Aller vers le contenu
  1. Accueil
  2. Maladies rares
  3. Recherche
Recherche simple

Recherche simple

*
(*) Champ obligatoire





 

Autre(s) option(s)

Phénylcétonurie

Numéro Orphanet ORPHA716
Synonyme(s) Déficit en PAH
Déficit en phénylalanine hydroxylase
PCU
PKU
Prévalence 1-5 / 10 000
Hérédité Autosomique récessif
Âge d'apparition Enfance
CIM-10
  • E70.0
  • E70.1
ICD-O -
OMIM
UMLS
  • C0031485
MeSH
  • D010661
MedDRA
  • 10034872

Résumé

La phénylcétonurie (PCU) est la plus commune des anomalies innées du métabolisme, elle est caractérisée par un déficit mental léger à sévère chez les patients non traités.

La prévalence de la PCU a une variabilité géographique considérable. Elle est estimée à 1:10 000 naissances vivantes en Europe et à des valeurs supérieures dans certains pays (Irelande, Italie). La prévalence est particulièrement haute en Turquie avec 1:4000 naissances vivantes. La PCU est plus rare dans les populations finnoise, africaine et japonaise.

En l'absence de diagnostic néonatal, les symptômes se développent en quelques mois et peuvent être de très légers à sévères. Ils incluent retard de développement graduel, retard de croissance, microcéphalie, convulsions, tremblements, eczéma, vomissements et odeur de moisi. Les patients non traités développent un déficit intellectuel, des troubles du comportement (hyperactivité) et de la motricité. Les patients ont souvent la peau et les cheveux clairs, résultat d'un déficit en tyrosine. La forme la plus fréquente est la PCU classique (voir ce terme) est caractérisée par des symptômes sévères. Une forme légère a aussi été décrite (PCU modérée ; voir ce terme), ainsi qu'une forme encore plus légère appelée hyperphénylalaninémie modérée (HPA modérée ou HPA non PCU ; voir ce terme). Certains patients aux phénotypes légers se sont avérés répondants à la tétrahydrobioptérine (BH4), le cofacteur de l'hydroxylation de la phénylalanine (HPA répondant au BH4 ; voir ce terme).

La PCU est causée par des mutations du gène PAH (12q22-q24.2) codant pour l'hydroxylase de la phénylalanine. Des mutations ne touchant pas le gène PAH ont été identifiées et causent une hyperphénylalaninémie due au déficit en BH4 (voir ce terme). La fréquence des mutations varie selon les groupes ethniques. Les niveaux bas d'hydroxylase de la phényalanine soutendent les manifestations cliniques, de part l'accumulation de phénylalanine toxique dans le sang et le cerveau.

La PCU est généralement diagnostiqué lors de programmes de dépistage néonatal.

La maladie doit être distinguée du déficit en BH4.

La transmission est autosomique récessive et un conseil génétique doit être proposé aux familles affectées.

La base du traitement est un régime pauvre en phénylalanine et un mélange d'acides-aminés pour les formes nécessitant un traitement. Le niveau recommandé est de 120 à 360 micromol/L chez les noueau-nés, le traitement étant considéré comme essentiel chez des patients plus âgés dont le taux dépasse les 600 micromol/L. Il n'existe pas, cependant, de consensus concernant le taux de phénylalanine à partir duquel un traitement devrait être initié et les recommandations varient d'un pays à l'autre.

Le pronostic est variable.

Editeur(s) expert(s)

  • Pr Nenad BLAU

(*) champs obligatoires

Attention, seules les contributions pour améliorer la qualité des informations du site sont attendues. Pour tout autre type de message, merci d'utiliser nous contacter. Seuls les commentaires écrits en anglais ou en français pourront être traités.


Captcha image

Informations supplémentaires

Information résumée
Conduite à tenir en urgence
  • FR (2014,pdf)
Article de synthèse
  • FR (2006,pdf)
Recommandations pour la pratique clinique
  • FR (2010,pdf)
Guide pour le test génétique
  • EN (2011,pdf)
Article pour tout public
  • FR (2012,pdf)
Revue de génétique clinique
  • EN (2013)
Get Acrobat Reader
Toutes les informations et documents contenus dans ce site sont fournis uniquement à titre d'information. Ils ne visent en aucun cas à remplacer un avis médical spécialisé et ne doivent pas être utilisés comme base pour le diagnostic ou le traitement.