Résumé
L'amyotrophie spinale proximale de type 1 (ASA de type 1) est une forme infantile sévère d'amyotrophie spinale proximale (ou antérieure, ASA ; voir ce terme) caractérisée par une faiblesse musculaire, sévère et progressive, et une hypotonie dues à la dégénérescence et la perte des motoneurones antérieurs de la moelle épinière et des noyaux du tronc cérébral. Sa prévalence estimée est d'environ 1/80 000, avec une incidence annuelle d'environ 1/10 000. La maladie est un peu plus fréquente chez les garçons que chez les filles. Elle débute dans les 6 premiers mois (en général avant 3 mois). La faiblesse musculaire sévère (presque toujours symétrique) touche d'abord la racine des membres puis s'étend aux extrémités (mains et pieds). Les cris sont faibles. Les troubles de succion et de déglutition sont fréquents et gênent l'alimentation. Les réflexes tendineux sont abolis. Une insuffisance respiratoire est fréquente. Des contractures légères (des genoux, plus rarement des coudes) et une scoliose sont possibles. Les patients ne peuvent pas s'asseoir sans aide et ne pourront pas acquérir la marche. Comme les autres formes d'ASA, l'ASA de type 1 est surtout due à des délétions homozygotes du gène SMN1 (5q12.2-q13.3) codant la protéine de survie du motoneurone (SMN). Bien qu'il ait des variations, la sévérité de l'ASA est inversement proportionnelle au nombre de copies du second gène, SMN2 ((5q13.2), et les patients atteints d'ASA de type 1 ne possèdent qu'une ou deux copies du gène SMN2. Des délétions du gène NAIP (5q13.1) ont aussi identifiées et pourraient influencer la sévérité de la maladie. La transmission est autosomique récessive, mais 2% des cas environ sont dus à des mutations de novo. Le diagnostic repose sur les antécédents et l'examen clinique et il peut être confirmé par l'examen génétique. Les diagnostics différentiels sont l'ASA de type 2, les dystrophies musculaires congénitales, les myopathies congénitales, certaines maladies mitochondriales à début précoce, et les anomalies du métabolisme des hydrates de carbone (voir ces termes). Le diagnostic anténatal est possible par l'analyse moléculaire des prélèvements de choriocenthèse ou d'amniocenthèse. Un conseil génétique doit être proposé aux familles. Des études cliniques sont en cours pour identifier des médicaments potentiels de l'ASA de type 1, visant surtout à augmenter les taux de SMN complète. Cependant, actuellement, le traitement reste symptomatique, et son approche multidisciplinaire a pour but d'améliorer la qualité de vie. Une prise en charge respiratoire est nécessaire et la physiothérapie est recommandée. Une ventilation non invasive et une gastrostomie peuvent être utiles. Une antibiothérapie est indiquée en cas d'infection pulmonaire et la malnutrition doit être prévenue. Le pronostic est, en général, réservé, le décès survenant au cours des deux premières années de la vie, dans la plupart des cas, par insuffisance respiratoire. Dans quelques cas cependant les manifestations sont stables voire même régressent, et les patients peuvent avoir une espérance de vie plus longue.
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Dernière mise à jour : Juillet 2009