Aller vers le contenu
  1. Accueil
  2. Maladies rares
  3. Recherche
Recherche simple

Recherche simple

*
(*) Champ obligatoire





 

Autre(s) option(s)

Syndrome de Coffin-Lowry

Numéro Orphanet ORPHA192
Synonyme(s) CLS
Prévalence 1-9 / 100 000
Hérédité Dominant lié à l'X
Âge d'apparition Enfance
Néonatal
CIM-10
  • Q87.0
ICD-O -
OMIM
UMLS
  • C0265252
MeSH
  • D038921
MedDRA -
SNOMED CT
  • 15182000

Résumé

Le syndrome de Coffin-Lowry (SCL) est un trouble neurologique rare caractérisé par un retard psychomoteur et de croissance, une dysmorphie faciale, des anomalies digitales et des déformations squelettiques progressives.

La prévalence exacte est inconnue, estimée entre 1/50 000 et 1/100 000. Les patients de sexe masculin sont modérément ou sévèrement affectés, alors que les femmes conductrices ne le sont que légèrement (forme symptomatique du syndrome de Coffin-Lowry de la femme conductrice, voir ce terme).

Les traits décrits sont obésité, troubles psychiatriques et épileptiques. Bien que le tableau clinique soit généralement sévère chez les patients de sexe masculin, on note une variabilité marquée. Chez les patients très jeunes, les caractéristiques physiques sont discrètes et non spécifiques. Les nouveau-nés de sexe masculin présentent souvent hypotonie, hyperlaxité articulaire et croissance dans les limites de la normale. Ils peuvent présenter dès la naissance des doigts boudinés à extrémités effilées, élément diagnostique important. Les anomalies faciales (hypertélorisme, bosse frontale, lèvres épaisses) apparaissent dans la petite enfance, la plupart du temps seulement vers 2 ans avec un épaississement progressif (proéminence augmentée de la glabelle et protrusion des lèvres). Le retard psychomoteur et de croissance devient apparent dans les premières années de vie. D'autres signes précoces peuvent être un déficit auditif neurosensoriel et une microcéphalie. L'aspect caractéristique du visage chez les hommes adultes associe front proéminent, hypertélorisme oculaire, fentes palpébrales tombantes, pli épicanthal, oreilles grandes et proéminentes, lèvres épaisses et retroussées, septum nasal épais avec narines antéversées. Les anomalies bucco-dentaires incluent palais ogival, sillon labial médian, hypodontie et incisives pointues. Les patients ont des mains hyper-extensibles, molles et charnues avec une peau flasque, des articulations lâches, et des doigts courts et effilés. Les déformations squelettiques apparaissent généralement avec l'âge et peuvent inclure retard de développement osseux, cyphose vertébrale/scoliose, pectus carinatum ou excavatum. Les troubles cognitifs et du langage sont importants mais de gravité variable. D'autres manifestations associées plus rares incluent crises d'épilepsie et une surdité neurosensorielle qui peut être profonde. Les épisodes de chute provoqués par des stimuli sont fréquents. On rapporte des troubles cardiaques (15%).

Le SCL est dû aux mutations du gène RPS6KA3 (Xp22.2-p22.1) codant pour RSK2, une protéine kinase régulatrice facteur de croissance. Les mutations RPS6KA3 répondent à une très grande hétérogénéité et entraînent une perte de l'activité de la phosphotransférase dans la kinase RSK2.

Le diagnostic repose généralement sur les signes cliniques et radiologiques (hyperostose crânienne, malformation des plaques terminales des corps vertébraux , retard de l'âge osseux, pseudoépiphyse des métacarpiens et tubérosité des phalanges distales. Au début, une analyse de la mutation RPS6KA3 peut être réalisée pour établir un diagnostic rapide.

Le diagnostic différentiel inclut le déficit intellectuel de l'alpha thalassémie et les syndromes de Borjeson-Forssman-Lehmann, FG, Williams et Pitt-Hopkins (voir ces termes).

Le diagnostic en prénatal ou chez les femmes conductrices en cas de grossesse à risques est envisageable pour les familles affectées. La transmission est semi-dominante et liée à l'X. Environ 70-80% des patients n'ont pas d'antécédents familiaux et 20-30% ont plus d'un parent affecté. Le conseil génétique est recommandé. Un diagnostic précoce est essentiel pour la mise en place d'un traitement approprié. Le suivi inclut des examens auditifs et dentaires périodiques, et des examens cardiologiques annuels.

Il n'existe pas de traitement spécifique.

Le pronostic est mauvais et dépend de la sévérité de la maladie.

Editeur(s) expert(s)

  • Dr André HANAUER

(*) champs obligatoires

Attention, seules les contributions pour améliorer la qualité des informations du site sont attendues. Pour tout autre type de message, merci d'utiliser nous contacter. Seuls les commentaires écrits en anglais ou en français pourront être traités.


Captcha image

Informations supplémentaires

Information résumée
Génétique pratique
  • EN (2010,pdf)
Article pour tout public
  • FR (2007,pdf)
Revue de génétique clinique
  • EN (2014)
Get Acrobat Reader
Toutes les informations et documents contenus dans ce site sont fournis uniquement à titre d'information. Ils ne visent en aucun cas à remplacer un avis médical spécialisé et ne doivent pas être utilisés comme base pour le diagnostic ou le traitement.