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Syndrome de Cushing

ORPHA553
Synonyme(s) Hyperadrénocorticisme
Hypercortisolisme
Prévalence 1-9 / 100 000
Hérédité Autosomique dominante
ou Non applicable
Âge d'apparition Tout âge
CIM-10
  • E24.0
  • E24.1
  • E24.2
  • E24.3
  • E24.4
  • E24.8
  • E24.9
OMIM -
UMLS
  • C0001622
  • C0010481
MeSH
  • D000308
  • D003480
MedDRA
  • 10011652
  • 10020562
  • 10020564
  • 10020610

Résumé

Le syndrome de Cushing (SC) comprend un ensemble de troubles hormonaux causés par une exposition forte et prolongée aux glucocorticoïdes, qui peut être soit d'origine endogène (production par la corticosurrénale) ou exogène (iatrogène).

La prévalence du SC endogène est de 1/26 000, et en Europe, l'incidence annuelle varie entre 1/1 400 000 et 1/400 000, avec un pic d'incidence entre 25 et 40 ans.

Les signes cliniques typiques du SC sont une obésité du visage et du tronc, des signes d'hyper-catabolisme (peau fine, vergetures violines, ecchymoses, contusions sans traumatisme visible, faiblesse musculaire proximale avec amyotrophie, ostéoporose inexpliquée), et chez les enfants, un gain de poids avec un ralentissement de la courbe de croissance. D'autres symptômes moins spécifiques incluent une fatigue, une hypertension artérielle, une intolérance au glucose, une hypokaliémie, une acné, un hirsutisme, des irrégularités menstruelles, une libido diminuée, une dysfonction érectile, des troubles neuropsychologiques (incluant une dépression, une irritabilité, des troubles du sommeil, un déficit cognitif), une susceptibilité accrue aux infections et une urolithiase. Un SC léger (connu sous le nom de sous-clinique ou occulte), plus commun que ce qui était attendu, peut être identifié lors d'un bilan pour un diabète, une ostéoporose, une hypertension ou des troubles neuropsychologiques.

Le SC exogène est dû à des agents anti-inflammatoires stéroïdiens, à une co-administration de ritonavir chez les patients affectés par le VIH ou à de fortes doses de mégestrol. Le SC endogène inclut le SC dépendant de l'ACTH (75-80% des cas) et le SC indépendant de l'ACTH (20-25% des cas). Le SC dépendant de l'ACTH est dû à des adénomes pituitaires (80%) ou à une sécrétion ectopique d'ACTH (20%). Le SC indépendant de l'ACTH est dû à des tumeurs corticosurrénales unilatérales, soit bénignes (adénome corticosurrénal : 60%) ou malignes (corticosurrénalome : 40%), ou à des hyperplasies corticosurrénales bilatérales, incluant une hyperplasie macronodulaire surrénale indépendante de l'ACTH (AIMAH) et une maladie adrénocorticale nodulaire pigmentée primaire (PPNAD) (voir ces termes). Le SC peut survenir au cours de maladies génétiques rares, telles que la néoplasie endocrinienne multiple de type 1 (NEM 1), le complexe de Carney (NCN), le syndrome de McCune-Albright (SMA), le syndrome de Li-Fraumeni (LFS) et l'adénome pituitaire isolé familial (FIPA) (voir ces termes).

Le diagnostic de l'état d'hypercorticisme est basé sur les tests de première ligne recommandés (au moins deux mesures du cortisol urinaire sur 24h et du cortisol salivaire de la dernière nuit, et test de freinage à la dexaméthasone 1 mg pendant la nuit, ou 2 mg sur 48h), et des tests de seconde ligne qui doivent être réalisés par un endocrinologue (soit l'un de ceux cités ci-dessus, ou dans certains cas, la mesure du cortisol sérique à minuit, la mesure du cycle du cortisol sérique, le test de freinage à la dexaméthasone combiné au test de l'hormone libérant la corticotrophine (Dex-CRH), le test de la desmopressine ou le test CRH). Des résultats anormaux doivent conduire à la recherche de la cause du SC. Les tests classiques de première ligne doivent être répétés chez les patients avec un hypercorticisme cyclique suspecté, ou chez ceux montrant des signes additionnels avec le temps. Après avoir exclu le SC exogène, le diagnostic différentiel inclut un pseudo-SC régressant après résolution de la cause (alcoolisme et dépression). La suspicion d'un trouble génétique justifie une consultation génétique multidisciplinaire spécialisée.

Un diagnostic prénatal ou préimplantatoire peut être proposé aux familles au sein desquelles des mutations ont été identifiées, et souffrant de maladies sévères/incurables (par ex. le syndrome de Li-Fraumeni).

Un conseil génétique peut être proposé aux familles avec une mutation connue responsable de la maladie.

La prise en charge intégrant une stratégie multidisciplinaire, dépend de la cause et de l'impact du SC et des comorbidités. Elle peut inclure une chirurgie surrénale ou pituitaire, un traitement médical (o,p'DDD, kétoconazole, métyrapone) et une radiothérapie. Avec certains schémas thérapeutiques, une thérapie de remplacement temporaire ou permanente est impérative. Les complications doivent être prises en charge.

Le pronostic dépend de la cause du SC et de la sévérité des complications associées. Dans la majorité des cas, le SC peut être traité de manière efficace.

Editeur(s) expert(s)

  • Pr Jérôme BERTHERAT
  • Dr Laurence GUIGNAT

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