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Déficit intellectuel lié à l'X non-syndromique

Numéro Orphanet ORPHA777
Prévalence des maladies rares 6-9 / 10 000
Hérédité
  • Récessif lié à l'X
Âge d'apparition Enfance
Code CIM 10
  • F78
MIM
Synonyme(s) -

Résumé

Les « déficiences intellectuelles non spécifiques liées à l'X » (MRX) font partie du groupe des «déficiences intellectuelles liées au sexe » (XLMR) ; le déficit intellectuel est leur seul symptôme évident, par opposition aux « déficiences intellectuelles liées à l'X syndromiques » ou spécifiques, (MRXS), qui à la déficience intellectuelle associent d'autres symptômes, physiques, neurologiques et/ou psychiatriques, en particulier. Les déficiences intellectuelles non spécifiques liées au chromosome X ont une incidence de l'ordre de 1 pour 900 garçons. Elles représentent deux tiers des cas familiaux de déficiences mentales liées à l'X. Le déficit intellectuel est le maître-symptôme, et l'examen physique habituel est considéré comme « nu » : pour cette raison, le diagnostic de MRX n'a pu être évoqué, jusqu'à ce jour, que devant des situations de récurrence familiale caractéristique de liaison au X. On doit chercher une telle récurrence avec acharnement devant toute déficience intellectuelle fixe, isolée et inexpliquée d'un garçon. Toutefois, dans une même famille, on observe souvent une différence, d'un sujet atteint à l'autre, concernant l'histoire naturelle, la sévérité et la présentation du déficit intellectuel. Par ailleurs, lors de l'examen physique, les observations antérieures rapportaient volontiers des signes physiques discrets et considérés comme banals bien que propres à une famille donnée, tels qu'une hypotonie néonatale modérée, une vivacité accrue des réflexes, une microcéphalie discrète, une taille un peu faible, quelques crises convulsives, ou un arrêt secondaire de l'acquisition du langage. Dix-sept gènes différents impliqués dans des MRX ont été identifiés à ce jour : la plupart des protéines correspondantes sont concernées, directement ou par leur fonction de régulation, dans la croissance des cellules nerveuses ou dans la communication synaptique entre ces cellules. Ces protéines sont impliquées dans l'apprentissage et/ou la mémoire. Le fonctionnement et/ou le développement encéphalique ou la plasticité neuronale sont perturbés chez les patients. En outre, des mutations particulières de gènes de MRXS ont été découvertes dans quelques familles de MRX. Le gène en cause n'a pu être identifié que dans la moitié des familles de MRX environ : d'autres gènes sont donc à trouver. L'identification des gènes impliqués dans de nombreuses familles permet désormais d'effectuer une étude clinique gène par gène : une approche fine par des outils neurologiques, psychologiques et psychiatriques et par une imagerie de qualité a déjà permis d'objectiver, par exemple, une anomalie morphologique du vermis du cervelet évocatrice (gène OPHN1), ou des troubles moteurs très particuliers des mains (gène ARX). Ainsi, des formes précédemment considérées comme « non-spécifiques » (MRX) révèlent progressivement une spécificité gène-dépendante (MRXS) : il sera peut-être possible, à terme, d'identifier un phénotype particulier pour chaque gène « de » MRX, ce qui permettra de développer un protocole d'examen performant et économe en moyens du sujet masculin déficient mental : devant les signes trouvés, on saura poser le diagnostic de telle forme de « MRX » même si un seul garçon est atteint et, par là, affirmer la liaison au X. Aucun traitement spécifique n'étant actuellement disponible, le conseil génétique demeure le seul moyen de prévention. *Auteur : Pr C. Moraine (décembre 2006)*.

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