Aller vers le contenu
  1. Accueil
  2. Maladies rares
  3. Recherche
Recherche simple

Recherche simple

*
(*) Champ obligatoire





 

Autre(s) option(s)

Maladie de Gaucher type 3

Numéro Orphanet ORPHA77261
Synonyme(s) Maladie de Gaucher cérébrale juvénile et de l'adulte
Maladie de Gaucher neuronopathique chronique
Maladie de Gaucher neuronopathique subaiguë
Prévalence <1 / 1 000 000
Hérédité
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Variable
CIM-10
  • E75.2
OMIM
UMLS
  • C0268251
MeSH -
MedDRA -
SNOMED CT
  • 5963005

Résumé

La maladie de Gaucher de type 3 est la forme neurologique subaiguë de la maladie de Gaucher (MG ; voir ce terme) qui est caractérisée par une encéphalopathie progressive, s'associant aux manifestations systémiques (organomégalie, atteinte osseuse, cytopénie) de la MG de type 1 (voir ce terme).

L'incidence annuelle de la MG est de l'ordre de 1/60 000 (et la prévalence est d'environ 1/100 000. La MG de type 3 représente environ 5% des patients atteints de MG.

La présentation clinique est très hétérogène. L'atteinte neurologique est d'apparition plus tardive que dans la MG de type 2 (voir ce terme), dans l'enfance ou l'adolescence. L'encéphalopathie peut être inaugurale ou survenir ultérieurement. Certains patients ont une atteinte systémique modérée associée à une ophtalmoplégie comme seul signe neurologique. Pour les formes plus sévères, les signes neurologiques rencontrés sont variables : ophtalmoplégie horizontale supranucléaire, épilepsie myoclonique progressive, ataxie cérébelleuse, spasticité et démence. La MG de type 3 regroupe des signes cliniques et biologiques d'atteinte « systémique », dont une asthénie fréquente, un retard de croissance ou un retard pubertaire, une splénomégalie et une hépatomégalie. Il existe également une atteinte osseuse pouvant se traduire par des déformations, une ostéopénie parfois responsable de fractures pathologiques ou de tassements vertébraux, des infarctus osseux, ou encore des ostéonécroses aseptiques. L'atteinte d'autres organes (pulmonaire, rarement symptomatique, rénale et cardiaque) est plus rare. La pancytopénie est fréquente, associant à des degrés divers une thrombopénie habituelle parfois profonde, une anémie et plus rarement une leuconeutropénie. Il existe souvent une hypergammaglobulinémie polyclonale se compliquant parfois d'une gammapathie monoclonale.

La MG de type 3 est une maladie de surcharge lysosomale due à une mutation du gène GBA (1q21) qui code pour une enzyme lysosomale, la glucocérébrosidase. Le déficit en glucocérébrosidase entraîne l'accumulation de dépôts de glucosylcéramide (ou glucocérébroside) dans les cellules du système réticulo-endothélial du foie, de la rate et de la moelle osseuse (cellules de Gaucher).

Les méthodes diagnostiques comprennent l'échographie et l'IRM pour le bilan initial et la surveillance de l'hépatosplenomegalie, la radiographie et la scintigraphie osseuse pour la recherche des complications et lésions osseuses, l'ostéodensitométrie pour l'évaluation de l'ostéopénie au rachis lombaire et au col fémoral, et l'échographie cardiaque pour la recherche d'une hypertension artérielle pulmonaire. On assiste également à l'augmentation de certains biomarqueurs tels que la chitotriosidase, l'enzyme de conversion de l'angiotensine, la ferritine et les phosphatases acides tartrate-résistantes, qui sont importants dans le bilan initial et dans la surveillance avec ou sans traitement. Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence d'une activité enzymatique déficitaire de la glucocérébrosidase dans les leucocytes circulants. Dans de rares cas, le génotypage peut apporter une information pronostique: un patient homozygote pour la mutation L444P du gène GBA est à très haut risque de développer une atteinte neurologique.

La transmission est autosomique récessive.

Le traitement pour les patients atteints de MG de type 3 présentant des manifestations non neurologiques importantes est un traitement enzymatique de substitution (imiglucérase avec une AMM depuis 1997). Il semble ralentir l'évolution de l'atteinte neurologique et reste efficace sur l'atteinte systémique.

En dehors du traitement spécifique, l'évolution se fait vers le décès en quelques années.

Editeur(s) expert(s)

  • Dr Nadia BELMATOUG
  • Dr Jérôme STIRNEMANN

(*) champs obligatoires

Attention, seules les contributions pour améliorer la qualité des informations du site sont attendues. Pour tout autre type de message, merci d'utiliser nous contacter. Seuls les commentaires écrits en anglais ou en français pourront être traités.


Captcha image

Informations supplémentaires

Information résumée
Article de synthèse
  • EN (2012)
Recommandations pour la pratique clinique
  • FR (2007,pdf)
Article pour tout public
  • FR (2010,pdf)
Revue de génétique clinique
  • EN (2013)
Get Acrobat Reader
Toutes les informations et documents contenus dans ce site sont fournis uniquement à titre d'information. Ils ne visent en aucun cas à remplacer un avis médical spécialisé et ne doivent pas être utilisés comme base pour le diagnostic ou le traitement.