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Syndrome de délétion 22q11.2

Numéro Orphanet ORPHA567
Synonyme(s) 22q11DS
CATCH 22
Microdélétion 22q11.2
Monosomie 22q11
Syndrome cardio-facial de Cayler
Syndrome de DiGeorge
Syndrome de Sedlackova
Syndrome de Shprintzen
Syndrome de Takao
Syndrome des anomalies conotroncales et de la face
Syndrome vélo-cardio-facial
Séquence de DiGeorge
Prévalence Inconnu
Hérédité Inconnue
Autosomique dominante
Non applicable
Âge d'apparition Néonatal
CIM-10
  • D82.1
ICD-O -
OMIM
UMLS
  • C0012236
  • C0220704
  • C0795907
  • C2936346
  • C3266101
MeSH
  • D058165
MedDRA
  • 10012979
  • 10066430

Résumé

Le syndrome de délétion 22q11.2 est une anomalie chromosomique congénitale, caractérisée le plus souvent par des malformations cardiaques et palatines, une dismorphie faciale, un retard du développement et une immunodéficience.

La prévalence mondiale est estimée entre 1/2000 et 1/4000 naissances vivantes.

Le syndrome de délétion 22q11.2 présente un phénotype clinique qui varie de modéré à sévère. Les malformations cardiaques congénitales (77% des cas) incluent des malformations conotroncales (tronc artériel commun, tétralogie de Fallot, communication interventriculaire). Plus de 75% des patients présentent des malformations palatines (fente palatine ou labio-palatine, insuffisance vélopharyngienne) pouvant causer hypernasalité et dyspahgie. Le retard de développement est fréquent. Beaucoup présentent une dismorphie faciale modérée (ptosis, hypertélorisme, épicanthus, base nasale proéminente, hypoplasie malaire) et des anomalies vertébrales (vertèbre en papillon, hémivertèbre). 75% ont une imunodéficience secondaire à une aplasie/hypoplasie thymique qui les expose à des infections. Ils ont aussi un risque plus élevé de développer une maladie auto-immune, tel le purpura thrombopénique immunologique et l'arthrite juvénile idiopathique (voir ces termes). Une hypocalcémie néonatale est notée dans 50% des cas. Elle est en général résolutive mais peut réapparaître à tout âge ou suite à une infection, une chirurgie ou une grossesse. D'autres manifestations peuvent inclure des malformations gastro-intestinales (malrotation intestinale, imperforation anale), rénales (agénésie), dentaires (hypoplasie de l'émail), une surdité, des difficultés d'apprentissage et/ou des troubles psychiques (déficit de l'attention, hyperactivité, schizophrénie). Le large spectre phénotypique de ce syndrome était avant scindé en syndromes distincts (syndrome de DiGeorge, syndrome vélo-cardio-facial, syndrome cardio-facial), mais ils sont désormais connus pour être étiologiquement identiques et se reportent comme syndrome de délétion 22q11.2.

Le syndrome est le plus souvent dû à une délétion de 3 millions de paires de base (Mb) dans la région chromosomique 22q11.2 flanquée par des répétitions à faible nombre de copies. Cette délétion est due à une recombinaison méiotique non allélique durant la spermatogenèse ou l'ovogenèse. Dans 15% des cas, la délétion se trouve dans la région de 3Mb et sa taille varie. Il existe aussi des délétions atypiques nichées dans la région critique de DiGeorge. Certaines parmi celles-ci comportent le gène TBX1 dont on a observé l'implication dans le développement cardiaque, parathyroïdien, thymique et facial. On pense que la variabilité clinique du 22q11.2 DS serait due à un modificateur génétique soit sur l'autre allèle 22q11.2, soit sur d'autres chromosomes.

Le diagnostic est suspecté devant un tableau clinique compatible et une imagerie révélant des anomalies cardiaques et vertébrales. Il est confirmé par la détection de la délétion 22q1.2 en ayant recours à l'hybridation fluorescente in situ (FISH), MLPA, aCGH ou aux puces à SNP pangénomiques.

Le diagnostic différentiel inclut le syndrome de Smith-Lemli-Opitz, le syndrome CHARGE, le syndrome d'Alagille, le syndrome VATER, le syndrome de Goldenhar et l'embriopathie à l'isotrétinoïne.

Le diagnostic prénatal est possible pour les cas familiaux par la biopsie du trophoblaste ou par amniocentèse, et pour les grossesses où des malformations associées ont été observées par une échocardiographie foetale. Le diagnostic génétique préimplantatoire est possible.

La délétion apparaît de novo dans environ 90% des cas. Il y a 50% de risque de transmission à leur descendance.

Le traitement dépend des anomalies associées. Il peut consister en une chirurgie cardiaque et/ou palatine, en une rééducation orthophonique, une alimentation par voie nasogastrique, une supplémentation en calcium et une psychothérapie. Une surveillance immunologique régulière est nécessaire.

Le pronostic est variable et dépend de la sévérité. La mortalité infantile est relativement basse (~4%), la mortalité à l'âge adulte est plus élevée que dans la population générale.

Editeur(s) expert(s)

  • Dr Donna MCDONALD-MCGINN
  • Dr Elaine ZACKAI

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