de la peau, kératodermie palmoplantaire diffuse et cheveux laineux, mais aucun symptôme cardiaque. La description de cet ensemble de signes, restreint par rapport aux maladies liées à ce gène, aidera certainement à mieux comprendre le rôle de la plakoglobine dans les différents tissus.


 


 
Nos gènes se dévoilent
 



 
Syndrome de Reynolds : une mutation du gène LBR cause sclérodermie et cirrhose biliaire primitive.
 

Le syndrome de Reynolds est l’association d’une sclérodermie, généralement limitée, et d’une cirrhose biliaire primitive, maladie auto-immune détruisant progressivement les canalicules biliaires. Dans cet article, Gaudy-Marqueste et coll. associent cette maladie à une mutation faux-sens du gène codant pour le récepteur de lamine B (LBR), détectée à l’état hétérozygote chez une patiente. Cette mutation provoquerait une modification de la structure tertiaire du récepteur, et par conséquent une altération de sa fonction. Les auteurs ont montré, chez cette patiente, que le récepteur et ses partenaires connus sont sous-exprimés dans les fibroblastes mais pas dans les cellules de lignées lymphoblastiques. La mutation aurait donc un effet dominant négatif et tissu-spécifique. Notons que le gène avait déjà été impliqué dans la dysplasie squelettique létale de type Greenberg.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Reynolds"

 
Journal of Medical Genetics ; 47(6):361-70 ; Juin 2010
 
Syndrome de Schinzel-Giedion : le gène SETBP1, à expression ubiquitaire, est mis en cause
 

Le syndrome de Schinzel-Giedion est caractérisé par une dysmorphie faciale marquée, des malformations uro-génitales, et des anomalies squelettiques ; des malformations cardiaques ont aussi été rapportées. Hoischen et coll. établissent dans cette étude le déterminisme génétique de ce syndrome chez 4 patients, par séquençage systématique des exons, et ont ensuite confirmé ce déterminisme chez huit patients sur neuf testés. Les mutations observées chez ces différents patients sont apparues de novo, aucun des parents n’étant porteur. Le gène en cause code pour SETBP1, une protéine ubiquitaire pour laquelle on dispose de peu d’informations fonctionnelles. Les auteurs notent qu’un site d’attachement aux glycosaminoglycanes est prédit là où les mutations ont été repérées, ce qui pourrait relier de manière simple le défaut de la protéine et l’atteinte du tissu squelettique chez les patients.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Schinzel-Giedion"

 
Nature Genetics ; 42(6):483-5 ; Juin 2010
 
Syndrome de Seckel, une nouvelle mutation de CENPJ ajoute un troisième gène causal pour ce syndrome
 

Le syndrome de Seckel est un nanisme ostéodysplasique avec microcéphalie. Il est caractérisé par l'association d'un nanisme proportionné de début prénatal, d'une dysmorphie faciale dite en tête d'oiseau, et d'un retard mental. Al-Dosari et coll. ont montré, avec une approche de cartographie par homozygotie, qu’une mutation touchant un site d’épissage du gène CENPJ était responsable de la maladie au sein d’une famille consanguine. Des mutations de ce gène avaient déjà été identifiées dans le cas de microcéphalie congénitale isolée.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Seckel"

 
Journal of Medical Genetics ; 47(6):411-4 ; Juin 2010
 
Spectre oculo-auriculo-vertébral : deux microdélétions en 5q13.2 responsables de l’ensemble des troubles
 

Le spectre oculo-auriculo-vertébral est caractérisé par un ensemble d’anomalies congénitales incluant une microsomie hémifaciale, une macrostomie asymétrique, une dysplasie de la mâchoire, une atrésie du canal auriculaire externe, des bourgeons préauriculaires et des anomalies vertébrales. Huang et coll. rapportent dans cette étude la présence d’une double microdélétion en position 5q13.2 chez un patient présentant l’ensemble de ces signes. L’anomalie chromosomique est apparue de novo chez ce patient, et recouvre 16 gènes, dont BIR1C et OCLN, dont les auteurs discutent plus spécialement l’éventuelle implication.


 
Pour en savoir plus sur "Spectre oculo-auriculo-vertébral"

 
Eur J Med Genet ; 53(3):153-8 ; Mai - Juin 2010
 


 
La recherche, jour après jour
 



 
Recherche fondamentale
 
Hémochromatose néonatale : une collaboration malencontreuse entre l’immunité de la mère et celle du fœtus
 
L'hémochromatose néonatale se caractérise par une surcharge en fer apparaissant à la naissance et dont la cause est un dysfonctionnement hépatique sévère. Pan et coll. analysent dans ce travail comment le foie du nouveau-né est altéré pendant la grossesse : des immunoglobulines maternelles de classe G (IgGm), seules capables de passer la barrière hémato-placentaire, reconnaissent des épitopes du foie fœtal, et activent alors la cascade du complément du système immunitaire inné du fœtus, menant à la destruction des cellules ciblées par les IgGm. Les auteurs montrent ainsi que l’hémochromatose néonatale est en fait une « hépatite allo-immune congénitale ».
 
Pour en savoir plus sur "Hémochromatose néonatale"

 
Hepatology ; 51(6):2061-8 ; Juin 2010
 
Maladie de Machado-Joseph : double suppression des versions sauvages et mutées de l’ataxine-3
 

La maladie de Machado-Joseph, ou ataxie spinocérébelleuse de type 3, est une maladie neurodégénérative à transmission autosomique récessive dans laquelle les lésions sont limitées au cervelet, et dont les signes sont, notamment, une ataxie progressive de la démarche, de la posture et des extrémités, une dysarthrie et/ou des troubles oculomoteurs. L’altération du système nerveux est due à la toxicité de l’ataxine 3 mutée, comportant une extension d’une séquence de polyglutamine. Dans cet article, Alves et coll. montrent que l’extinction des deux allèles, sauvage et muté, par ARN interférence, permettrait d’arrêter la dégénérescence chez plus de patients que la suppression exclusive de la protéine mutée. Cette approche ne discriminant pas l’allèle muté de l’allèle sauvage permettrait aussi de mettre au point un traitement basé sur une seule molécule, indépendante de la mutation portée par chacun des patients.


 
Pour en savoir plus sur "Ataxie cérébelleuse autosomique dominante"

 
Human Molecular Genetics ; 19(12):2380-94 ; 15 Juin 2010
 
Syndrome de Nance-Horan : la protéine causale est impliquée dans la morphologie cellulaire régulée par l’actine
 

Le syndrome de Nance-Horan est caractérisé par l’association d’une cataracte bilatérale congénitale, des anomalies dentaires, un dysmorphisme facial et parfois par un déficit intellectuel. Le syndrome est à transmission semi-dominante liée au chromosome X, et les femmes hétérozygotes présentent généralement un phénotype atténué. Dans l’étude présentée par cet article, Brooks et coll. se sont attachés à élucider la fonction cellulaire de la protéine NHS, dont les mutations sont responsables du syndrome. Les auteurs ont ainsi montré que la protéine est accumulée dans les sites de contact entre cellules et les marges actives des lamellipodes et des adhésions focales. Un domaine homologue des domaines WAVE, présent dans la partie N-terminale de la protéine, constitue un support moléculaire à la fonction de modelage du réseau d’actine, observée dans les cultures cellulaires.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Nance-Horan"

 
Human Molecular Genetics ; 19(12):2421-32 ; 15 Juin 2010
 
Myopathies liées au collagène VI : le poisson-zèbre vole au secours des études précliniques
 

La dystrophie musculaire congénitale d'Ullrich et la myopathie de Bethlem sont toutes deux causées par des mutations dans le gène codant pour le collagène VI, protéine de la matrice extra-cellulaire. Si le tableau clinique de la myopathie de Bethlem est relativement bénin, celui de la dystrophie musculaire congénitale d’Ullrich l’est beaucoup moins : faiblesse musculaire généralisée de début précoce et lentement progressive, multiples contractures des articulations proximales et hypermobilité des articulations distales provoquent un handicap fort dès la première ou la seconde décennie de vie. Dans cet article, Telfer et coll. présentent les résultats obtenus lors de la génération de poisson-zèbres dans lesquels ils sont parvenus à reproduire des mutations avec une approche de modification du signal d’épissage par l’injection de morpholinos. Deux types d’animaux ont été obtenus, en fonction de l’exon (9 ou 13) qui a été ciblé. Les auteurs présentent leurs phénotypes morphologique, histologique, ultrastructural et moléculaire, et concluent que les animaux sont des modèles pertinents pour des études précliniques de la myopathie de Bethlem (ciblage de l’exon 13) et la dystrophie musculaire congénitale d’Ullrich (ciblage de l’exon 9), d’autant plus qu’ils reproduisent les atteintes motrices des malades, ce que ne font pas les modèles murins déjà établis.


 
Pour en savoir plus sur "Myopathie de Bethlem"

 
Human Molecular Genetics ; 19(12):2433-44 ; 15 Juin 2010
 
Syndromes myasthéniques congénitaux : rupture du dialogue MuSK-Dok-7 dans les formes sévères
 

Les syndromes myasthéniques congénitaux (SMC) constituent un groupe d’affections génétiques causant un dysfonctionnement de la transmission neuromusculaire. On distingue les formes synaptiques, pré-synaptiques, et post-synaptiques de ces syndromes, causées respectivement par un déficit en acétylcholinestérase, des mutations du gène de la choline acétyltransferase, et des mutations dans le gène du récepteur à l’acétylcholine, de la rapsyne, du canal sodium SCN4A, de MUSK ou de DOK-7. Dans cet article, Maselli et coll. mettent en évidence un défaut de la plaque de jonction neuromusculaire chez une patiente portant deux mutations faux-sens dans le gène MUSK. Des transfections de cultures de cellules ont permis de montrer qu’une des mutations, positionnée dans le site catalytique de la kinase, empêche la phosphorylation de MuSK, diminue le regroupement des récepteurs à acétylcholine, et bloque spécifiquement l’interaction avec la protéine Dok-7. Cette étude confirme, grâce à la découverte de mutations chez l’Homme, que le dialogue entre MuSK et Dok-7 est primordial pour la formation de la jonction neuro-musculaire et joue donc un rôle central dans la pathogenèse des formes sévères de syndromes myasthéniques congénitaux.


 
Pour en savoir plus sur "Syndromes myasthéniques congénitaux"

 
Human Molecular Genetics ; 19(12):2370-9 ; 15 Juin 2010
 



Maladie de Huntington : protéasome ou autophagie ? Le premier serait un meilleur nettoyeur que la seconde

 

Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Maladie de Huntington"

 
Human Molecular Genetics ; 19(12):2445-55 ; 15 Juin 2010
 

Pseudohypoparathyroïdie type 1B : nouveau modèle murin par délétion dans la région de GNAS soumise à empreinte

 

Lire le résumé sur Pubmed


 
Pour en savoir plus sur "Pseudohypoparathyroïdie type 1B"

 
PNAS ; 107(20):9275-80 ; 18 Mai 2010
 

Syndrome d’Usher : le domaine N-ter de WHIRLIN impliqué dans l’organisation des cils connecteurs de la rétine

 

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Pour en savoir plus sur "Syndrome d'Usher"

 
Plos Genet. ; 6(5):e1000955 ; 20 Mai 2010
 

Sclérodermie systémique et syndrome de Marfan : rôle de CCN3 sur la fibrillinogenèse

 

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Pour en savoir plus sur "Syndrome de Marfan"
Pour en savoir plus sur "Sclérodermie systémique"

 
J Inv Dermatol. ; 130(6):1514-23 ; Juin 2010
 

Sclérodermie systémique : rôle clé du microARN-29 dans la régulation de l’expression du collagène

 

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Pour en savoir plus sur "Sclérodermie systémique"

 
Arthritis Rheum. ; 3 Mars 2010
 
Recherche clinique
 
Dysplasie ventriculaire droite arythmogène : impact clinique du génotype de 135 patients
 

La dysplasie ventriculaire droite arythmogène (DVDA) est une cardiomyopathie caractérisée par des arythmies ventriculaires. Elle est une cause majeure de mort subite chez les jeunes et les athlètes. Cinq protéines desmosomales (JUP, DSP, PKP2, DSG2 et DSC2) ont dernièrement été impliquées dans la survenue de cette maladie à transmission autosomique dominante, et Fressart et coll. ont voulu déterminer d’éventuelles corrélations entre le tableau clinique de patients et les mutations responsables de leur maladie. L’analyse des séquences de ces 5 gènes chez 135 patients a permis d’identifier 28 nouvelles mutations des 5 gènes desmosomaux étudiés, et surtout de montrer que les tests génétiques peuvent fournir des informations pertinentes en terme de diagnostic et de pronostic, la sévérité de la maladie change avec le gène muté ou la présence de plusieurs mutations.


 
Pour en savoir plus sur "Dysplasie ventriculaire droite arythmogène"

 
Europace ; 12(6):861-8 ; Juin 2010
 
Syndrome de l’X fragile : description des zones du cerveau altérées chez les jeunes garçons malades
 

Le syndrome de l’X fragile est caractérisé par l'association de particularités physiques, comportementales et cognitives : dysmorphie faciale, hyperlaxité ligamentaire, macro-orchidisme chez les garçons, déficit intellectuel - plus marqué chez les garçons que chez les filles, troubles de l’attention et signes d’autisme. Dans cette étude, Hoeft et coll. ont observé sur une période de deux ans, par IRM, le cerveau de 41 jeunes garçons malades âgés de un à trois ans. Les auteurs ont localisé des anomalies structurales dans le cerveau de ces jeunes patients, et ils ont aussi montré comment ces anomalies évoluent avec le temps, du moins au cours des 3 premières années de vie. Ces travaux fournissent un ensemble de marqueurs phénotypiques potentiellement très utiles pour évaluer l’impact de nouveaux traitements contre le syndrome de l’X fragile.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de l' X fragile"

 
PNAS ; 107(20):9335-9 ; 18 Mai 2010
 
Myasthénie auto-immune : infection par le virus d’Epstein-Barr dans le thymus de patients
 

La myasthénie auto-immune est une maladie rare de la jonction neuromusculaire, causée par une réaction humorale dirigée contre la plaque motrice de la membrane post-synaptique. Dans le présent article, Cavalcante et coll. se proposent de tester l’hypothèse d’un lien entre l’activation pathologique de clones autoréactifs de cellules B et l’infection des patients par le virus d’Epstein-Barr, qui envahit les lymphocytes B d’une très grande partie de la population. Les résultats montrent que le virus est présent aux stades latent et/ou lytique dans le thymus de 17 patients, et qu’il est absent chez 6 individus contrôles.
De manière concomitante, Levin et coll. publient une étude présentant la relation entre l’apparition de la sclérose en plaques et la primo-infection par le virus. Leurs résultats semblent montrer, dans ce cas aussi, une corrélation positive entre les deux pathologies. Reste à établir des liens causaux et des mécanismes biologiques précis pour éclaircir encore ces corrélations cliniques.


 
Pour en savoir plus sur "Myasthénie auto-immune"

 
Ann Neurol. ; Jun;67(6):726-38 ; juin 2010Ann Neurol. ; 67(6):824-30 ; Juin 2010
 
Syndrome de Guillain-Barré : prédire le besoin d’assistance respiratoire avec des critères simples pendant l’admission
 

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) désigne un spectre hétérogène de neuropathies post-infectieuses rares qui surviennent généralement chez des individus en bonne santé. Dans cette étude, Walgaard et coll. identifient des indicateurs fiables et simples à détecter pour prédire une insuffisance respiratoire survenant dans la semaine suivant l’admission du malade : le nombre de jours entre l’apparition des premiers signes de faiblesse et l’admission, les capacités musculaires (évaluées par le « Medical Research Council sum score »), et la présence de faiblesses faciales ou bulbaires.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Guillain-Barré"

 
Ann Neurol. ; 67(6):781-7 ; Juin 2010
 
Mégalencéphalie - leucodystrophie kystique : deux phénotypes possibles chez les patients sans défaut de MLC1
 

La mégalencéphalie-leucodystrophie kystique (MLC) est une forme rare de leucodystrophie, caractérisée par une mégalencéphalie infantile précoce, et une détérioration des capacités cognitives et motrices plus tardive. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) montre très tôt une atteinte sévère de la substance blanche chez les enfants malades. La maladie à transmission autosomique récessive est causée dans une grande partie des cas par la mutation du gène MLC1. Dans cet article, van der Knaap et coll. montrent que parmi les patients dont la maladie n’est pas causée par une mutation de MLC1, on peut clairement distinguer deux phénotypes : un premier, correspondant à celui de la majorité des malades, et un autre, beaucoup plus bénin.


 
Pour en savoir plus sur "Mégalencéphalie - leucodystrophie kystique"

 
Ann Neurol. ; 67(6):834-7 ; Juin 2010
 
Arthrite juvénile idiopathique : identification de loci de susceptibilité communs avec l’arthrite rhumatoïde
 

Le terme d'arthrite idiopathique juvénile (AJI) désigne l'ensemble des états inflammatoires articulaires sans cause reconnue, débutant avant l'âge de 16 ans et de durée supérieure à 6 semaines. Les similarités cliniques entre les AJI et l’arthrite rhumatoïde ont incité Hinks et coll. à trouver des loci de susceptibilité qui seraient communs entre ces maladies. Ils ont donc recherché, chez des patients atteints d’AJI, 15 polymorphismes de simple nucléotide répartis dans 9 loci, qui avaient déjà été associés à l’arthrite rhumatoïde. Par cette approche, menée sur 1054 patients pour 3531 contrôles, les auteurs ont mis en évidence deux sites, dont un nouveau, le locus du gène STAT4, et trois autres dont l’association avec l’AJI n’est pas encore parfaitement démontrée (6q23, KIF5A et PRKCQ). D’après les auteurs, ces loci semblent a priori pertinents, puisqu’on y trouve des gènes impliqués dans la voie de signalisation des récepteur T, et donc dans la régulation de réponses immunes.


 
Pour en savoir plus sur "Arthrite juvénile idiopathique"

 
Ann Rheum Dis. ; 69(6):1049-53 ; Juin 2010
 
Ostéogenèse imparfaite : corrélations génotype-phénotype chez les patients portant des mutations du collagène I
 

L'ostéogenèse imparfaite (OI) est caractérisée par une fragilité osseuse et une diminution de la masse osseuse. Les principaux signes, variant selon le type d’OI rencontré, sont une petite taille, la fragilité osseuse, une dentinogenèse imparfaite, et des sclérotiques bleues. La majeure partie des patients atteints d’OI portent une mutation dans la chaîne alpha 1 ou alpha 2 du collagène de type I, et plus de 700 mutations ont d’ailleurs été répertoriées dans ces protéines. Dans l’étude présentée ici, Rauch et coll. comparent les génotypes et phénotypes de patients portant des mutations sur la chaîne alpha 1 ou 2, et montrent que les mutations localisées dans la chaîne alpha 1 induisent une réduction de taille plus sévère, et que les mutations localisées dans les 120 premiers acides aminés engendrent des sclérotiques bleues mais pas de dentinogenèse imparfaite.


 
Pour en savoir plus sur "Ostéogenèse imparfaite"

 
European Journal of Human Genetics ; 18(6):642-7 ; Juin 2010
 
Thérapeutique
 

 
Macroglobulinémie de Waldenström : affinage de la stratégie antitumorale par l’inhibition sélective du protéasome
 

La macroglobulinémie de Waldenström (MW) est une prolifération lymphocytaire B caractérisée par l'accumulation de cellules monoclonales dans la moelle osseuse et dans les tissus lymphoïdes périphériques, et associée à la production d'immunoglobulines (IgM) sériques monoclonales. Le protéasome est une cible thérapeutique antitumorale qui a déjà été validée dans des essais cliniques pour cette maladie. L’efficacité incomplète et les effets secondaires liés à l’utilisation du bortezomib pour inhiber le protéasome ont mené Roccaro et coll. à envisager une approche d’inhibition plus spécifique de ce complexe aux activités protéasiques multiples. Les auteurs ont donc testé, sur des cultures primaires issues de patients, l’action d’un inhibiteur spécifique de l’action chymotrypsine-like du protéasome 20S et de l’immunoprotéasome. Leurs résultats montrent une toxicité sur les cellules en culture, encourageant l’utilisation de ONX0912, l’inhibiteur en question, dans une approche thérapeutique antitumorale.


 
Pour en savoir plus sur "Macroglobulinémie de Waldenström"

 
Blood ; 115(20):4051-60 ; 20 Mai 2010
 
Mucopolysaccharidose type 4 A : amélioration de l’approvisionnement dans la thérapie enzymatique
 

La mucopolysaccharidose de type IV (MPS IV) ou maladie de Morquio est une maladie de surcharge lysosomale, caractérisée par une dysplasie spondylo-épiphyso-métaphysaire. La forme A est causée par le déficit de l'une des deux enzymes nécessaires à la dégradation du kératane sulfate : la N-acétylgalactosamine-6-sulfatase. Les d'enzymothérapie substitutive sont utilisées dans de nombreuses situations. Ici Tomatsu et coll. ont voulu optimiser cette approche pour que l’enzyme fournie aux malades transite plus efficacement vers le tissu osseux, en général difficilement atteint. Pour cela ils ont produit une enzyme humaine recombinante fusionnée, par sa partie N-terminale, à une séquence de six glutamates. Les résultats obtenus par injection de cette enzyme « taggée » dans des souris modèles sont encourageants et démontrent la possibilité d’utiliser cette stratégie d’étiquetage dans le cas des mucopolysaccharidoses de type 4.


 
Pour en savoir plus sur "Mucopolysaccharidose type 4"

 
Mol Ther. ; 18(6):1094-102 ; Juin 2010
 
Approches diagnostiques
 

 
Arthrite juvénile idiopathique : les protéines du liquide synovial permettent de discriminer les formes de la maladie
 

Les arthrites juvéniles idiopathiques sont des maladies inflammatoires des articulations sans cause reconnue, débutant avant l'âge de 16 ans et de durée supérieure à 6 semaines. Dans cet article, Rosenkranz et coll. font l’hypothèse que l'étude de la composition protéique du liquide synovial devrait permettre de poser un diagnostic plus précis que celui d’une AJI. Elle serait en fait le reflet d’un état inflammatoire relativement spécifique de chacune des maladies comprises dans ce groupe. Une analyse protéomique a ainsi permis de mettre en évidence des profils distincts d’expression, offrant ainsi un jeu de marqueurs relativement spécifiques pour les sous-types d’arthrites juvéniles idiopathiques.


 
Pour en savoir plus sur "Arthrite juvénile idiopathique"

 
Arthritis Rheum. ; 10 Mars 2010
 


 
Prise en charge et thérapie
 
Syndrome de Lynch : un intervalle de un à deux ans est efficace pour réduire les risques de cancer colorectal
 

Le syndrome de Lynch, ou cancer colorectal héréditaire sans polypose, est la forme la plus fréquente de cancer colorectal héréditaire. Il se transmet dans les familles selon un mode autosomique dominant, avec la mutation de gènes impliqués dans la réparation des mésappariements de l’ADN. L’importance du dépistage dans les familles concernées par ce syndrome est capitale, et le traitement, lorsqu’un cancer se déclare, est le même que pour un cancer sans prédisposition. Dans cette étude, Vasen et coll. ont évalué l’efficacité d’un programme de surveillance par coloscopie, établi en 1995. Les auteurs ont donc étudié 205 familles comportant 745 porteurs de mutations, ainsi que 344 personnes issues de 46 familles dans lesquelles le cancer colorectal est aussi présent, sans pour autant qu’un syndrome de Lynch n’ait été diagnostiqué (non-Lynch Syndrome – non-LS). Au terme de 14 années de suivi, les auteurs concluent qu’un contrôle tout les un à deux ans est plus efficace que des contrôles espacés de deux à trois ans. La surveillance peut être moins intensive dans les familles non-LS.


 
Pour en savoir plus sur "Cancer du côlon non polyposique"

 
Gastroenterology ; 138(7):2300-2306 ; Juin 2010
 
Sclérose latérale amyotrophique : efficacité et sécurité de la combinaison riluzole/lithium
 

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par une paralysie musculaire progressive due à une dégénérescence des motoneurones du cortex moteur primaire, de la voie corticospinale, du tronc cérébral et de la moelle épinière. Des études précliniques, et un premier essai pilote ont déjà été menés afin d’évaluer l’intérêt du lithium, supposé stimuler l’autophagie, dans les cas de SLA. Dans cet article, Aggarwal et coll. analysent les résultats d’un essai randomisé réalisé en double aveugle, et contrôlé par comparaison à un placebo, les patients de l’essai recevant un traitement combiné riluzole + lithium, ou riluzole + placebo. Les conclusions des auteurs sont en contradiction avec les résultats préliminaires, puisqu’aucun effet positif du lithium n’a pu être démontré dans cet essai. Les auteurs attirent l’attention sur le protocole mis au point pour cet essai, et qui a permis de dégager un résultat très rapidement.


 
Pour en savoir plus sur "Sclérose latérale amyotrophique"

 
Lancet Neurol. ; 9(5):481-8 ; Mai 2010
 
Syndrome de Dravet : la vaccination n’a pas d’effet sur l’issue de la maladie, mais peut déclencher une première crise
 

Le syndrome de Dravet (SD) est une encéphalopathie épileptique réfractaire survenant chez des enfants par ailleurs en bonne santé. Les premières crises (cloniques/tonico-cloniques, généralisées et unilatérales) surviennent tous les mois ou tous les deux mois lors de la première année de vie, des crises épileptiques d’un autre type n’arrivant qu’à partir de la seconde ou troisième année. McIntosh et coll. ont voulu déterminer l’impact de la vaccination contre la coqueluche sur les crises associées au SD : les crises sont-elles causées par la vaccination ? La vaccination influence-t-elle les conséquences ou l’issue du SD ? A ces questions les auteurs répondent que si la vaccination peut avancer l’apparition des crises, il ne faut pas pour autant empêcher la vaccination des enfants porteurs de mutations causales, puisque la vaccination ne semble pas avoir d’effet sur le type de crises ou les capacités intellectuelles des malades.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Dravet"

 
Lancet Neurol. ; 9(6):592-8 ; Juin 2010
 
Arthrite juvénile idiopathique : efficacité et sécurité à long terme de l’abatacept
 

Les arthrites juvéniles idiopathiques sont des maladies inflammatoires des articulations sans cause reconnue, débutant avant l'âge de 16 ans et de durée supérieure à 6 semaines. Certains patients ne répondent pas au traitement à l’anti-TNF-alpha, par exemple ; dans ces cas là, il a été proposé d’utiliser l’abatacept, une protéine de fusion entre une immunoglobuline et un costimulateur du récepteur T, dont le but est de diminuer l’activation des cellules T. Dans cet article, Ruperto et coll. analysent les résultats obtenus au cours d’un essai clinique ouvert visant à évaluer l’efficacité et les effets secondaires d’un traitement à long terme (21 mois) avec l’abatacept, sur 153 enfants âgés de 6 à 17 ans. Les auteurs montrent ici que l’abatacept apporte un bénéfice significatif, avec cependant trois pneumonies et une sclérose en plaques s’étant déclarées lors de l’essai. Il est aussi montré, par ce travail, que le traitement a un effet chez des enfants qui n’avaient pas répondu lors d’un essai précédent dont la durée n’était que de 4 mois.


 
Pour en savoir plus sur "Arthrite juvénile idiopathique"

 
Arthritis Rheum. ; 26 Février 2010
 


 
Médicaments orphelins
 



 
BICNU: risque de rupture de stock jusqu’en juillet
 

L’AFSAPPS annonce que le risque de rupture de stock en BICNU (carmustine) devrait être réglé en juillet 2010. Ce médicament est indiqué seul ou en association dans les traitements de tumeurs cérébrales primitives ou secondaires, myélomes multiples, lymphomes hodgkiniens, lymphomes non hodgkiniens, et mélanomes.

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Sept nouvelles opinions positives pour des désignations orphelines en mai 2010
 
En mai 2010, le COMP (Committee for Orphan Medicinal Products) a annoncé l’adoption de 7 opinions positives pour la désignation orpheline de substances médicinales pour les indications suivantes :
- traitement du cancer de l'ovaire (deux produits)
- traitement de la mucoviscidose
- traitement de la leucémie myéloïde chronique
- traitement de l'uvéite non-infectieuse affectant le segment postérieur de l'oeil
- traitement de la sclérose tubéreuse de Bourneville
- traitement des mastocytoses

Lire le communiqué de presse
Consulter le registre des désignations orphelines européennes

 


 
Financer sa recherche
 
L’Association française du syndrome de Rett finance la recherche
 

L’Association française du syndrome de Rett dispose d’un appel d’offres permanent pour subventionner des projets concernant :
- les recherches moléculaires et biochimiques dans le syndrome de Rett ;
- les études des mécanismes physiopathologiques du gène Mecp2 ;
- l'amélioration des soins et qualité de vie y compris dans des axes paramédicaux et éducatifs ;
- les approches thérapeutiques ;
- l'évaluation des différents problèmes cliniques.
Les dossiers de candidature sont à déposer avant le 30 septembre 2010.

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Edition 2010 de la bourse Actelion – SFPC
 

Depuis le 15 mai 2010 sont ouvertes les inscriptions pour concourir à l’attribution d’une bourse Actelion - SFPC : cette bourse de 10 000 euros vise à soutenir un projet de recherche en pharmacie clinique dans le champ des maladies rares. Au-delà du soutien financier, cette bourse est l’occasion de bénéficier d’un accompagnement adapté pour votre projet, ainsi que d’un soutien de communication pour le valoriser.
La clôture des inscriptions aura lieu le 15 décembre.


 


 
Colloques, séminaires et cours
 



 
Advances in Neuroblastoma Research 2010
 
Date: 21-24 June 2010
Lieu: Stockholm, Sweden
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11th International Symposium on Mucopolysaccharide & Related Diseases
 
Date: 23-26 June 2010
Lieu: Adelaide, South Australia
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6th Alstrom Syndrome Family Conference, Medical Research Clinic and Scientific Symposium
 
Date: 24-28 June 2010
Lieu: Helen, Georgia, USA
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16th Retina International World Congress
 
Date: 26- 27 June 2010
Lieu: Stresa, Italy
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International Congress for Tarlov Cysts and Adhesive Arachnoiditis
 
Date: 2-3 July 2010
Lieu: Chambéry, France
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Fifth Eastern European Conference for Rare Diseases & Orphan Drugs and First Russian Conference for Rare Diseases
 
Date: 2-4 July 2010
Lieu: Saint Petersburg, Russia
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14th International Conference on Behçet Disease
 
Date: 8-10 July 2010
Lieu: London, England
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17th International Paediatric Colorectal Club Meeting
 
Date: 17-19 July 2010
Lieu: Padova, Italy
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2th International Congress on Neuromuscular Diseases
 
Date: 17-22 July 2010
Lieu: Naples, Italy
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International All Star Vasculitis Symposium
 
Date: 30 July-1 August 2010
Lieu: Long Beach, CA, USA

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FDA Orphan Drug Workshop
 
Date: 3-4 August 2010
Lieu: Minnesota, USA
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26th International Congress of Pediatrics
 
Date: 4-9 August 2010
Lieu: Johannesburg, South Africa

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2nd Congress of the European Society for Paediatric Anaesthesiology
 
Date: 2-4 September 2010
Lieu: Berlin, Germany
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MEN 2010: 12th International Workshop on Multiple Endocrine Neoplasia
 
Date: 16-18 September 2010
Lieu: Viareggio, Italy
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Second AnEUploidy Workshop
 
Date: 17-19 September 2010
Lieu: Split, Croatia
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2nd European Rett Syndrome Conference
 
Date: 7-10 October 2010
Lieu: Edinburgh, Scotland
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Conférences Jacques Monod : Le retard mental : des gènes aux synapses, fonctions et dysfonctions
 
Date : 7 – 11 octobre 2010
Lieu : Roscoff, France
Date limite d’inscription : le 20 juin 2010
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15th International Congress of World Muscle Society
 
Date: 12-16 October 2010
Lieu: Kumamoto, Japan
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Congrès de la Société d’Hématologie et d’Immunologie Pédiatrique
 
Date: 14-15 octobre 2010
Lieu: Marseille, France
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Club du globule rouge et du fer
 
Date: 15-17 octobre 2010
Lieu: Marseille, France
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26th Annual Meeting of the Histiocyte Society
 
Date: 18–20 October 2010
Lieu: Boston, Massachusetts USA
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COURS


 
Institute of Myology Summer Programme
 
Date: 21 – 29 juin
Lieu: Paris, France
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TREAT-NMD Clinical Trials in Neuromuscular Disorders and Other Rare Diseases Workshop
 
Date: 24-26 June 2010
Lieu: The Clinical Trials Coordination Centre, Freiburg, Germany
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4th Inborn Errors in Neonatology Course
 
Date: 21-23 October 2010
Lieu: Dubrovnik, Croatia
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EuroGentest Quality Management and Accreditation/Certification of Genetic Testing Workshops
 

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A lire
 
Dystrophinopathies de l’enfant et de l’adulte
 

Sous la direction de M. Porte, K. Patte, J. Pélissier et V. Gautheron
Éditions Masson - Collection Problèmes en médecine de rééducation n°66, 2010, 152 pages.


 


 
Orphanews, la lettre d'actualité d'Orphanet
Orphanews est soutenue par l'AFM grâce aux donateurs du Téléthon et par l'Assurance Maladie Sécurité Sociale
Rédacteur en chef : Ségolène Aymé
Rédacteur : Raphaël Demonchy
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