Résumé
Le cancer du poumon à petites cellules (CPPC) est une forme très maligne de carcinome bronchogénique qui survient le plus souvent dans une localisation centrale du poumon, dans une bronche principale. La prévalence moyenne est estimée à 1/20 000. Le CPPC touche essentiellement des personnes d'âge moyen (27-66 ans) avec des antécédents tabagiques. Chez environ 70% des patients avec CPPC, la maladie s'étend au-delà du thorax. Les signes et les symptômes incluent douleurs à la poitrine, dyspnée, toux et respiration sifflante. L'implication d'organes voisins peut provoquer enrouement, dysphagie, et syndrome de la veine cave supérieure (obstruction de la circulation sanguine à travers la veine cave supérieure). Des symptômes associés à des métastases distantes peuvent aussi être présents. L'exposition à la fumée et à des radiations sont des facteurs de risques qui agissent en synergie ; l'exposition à un agent industriel chlorométhyl éther (Bis) est aussi associée au CPPC. La radiographie pulmonaire a une sensibilité limitée, qui ne permet pas la détection précoce du CPPC. Les anomalies radiographiques doivent faire l'objet d'autres investigations - le plus souvent par tomographie - le diagnostic final étant donné par l'analyse de biopsie. Des patients avec CPPC sont habituellement traités par irradiation et/ou chimiothérapie. La chimiothérapie combinée est plus efficace que la chimiothérapie avec un seul agent pour améliorer la survie des patients, qu'ils soient atteints de CPPC étendu ou limité au thorax. L'irradiation craniale prophylactique (PCI) peut être envisagée, car le risque de développer des métastases du système nerveux central dans les 2 ou 3 années suivant le traitement est élevé. Le cancer du poumon à petites cellules est la plus agressive des tumeurs pulmonaires, avec un taux de survie à 5 ans de 1-5% et une survie moyenne d'environ 6-10 mois.
Dernière mise à jour : Mai 2006