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Carcinome pancréatique familial

Numéro Orphanet ORPHA1333
Prévalence des maladies rares -
Hérédité -
Âge d'apparition -
Code CIM 10
  • C25
  • Z80.0
MIM
Synonyme(s) Cancer pancréatique familial

Résumé

Le carcinome pancréatique familial est défini par la présence d'un cancer pancréatique (CP) chez au moins deux parents de premier degré du patient. Son incidence annuelle est comprise entre 1 et 10/1 000 000 et il représente 5-10 % de l'ensemble des CP. Dans les cas familiaux, la maladie débute plus tôt que pour les autres formes de CP, en général avant l'âge de 50 ans. Une forte incidence du CP familial a été observée chez les individus atteints de syndromes héréditaires (syndrome de Peutz-Jeghers, pancréatite héréditaire, syndrome du naevus atypique, syndrome du cancer héréditaire du sein et des ovaires et cancer colorectal héréditaire non polyposique ; voir ces termes). Le tabagisme est un facteur de risque très important pour le CP familial. Le CP peut se développer à partir des portions exocrine (95 %) ou endocrine du pancréas. Dans 60 % des cas, il se développe au niveau de la tête du pancréas. Les symptômes principaux sont non spécifiques et incluent une douleur dans le haut de l'abdomen qui, généralement, irradie vers l'arrière, une perte d'appétit, une perte de poids importante et un ictère indolore dû à une obstruction des voies biliaires. L'évolution clinique de la maladie étant silencieuse, le CP est souvent révélé à un stade avancé. Lors du diagnostic, le cancer est, dans plus de 80 % des cas, localement invasif ou disséminé. Une croissance rapide, une dissémination vasculaire précoce, une propagation aux ganglions lymphatiques régionaux et des métastases dans des organes distants (foie, péritoine, poumons) sont caractéristiques. La mutation des gènes KRAS, CDKN2A, TP53 et SMAD4 joue un rôle dans l'étiologie du CP. Cependant, la recherche de ces mutations ne permet pas encore de dépister ou de diagnostiquer la maladie. Le diagnostic repose sur l'échographie, le scanner multidétecteur avec injection de produit de contraste, l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomographie par émission de positron (TEP) couplée au scanner. Les méthodes diagnostiques invasives incluent la cholangiopancréatographie endoscopique rétrograde et l'écho-endoscopique. CA 19-9 est un marqueur tumoral sérique sensible mais non spécifique. Le diagnostic différentiel inclut une large variété de maladies telles que les pancréatites aiguës et chroniques, la cholécystite, la cholélithiase, les tumeurs et sténoses des voies biliaires et les cancers et ulcères gastriques. La résection chirurgicale est le seul traitement potentiellement curatif. Cependant, chez la plupart des patients (80 %), la tumeur est de stade avancé lors du diagnostic et inopérable. Dans ces cas, la chimiothérapie (gemcitabine) et la radiothérapie, seules ou en association, sont des traitements alternatifs, bien que plutôt inefficaces. Le pronostic est défavorable avec une survie à 5 ans de 5 %. Même après résection complète de la tumeur, les taux de récidive restent élevés. Le tabagisme est fortement déconseillé chez les individus avec des antécédents familiaux de CP. *Auteur : Orphanet (septembre 2008)*.

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