Résumé
Le paludisme ou malaria est dû à plusieurs espèces de protozoaires du genre Plasmodium, transmis par des moustiques. Il sévit dans toutes les zones intertropicales. Certaines îles sont toutefois indemnes en particulier les petites Antilles, la Réunion, les Seychelles, les Maldives, Hong Kong, Singapour, la Polynésie Française et la Nouvelle Calédonie. Le diagnostic doit être évoqué devant toute fièvre dans les mois suivant un séjour en zone d'endémie. Le tableau clinique classique de la primo-invasion est un « embarras gastrique » fébrile et céphalalgique. En cas d'infestation par P. falciparum, l'accès palustre non traité peut évoluer vers l'accès pernicieux et la mort. Pour les autres espèces, des accès de reviviscence peuvent se manifester jusqu'à 3 ans (P. vivax), 5 ans (P. ovale) voire 15 à 25 ans (P. malariae) après le retour de zone d'endémie. Le traitement de l'accès pernicieux est une urgence médicale et nécessite obligatoirement la quinine en perfusion. Le traitement d'un accès simple à P. falciparum dépend de la zone de contamination, cette espèce présentant de plus en plus souvent des résistances aux médicaments selon les régions. Pour les accès simples dus aux autres espèces, la seule chloroquine suffit. La prophylaxie médicamenteuse, qui n'empêche pas l'impaludation, est à adapter au cas par cas lors des voyages ou des séjours en zone impaludée. Pour tous les voyageurs, les mesures de protection contre les piqûres d'insectes nocturnes sont indispensables.
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Dernière mise à jour : Février 2005