Nom de la maladie et ses synonymes
Critères diagnostiques/Définition
Description clinique
Mode de prise en charge incluant les traitements
Etiologie
Méthodes de diagnostic biologique
Références
Nom de la maladie et ses synonymes
Acrodermatitis enteropathica
Acrodermatite entéropathique
Critères diagnostiques/Définition
L'acrodermatite entéropathique est liée à un déficit
partiel de l'absorption intestinale du zinc. Il s'agit d'une maladie récessive
autosomique. L'acrodermatitis enteropathica se présente habituellement
dans les premiers mois de la vie par un rash cutané qui est très
caractéristique dans sa distribution symétrique, péri-orificielle,
rétro-auriculaire, atteignant toutes les extrémités.
Les lésions cutanées sont érythémateuses au
début puis vésiculobulleuses, pustuleuses, hyperkératosiques.
Des infections secondaires sont présentes, à Candida ou
à Streptocoques, et peuvent conduire à des diagnostics
erronés. Les lésions muqueuses comportent une gingivite,
une stomatite et une glossite. Il est intéressant de noter que les
lésions n'apparaîssent qu'après le sevrage chez les
enfants nourris au sein.
Description clinique
Dans les premiers mois de la vie, on note souvent une diarrhée
aqueuse, une anorexie, une cassure de la courbe de croissance staturo-pondérale
qui peuvent précéder l'apparition des lésions cutanées
caractéristiques. Une alopécie complète du cuir chevelu,
des cils et des sourcils, se développe fréquemment, de même
que des déformations des ongles et des problèmes ophtalmologiques
(blépharite, conjonctivite, photophobie et difficultés d'adaptation
à l'obscurité).
Les enfants sont souvent irritables, léthargiques ou dépressifs
et présentent des infections à répétition.
Tous ces symptômes s'aggravent au moment des infections intercurrentes
et au cours du stress ainsi qu'au moment clé de la croissance dans
la petite enfance et à la puberté. Après la puberté,
les hommes paraîssent moins vulnérables à la déficience
en zinc que les femmes. Un tiers des grossesses des femmes non traitées
aboutit à des avortements spontanés ou à des malformations
congénitales squelettiques ou du système nerveux central.
Mode de prise en charge incluant les traitements
Le sulfate de zinc doit être donné à la dose d'environ
200 mg/jour (qui apporte environ 45 mg de zinc). Ces doses doivent être
augmentées aux phases accélérées de la croissance,
de même que pendant la grossesse et la lactation. Le pronostic à
long terme est bon mais le traitement ne doit jamais être interrompu.
Etiologie
Le déficit de la maladie est lié à un bloc partiel
de l'absorption intestinale du zinc. Il s'agit d'une maladie récessive
autosomique. Un travail publié récemment a montré
que le gène responsable de cette pathologie était vraisemblablement
situé sur le chromosome 8q24.3.
Méthodes de diagnostic biologique
Le diagnostic repose sur la démonstration d'un taux plasmatique
du zinc abaissé à 20 à 40% par rapport aux valeurs
normales (le zinc sérique est plus élevé d'environ
15%). Les taux observés sont de 3 à 6 mmol/l alors que
la normale est de 9 à 20mmol/l sont habituellement
observés. L'activité de la phosphatase alcaline plasmatique
est abaissée parallèlement à l'hypozinguémie
et se corrige avec elle sous traitement. L'interprétation de l'hypozinguémie
est parfois délicate. Finalement, le meilleur test diagnostique
est la correction spectaculaire des symptômes cliniques sous traitement
par le sulfate de zinc.
Références
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enteropathica gene on chromosomal region 8q24.3. Am. J. Hum. Genet. 68:
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