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Syndrome de Kallmann

Numéro Orphanet ORPHA478
Prévalence des maladies rares 1-9 / 100 000
Hérédité
  • Récessif lié à l'X
  • Autosomique dominant
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Enfance
Code CIM 10
  • E23.0
MIM
Synonyme(s) Hypogonadisme hypogonadotrophique congénital avec anosmie

Résumé

Le syndrome de Kallmann est une maladie génétique du développement embryonnaire caractérisée par l'association d'un hypogonadisme hypogonadotrophique par déficit en gonadolibérine (GnRH) et d'une anosmie ou hyposmie (avec hypoplasie ou aplasie des bulbes olfactifs). Sa prévalence (probablement sous-estimée) serait d'environ 1/8 000 garçons et 1/40 000 filles. Les principales manifestations cliniques sont : l'association d'un micropénis et d'une cryptorchidie chez le jeune garçon (inconstant), une absence de puberté spontanée (circonstance la plus fréquente de découverte de la maladie) et un déficit partiel ou complet de perception des odeurs chez les deux sexes. D'autres anomalies peuvent être associées, notamment des mouvements en miroir des membres supérieurs (syncinésies controlatérales d'imitation), une aplasie rénale unilatérale (ou parfois bilatérale, non viable), une fente labiale ou palatine, une agénésie dentaire, une surdité. Le syndrome de Kallmann est dû à un défaut du développement du système olfactif et de la migration embryonnaire des neurones synthétisant la GnRH. Une prédominance des cas sporadiques est notée. Dans les formes familiales, trois modes de transmission ont été décrits : récessif lié au chromosome X, autosomique dominant, ou autosomique récessif. On sait aujourd'hui qu'une transmission oligogénique de la maladie est également possible, dans une proportion qui reste à déterminer. A ce jour, cinq gènes responsables de la maladie ont été identifiés : KAL1, responsable de la forme liée au chromosome X, et FGFR1, FGF8, PROKR2, PROK2, impliqués dans les formes de transmission autosomique. Une mutation dans l'un de ces gènes n'est cependant retrouvée que dans moins de 30% des cas. Plusieurs autres gènes restent à découvrir. Les méthodes de diagnostic biologique utilisent les explorations hormonales (dosage des hormones sexuelles, test de stimulation par la GnRH) et l'exploration qualitative et quantitative de l'odorat (olfactométrie). Une analyse morphologique des bulbes olfactifs en imagerie par résonance magnétique (IRM) peut être utile (notamment chez le jeune enfant, chez qui il est difficile d'évaluer cliniquement l'odorat). Le diagnostic différentiel inclut le déficit isolé en GnRH (hypogonadisme hypogonadotrophique sans anosmie) et le syndrome CHARGE (voir ce terme), qui comporte diverses autres anomalies du développement embryonnaire en plus d'un syndrome de Kallmann. Le conseil génétique doit être adapté à chaque famille. Il doit prendre en compte la forte variabilité phénotypique, y compris au sein d'une même famille, et, pour les cas sporadiques, la possibilité qu'ils résultent d'une néomutation de FGFR1. Le traitement consiste en une induction hormonale de la puberté, et ultérieurement, une induction hormonale de la fertilité. Il n'existe pas de traitement de l'anosmie. Grâce au traitement hormonal, la puberté se produit dans tous les cas, et la fertilité peut être obtenue dans la plupart des cas. *Auteur : Dr J-P. Hardelin (février 2009)*.

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