Résumé
La distomatose est une parasitose due à des vers plats vivant au contact des épithéliums. La classification clinique repose sur la localisation des adultes : douves du foie, douves du poumon et douves de l'intestin.
a) Douves du foie : La seule présente en France est Fasciola hepatica ou grande douve, qui est cosmopolite. La contamination est alimentaire (cresson sauvage, salade de pissenlit ou de mâche, sur les feuilles desquelles sont fixées des larves enkystées). Les symptômes associent fièvre, manifestations allergiques (dermographisme), douleurs de l'hypochondre droit et hyperéosinophilie en phase d'invasion, crises d'angiocholite en phase d'état. Le traitement fait appel au triclabendazole. Fasciola gigantica ou douve géante se rencontre uniquement dans les zones intertropicales. Dicrocoelium dendriticum ou petite douve est exceptionnelle chez l'homme. Il est par contre assez fréquent de trouver des oeufs en transit à l'examen parasitologique des selles. Les opisthorchiases se contractent en consommant du poisson insuffisamment cuit. Clonorchis sinensis et Opisthorchis viverrini sont extrême-orientales, O. felineus existe également en Europe. Le traitement médical fait appel au praziquantel.
b) Douves du poumon ou paragonimose : Parasitose des zones intertropicales, particulièrement fréquente en Extrême-Orient. La contamination est liée à la consommation de crustacés d'eau douce. Cette parasitose simule la tuberculose mais sans fièvre. Des localisations erratiques sont possibles. Le traitement est également le praziquantel.
c) Douves de l'intestin : Plusieurs espèces sont décrites : Fasciolopsis buski, extrême-orientale, contractée en consommant des châtaignes d'eau. Metagonimus yokogawai, également extrême-orientale, et Heterophyes heterophyes, plus cosmopolite, se contractent en mangeant du poisson cru. Elles sont responsables de diarrhées douloureuses. Le traitement classique fait appel à la niclosamide. *Auteur : Dr L. Paris (février 2005)*.