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Fièvre méditerranéenne familiale

Numéro Orphanet ORPHA342
Synonyme(s) FMF
Maladie périodique
Polysérosite paroxystique familiale
Polysérosite récurrente bénigne
Péritonite paroxystique bénigne
Prévalence 1-5 / 10 000
Hérédité Autosomique récessive
Âge d'apparition Enfance
Adolescence
Adulte
CIM-10
  • E85.0
ICD-O -
OMIM
UMLS
  • C0031069
  • C0585274
MeSH
  • D010505
MedDRA
  • 10016207

Résumé

La fièvre méditerranéenne familiale (FMF) est une maladie auto-inflammatoire caractérisée par des crises fébriles brèves récurrentes et sérite provoquant des douleurs abdominales, à la poitrine, arthralgies et myalgies.

Les populations ayant une prévalence élevée (1/200-1/1000) de la maladie sont les Juifs non-ashkénazes, les Turcs, les Arméniens et les Arabes. La FMF n'est pas considérée rare en Italie, en Grèce ou en Espagne.

La FMF débute généralement avant 30 ans (une apparition plus précoce est associée à une forme plus sévère). La FMF est divisée en 2 types: la FMF type 1 caractérisée par des crises fébriles d'occurrence variable, (d'une fois par semaine à sporadiques) et une période de 1-4 jours de sérite disparaissant spontanément. Le stress, l'exposition au froid, des repas riches en grasse, des infections, certains médicaments et les règles peuvent déclencher les crises. Celles-ci sont précédées par des symptômes légers (myalgies, céphalées, nausées, dyspnée, arthralgies, douleur dorsale, asthénie et anxiété) d'une durée d'environ 17 heures. Les crises se manifestent par une fièvre ne répondant pas aux antibiotiques (38°C-40°C pendant 12-72 heures), des douleurs abdominales (imitant un abdomen aigu), constipation (diarrhée, chez les enfants), arthralgie (des grosses articulations), arthrite (des membres inférieurs (genou)/supérieurs) et douleur à la poitrine (due à une pleurésie et/ou une péricardite). 7-40% des patients présentent une atteinte cutanée. La FMF type 2 décrit un phénotype dans lequel l'amylose de type AA (complication grave à long terme) est la première et la seule manifestation.

218 mutations dans le gène MEFV (chromosome 16) codant pour la protéine pyrine/marénostrine, sont responsables de la variabilité observée (les mutations M694V homozygotes sont associées à un cours plus sévère). D'autres facteurs peuvent être aussi impliqués.

Les critères de Tel-Hashomer stipulent que 2 critères majeurs (fièvre et sérite, amylose de type AA, efficacité de la colchicine) ou 1 critère majeur et 2 critères mineurs (épisodes fébriles récurrentes, pseudoérysipèle, parent touché par la FMF) doivent être présents pour le diagnostic. Les tests génétiques ne donnent que 70-80% de la valeur prédictive positive.

Le diagnostic différentiel inclut l'hyperimmunoglobulinémie D, le syndrome de fièvre périodique, la fièvre périodique liée à un dysfonctionnement du récepteur de type 1 du TNF (syndrome TRAPS), la fièvre périodique, stomatite aphteuse, pharyngite, et adénopathie (PFAPA syndrome), l'amylose de la transthyrétine (TTR) et la maladie de Behçet.

La FMF est transmise selon le mode autosomique récessif. Le dépistage prénatal des grossesses à risque est possible.

Le conseil génétique s'adresse aux parents porteurs d'une mutation du gène MEFV afin de les informer sur le risque de transmission à leurs enfants.

La colchicine (orale ou intraveineuse) réduit ou élimine les crises et évite l'apparition de l'amylose de type AA. La posologie est de 0,03 mg/kg/jour, jusqu'à un maximum de 3 mg/jour. Le médicament doit être pris régulièrement. Lors de crises, un anti-inflammatoire non stéroïdien peut être administré. En cas d'intolérance à la colchicine, l'anakinra, l'interféron-alpha et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ont montré des résultats encourageants. Un examen clinique annuel et un depistage d'une amylose sont recommandés. La dialyse et la greffe d'organes pourraient être nécessaires en cas d'amylose rénale. Les macrolides, le diltiazem, la pamplemousse et la ciclosporine ne doivent pas être pris avec de la colchicine (risque de toxicité fatale).

Il n'existe aujourd'hui aucun traitement curatif pour la FMF, toutefois la colchicine améliore la qualité de vie des patients. Les patients non traités ou ayant une amylose rénale ont un pronostic moins favorable.

Editeur(s) expert(s)

  • Pr Raffaele MANNA

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