Résumé
Les pubertés précoces centrales résultent de la mise en route des phénomènes pubertaires avant l'âge de 8 ans chez la fille et 9,5 ans chez le garçon. Elles peuvent être idiopathiques, sans cause apparente (90% des cas chez la fille, 50% chez le garçon) ou secondaires à une lésion (tumeur ou malformation) de l'hypothalamus, d'où la nécessité d'une imagerie (scanner ou IRM) du système nerveux central. Le retentissement de la puberté précoce se mesure sur les signes de puberté, la vitesse de croissance, la maturation osseuse (âge osseux) et la morphologie utérine (échographie pelvienne). Le diagnostic doit dans tous les cas être confirmé par des examens biologiques (élévation de la LH en réponse à la GnRH, élévation de la testostérone et, à un moindre degré, de l'oestradiol). L'existence de développements pubertaires précoces sans évolutivité et de bon pronostic spontané est importante à connaître et souligne l'importance de réunir les critères diagnostiques avant d'envisager un traitement. Le traitement repose sur les agonistes de la GnRH (leuproréline, triptoréline) dans leurs formes retard. Ces traitements permettent la régression rapide des signes pubertaires et habituellement l'amélioration de la taille adulte, spontanément diminuée par la puberté précoce. Ils sont arrêtés autour de l'âge normal de la puberté. *Auteur : Pr J-C. Carel (décembre 2001)*.