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Galactosémie

Numéro Orphanet ORPHA352
Prévalence des maladies rares 1-9 / 100 000
Hérédité
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Néonatal/petite enfance
Code CIM 10
  • E74.2
MIM
Synonyme(s) -

Résumé

La galactosémie est caractérisée par des déficiences enzymatiques dans le métabolisme du galactose, et plus fréquemment par la déficience en galactose-1-phosphate uridyl transférase (GALT), qui donne lieu à une accumulation de galactose-1-phosphate. Cette maladie atteint environ 1 nouveau-né sur 35 000 en Europe. Les signes cliniques, qui apparaissent dès les premiers jours de vie, sont le refus de boire, les vomissements, un ictère, un état léthargique, une hépatomégalie, un oedème et une ascite. Non traitée, l'affection évolue rapidement vers la défaillance hépatocellulaire et rénale avec septicémie à gram- (Escherichia coli) en quelques jours. Une cataracte nucléaire apparaît en quelques jours ou semaines et devient rapidement irréversible. La galactosémie est une maladie de transmission autosomique récessive, due à des mutations ponctuelles. Trois déficits enzymatiques sont associés à la voie métabolique du galactose (voie de Leloir) : le déficit en galactokinase (GALK), en uridine diphosphate (UDP) galactose-4-epimérase, et le déficit en galactose 1 phosphate uridyl transférase (GALT), le plus fréquent. Le gène de la GALT est localisé en 9p13. Le diagnostic repose sur la mise en évidence de l'accumulation de galactose-1-phosphate érythrocytaire (spot test), sur la démonstration du déficit enzymatique de l'une des enzymes de la voie métabolique du galactose et sur la confirmation des mutations du génome. Dans certains pays, le diagnostic postnatal est systématique. Les parents galactosémiques peuvent bénéficier de tests in utero. A l'exception d'un régime alimentaire sans galactose, il n'existe actuellement aucun traitement. En dépit de ce régime, des complications neurologiques (quotient intellectuel qui diminue avec l'âge, dyspraxie verbale, perturbation de la myéline) et un hypogonadisme hypergonadotrophique (dysfonctionnement ovarien, taux de FSH et de LH fortement élevés) apparaissent au cours du développement de l'enfant. Une déficience en uridyldiphosphate-galactose et/ou une accumulation de galactose-1-phosphate in utero sembleraient être responsables de la galactosylation déficiente des glycoprotéines (notamment de la FSH et de la transferrine) et des glycolipides (notamment ceux de la myéline contenant le galactose) ce qui pourrait expliquer l'apparition de ces complications. A ces glycosylations déficitaires s'ajoutent des glycosylations aberrantes qui peuvent contribuer aux altérations du bon fonctionnement des molécules glycosylées. Le régime alimentaire permet une récupération partielle de la biosynthèse des chaînes de carbohydrates pour certaines glycoprotéines. La recherche dans la pathogénie de la galactosémie classique vise essentiellement à mettre en place des stratégies thérapeutiques afin d'éviter l'apparition des troubles neurologiques et endocriniens par une limitation de galactose et de ses dérivés dans l'organisme, et à rechercher un traitement qui pourrait stimuler des voies secondaires du métabolisme afin de métaboliser les dérivés toxiques du galactose et d'augmenter le taux de l'UDP-galactose, nécessaire à la galactosylation des protéines et des lipides. *Auteur : Dr K. Petry (avril 2006)*.

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