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Menkes, syndrome de

Numéro Orphanet ORPHA565
Prévalence des maladies rares 1-9 / 1 000 000
Hérédité
  • Récessif lié à l'X
Âge d'apparition Néonatal/petite enfance
Code CIM 10
  • E83.0
MIM
Synonyme(s) Kinky hair, syndrome

Résumé

La maladie de Menkès est une maladie du métabolisme du cuivre. Son incidence est évaluée à 1/250 000 naissances. Elle se caractérise cliniquement par un retard de croissance ante et post natal, une détérioration neurologique progressive, qui débute dans les deux premiers mois de vie par une hypotonie axiale, une spasticité, une hypothermie, des difficultés d'alimentation, des convulsions partielles ou généralisées. Suivent une régression psychomotrice et l'installation d'une microcéphalie. La morphologie est marquée par un aspect caractéristique des cheveux et des sourcils, rares, cassants, ternes, hypopigmentés ; sous le microscope, on voit une torsion axiale (pili torti) et un monilethrix. La peau est sèche, épaisse. Le visage est « joufflu ». Une hyperlaxité ligamentaire, une hyperélasticité de la peau, des diverticules de la vessie et des uretères peuvent être présents. Des hémorragies sous-durales, intracérébrales ou intestinales, du fait d'anévrysmes sur des vaisseaux sanguins tortueux et allongés, peuvent également survenir. Radiologiquement, des anomalies osseuses réalisent un aspect de pseudorachitisme. La maladie est liée à une mutation d'un gène localisé en Xq13.3 : l'ATP7A, codant pour une protéine de transport intracellulaire du cuivre. L'affection est allélique au syndrome des cornes occipitales (voir ce terme). Les symptômes sont secondaires à une altération de fonction des enzymes cuivre dépendants. Le diagnostic est établi par le dosage du cuivre : bas dans le sérum (comme la céruloplasmine), élevé dans les fibroblastes cutanés ; il est confirmé par la mise en évidence de la mutation du gène. Celle-ci permet le dépistage des femmes conductrices (qui peuvent avoir, par aires, des anomalies cutanées et des cheveux) et de proposer un diagnostic anténatal, possible sur villosités choriales. Le pronostic est sombre. Le décès survient souvent dans les trois premières années. Le traitement à base d'histidine-cuivre, par voie parentérale, permet de retarder l'apparition des signes neurologiques et de prolonger la survie. *Auteur : Dr M-P. Cordier-Alex (juin 2006)*.

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