Date de création le : 26/05/2005
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  Le Diabète Insipide Gestationnel

  Occasionnellement, un déficit de vasopressine peut aussi se développer durant la grossesse, si l’hypophyse est légèrement endommagée ou si le placenta détruit l’hormone trop rapidement.

Ce type de déficience en vasopressine est appelé Diabète Insipide Gestationnel et peut aussi être traité avec le Minirin mais, dans ce cas, le déficit et le DI disparaissent souvent 4 à 6 semaines après la délivrance, après laquelle le traitement au Minirin peut généralement être arrêté. Souvent, cependant, les signes et symptômes du DI réapparaissent aux grossesses suivantes.

Questions /Réponses

(source DIF). "Je m'interroge pour une amie proche, qui a développé un DI pendant sa grossesse ; durant les derniers jours, elle a bu 6 à 7 l. d'eau mais était déshydratée. Heureusement, le bébé est né avec 10 jours d'avance, parce que sinon, les deux auraient été intoxiqués. À l'hôpital, seul un jeune médecin a compris à la fin qu'il s'agissait d'un DI. Ils ont dit que c'était très rare d'en avoir un pendant la grossesse (seulement 4 cas en Italie) et ils ne savent pas si elle va se remettre. Les médecins ont aussi dit à mon amie qu'elle ne devrait pas avoir d'autre bébé, parce que ça pouvait être dangereux".

Le DI pendant la grossesse (aussi appelé DI gestationnel) est inhabituel mais n'est pas rare. Habituellement, il est dû à un déficit de l'hormone antidiurétique, la vasopressine, et est facilement traité par le Minirin, un médicament utilisé pour soigner les autres formes de DI hypophysaire. Le traitement peut en général être arrêté après la délivrance, parce que le déficit de vasopressine disparaît aussi quand le placenta est expulsé (il détruit l'hormone naturelle).

Rarement, le DI gestationnel est dû à une anomalie primaire de la soif.
Cette forme ne peut pas être soignée en toute sécurité avec le Minirin, parce qu'il induit une intoxication par l'eau. Cependant, cette forme de DI gestationnel diminue ou disparaît aussi après la naissance du bébé. Dans les deux cas, il n'y a aucune raison de ne pas avoir d'autre bébé. Cela signifie juste qu'il faudra une surveillance particulière pendant la grossesse.

"DI et grossesse : Y a-t-il une raison pour être atteint de cycles menstruels irréguliers"
?

Il n'est pas nécessairement anormal pour les adolescentes d'avoir un cycle irrégulier, surtout si elles sont très actives et/ou ont un poids faible. Cependant, si l'irrégularité menstruelle persiste un ou deux ans supplémentaires, ce serait une bonne idée de vérifier si le processus pathologique qui a causé le diabète insipide (par exemple un neurosarcome) n'a pas aussi interféré sur la production d'autres hormones hypophysaires, ce qui affecterait ses ovaires et donc ses cycles menstruels. Il y a quelques tests simples que son endocrinologue peut faire pour vérifier ces problèmes.

Si ces autres hormones, appelées LH (hormone lutéo-stimulante), FSH (hormone folliculo-stimulante) et prolactine (PRL), sont anormales, il y a des traitements qui peuvent les corriger ou au moins lui donner des cycles menstruels normaux. Quand viendra le moment où elle voudra être enceinte, d'autres types de traitement seront nécessaires. Ces traitements ne sont pas de la routine, varient au cas par cas et ne pourront être donnés que par des spécialistes de la stérilité.

" Mon médecin m'a informé que j'aurai des difficultés pour être enceinte parce que mon hypophyse est endommagée. Il m'a dit que mon hypophyse ne pourrait pas induire les hormones qui déclenchent l'ovulation. Comme j'étais curieuse, j'ai arrêté ma contraception. Mes règles arrivent environ tous les 30 jours et sont plus brèves que la normale : 3/4 jours de faible flux. Avant ma contraception, mes règles étaient irrégulières avec un flux plus important pendant environ 5 jours. Est-ce normal quand on est sous contraception ? Ou est-ce associé aux lésions de mon hypophyse ? Mon médecin m'a dit que si j'ai du mal à être enceinte, il y a une alternative pour induire la fertilité en insérant une sorte de capsule comme un implant près des ovaires.

Si je devais choisir cette méthode et que je tombais enceinte, est-ce qu'il y a des risques associés à la grossesse si je prends du Minirin ? Et mon enfant peut-il naître avec un diabète insipide ou d'autres déficits à la naissance ? Pourriez-vous me donner des informations sur les chances pour les patients atteints de DI de donner ou non naissance à des enfants sains ?"


Le DI hypophysaire n'interfère pas par lui-même avec les menstruations ou la fertilité. Cependant, il peut être associé à d'autres problèmes si la maladie ou la blessure qui a causé le DI a aussi endommagé des parties adjacentes du cerveau ou de l'hypophyse, où d'autres hormones sont normalement produites. Le traumatisme crânien est l'une de ces causes qui entraînent des dommages collatéraux, mais il n'en cause pas toujours. C'est pourquoi, chaque patient atteint de DI hypophysaire doit être testé pour déterminer si d'autres hormones ont été affectées. Certaines de ces autres hormones (cortisol, hormones thyroïdiennes, prolactine, hormone de croissance et, chez les hommes, testostérone) ne peuvent être évaluées avec fiabilité que par des tests en laboratoire. Cependant, si une femme a des cycles menstruels normaux, les hormones qui régulent ou viennent des ovaires (LH ou hormone lutéo-stimulante, FSH ou hormone folliculo-stimulante, estradiol et œstrogènes), sont probablement normales et n'ont pas besoin d'être testées. S'il y a le moindre doute sur la normalité des cycles menstruels, ces hormones peuvent être testées par un endocrinologue ou un gynécologue qualifié.

Ni le DI, ni le Minirin n'ont d'effets négatifs sur la grossesse ou le fœtus
. Les incidences des fausses couches ou des malformations fœtales ne semblent pas plus importantes que chez les femmes qui n'ont pas de DI. Une mère avec DI ne transmet pas la maladie à ses enfants, sauf si elle (ou le père) a une forme familiale (génétique). En fonction de l'étendue des lésions hypophysaires, certaines femmes peuvent avoir des difficultés pour le travail ou l'allaitement, mais ces problèmes sont habituellement assez facilement contrôlés par l'obstétricien.

" Quelle est la relation du diabète insipide central chez les femmes post-partum ? "


Le traitement du DI hypophysaire en état post-partum est essentiellement le même que dans les autres cas, pourvu que la patiente soit consciente et capable de prendre des liquides par la bouche. Le Minirin peut être donné en spray nasal, en comprimé ou en injection. Si le DI est dû au syndrome de Sheehan (nécrose hypophysaire), il peut aussi être nécessaire de corriger les déficits en hormones antéhypophysaires. Dans tous les cas, la balance hydrique doit être contrôlée soigneusement jusqu'à ce qu'il soit clair que la soif et la prise de boisson par la patiente sont régulées correctement.

Allaitement
: " Peut-il y avoir des anomalies d'autres hormones, qui empêchent une femme d'allaiter son enfant ? "

La capacité d'allaiter peut être compromise par des anomalies de la prolactine ou d'une autre hormone hypophysaire appelée ocytocine (ou pitocine). C'est plus difficile à traiter et le mieux est d'utiliser le biberon. Si l'ocytocine est anormale, le travail et la délivrance peuvent aussi être compromis, mais l'obstétricien peut facilement corriger ce problème en donnant une perfusion de cette hormone.

 

 

 

 

 

 

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