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Ostéopétrose maligne autosomique récessive

Numéro Orphanet ORPHA667
Prévalence des maladies rares 1-9 / 1 000 000
Hérédité
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Néonatal/petite enfance
Code CIM 10
  • Q78.2
MIM
Synonyme(s) -

Résumé

L'ostéopétrose « maligne » infantile est une maladie congénitale rare de la résorption osseuse caractérisée par une densification généralisée du squelette. Son incidence est estimée à 1/200 000 naissances vivantes. L'ostéopétrose a été rapportée dans la plupart des groupes ethniques mais, du fait de sa rareté, elle est plus souvent retrouvée dans des familles à forte consanguinité. Insuffisance médullaire, fractures, et déficit visuel sont les manifestations classiques de la maladie, qui débute durant la vie foetale ou dans la petite enfance. Elle résulte de l'incapacité des ostéoclastes à résorber l'os immature, ce qui conduit à la formation d'une cavité médullaire anormale et à des signes cliniques de déficit en moelle osseuse, accompagné d'une hépatosplénomégalie due à une hématopoièse extramédullaire de compensation. Le défaut de remaniement de l'os entraîne également une étroitesse des trous des nerfs crâniens, provoquant une compression des nerfs, surtout optiques. L'histopathologie révèle la persistance des structures spongieuses primaires caractérisées par la présence de noyaux de cartilages calcifiés à l'intérieur de l'os. Le remodelage anormal de l'os tissé primaire en un os lamellaire donne des os de marbre sujets à des fractures. Une forme rare de la maladie est associée à un dysfonctionnement sévère du système nerveux central. La transmission de l'ostéopétrose « maligne » infantile est autosomique récessive. La maladie est hétérogène. Plus de 50% des cas sont dus à des mutations du gène TCIRG1 et 10% à des mutations du gène CLCN7. Un faible nombre de patients sont porteurs de mutations du gène OSTM1. Le diagnostic est établi sur la base de critères cliniques et radiologiques. Une biopsie osseuse peut permettre de le confirmer mais n'est habituellement pas nécessaire. L'ostéopétrose infantile doit être distinguée de la forme autosomique dominante affectant l'adulte, moins grave, ainsi que du syndrome de déficit en anhydrase carbonique II qui s'accompagne d'une acidose rénale tubulaire et d'une ostéopétrose moins sévère. La famille peut recevoir un conseil génétique expliquant la nature autosomique récessive de la maladie. Le diagnostic prénatal peut être réalisé à la fin du 2e trimestre de grossesse par échographie, mais le diagnostic moléculaire, s'il est disponible, est recommandé car il peut être effectué plus tôt, à 11-13 semaines de gestation sur prélèvement de villosités choriales. Les patients peuvent nécessiter des transfusions sanguines, le traitement de leurs épisodes infectieux et une prise en charge adaptée à leurs problèmes de développement et de vision. La transplantation de moelle osseuse peut atténuer plusieurs des manifestations de la maladie, mais doit être réalisée assez tôt pour minimiser l'atteinte du nerf optique. Le pronostic est généralement relativement satisfaisant, surtout si la transplantation de moelle est réalisée précocement. *Auteur : Dr C.J. Wilson (octobre 2006) Traduction Orphanet*.

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