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Syndrome de Crigler-Najjar

Numéro Orphanet ORPHA205
Prévalence des maladies rares 1-9 / 100 000
Hérédité
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Néonatal/petite enfance
Code CIM 10
  • E80.5
MIM
Synonyme(s) Déficit en bilirubine uridinediphosphate glucuronosyltransférase
Hyperbilirubinémie non conjuguée familiale

Résumé

La maladie de Crigler-Najjar est liée à un déficit complet de l'activité hépatique de la bilirubine glucuronosyltransférase et se révèle dès la période néonatale par un ictère précoce, intense, à bilirubine non conjuguée. C'est une maladie très rare dont l'incidence est voisine de 1/1 000 000 naissances. L'examen clinique est normal, les examens biologiques montrent une hyperbilirubinémie non conjuguée intense et isolée. On distingue cliniquement la maladie de Crigler-Najjar de type I, pour laquelle le traitement inducteur par le phénobarbital est inefficace, de celle de type II pour laquelle un traitement de trois semaines par le phénobarbital permet une baisse de la bilirubinémie d'environ 60 à 70%. Les bases moléculaires des maladies de type I et II sont connues. Les mutations sont nombreuses. La biologie moléculaire a permis de confirmer que le Crigler-Najjar est transmis sur un mode autosomique récessif bien qu'il existe certaines exceptions dans le type II de la maladie. Le diagnostic définitif repose sur la mise en évidence du déficit enzymatique au niveau hépatique (biopsie hépatique après l'âge de 3 mois). Le diagnostic prénatal du type I de la maladie est possible. Le traitement de la maladie de type II repose sur une prise quotidienne de phénobarbital, celui du type I consiste en une photothérapie (à l'hôpital initialement puis à la maison), à raison de 10 à 12 heures par jour. Le seul traitement radical du Crigler-Najjar de type I est la transplantation hépatique. Les enfants atteints de maladie de Crigler-Najjar de type I ou II (ces derniers à un degré moindre sauf avant que le diagnostic ne soit fait ou à l'occasion d'épisodes intercurrents) ont un risque permanent de développer des complications neurologiques liées à la neurotoxicité de la bilirubine non conjuguée. *Auteur : Pr P. Labrune (janvier 2004)*.

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