Aller vers le contenu
  1. Accueil
  2. Maladies rares
  3. Recherche
Recherche simple

Recherche simple

*
(*) Champ obligatoire





 

Autre(s) option(s)

Neuroblastome

Numéro Orphanet ORPHA635
Synonyme(s) Sympathoblastome
Tumeur de la crête neurale
Prévalence 1-5 / 10 000
Hérédité
  • Sporadique
Âge d'apparition Enfance
CIM-10
  • C47
OMIM
UMLS
  • C0027819
  • C2931189
MeSH
  • C536408
  • D009447
MedDRA
  • 10029260
SNOMED CT
  • 432328008
  • 87364003

Résumé

Le neuroblastome est une tumeur maligne des cellules de la crête neurale donnant naissance au système nerveux sympathique, qui s'observe chez l'enfant. Il représente environ 10 % des tumeurs solides de l'enfant de moins de 15 ans, avec une incidence annuelle d'environ 1/70 000 enfants de cette tranche d'âge. Dans 90 % des cas, le neuroblastome est diagnostiqué avant l'âge de cinq ans. La présentation clinique est très variable: elle dépend de la localisation de la tumeur qui peut se développer à partir d'une quelconque partie du système nerveux sympathique (origine abdominale dans environ 80 % des cas) et de son stade. Les formes localisées sont découvertes fortuitement ou révélées par la présence d'une masse abdominale ou thoracique, pouvant être associée à des douleurs. Au moment du diagnostic, les formes métastatiques représentent environ 50 % des cas. Les sites métastatiques les plus fréquents sont la moelle osseuse, l'os, le foie et la peau. Le neuroblastome métastatique est révélé par les symptômes dus aux métastases incluant des douleurs osseuses, une boiterie, une paralysie, une hépatomégalie (syndrome de Pepper), une exophtalmie (syndrome de Hutchinson). La maladie peut également s'accompagner d'une hypertension artérielle, d'une fièvre et d'une altération de l'état général (perte de poids, douleurs, irritabilité, anémie). Le neuroblastome a été relié à de nombreuses anomalies génétiques influençant le pronostic : l'amplification de l'oncogène MYCN (2p24.3) est un facteur de sombre pronostic; la triploïdie, les anomalies numériques de chromosomes sont associées à un bon pronostic alors que la di- ou tétraploïdie et les anomalies segmentaires chromosomiques (perte du 1p, du 11q, gains du 17q...) sont de pronostic péjoratif. Récemment, une mutation du gène ALK (2p23) a été décrite dans environ 12 % des cas. Le diagnostic repose sur la mise en évidence d'un taux élevé des métabolites des catécholamines urinaires (VMA, HVA, dopamine) et sur l'imagerie de la tumeur primitive par échographie et scanner ou IRM. La scintigraphie à la MIBG et le bilan médullaire sont utiles pour la recherche de métastases. La biopsie tumorale confirme le diagnostic, permet la classification histologique et la recherche d'une amplification de MYCN. Le diagnostic différentiel inclut le néphroblastome, ce qui conduit à vérifier systématiquement les catécholamines urinaires devant une tumeur abdominale. Les douleurs osseuses, la boiterie peuvent être interprétées comme un rhume de hanche. Enfin, d'éventuels hématomes périorbitaires bilatéraux, dus à des métastases orbitaires, ne doivent pas conduire au diagnostic de maltraitance. L'échographie anténatale peut identifier un neuroblastome et, dans ce cas, conduit à une prise en charge adéquate après la naissance. Les formes localisées de neuroblastome sont traitées par résection chirurgicale, parfois précédée d'une chimiothérapie. Le traitement des formes métastatiques de l'enfant de plus d'un an et les formes avec amplification de MYCN associe chimiothérapie conventionnelle, chirurgie de la tumeur primitive, chimiothérapie à hautes doses avec autogreffe de cellules souches hématopoïétiques, radiothérapie locale et traitement d'entretien par l'acide rétinoïque. La plupart des tumeurs localisées ont un pronostic excellent après chirurgie. Les enfants de moins d'un an ont un meilleur pronostic que les enfants plus âgés. Certaines tumeurs régressent, même spontanément. En revanche, environ 60 % des enfants de plus d'un an ont un neuroblastome d'emblée métastatique de sombre pronostic, même après traitement intensif. La survie à cinq ans varie de 95 % pour certaines tumeurs localisées à 30 % en cas de neuroblastome métastatique chez l'enfant de plus d'un an.

Editeur(s) expert(s)

  • Dr Dominique VALTEAU-COUANET

(*) champs obligatoires

Attention, seules les contributions pour améliorer la qualité des informations du site sont attendues. Pour tout autre type de message, merci d'utiliser nous contacter. Seuls les commentaires écrits en anglais ou en français pourront être traités.


Captcha image

Informations supplémentaires

Article de synthèse
  • IT (2009)
  • EN (2009)
Recommandations pour la pratique clinique
  • DE (2011)
Article pour tout public
  • IT (2009)
Get Acrobat Reader
Toutes les informations et documents contenus dans ce site sont fournis uniquement à titre d'information. Ils ne visent en aucun cas à remplacer un avis médical spécialisé et ne doivent pas être utilisés comme base pour le diagnostic ou le traitement.