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Ostéogenèse imparfaite

Numéro Orphanet ORPHA666
Prévalence des maladies rares 1-9 / 100 000
Hérédité
  • Autosomique dominant
  • Autosomique récessif
Âge d'apparition Variable
Code CIM 10
  • Q78.0
MIM
Synonyme(s) Maladie de Lobstein
Maladie de Porak et Durante
Maladie des os de verre

Résumé

L'ostéogenèse imparfaite (OI) est une maladie génétique caractérisée par une fragilité osseuse et une diminution de la masse osseuse. La prévalence est estimée entre 1/10 000 et 1/20 000. L'âge au diagnostic dépend de la sévérité de la maladie. Glorieux a complété les quatre types d'OI décrits par Sillence (I, II, III et IV) par 3 autres types (V, VI et VII). Tous les types d'OI se caractérisent par une fragilité osseuse se manifestant par des fractures multiples. La fragilité osseuse va de très sévère à légère selon le type d'OI : le type II est létal, le type III sévère, les types IV, V, VI, VII modérés et le type I léger. Le type I présente une taille normale à légèrement petite sans déformations osseuses, des sclérotiques bleues et pas de dentinogenèse imparfaite (DI) ; le type II est caractérisé par la présence, à la naissance, de multiples fractures des hanches et des os longs, d'importantes malformations, d'os longs larges, d'une densité faible des os du crâne au scanner et de sclérotiques bleues ; le type III présente une très petite taille, un faciès triangulaire, une scoliose sévère, des sclérotiques grises et une DI ; le type IV présente une taille modérément petite, une scoliose légère à modérée, des sclérotiques bleues ou grises et une DI ; le type V présente une taille légèrement petite, une luxation de la tête radiale, une calcification de la membrane interosseuse, des cals hyperplasiques, des sclérotiques blanches et pas de DI ; le type VI présente une taille modérément petite, une scoliose, une accumulation d'ostéoïde dans le tissu osseux, des sclérotiques blanches et pas de DI ; le type VII présente une taille légèrement petite, des humérus et fémurs courts, des sclérotiques blanches et pas de DI. L'OI est due (95 %) à des mutations des gènes COL1A1 (17q21.33) et COL1A2 (7q21.3) codant respectivement les chaînes alpha1 et alpha2 du collagène de type 1. La transmission est autosomique dominante. Les mutations de LEPRE1 (1p34.1) et CRTAP (3p22) correspondent respectivement aux 3 et 2 % des formes d'OI récessives. Le diagnostic repose sur les données cliniques squelettiques et extra-squelettiques. Les études radiologiques révèlent une ostéroporose et des calcifications semblables à des os wormiens. La densitométrie osseuse confirme une densité osseuse faible. Le diagnostic différentiel inclut le diagnostic in utero de chondrodysplasie, l'ostéoporose juvénile idiopathique, le syndrome ostéoporose-pseudogliome, les syndromes de Cole-Carpenter et de Bruck, l'hyper et hypophosphatasia, la dysplasie fibreuse panostotique (voir ces termes), les blessures non-accidentelles (plusieurs fractures sans ostéoporose) et l'ostéoporose secondaire à un traitement, un déficit, une maladie métabolique ou une leucémie. De plus, les nombreuses fractures ne doivent pas conduire au diagnostic du syndrome de Silverman. Le diagnostic prénatal est possible par échographie ou par analyse génétique sur une biopsie du trophoblaste ou par amniocentèse si la mutation causale a été identifiée. La prise en charge nécessite une équipe multidisciplinaire de spécialistes expérimentés en médecine, orthopédie, kinésithérapie et rééducation. Les bisphosphonates (aux puissantes propriétés antirésorption) sont maintenant le traitement de prédilection des formes sévères d'OI, mais ne sont pas curatifs. La prévention d'un déficit en vitamine D et en calcium est essentielle tout au long de la vie. La chirurgie permet de corriger les déformations osseuses et spinales et prévenir les fractures des os longs (ostéosynthèse centro-médullaire). La kinésithérapie optimise l'autonomie en évaluant les incapacités motrices et en réduisant les chutes puis en indiquant une activité sportive à vie. Le pronostic fonctionnel dépend de la sévérité de l'OI et de la qualité de la prise en charge. Le pronostic vital dépend des complications respiratoires corrélées aux malformations spinales. *Auteur : Dr V. Forin (mai 2009)*.

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