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Ostéogenèse imparfaite

ORPHA666
Synonyme(s) Maladie de Lobstein
Maladie de Porak et Durante
Maladie des os de verre
OI
Ostéopsathyrose
Prévalence 1-9 / 100 000
Hérédité Autosomique dominante
ou Autosomique récessive
Âge d'apparition Tout âge
CIM-10
  • Q78.0
OMIM
UMLS
  • C0029434
MeSH
  • D010013
MedDRA
  • 10031243

Résumé

L'ostéogenèse imparfaite (OI) est un groupe hétérogène de maladies génétiques caractérisées par une fragilité osseuse, une faible masse osseuse et une tendance aux fractures de sévérité variable.

La prévalence est estimée entre 1/10 000 et 1/20 000.

L'âge au diagnostic dépend de la sévérité de la maladie. Cinq formes cliniques différentes d'OI ont été identifiées, toutes ont pour principale caractéristique une fragilité osseuse se manifestant par de multiples fractures spontanées. Le type 2 est létal, le type 3 sévère, les types 4 et 5 modérés et le type 1 léger (voir ces termes). Le type 1 n'entraîne pas de déformations osseuses, la taille est normale ou un peu petite, les sclérotiques sont bleues et il n'y a pas de dentinogenèse imparfaite (DI ; voir ce terme). Le type 2 se manifeste par des fractures multiples des côtes et des os longs à la naissance, des déformations marquées, des os longs trapus, une faible densité radiologique des os du crâne et des sclérotiques foncées. Les principaux signes du type 3 sont une très petite taille, un faciès triangulaire, une scoliose sévère, des sclérotiques grisâtres et une DI. Dans le type 4, la petite taille est modérée, la scoliose légère à modérée, les sclérotiques sont grisâtres ou blanches et il existe une DI. Le type 5 est caractérisé par une petite taille légère à modérée, une luxation de la tête radiale, des membrane interosseuses calcifiées, des cals osseux hypertrophiques, des sclérotiques blanches et l'absence de DI. Il existe d'autres types (6 à 9), génétiquement différents, mais cliniquement semblables aux types 2 à 4.

Dans 95 % des cas, l'OI est due à des mutations de transmission autosomique dominante des gènes COL1A1 et COL1A2 (17q21.33 et 7q21.3), codant pour les chaînes alpha1 et alpha2 du collagène de type 1 ; les cinq formes cliniques d'OI peuvent être liées à ces mutations. Il existe aussi des formes autosomiques récessives, par mutations des gènes LEPRE1, CRTAP, et PPIB (1p34.1, 3p22 et 15q21-q22) ; elles sont toujours sévères, avec hypotonie majeure.

Le diagnostic repose sur les signes osseux et extra-osseux. Les radiographies révèlent une ostéoporose et la présence d'os de type wormiens. L'ostéodensitométrie confirme la faible masse osseuse.

Les diagnostics différentiels sont la chondrodysplasie in utero, l'ostéoporose juvénile idiopathique, le syndrome d'ostéoporose-pseudogliome, les syndromes de Cole-Carpenter et de Bruck, l'hyper- ou l'hypophosphatasie, la forme panostotique de la dysplasie fibreuse polyostotique (voir ces termes), les traumatismes non accidentels (fractures multiples sans ostéoporose) et les ostéoporoses secondaires à un traitement, une carence nutritionnelle, une maladie métabolique ou une leucémie. De plus, les nombreuses fractures ne doivent pas conduire au diagnostic de syndrome de Silverman.

Le diagnostic peut être suspecté en anténatal sur l'échographie et/ou confirmé par l'analyse moléculaire sur biopsie de trophoblaste ou amniocentèse si la mutation en cause a été identifiée dans la famille.

La prise en charge doit être multidisciplinaire, par des spécialistes expérimentés en médecine, orthopédie, kinésithérapie et rééducation. Les biphosphonates, puissants inhibiteurs de la résorption osseuse, sont aujourd'hui le traitement de choix des formes sévères, mais ne sont pas curatifs. La prévention du déficit en vitamine D et calcium est fondamentale à tout âge. La chirurgie est essentielle pour corriger les déformations osseuses et rachidiennes et prévenir les fractures des os longs (enclouage centromédullaire). La kinésithérapie précoce améliore l'autonomie en facilitant l'évaluation des déficits moteurs, réduisant le risque de chutes et encourageant les patients à la pratique sportive.

Le pronostic fonctionnel est lié à la sévérité de l'OI et à la qualité de prise en charge. Le pronostic vital dépend des complications respiratoires associées aux déformations rachidiennes.

Editeur(s) expert(s)

  • Dr Véronique FORIN

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