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Syndrome de Liddle

Numéro Orphanet ORPHA526
Synonyme(s) Pseudoaldostéronisme
Pseudohyperaldostéronisme type 1
Prévalence <1 / 1 000 000
Hérédité
  • Autosomique dominant
Âge d'apparition Enfance
CIM-10
  • I15.1
OMIM
UMLS
  • C0221043
MeSH
  • D056929
MedDRA
  • 10037113
  • 10052313
SNOMED CT
  • 71275003

Résumé

Le syndrome de Liddle est une forme rare d'hypertension artérielle caractérisée par une hypertension artérielle précoce sévère avec baisse du taux de potassium plasmatique ainsi que de ceux de rénine et d'aldostérone.

La prévalence est inconnue. Environ 80 cas ont été rapportés à ce jour.

L'hypertension sévère s'observe chez les jeunes patients, du petit enfant au jeune adulte (<35 ans). Les enfants sont généralement asymptomatiques. Les adultes peuvent présenter des symptômes d'hypokaliémie comme faiblesse, fatigue, myalgie, constipation et tachycardie. Des antécédents familiaux d'hypertension sur plusieurs générations suggèrent pour de nombreux cas un mode de transmission autosomique dominant.

Le syndrome de Liddle est dû à des mutations gain de fonction sur les gènes encodant le canal sodium épithélial (ENaC), impliqué dans la réabsorption du sodium dans les tubules rénaux distaux. Le canal est formé de 3 sous-unités (alpha, bêta, gamma) et la mutation est située sur la partie C-terminale des sous-unités bêta et gamma encodées respectivement par les gènes SCNN1B et SCNN1G (16p13-p12) sur le domaine riche en proline appelé motif PY. Ces mutations affectent l'interaction de l'ENaC avec la protéine Nedd4 (ligase E3) et sa dégradation ultérieure par le système ubiquitine-protéasome, ce qui conduit à l'expression constitutive de canaux d'ENaC dans la membrane induisant la réabsorptioin du sodium, à une sécrétion de potassium, et enfin à de l'hypertension.

Le diagnostic est suspecté lors de la détection fortuite d'une hypertension précoce, notamment s'il existe des antécédents familiaux. Il est ensuite confirmé par le calculla mesure des taux d'électrolytes dans le sang et les urines qui révèle l'hypokaliémie, des taux plasmatiques faibles ou normaux de rénine ou d'aldostérone, une alcalose métabolique avec des taux élevés de sodium dans le plasma et de faibles taux d'excrétion urinaire de sodium, et une d'aldostérone avec des taux élevés d'excrétion de potassium. Le diagnostic est confirmé par les examens génétiques. Le tableau clinique ressemble à celui de l'hyperaldostéronisme primitif (voir ce terme), mais le profil hormonal se rapproche due l'hyporéninisme-hypoaldostéronisme (voir ce terme).

La transmission est autosomique dominante.

Le traitement repose sur l'administration de diurétiques antikaliurétiques tels que l'amiloride ou la triamtérène, qui bloquent/inhibent l'activité de l'ENaC. Ainsi, la pression sanguine est diminuée, et l'hypokaliémie et l'alcalose métaboliques sont corrigées. Les traitements conventionnels contre l'hypertension sont sans effets. Les patients doivent également suivre un régime pauvre en sodium.

Sous traitement, le pronostic est bon. Sans traitement, des complications cardiovasculaires et rénales interviennentsurviennent généralement.

Editeur(s) expert(s)

  • Dr Rosa VARGAS-POUSSOU

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