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Syndrome néphrotique congénital type finlandais

Numéro Orphanet ORPHA839
Prévalence des maladies rares Inconnu
Hérédité
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Néonatal/petite enfance
Code CIM 10
  • N04
MIM
Synonyme(s) Néphrose congénitale finlandaise

Résumé

Le syndrome néphrotique finlandais est caractérisé par une fuite protidique qui débute pendant la vie foetale. Ce type de syndrome néphrotique est plus fréquent en Finlande avec une incidence de 1 pour 8 200 naissances. Il est également observé dans différents groupes ethniques à travers le monde Les symptômes présents à la naissance sont en rapport avec la carence protidique. Les enfants atteints sont prématurés dans plus de 80% des cas, avec un petit poids de naissance, en moyenne de 2600 g. Le placenta est augmenté de volume, pesant plus de 25% du poids de naissance. Histologiquement, on note des dilatations microkystiques des tubes alors que les glomérules sont initialement peu modifiés. La maladie est transmise selon le mode autosomique récessif. Le gène NPHS1 dont les mutations sont responsables de la maladie est localisé sur le chromosome 19 aussi bien dans les familles finlandaises que les familles d'autre origine. Plusieurs mutations ont été identifiées, dont deux prédominent dans la population finlandaise. Ces deux mutations sont présentes chez 90% des patients finlandais soit à l'état homozygote soit à l'état hétérozygote composite. Il s'agit d'une délétion de deux paires de base dans l'exon 2 (Fin major) et d'une mutation non-sens dans l'exon 26 (Fin minor). Ces mutations ont été détectées dans respectivement 78% et 16% des chromosomes des patients finlandais. Des mutations du même gène sont responsables de la maladie chez des patients non finlandais, mais ces mutations proviennent d'ancêtres différents sans apparemment d'effet fondateur. Une cinquantaine de mutations ont ainsi été identifiées en dehors de la Finlande. Un diagnostic anténatal est possible. En effet, le syndrome néphrotique débute précocement dès la quinzième semaine de gestation expliquant un taux d'alpha-foetoprotéine très augmenté, multiplié par 10 dans le liquide amniotique et une augmentation parallèle, mais de moindre degré, du taux d'alpha-foetoprotéine dans le plasma de la mère. Ces anomalies permettent un diagnostic anténatal dans les familles à risque. Néanmoins, les foetus porteurs de mutations hétérozygotes du gène NPHS1 peuvent avoir des valeurs augmentées d'alphafoetoprotéine conduisant à un diagnostic erroné. L'identification du gène permet maintenant un diagnostic anténatal, soit par des études de liaison à l'aide de marqueurs microsatellites dans les familles informatives, soit lorsque la mutation du gène responsable de la maladie a été identifiée chez un enfant atteint dans une famille, par l'analyse du gène sur une biopsie de trophoblaste. Le syndrome néphrotique est sévère, résistant à la corticothérapie et aux traitements immunosuppresseurs et l'évolution se fait vers l'insuffisance rénale. Les complications infectieuses et nutritionnelles sont fréquentes en raison de l'importance de la fuite protidique. Un programme de dialyse-transplantation est envisagé chez ces enfants. La maladie ne récidive pas après transplantation rénale. *Auteur : Pr P. Niaudet (février 2007)*.

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