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Déficit en ornithine carbamyl transférase

Numéro Orphanet ORPHA664
Prévalence des maladies rares 1-9 / 100 000
Hérédité
  • Récessif lié à l'X
Âge d'apparition Enfance
Code CIM 10
  • E72.2
MIM
Synonyme(s) -

Résumé

Le déficit en ornithine carbamyl transférase est un déficit enzymatique très fréquent transmis sur le mode récessif ou dominant lié à l'X. Chez les filles, la gravité de la maladie est très variable en fonction du degré d'inactivation de l'X muté. Le déficit enzymatique complet s'exprime toujours chez les garçons hémizygotes par un coma hyperammoniémique néonatal très grave, le plus souvent mortel. Chez les filles hétérozygotes, le déficit est soit asymptomatique, soit donne lieu à l'excrétion d'acide orotique (spontanément ou après charge en protides), ce qui permet de reconnaître les conductrices, soit conduit à une maladie symptomatique de gravité variable allant du simple dégoût pour les protéines aux vomissements chroniques, retard de croissance, hypotonie, retard psychomoteur, ou accès de comas hyperammoniémiques ou d'anomalies psychiatriques. Les mutations avec activité résiduelle donnent chez le garçon hémizygote des comas hyperammoniémiques tardifs, mimant le syndrome de Reye, ou une encéphalite, parfois découvert très tard à l'âge adulte. Le diagnostic repose sur l'hyperammoniémie et sur la chromatographie des acides aminés montrant l'hypocitrullinémie majeure associée à l'élévation de la glutamine, alanine et lysine. Il existe le plus souvent une excrétion élevée d'acide orotique au moment de l'accès au coma. Un arbre généalogique suggestif d'une affection liée à l'X est très évocateur. La confirmation du diagnostic nécessite le dosage enzymatique sur biopsie hépatique ou intestinale. L'analyse moléculaire du gène est indispensable pour l'enquête familiale y compris des adultes bien portants, de plus ce n'est que par cette technique que le diagnostic anténatal peut se faire. Le traitement repose sur le régime hypoprotidique strict ou adapté à la tolérance et la supplémentation en citrulline, arginine, benzoate et phénylbutyrate de sodium. Certaines formes sévères ont été traitées avec succès par transplantation hépatique. *Auteur : Pr J-M. Saudubray (mars 2004)*.

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