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Hyperornithinémie

Numéro Orphanet ORPHA414
Prévalence des maladies rares Inconnu
Hérédité
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Enfance
Code CIM 10
  • E72.2
MIM
Synonyme(s) Atrophie gyrée chorio-rétinienne
Atrophie gyrée de la rétine
Déficit en ornithine amino-transférase

Résumé

L'hyperornithinémie héréditaire est principalement due à un déficit en ornithine aminotransférase mitochondriale. La maladie peut parfois se révéler en période néonatale par un coma hyperammoniémique, mais l'ammoniémie se normalise ensuite rapidement et définitivement. L'expression clinique principale est l'atrophie gyrée de la choroïde et de la rétine qui débute dans l'enfance par une myopie et une cécité nocturne, suivies d'un rétrécissement concentrique du champ visuel et l'aspect très particulier de la rétinopathie au fond d'oeil. L'électrorétinogramme est très rapidement éteint. Les patients développent souvent une cataracte sub-capsullaire postérieure dans la deuxième décade, et deviennent presque aveugles entre l'âge de 40 et 55 ans. La plupart ont une intelligence normale, mais certains présentent un retard mental modéré et une atteinte musculaire proximale. C'est une maladie à transmission récessive autosomique. L'ornithine aminotransférase mitochondriale est une enzyme mitochondriale réversible qui permet la transamination de l'ornithine et de l'alpha cétoglutarate pour former le delta-1-pyroline-5-carboxylate. La vitamine B6 est le cofacteur de cette enzyme, ce qui permet de distinguer deux formes génétiques, l'une sensible et l'autre résistante à la pyridoxine. Le diagnostic de la maladie repose sur l'hyperornithinémie plasmatique et urinaire majeures à la chromatographie des acides aminés, confirmé par le dosage enzymatique sur culture de fibroblastes. Le traitement comporte un essai systématique par la pyridoxine à la dose de 500 mg à 1 g par jour pendant au moins 15 jours. Les malades sensibles normalisent leur ornithinémie et doivent être traités la vie durant. Les malades résistants peuvent être traités par un régime pauvre en protéines associé ou non à une supplémentation en proline dont l'efficacité est controversée. *Auteur : Pr J-M. Saudubray (mars 2004)*.

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