La maladie de Pelizaeus-Merzbacher : diagnostic moléculaire

Une anomalie du gène codant pour les principales protéines de la myéline du SNC, les protéolipoproteines (PLP et son isoforme DM20), est retrouvée dans 80% des cas de PMD répondant aux critères diagnostiques définis dans le texte précédent. Dans 2/3 des cas il s’agit d’un remaniement chromosomique de type duplicatif, qui peut être aisément détecté par des techniques de PCR quantitative ou d’hybridation sur chromosome (FISH). Cet évènement de duplication résulte d’un mauvais appariement des chromatides sœurs survenant le plus souvent au cours de la spermatogénèse. La taille de la duplication, très variable d’une famille à l’autre, n’est pas corrélée à la sévérité de la maladie. Par contre les formes présentant une triplication du gène PLP ont toutes un phénotype sévère. Les autres mutations sont principalement des mutations faux sens survenant dans les régions codantes. Lorsque l’anomalie moléculaire a été mise en évidence dans une famille, un diagnostic moléculaire direct de la maladie peut être proposé pour détecter les femmes à risque de transmettre la maladie et les fœtus garçons atteints. Dans les formes, sans mutation PLP identifiable, un diagnostic moléculaire indirect avec des marqueurs polymorphes de la région génomique de PLP peut être proposé dans les formes typiques de la maladie de PMD. L’existence de formes récessives autosomiques de leucodystrophies “hypomyélinisantes” proche de la PMD doit rendre particulièrement prudent dans le conseil génétique de ces formes sans mutations PLP. * auteur : Dr O. Boespflug-Tanguy (Juin 2000) *