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Sclérose latérale amyotrophique

Numéro Orphanet ORPHA803
Prévalence des maladies rares 1-9 / 100 000
Hérédité
  • Sporadique
  • Autosomique dominant
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Adulte
Code CIM 10
  • G12.2
MIM
Synonyme(s) Maladie de Charcot
Maladie de Lou Gehrig
SLA

Résumé

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par une paralysie musculaire progressive due à une dégénérescence des motoneurones du cortex moteur primaire, de la voie corticospinale, du tronc cérébral et de la moelle épinière. L'incidence (d'environ 1/53 000 par an) et la prévalence (d'environ 1/19 000) sont relativement uniformes dans les pays occidentaux, mais sont plus élevées dans certaines îles du Pacifique ouest. L'âge moyen du début des SLA sporadiques est d'environ 60 ans. Il existe une légère prédominance masculine (ratio H/F d'environ 1,5/1). Environ deux tiers des patients atteints de SLA classique présentent la forme spinale de la maladie (début avec atteinte des membres), caractérisée par une faiblesse musculaire focale et progressive, distale ou proximale, au niveau des membres inférieurs et supérieurs. Progressivement, une spasticité se développe dans les membres atrophiques affaiblis, affectant la dextérité manuelle et la démarche. Les patients dont la maladie débute par des signes bulbaires présentent en général une dysarthrie et une dysphagie aux solides ou aux liquides. Les symptômes au niveau des membres peuvent apparaître presque simultanément avec les symptômes bulbaires, ou, dans la grande majorité des cas, 1 à 2 ans après. La paralysie est progressive et entraîne une insuffisance respiratoire conduisant au décès dans les 2 à 3 ans (SLA à début bulbaire) ou dans les 3 à 5 ans (forme spinale). La majorité des cas sont sporadiques, mais 5 à 10 % sont familiaux et présentent, dans 20 % des cas, des mutations du gène TARDBP (TDP-43). Deux pour cent des patients atteints de la forme apparemment sporadique présentent des mutations du gène SOD1. Des mutations du gène TARDBP surviennent également dans les cas sporadiques. Le diagnostic repose sur la connaissance des antécédents familiaux, les données cliniques et de l'électromyogramme, et sur l'élimination, par des examens appropriés, des maladies ressemblant à la SLA (myélopathie spondylotique cervicale, neuropathie motrice multifocale, maladie de Kennedy ; voir ces termes). Les caractéristiques pathologiques incluent une perte de motoneurones avec des inclusions intraneuronales immunoréactives à l'ubiquitine dans les motoneurones inférieurs et des inclusions immunoréactives au TDP-43 dans les motoneurones dégénérescents supérieurs. La dégénérescence, inexpliquée, des motoneurones supérieurs et inférieurs est caractéristique de la SLA. La prise en charge est symptomatique, palliative et multidisciplinaire. Une ventilation non-invasive prolonge la vie et améliore sa qualité. Le Riluzole est le seul traitement qui prolonge la vie des patients. *Auteurs : Drs L. C. Wijesekera et P. Nigel Leigh (février 2009) Traduction Orphanet*.

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